‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 694 sur 1220 · DUIS · texte numérisé non relu

DUIS

DÏÏLT

m Londm; 1658, in-fol., et4716,m-fûl.C<»npar.

DODSWORTH.

DUGUET (Jacques -Joseph), oratorien, né à Montbrison l'an 1649, mort à Paris en 1733, professa la théologie scolastique au séminaire de Saint -Magloire, et il fut chargé ensuite de la théologie positive et des conférences- Son opposition à la bulle Unigenitm et son attachement aux doctrines de Quesnel, son ami, l'obligèrent de changer souvent de pays. Ses principaux ouvrages sont : 1» Traité de la prière publique et des dispositions pour offrir les saints mystères; Paris, 1707, in -12; — S" Traité sur les devoirs d'un évéque; Caen, 1710, in -12; — 30 Règles pour rintelligence des saintes Écritures; Paris, 1716, in -12; — 4o Réfutation du système de Nicole touchant la grâce universelle ; ibid.,

1716, in-12; — 5° Traité des scrupules, ibid.,

1717, in-12 ; — 6° Dissertation théologique et dog^ matique sur les exorcis?nes et autres cérémonies du baptême; — 7° Traité dogmatique de l'Eucharistie; 1727; — 8° Explication du mystère de la Passion; Paris, 1728, 2 vol. in-12; — 9» Réflexions sur le mystère de la sépulture ou le tombeau de Jésus -Christ ; BruxeÛeSi 1731, 2 vol. in-12; — 10° Explication du livre de la Genèse; 1732 , 6 vol. in-12 ; — 11" Explication du livre de Job ; ibid., 1732, 4 vol. in-12 ; — 12° Explication de plusieurs psaumes; ibid., 1733, 4 vol. in-12; — 13» Explication des vingt-dnq premiers chapitres d'Isaîe; ibid., 1734, 6 vol. in-12; — 14° Traité des principes de la fo^ chrétienne ; ibid., 1736, 3 vol. in-12. Voy. Goujet, Éloge historiqve de Duguet. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud. La A"o«u. Biogr. aénér. Feller, qui, dans sa Biogr. univers., fait aes réflexions très-justes sur la personne comme sur les écrits de Duguet. Gaet. Moroni. vol. XX, p. 294.

DUHALDE. Voy. Halde (Du).

DUHAMEL Voy. Hamel (Du).

DUHAU (Laurent), né à Chartres en 1656, mort l'an 1726 à Verdun , o\x il était chanoine , professa pendant trente ans la philosophie au collège Duplessis à Paris. On lui doit : Philosophus in utrumque partem; Paris, 1694, in-12; ouvrage ainsi intitulé, parce qu'on y soutient le pour et le contre dans les questions les plus célèbres de l'ancienne philosophie ; il a eu un grand nombre d'éditions. Voy. Moréri, Diction, histor.

JIJJISBOV^G (Duishurgum), ville d'Allemagne, située dans le duché de Clèves, sur la rivière de Roër. En 927 on y tint un concile, dans lequel on excommunia ceux qui avaient crevé les yeux à Bennon, évêque de Metz. Voy. Regia, tom. XXV. Labbe , tom. IX. Hardouin, tom. VI. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 294, 295.

I. DUISING (Henri-Otto), jurisc. protestant et docteur en théologie, né à Marbourg l'an 1719, mort en 1781, fut successivement professeur d'histoire et d'éloquence dans sa ville natale, et conseiller consistorial. Ses principaux ouvrages sont : 1» Gj'otius. de In vérité de la religion chrétienne, traduit en allemand; Marbourg, 1748, in -8»; — 2° Disputatio de textu Irenœi grœco; ibid., 1747, in -4"; — 5» Disputatio de versione Irenœi latina ; ibid., 1747, in-4°; — 4" Problemata, dubia , objectiones contra et circa religionem christianam et doctrinam reformatée Ecclesiœ; ibid., 1754, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

II. DUISING (Jean), philosophe protestant, né à Brème l'an 1683, mort en 1730, professa à Marbourg la métaphysique et la logique. Il a laissé : 1» de Mente humana; Marbourg 1710- 1723; — 2° de Omniprœsentia Dei ; Marbourg,

