‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 663 sur 1220 · II. DIEUDONNÉ. Voi/. DiÉ, n^H, IL · texte numérisé non relu

II. DIEUDONNÉ. Voi/. DiÉ, n^H, IL

III. DIEUDONNÉ II est le premier qui ait employé dans ses lettres la formule : Salutem et apostolicam henedictionem; le premier aussi qui ait daté par les années de son pontificat. C'est le même pape qu'Adéodat IL Voy. Adéodat, n» III.

DIEUX DES PAÏENS. Voy. Paganisme.

DIÉVÉENS, dans la Vulgate Diévi , et dans l'hébreu, Déhavé ou Déhàié. Selon les uns, ce sont les peuples d'Ava, peut-être de ce canton de l'Assyrie qu'arrose le fieuve Diaba, et que le roi d'Assyrie fit venir avec les habitants de Cutha , d'Amath et de Sepharvaïm dans la Samarie; selon d'autres, le peuple qui habitait entre Imaûs et la mer Caspienne; d'autres enfin pensent que c'est le peuple qu'Hérodote appelle Dadi, et qu'il classe parmi les peuples ae la Perse. Voy. I Esdras, iv,9. IV Rois,xvii, 24. Ammian., 1. XXHL Curt. IV, xii. Hérodot., l, 125.

DIEY. Voy. DiEL.

DIEZ (Philippe), de l'Ordre des Frères -Mineurs, né en Portugal, mort à Salamanque, l'an 1601 , en odeur de sainteté , fut théologien et définiteur de la province de Compostelle, et se fit remarquer par sa science , sa piété, son éloquence et son zèle pour le salut des âmes. Saint l'iançois de Sales en fait le plus grand éloge, et

DÏGN

DIMA

le propose conimo \in modèle dans l'art de la prédication. On lui doit : l" Conciones quadruplices dominicarum a Septuagesima usque ad Rpsurrectionem ; Salamanque , 1585; Lyon, 1586; Venise, 1589 et 1591 , in-4° ; — 2» Conciones quadruplices dominicarum et feitoram omnium a dominica prima Adventus usque ad Septuagesimam ; Salamanque, 1588, et Venise , 1589, in-4» ; — 3° Conciones quadruplices super Evangelia Jesu Cliristi, S. Mariœ et Sanctorum omnium; Venise, 1589, in-4o; — 4» Dominicales œstivales conciones, quœ a dominica in Alhis usque ad Pentecostem , et in Rogationihus , et a Pentecoste usque ad Adventum; Lyon, 1586; Venise, 1591, 6 vol. in-S"; — 5" Summa prœdicantium ex omnibus locis communibus locupletissima ; Salamanque, 1689 et 1593; Anvers , 1600; — 6» un certain nombre d'autres écrits dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. Voy. Wading, Scriptor. Ordin.Minor. Nic.-Antonio. Le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. francise, t, II, p. 483.

DIFFÉREND. Quand les ecclésiastiques ont entre eux des différends , ils doivent les vider par la voix de l'arbitrage , sans recourir aux tribunaux séculiers. Voy. Arbitrage.

DIGAME, DIGAMIÉ (Digamus, digamia).

Voy. Bigame, Bigamie.

DIGBY (Kenelm), plus connu sous le nom de chevalier Digbu , célèbre naturaliste anglican, né en 1603 à Londres, où il mourut l'an 1665. Parmi ses ouvrages , nous citerons : \'>A Treatise declaring tke opérations and nature ofman's soûl, ont of which the immortality of reasonable soûl is eyinced; Londres, 1644, in-8<> ; traduit en latin et imprimé à Francfort en 1664; l'auteur avait eu de longues conférences avec Descartes sur ce sujet , et il en avait profité ; — S" Institutionum peripateticai~um libri V, cum appendice theologica de origine mundi: Paris, 1651, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. géne'r.

DIGNA. Foy. Digne, n» III.

I. DIGNE (sainte), vierge et martyre, morte à Cordoue l'an 853 , était la compagne de saint Anastase , prêtre et religieux espagnol , et appartenait à la communauté de Tabane, située à deux lieues de Cordoue. Ayant appris le martyre de saint Athanase et de saint Félix, qui avaient réfuté publiquement les erreurs du Coran , elle alla se présenter au juge qui les avait condamnés , et elle fut à son tour condamnée à mort. L'Église honore ces saints martyrs le 14 juin. Voy. le Mémorial de saint Euloge de Cordoue, 1. III, c. viii et IX.

