DUNS
DUPL
fetite ville d'Euphrata. située à vingt lieues de hiladelphie. Euphrata ne comptait, en 1777, que 500 cabanes; depuis la colonie s'est vue composée de 30,000 sectiiires au moins. Les Dunkers pratiquent la communauté des biens. Ils portent toujours une robe traînante avec ceinture et capuchon. Ils se laissent croître les cheveux et la barbe. Leur nourriture habituelle se compose de racines et de végétaux. Ils sont célibataires, quoique liés par les liens de la communauté spirituelle avec les personnes du sexe qui font partie de leur secte. Ils ne baptisent que les adultes, nient la transmission héréditaire du péché originel, l'éternité des peines de Tenfer, et pensent que la récompense des âmes des justes après la mort consistera à annoncer l'Évangile dans le ciel à ceux qui n'ont pu l'entendre sur la terre. Ils s'interdisent toute part quelconque à la guerre , aux procès , à la défense personnelle et toute propriété d'esclaves. Voy. Bergier, Diction, de théol.
DUNOD DE CHARNAGE (François -Ignace), professeur à l'université de Besançon, né à Saint-Claude l'an 1679, mort à Besançon en 1752, a laissé, outre des ouvrages purement historiques : 1» Histoire de l'Église, de la ville et du diocèse de Besançon ; Besançon, 1750, 2 vol. in-4'; — 2" Traite' des prescriptions et de l'aliénation des biens de l'Église et des dîmes, suivant le droit civil et canon., etc.; Dijon, 1730, in-4»; — 3° Histoire des Séquanais et de la province se'quanaise, des Bourguignons et du premier royaume de Bourgogne..., et des abbayes nobles du comte' de Bourgogne, Saint-Claude, etc.; ibid.,1735, in-4''. Voy. le Journ. des Savants, 1731, 1733, 1735, 1737, 1741,1750. Moréri, Diction, histor., au mot Charnage. Le Long, Biblioth. histor. de la France, édit. Fontette. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génèr.
ODNS (Jean), communérnent appelé Scot, franciscain, né à Duns. en Ecosse, mort à Cologne l'an 1308, prit ses degrés à Paris, et professa à l'université avec beaucoup de succès. Il se distingua surtout par sa subtilité à expliquer les plus grandes diflicultés de la théologie et de la philosophie. C'est ce qui lui mérita le nom de 2)oe/e«;,yw6/j7, quoique quelques-uns pensent qu'on le lui donna pour avoir défendu l'immaculée conception de la sainte Vierge. Scot se piqua de soutenir des opinions contraires à celles de saint Thomas. C'est de là qu'est venue la distinction des Thomistes et des Scotistes. Scot a laissé un grand nombre de Traités sur la théologie, le Maître des sentences et la philosophie d'Aristote ; ces ouvrages réunis ont paru à Lyon, 1639, 12 vol. in-fol. Voy. Trithème et Bellafm., inCatal. Sixt. Sen., in Biblioth. Wading, Atinal. Minor. et Biblioth., tom. III. Possevin, in Appar. sacr. Sponde, A. C. 1308, n. 12. Le P. J. de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, t. II, p. 149 et suiv. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nour. Biogr. ge'nér. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol., au mot ScoT.
DUNSTABLE (Dunistabulum), bourg d'.\ngleterre situé dans le comté de Bedford. En 1214 on y tint un concile dans lequel ou en appela du légat au pape Innocent III. Voy. Gaet. Moroni, vol. XX, p. 296.
DUNSTAN (saint), archevêque de Cantorbéry, né dans le comté de Somerset l'an 923, mort l'an 988, était parent du roi Ethelstan. Il se bàlit une petite cellule à Glastonburv , près de l'église de la sainte Vierge, où il vécut dans tous les exercices de la piété. Il emplova son bien à soulager les pauvres et à bâtir des églises et des monastères, et. après avoir vécu à la
cour, il fut obligé de la quitter parce qu'il avait osé reprocher au roi Eduin de vivre dans l'adultère. Nommé aux sièges de Worcester, de Londres, puisdeCantorbérv, il reçut le pallium de Jean XII, qui le lit son légat par toute r.A.ngleterre ; il réforma les mœurs, fit cesser les scandales et observer la discipline.il tint un concile national à Winchester l'an 970, et, après sa, mort, il fut favorisé du don des miracles. L'Église l'honore le 19 mai. Voy. BoUand., IV* et Vil* tom. demai.Mabillon, sœc.quint.. p.G55. D. Ceillier, tom. XX, p. 95 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni,vol. XX, p. 296,297.
DUODECIACUM. Voy. Douzi.
DUNWICH, ancienne ville épiscop. d'Angleterre dont le siège fut transféré à Northelmham
DUPERRA! (Michel), doyen des avocats du parlement de Paris , né au Mans vers l'an 1640, mort à Paris en 1730 , se consacra particulièrement à l'étude du droit canonique. Ses principaux ouvrages sont : 1° Traité des portions confrues des curés et vicaires perpétuels : Paris, 1682, 689, 1720, 1739, 2 vol. in-12; — 2» Traité de l'état et de la capacité des ecclésiastiques pour les ordres et les bénéfices: Paris, 1703, 1738, in-4° et in-12 ; le même ouvrage a paru encore sous ce titre : Droit canonique de la France; ibid., 1708, in-4''; — 3* Notes et observations sur l'édit de 1695, concernant la juridiction ecclésiastique; ibid., 1718, 1723, 2 vol. in-12; — ¥ Traité d^s dispenses de mariage; ibid., 1719, 1759, in-12; — 5» Traité historique et chronologique des dîmes, suivant les conciles, constitutions canoniques, ordonnances et coutumes du royaume: Paris, 1719 et 1738, in-12; — 6» Traité sur le partage des fruits des bénéfices entre les bénéficier s et leurs prédécesseurs ou leurs héritiers; ibid., 1722, 1742, in-12; — 7" Traité des moyens canoniques pour acquérir et conserver les bénéfices et biens ecclésiastiques ; ibid., 1726, 1743, 4 vol. in-12. Voy. les Mém. du temps. Richard et Gi-