‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 679 sur 1220 · DONN · texte numérisé non relu

DONN

II. DONATIEN (saint), évêque de Vibiane , fut relégué en Afrique , Tan 484 , par Hunéric , roi des Vandales. On l'honore le 6 septembre. Voy. Victor de Vite, Hist. de la Persécut. des Vandales, 1. II.

III. DONATIEN, vulgairement nommé DO- NAS (saint), évêque de Reims et patron de Bruges, mort vers l'an 389. Les circonstances de sa vie et de sa mort sont entièrement inconnues. Son corps, donné à Baudouin, marquis de Flandre, l'an 863, fut transféré à Bruges dans une église qui fut depuis nommée de Saint-Donatien . et érigée en cathédrale l'an 1559. Sa principale fête a lieu le 14 octobre , et celle de ses translations, le 6 janvier, le 24 mai et le 30 aoîit. Voy. Surius, Vie des Saints. Molanus, Natales Sanctorum Belgii et eorum chronica recajÀtiUatio. Marlot, Metropolis Remensis Historia. Richard et Giraud.

DONATILLE (sainte), Maxime et Seconde, vierges et martyres , appelées vulgairement saintes Tuburbitaines . Yi^rce qu'elles souffrirent à Tuburbe , ville de la province proconsulaire d'Afrique. On ne sait à quelle époque elles moururent. L'Église les honore le 30 juillet. Voy. D. Mabillon, Analecta , tom. III. Tillemont, .Vemoires . tom. III et IV. Richard et Giraud.

DONATISTES (Ekmatistœ), hérétiques, sectateurs de Donat , intrus sur le siège de Carthage, qui vivait au iv« siècle, et dont les ouvrages séduisirent beaucoup de monde. ( Voy. Donat, n»V.) Ils soutenaient que les sacrements donnés hors de leur secte étaient nuls, et que l'Église ne subsistait que par les justes, c'est-àdire par les membres de leur société. Ils tinrent trois conciliabules : l'un à Cirte, et deux à Carthage. Us furent condamnés dans le concile de Rome de l'an 313, et dans un autre tenu à Arles l'an 314. Ils se divisèrent en plusieurs sectes appelées Primianistes, Maximianistes et Donatistes. Saint Augustin et saint Optât, évêque de Milève , sont ceux qui ont le plus écrit contre les Donatistes. Voy. Pluquet, i)ic/jon. des hérésies. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. VUncyclop. cathol. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 202 et suiv. Le Diction, encyciop. de la théol. cathol.

DONATO. Voy. Donat.

DONCOURT (Henri-François-Simon de), Sulpicien, né à Bourmont, en Lorraine, l'an 1741, mort à Paris vers 1783 , fut chargé longtemps de la direction des catéchismes de Saint-Sulpice. On a de lui : 1° Instructions et prières pour l'emplir dignement les devoirs de la religion chrétienne; Paris, 1783,3 vol. iu-12; — 2° Exercices ordinaires du chrétien; ibid., in-24; — 3° Calendrier historique des usages et des offices propres à la paroisse de Saint -Sulpice; in-12 et in-24; — i° Cantiques sur les points principaux de la religion et de la morale chrétienne; Paris, 1765 et 1769, in-8», et 1772, nouv. édit. Il a édité, en outre : 1» le Culte de V amour divin, par Fumel, évêque de Lodève ; 1774 ; — 2° Mémoires sur la vie de M. Olier, curé de Saint-Sulpice , par Bretonvilliers, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. biogr. génér.

DONDE (.\ntoine de), minime, mort l'an 1670, adonné la Vie de sai7it François de Paule;ï'dris,

DONETH. Vu,/. Donath.

DONDI DALL' OROLOGIO (François-Scipion), évêque de Padoue, né l'an 1756, mort en 1829, a laissé des ouvrages touchant l'archéologie sacrée et la morale religieuse. Ses principaux ouvrages sont : 1» Dissertazione sopra i riti. lu disciplina e le costumanze délia chiesa di Padova,

sino al xrv secolo; Padoue, 1816, in-4»; — 2» </« More osculandi annulum pastoralem ; ibid., 1809; — 3° Illustratio pagellœ casuum reservatontm ; ibid., 1807 ; — 4» Discorso sopra i doveri délie c^îi^/ro/»: ibid., 1780. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

DONDINI (Guillaume), jésuite, né a Ancône l'an 1606, mort à Rome en 1678, professa l'Écriture sainte au collège Romain. Outre des ouvrages purement littéraires, on a de lui : Orationes duœ : altéra de Christi Domini cruciatibus, altéra de Vrbani VIII , pontijicis maximi , principatu; Rome, 1642, in-fol. Voy. là Nouv. Biogr. mener.