1711, in-4<»; — ^ de Independentia Dei; ibid.,

1712, in -4°; — 4° de Divinitate S. Scriptura; ibid., 1713, in-40; — 5» de Existentia Dei; — ibid., 1715, in -4" ; — 6° de Immorfalitate mentis; ibid., 1715, in-4°; — 7» de Providentia Dei actuali; ibid., 1717, in-4»; — 8° de Justitia vindicativa Dei naturali; ibid. ,1723, in-4»; — 9» de Relatione inter Deum et hominem; ibid., 1723, in-4»; — 10° de Veracitate Dei; ibid., 1725, in-4o ; — 11° de Intellectu Dei; ibid., 1725, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

DUJARRT (le P.), jésuite, a laissé une Histoire orientale, dont l'objet est le progrès de la religion chrétienne parmi les idolâtres. Voy. le Joum. des Savants, 1735, p. 262.

DDLAU (Jean-Marie), archevêque d'Arles, né l'an 1738 au château de la Côte , diocèse de Périgueux , fut de toutes les assemblées du clergé depuis 1770 jusqu'en 1785. On lui doit : 1° d'excellents Rapports sur la tenue des conciles provinciaux, sur les Ordres religieux, l'éducation publique , etc. ; 2° — des Mandements et Lettres pastorales; — Arles, 1795, in -4° ; — 3" Adresse au roi sur le décret du 25 mai 1792, ordonnant la déportation des prêtres non assermentés, in -8°; — 4» divers Opuscules où brillent la piété et la science. Ses Œuvres ont été recueillies et publiées à Arles, 1817, 2 vol. in-8°; elles sont précédées de son éloge , et terminées par un Mémoire sur les moyens d'arrêter les progrès de l'incrédulité en Fi-ance. Voy. Feller, Biogr. univers.

DULAURENS (Louis), théologien, né à Montpellier en 1589, mort l'an 1671, exerça d'abord les fonctions de ministre ; puis il abjura le calvinisme, entra dans les ordres et vint à Paris, où il acquit une grande réputation comme prédicateur. Richelieu l'employa à la conversion des protestants. L'an 1649 Dùlaurens entra chez les oratoriens. Il a laissé : 1° Dispute touchant le schisme et la séparation que Luther et Calvin ont faite de l'Église romaine; Paris, 1655, in-fol.; — 2° Triomphe de l'Église romaine contre ceux de la religion prétendue réformée; ibid. 1657,

DULCIN , hérésiarque , né à Novare, mort l'an 1308, était fils d'un prêtre d'Ossula et disciple de Segarel , dont il adopta les erreurs. Il disait que la loi du Père, qui avait subsisté jusqu'à Moïse , était une loi de rigueur et de justice , que celle du Fils avait été une loi de grâce et de sagesse , et que celle du Saint - Esprit , qui commençait avec lui, était une loi d'amour et de charité. II prêchait en outre la communauté des biens. II fut brûlé à Verceil, et ses disciples, les dulcinistes, se confondirent avec les Vaudois. Voy. Richard et Giraud. Muratori, Rerum Italie. Scriptores , tom. IX.

DULCINISTES. Voy. l'art, précédent.

DULIE (Dulia), culte religieux que les fidèles rendent aux anges et aux saints ; il diffère du culte de latrie, qui n'appartient qu'à Dieu , et du culte d'hyperâulie, qui convient à la sainte Vierge. Les protestants ont objecté que , dans le sens grammatical , les termes dulie et latrie étaient synonymes : nous sommes loin de le nier; mais il ne s'ensuit pas que nous confondions Dieu et les saints dans un même culte, en le servant absolument comme nous le servons. Nous regardons Dieu comme notre souverain maître , et nous ne considérons les saints que comme ses serviteurs et nos protecteurs auprès de lui. Aussi le mettons -nous dans no» hommages infiniment au-dessus d'eux. Voy. Bergier, Diction, de théol.

DULIENS, ariens, ainsi nommés de Uuiius

DUMO

DUNK

d'Alexandrie , qui , au l\' siècle , se mit à la tête de l'une de leurs sectes.

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