II. DIGNE (sainte), martyrisée près d'Augsbourg l'an 304, était servante de sainte Afre; après la mort de sa maîtresse, elle fut surprise, ainsi que deux de ses compagnes, pendant qu'elles lui rendaient les derniers devoirs ; elles furent enfermées et briilées dans le tombeau de sainte Afre. L'Église les honore le 5 août.

m. DIGNE {Digna, Digniu, Dine, civitas Dinensium, Dinensium). Son évèché, érigé au iv* siècle, dépendait autrefois d'Embrun; mais aujourd'hui il est suffragant de la métropole d'Aix. Saint Domnm,mort vers l'an 370, est le plus ancien evéque de ce siège. Voy. la Gallia Christ., t. III, p. 1108 et seqq., nov. edit. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 273 et suiv.

IV. DIGNE (François -Jacques de), historien français du xviii» siècle, a laissé : Histoviogmphie générale des provinces ecclésiastiques de l'Église latine; Avignon, 1716, in-fol. loy.LeLong, Biblioth . hisfor. delà France. La Nouv. Biogr. gén .

DIGNITAIRE, titulaire d'une dignité dans un chapitre. On trouve très-souvent le mot dignité

employé dans le langage ordinaire pour diqmtaire.

DIGNITÉ , terme qui se prend , en général , pour toutes sortes de charges accompagnées d honneurs ou d'autorité, mais plus spécialement pour les dignités ecclésiastiques qui consistent dans certaines prééminences jointes à une juridiction. Aussi, quand elles n'ont pas de juridiction attachée, ce sont de simples personnats. Il n'y avait autrefois dans les diocèses que deux dignités : l'archiprêtre et l'archidiacre ; les doyens, prévôts, trésoriers, etc., ont été institués depuis par la coutume. Nous avons remarqué à l'article précédent que le mot dignité se mettait très -souvent dans le langage ordinaire pour le mot dignitaire. Voy. le Conc. de Trente, sess. XXIV, c. xil,de Reform. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad verb. Beneficium, no26. Héricourt, Lois ecclésiast. Les Mémoires du clergé, tom. II, p. 1660 et suiv. De La Combe, Recueil dejurisprud. canon., aux mots Dignités ecclésiastiques. Age, Capacité, Chanoine, Degrés, Doyen, Expectatives, Gradués. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

DIJON (Divio), ville épisc. de France et ancienne capitale du duché de Bourgogne. Cet évèché, qui est un démembrement de celui de Langres, fut érigé en 1731 par le pape Clément XII, et mis comme suffragant sous la métropole de Lyon. Son premier évéque fut Jacques Bouhier, mort en 1744. Voy. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 276,277. Gaet. Moroni, vol.XX, p. 63^ suiv.

DILECTION (Dilectio),terme usité parle Pape dans les rescrits apostoliques qu'il adresse aux fidèles. Dilectissime est le titre qu'il donne à un patriarche, à un évéque , à un prêtre, etc. Voy. le Liber diurnus romanor. pontifie, tit. I.

DILHERR (Jean-Michel), pasteur protestant de l'église de Saint- Sébalde et bibliothécaire, habile dans les langues orientales, la philosophie, l'histoire et la théologie, né à Thémar l'an 1604, mort à Nuremberg l'an 1669, a laissé, en latin : 1» Histoire de la confession d'Augsbourg ;

— 2" Notes sur le Cantique des cantiques; — 3° Disputes théologico-philologiques ; — 4° Traité sur la manière de bien apprendre la théologie;

— 5° plusieurs DwcoMrA- sur différents sujets; — 6" quelques écrits de piété et quelques autres sur la langue hébraïque.

DILO (^Deilocus), abbaye de l'Ordre de Prémontré située dans la Bourgogne, au diocèse et à six lieues de Sens; cette abbaye était lille du Valsecret, et elle fut fondée l'an 1135. Voy. le Diction, univ. de la France.

DILLON (Roger-Heîiri de), né à Bordeaux Fan 1762, mort en 1829, était, à l'époque de la révolution, grand vicaire de Dijon, abbé d'Oigny et doyen de la Sainte-Chapelle. Il protesta éncrgiquement contre les décrets de l'an 1790, qui organisaient le clergé sur des bases nouvelles. Outre des ouvrages sur l'histoire , on a de lui : 1° du Concordat de 1817; Paris, 1817, in-8»; — 2° Réponse à M. l'abbé de Clausel sur le concordat de 1817; ibid. 1818, in-8»; — 3" Réponse à la réplique de faillie de Clausel, suivie d'Observations sur l'ouvrage ieJU. Frayssinous intitulé : les Vrais Principes de i' Église gallicane; ibid., 1818, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

DILUM. Voy. Deilam.