DONER. Voy. Donner.

DONI D'ATTICHI (Louis^, minime, né l'an 1596, mort à Autun l'an 1664, appartenait à une famille originaire de Florence. Il fut nommé à l'évèché de Riez l'an 1628, puis à celui d' Autun l'an 1652. On lui doit : 1» Histoire générale de l'Ordre des Minimes; Paris, 1624, in-4»; — 2» Tableau de la vie de la B. Jeanne, reine de France et fondatrice de l'Ordre des Annonciades; ibid., 1625 et 1664, in-8°; — 3" Panégyrique du glorieux saint Maxime, évêque de Riez, etc.; 1644, in-4'' ; — 4» de Vita et rébus gestis P. Beruili, cardinalis, congregationis Oratorii in Gallia fundatoris; Paris, 1649, in-8»; — 5° Flores historiée sacri collegii Cardinalium , a temporibus S. Leonis usque ad annum 1649; ibid.j 1660, 2 vol. infol.; — 6" Collectio auctorum qui S. Scripturœ aut divinorum officionim in vulgarern linguam transi atioties damnarvnt; ibid., 1661, in-4»; — 7" et plusieurs autres dont on trouve la liste dans Richard et Giraud. Voy. le P. René Thuillier, Dianum Minimorum, au 2 juillet. Nicéron, Mémoires, tom. XXIV.

I. DONNE (Jean), théologien anglican, né à Londres l'an 1573, mort en 1631, fut élevé dans la religion catholique, qu'il abandonna ensuite. Il était à la fois poète , controversiste , prédicateur et écrivain ascétique. On a de lui des ouvrages dans tous ces genres. Le plus connu est : Pseudo-Martyr; 1613, in- 4°. II le composa par ordre de Jacques I" pour servir de réponse aux arguments des catholi(^ues contre le serment de suprématie et de fidélité. Dans son Biothanatos (Vie-Mort), qui est une apologie du suicide, il cite, pour appuyer ses idées, l'exemple d'un grand nombre de héros païens, ensuite de quelques saints de l'Ancien Testament, d'une foule de martyrs , de confesseurs , de pénitents , etc. Jésus-Christ même est porté en preuve de son absurde système. Jean "NVatton a publié la Vie de Donne en anglais ; Londres, 1658. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

II. DONNE ou DONNÉE, reste des anciennes agapes, encore en usage dans plusieurs paroisses de la campagne. Aux principales fêtes de l'année, les paroissiens font cuire une grande quantité de pains , pesant chacun une ou deux livres ; ils les portent devant l'église, où le curé les bénit , puis on les distribue à tous ceux qui se présentent. Voy. Bocquillot, Liturg. sacr., p. 419.

DONNER ou DONER (Jean), protestant, né dans la Hesse, mort l'an 1606, a laissé : 1» Psalteriurn Davidis; Francfort, 1582, in-12 ; — 2» Extractus Bibliorum; Cassel,1599, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér,

DONNÉS ou OBLATS (D«/j, Donati, Oblati), séculiers qui, par dévotion, se donnaient aux monastères avec leurs biens pour obéir aux supérieurs et servir les religieux, sans être religieux eux-mêmes. Ils s'engageaient en se mettant la corde de la cloche du monastère autour du cou ou des deniers sur la tête , ou en posant

DORD

DORK

leur tête sur l'âutêl. Voy.Hn Gange, Ghssarium, ad voc. Oblati.

DONNIN. Voy. Domnin , n" II.

DONOSO CORTÈS (Juan-Francisco-Maria-dela-Salud), marquis de Valdegamas, publiciste et diplomate espagnol , né dans un village près de la terre de Valdegamas, en 1809, mort à Paris l'an 1853, a publié en français : Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme; 1851, in-18. Proudhon avait écrit dans ses Confessions d'un révolutionnaire : « Il est surprenant (ju'au fond de notre politique nous trouvions toujours la théologie. » Dans son ouvrage, Donoso Cortès essaya de démontrer qu'il en devait être ainsi ,

Euisque la théologie, c'est-à-dire la science de lieu , enveloppe tout et seule donne à l'esprit humain des solutions auxquelles la philosophie ne saurait atteindre. Voy.lA Nouv. Biogr. géne'r.

DONS (SAINTS). Voy. Don , n» II.

DONS DU SAINT-ESPRIT, nom donné à certaines habitudes infuses et surnaturelles qui disposent l'âme à suivre plus facilement et plus promptementles inspirations et les mouvements du Saint-Esprit. Ils sont au nombre de sept : la sagesse, l'entendement, la science, le conseil, la piété , la force et la crainte. Voy. Richard et Giraud, qui expliquent chacun de ces sept dons, et Compar. Don , n" II.

DONUS. Voy. DoNmus.

DOR ou DORA , DORON , DORUS , ville située sur la côte de la Méditerranée, entre Gésarée et le mont Garmel. Elle appartenait aux Chananéens, dont Josué vainquit le roi, et elle échut en partage à la demi-tnbu de Manassé, en deçà du Jourdain. Joseph en fait une ville de Phénicie, parce que de son temps on comprenait sous ce titre toute la côte maritime jusqu'à Gaza. On n'en voyait plus que des ruines au ii« siècle , et elle n'était pas encore rebâtie à la lin du iv». Dora a eu cinq évoques, dont le premier, Fidus, mourut avant 518. De Gommanville dit qu'elle fut érigée en évêché au vi« siècle, dans le patriarcat de Jérusalem, sous la métropole de Gésarée. Elle n'est aujourd'hui qu'un simple siège épiscopal in partibus, toujours sous la métropole de Gésarée, également in partibus. Voy. Josué, xii, 23; xvii, 11. I Machab., xv, 11, 13, '25. Reland, Palœst. illustr., p. 738 et seqq. 533. De Gommanville, /fe fable alphabet., p. 92. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 215.

DORA. Voy. Dor et Ador.

DORAT (Doratiim), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans la petite ville de ce nom, qu'on appelait autrefois Scotorie, à dix lieues de Limoges , dont elle dépendait pour le spirituel. Les uns attribuent sa fondation à Hugues Gapet, et les autres à Glovis. Voy. La Martinière, Diction, géogr. La Gall. Christ., t. II, col. 549.

DORCAS. Voy. Tabithe.

DORCESTRIA. Voy. Dorchester.

DORCHESTER {Durnovaria, Danium, Dortia, Dorcestria) , ancienne ville épisc. d'Angleterre située au confluent de l'Is et du Tam, aui forment la Tamise. Cet évêché , érigé l'an o21 par un démembrement de celui de Lichfield, fut transféré l'an 1085 à Lincoln. Voy. Lincoln.

DORDA, était fils de Mahol, ainsi que Héman et Ghalcol. Fo.v. III Rois, iv,31.

DORDRECHt (Synode de), fameuse assemblée de théologiens protestants au commencement du XYii" siècle. Galvin, Bèze, etc., avaient établi des dogmes trop sévères sur le libre arbitre, la prédestination , la justification, la persévérance et la grâce. Au contraire, Arminius, célèbre ministre d'Amsterdam , et depuis pro-

fesseur en théologie à l'académie de Leyde , et ses sectateurs, suivaient sur tous ces points des sentiments plus modérés et approchant à quelques égards de ceux de l'Église romaine. Gomar, professeur en théologie à l'académie de Groningue, et calviniste rigide, s'éleva contre la doctrine d' Arminius. Après bien des disputes commencées dès 1609, et qui menaçaient les Provinces-Unies d'une guerre civile , la matière fut discutée et décidée en faveur des Gomaristes par le synode de Dordrecht, tenu en 1618 et 1619. Outre les théologiens de Hollande, tous ceux des autres églises réformées y assistèrent, excepté les Français, qui en furent empêchés par des raisons d'État. Ge qui se passa dans ce synode prouve jusqu'à l'évidence que depuis leur séparation de l'Église romaine les protestants n'ont jamais eu de principes solides ni de règles lixes. Compar. l'art. Arminiens, et Voy. Pluquet, Diction, des hérésies, aux mots Arminius , Hollande. Bergier, Diction, de théoL, art. Arminiens. UEncyclop. cathol. he Diction, encyclop. de la théol. cathol,