DIMANCHE (Dies dominica), jour dominical, jour du Seigneur par excellence. Il en est parlé dans l'Apocalypse. Les chrétiens appellent ainsi le premier jour de la semaine, qui est fêle; les chrétiens ont substitué ce jour à celui du sa-

DIMI

DINI

medi, observé chez les Juifs, pour honorer la résurrection du Sauveur, qui fut manifestée ce jour-là, et la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, et afin d'abolir les sabbats et les néoménies des Juifs. Tous les Pères ont déposé en faveur de cette tradition apostolique. Voij. Apocal., 1, 10. Barnab., Epist., p. 56. Justin. Mart., Apologet. II, ad finem. Iren., apud Anthor. Resp. ad Orthodox. TertulL. Apologet., et de Anima. Origen., Homil. VI in Exod. Les Constitut. apost. Le P. Alexandre, tom. II, p. 708, in-fol. Pontas, au mot Dimanche. Bergier, Diction, de théoL, qui redresse les fausses idées des philosophes modernes relativement à ce saint jour. Richard et Giraud, qui désignent les œuvres dont il faut s'abstenir et celles qu'il faut faire pour sanctifier le dimanche. L'Encyclop. cathoL, où, dans un excellent article, M. Paulin de Puymerol traite la question sous ses divers points de vue.

DÎME ou DIXME (Decimœ). L'origine des dimes est très-ancienne; Abraham donna àMelchisédech la dime du butin qu'il avait fait sur les quatre rois qu'il avait vaincus, et Moïse força les Juifs à payer plusieurs sortes de dimes. Dans la primitive Eglise, les clercs ne vivaient que des dons volontaires des fidèles , ce qui donna naissance aux dimes. Le second concile de Tours, tenu l'an 567, les prescrivit, et le second concile de Mâcon de l'an 585 prononça l'excommunication contre les réfractaires. Voy. Genèse, xiv, 20. Exode, xxii. Lévitiq., xxvii. Deutér., xiv. TertulL, Apologet, Cyprian., Epist. ad cleric. et pleb. August., in Psahn. CXLVI, in Serm. CCXIX. Hieronym., ad Nepotianum, de Vita clericorum., et Epist. ad Fabiol., de Vest. sacerd. Richard et Giraud. Le Diction, eccle's. et canon, portatif. L. Ferraris, Prornpta Biblioth., ad voc. Décima. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Décima. Jean- Pierre Moneta, de Decimis; Cologne, 1620. VEncyclop, cathol. L'abbé André, Cours alphabet, de aroit canon.

DIMESSES, filles ou veuves établies à Venise vers l'an 1572 , ou , selon d'autres, en 1584, par Déjanira ou Dianira Valmarana ; elles vivaient en commun, catéchisaient les personnes de leur sexe et assistaient les pauvres femmes dans les hôpitaux. On ne les admettait qu'après trois ans d'épreuves; elles conservaient néanmoins toute leur liberté. Voy. le P. Hélyot, //w/. des Ord. motiast., tom. VIII, c. m. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XX, D. 67,68.

piMICUS ou DOMOCUM, DOMONICUM, ville épisc. de Thessalie, sous la métropole de Larisse, mentionnée par les Actes des conciles. Comme cette Église était fort pauvre. Innocent 111 consentit à ce que le siège de Calidonie lui fût uni. Elle a eu quelques évéques latins au xiii" siècle. Voy. Innoc. III, Epist, CXIV, L II. Lequien, Oriens Christ,, tom. III, p. 982. Baudraiid, Géogr., tom. I, p. 349, col. 1. Richard et Giraud.