I. DORÉ (Jacob ou Pierre), dominicain, né à Orléans vers l'an 1500, mort à Paris l'an 1559, était docteur de Paris et licencié de Sorbonne. Il fut régent des études au collège de Saint- Jacques, acquit de la réputation comme prédicateur, et se distingua par son zèle contre les hérétiques. Il a publié un grand nombre d'ouvrages , dont la plupart ont les titres les plus bizarres; mais c'était le goût de son siècle. îsous citerons seulement parmi ses écrits : l» Parudoxa ad profligandas hœreses ex D. Pnuli apostoli epistolis selecta, ineluctabilibnsaue sancto' î-um Patrum firmata testimoniis; 1543, in-8"; — 2" Adunatio prœcipuarum materiartirn sparsim contentarum in diversis locis epistolarum D. Pauli apostoli, etc.; Paris, 1555 et 1557, in-16; — 3" l'Image de vertu, démontrant la perfection et sainte vie de la B. Vierge Marie, Mère de Dieu, par les Ecritures, tant de l'Ancien que du Nouveau restament; Paris, 1540, 1549, 1559, 1560, 1569 et 1588, in-8»; — 4» VArche de l'alliance nouvelle, et testament de notre Sauveur Jésus- Christ, contenant la manne de son précieux corps, contre trois sacramentaires hérétiques; Paris, 1549, in-S^*: — 5" le Nouveau Testament d'amour de notre Père Jésus- Christ, signé de son sang ; autrement son dernier serment fait aprez la Cène, avec sa Passion, où sont con futées plusieurs hérésies; Paris, 1550, in-8". Les autres écrits du P. Doré sont indiqués dans Echard et dans la Nouv. Biogr. génér. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II, p. 204. Possevin, Apparatus sacer. Le Mire, rfe Scriptoribus sœculi decimisexti. La Groix du Maine et Du Yerdier, Bibliothèque franc. Feller, Biographie universelle.

II. D0R£ (Pierre), jésuite, né à Longwy l'an 1733, mort à Nancy en 1816, fut longtemps directeur de la congrégation de Saint -Nicolas du-Port. Il a laisse : 1" Visites au saint Sacrement et à lu sainte Vierge, pour chaque jour du mois, trad. de l'italien du B. Liguori: Nancy, 1774, in-18 et in-12; cet ouvrage a eu 95 réim-

Sressions ; — 2" Petits cantiques spirituels; fancy, 1785 , in-18 ; ce livre a eu 6 éditions ; — 3" le Mois de Maine, ou le Mois de mai consaoré à la gloire de la Mère de Dieu, trad. de l'italien du P. la Lomia; ibid., 1787; cet ouvrage a eu de nombreuses éditions. Voy. la Nouv. Biogr.. génér.

DOREN. VorL Duren.

DORÉS (CKEVALITIRS),- Equités aurati,chevaliers d'Angleterre ainsi nommés parce qu'ils

DORL

DORN

portent des éperons dorés pour marque de chevalerie.

DORHOFF (Bernard), allemand, vivait au xvn« siècle. On a, de lui : 1» Démonstration des blasphèmes de l'Église calviniste, touchant les trois premiers articles du Syjnbole catholique, contre Conrad Vorstius ; Munster, 1608; — 2° Démonstration que les calvinistes ne sont pas de la confession d Augsbourg ou frères des luthériens, également contre Vorstius; ibid.; — 3» le Miroir de la jeunesse; ibid., 1615.

DOiklEU ("Sœur Marie), de Saint-Basile, religieuse de l'Assomption, a laissé : Réflexions chrétiennes sur les Psaumes qui composent l'office de la sainte Vierge; 1686, in-12.

DORIGNI (Jean), jésuite, vivait au xviii« siècle. On a de lui : i" la Vie du H. P. Canisius,de la compagnie de Jésus; Paris, 1707, in-12; — 2° Vie du P. Antoine Possevin , etc.; ibid., 1712; — 3» Histoire de la vie de saint Remy, archevêque de Reims, apôtre des Français, et des différentes translatio7is de son corps ,' etc.; Chàlons, 1714, in-12; — 4° Vie d'Edmond Auger, confesseur et prédicatetir de Henri HI..., oii l'on voit l'histoire de l'établissement des Jésuites en France, etc.; Lyon, 1716, in-12. Voy. le Jour», des Savants, 1708, p. 238 de la 1« édit., 213 de la 2« édit.; 1712, p. 273 de la 1'* édit., et p. 241 de la 2' édit.; 1714. p. 599 de la 1™ édit., et 522 de la 2« édit.; 1716, p. 581 de la 1« édit.

DORING. Voy. Dœring.