DIMISSOIRE ou DÉMISSOIRE (Z)/wm&n«, Dîw»i\vor2a/ey), lettres signées par l'évéque, scellées de son sceau, par lesquelles il envoie un de ses diocésains à un autre prélat pour en recevoir la tonsure ou les ordres. Le dimissoire accordé par un évéque n'expire pas à son décès. Voy. le Conc. de 7'reH/e, sèss. Xl"V,c. ii, et sess. XXIII, c. Vlll, de Reformât. RcbufTe, in Praxi, de Form. vicariat,, 1. I, n. 47 et 48. Cabassut, 1. I, c. XIII, n. 12. Mémoires du clergé, tom. V, p. 452, 458. Conférences d'Angers, vol. de l'Ordre, p. 201 , éd. de 1755. Pontas, au mot Dimissoire, cas. 5. Richard et Giraud. I.e Diction, eccle's. et

a-non. portatif. L. Ferraris, Prornpta liihliolh., ad voc. Ordo , art. m, a num.36 usquein finem. L'abbé André, Cours alphab. de droit canon , où on trouve les Formules de démissoire pour la tonsure, pour tous les ordres et pour la prêtrise. Gaet. Moroni , vol. XX , p. 68 et suiv.

DIMITACE , siège épisc. sous le patriarcat de Constantinople • il n'est mentionné que par Wading. Voy. Waaing, Annules Ord. Minor, t. IV, ad ann. 1536. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1123. Richard et Giraud.

DIMITRI (SAINT-), que Richard et Giraud croient être Antandros, ville épiscop. de l'Asie Mineure , dans la Mysie, sous la métropole d'Éphèse. On n'en connaît que deux évêques, dont le premier fut nommé par Boniface IX l'an 1302. Voy. Bullar. Prœdic, tom. II, p. 463. Wadin^, ann. 1437. Lequien, Oriens Christ., tom. 111, p. 960. Voi/. Richard et Giraud.

DIMOCRITES (Dimocritœ), sorte d'Apollinaristes ainsi nommés, d'après saint Épiphane, parce que, tout en admettant les deux parties de la nature humaine en Jésus-Christ, l'âme et le corps, ils niaient qu'il eût pris l'entendement humain; d'où ils concluaient que Jésus-Christ n'avait pas été un homme parfait, et que le Verbe ne s'était pas incarné parfaitement. Voy. Épiphan., Hœres. 77.

DIMONA , ville située dans la partie Tnéridionale de Juda. Voy. Josué, xv, 22.

DINA, fille de Jacob et de Lia, ayant assisté à une fête des Sichémites pour voir les femmes de ce pays, elle fut enlevée par Sichem, fils d'Hémor le Hévéen, prince de la ville. Siméon et Lévi, ses frères, massacrèrent Héraor, Sichem et tous les mâles de la ville, et emmenèrent Dina, vengeant ainsi l'outrage fait à leur sœur; mais à l'insu de Jacob, leur père, qui, plus tard sur son lit de mort, les qualifia pour cette action d'instruments d iniquité dans le combat, Voy. Genèse, XXX, 21; xxxiv,l et suiv.; XLix, 5.

DINAMIUS. Foî/.Dyname.

DINAR, ville épisc. de la province Holwane, au diocèse de Chaldée ; on la compte au nombre des grandes villes du pays nommé Algebal, dans la Perse montagneuse. On n'en connaît aucun évéque. Voy. Richard et Giraud.

DINE. loy. Digne, n» III.

DINEENS (Difiei), peuples qui s'opposèrent au rétablissement du temple de Jérusalem. Voy. I Esdras, iv, 9.

DINENSIDM et DINENSIUM CIVITAS. Voy, Digne, n" III.

I. DINET (François), récollet, né à La Rochelle vers l'an 1615, fut confesseur de LouisXIII et de Louis XIV. Il a laissé, outre une Oraison funèbre : 1° les Institutions de la vie morale; La Rochelle, 1646, in-4°; — 2° le Théâtre de la noblesse française, où sont décrites les vertus uni font les hommes illustres, etc.; ibid., 1648, in-fol. Voy. Le P. Arcère, Hist. de La Rochelle, tom. Il, p. 370. Le Long, Biblioth. histor. de la France, tom. III, n. 31361 et 31952. LaNowv. Biogr, gén.

IL DINET (Gaspard"), sacré évéque de Maçon en 1600, mort l'an 1619, était un religieux minime. On a de lui : 1" Ordonnances srjiwdales de Mascon ; Lyon , 1602 , in-S" ; — 2" Harangue au 7'oi Louis XIII, datée du 8 juin 1617 ; cette harangue roule sur le rétablissement de la religion catholique en Béarn et sur la restitution des biens ecclésiastiques qui avaient été enlevés par les protestants. Voy, Le Long, Biblioth. hist. de la France, tom. I , n. 60602 et 2573. Richard et Giraud, tom. XXVIIl, p. 382, col. 2, n. 73. La Nouv. Biogr. génér.

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