DORINGK ou THORINGK (Matthias), cordelier, né à Kiritz, mort vers l'an 1494, acquit de la réputation comme prédicateur et comme professeur de théologie. Le landgrave de Thunnge le chargea de réformer les' Franciscains Déchaussés d'Eisenach, et, plus tard, il fut nommé général de sou Ordre. Ses principaux ouvrages sont ; l» un Commentaire sur Isa'ie; — 'i^Defensorium postillœ Nicolai de Lyru , contra Paulum Burgensem , additiones videlicet in Vêtus et Novum Testamentum ; cet ouvrage se trouve dans presque toutes les éditions des Postilles de Nicolas de Lyre sur l'Écriture sainte ; — 3° Super sententiarum libros, lib. I; — 4" une collection de diverses pièces de droit canonique intitulée : Liber perplexoi^m Ecclesiœ. Voy. Possevin, in Appar. sacr., torn. IL Wading, de Scriptor. Ch^din. Minor., p. 255. Le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. II, p. 351 et îfô2. Prosper Marchand, Diction, histor., tom. I, p. 216 et suiv. Richard et Giraud.

pORIS , première femme d'Hérode le Grand ; il l'avait épousée avant d'être roi. Doris étant entrée dans la conspiration d'Antipater, qu'elle avait eu d'Hérode, fut disgraciée et chassée du palais. Foj/. Josepli, Antiq., 1. IX, c. v, vi.

DORISI (Jean), jésuite, né à Mouzon l'an 1585, mort à Paris en 1657, professa la théologie pendant seize ans. Il a laissé : 1» Réponses catholiques aux questions proposées dans le prétendu catéchisme de la grâce; Paris, 1650, in-12; — 2" Refutatio Catechismi de gratta, ex sola doctrina S. Augustini; ibid., 1651, in-12; —3» Vindiciœ S. Augustini adversus pseudo-Augustinum C. Jansenii, tractatus in singulos libros et singula libronim cupitu tomi primi de hœresi Pelagiana; ibid., 1656, in-4'>;— 4» Praxis confessionis sacramentalis, ex S. Augustino; ibid., 1652, in-12.

BORLAND ou DORLANT (Pierre), chartreux, né à Diest, dans le Brabant, mort en odeur de sainteté à Zeelhem l'an 1507, devint prieur de son Ordre. 11 a laissé : 1» de Enormi proprietatis rnonachorum vitio dialogus cultissimus, etc.; Louvain, 1513, in-4o; — 2» rfe Nativitale, conver-

sât ione, et Vita B. Catharince, virgtnis ac martijris, etc.; ibid.; — 3o Explicatio mystica habitus Cartusiensis ; Louvain, 1514, in-S»; — ^"de Opère amoris et Passione Christi ;\h\di., 1516; — 5<» Chronicon Cartusiense P. Dorlandi, in quo de liris sui Ordinis illustribus, rebusqué in eodem prœclare gestis, nec non et admiranda plurimum Cartusiarum constructione scite pertractatur, etc.; Cologne, 1608, in-12; trad. en français sous ce titre : Chronique ou histoire générale de l'Ordre sacré des Chartreux; Tournai. Voy. Petreius, in Biblioth. Cartusian. Valère - André , Biblioth. Bel g. Possevin, in Appar. sacr. Le Mire, in Auctuar.

I. D ORLÉANS (Pierre- Joseph). Voy. Orlévns (Pierre-Joseph d').

II. DORLÉANS DE LA MOTHE (Louis-François-Gabriel), né à Carpentras l'an 1683, mort en 1774, fut successivement chanoine théologal de Carpentras, grand vicaire d'Arles, administrateur du diocèse de Sénez et évêque d'Amiens. Il joignait à une grande vivacité d'esprit un goût éclairé pour les "lettres, et il se fit remarquer par une grande charité unie à une humilité profonde. Il a laissé ; Lettres spirituelles; Paris, 1777, in-12. L'abbé Dargnies a publié des Mémoii^es en forme de lettres pour servir à l'histoire de la vie de M. Dorléans de la Mothe, évéque d'Amiens; MaUnes, 17^, 2 vol. in-12. Voy. ia Nouv. Biogr. génér.

I. DORMANTS, nom donné à sept martyrs d'Éphèse qui, après avoir confessé la foi l'an 250 à Éphèse, furent enfermés dans une caverne située près de cette ville ; on les découvrit sous Théodose le Grand ; ce qui a été appelé du nom de sommeil et de réveil. Les Latins les honorent le 27 juillet, et les Grecs le 4 août et le 22 octobre. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. III, Persécution de Dèce. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 223 et suiv.

IL DORMANTS de Tours et d'Allemagne, dont on trouve l'histoire à la fin des Œuvres de saint Grégoire de Tours, dans une lettre adressée à Sulpice, évéque de Bourges. Cette histoire passe pour une fable. D'après Baronius, il faut en dire autant des sept Dormants d'Allemagne, qui sont les mêmes que ceux de Tours; Paul, diacre, mentionne les premiers, 1. I, c. m.

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