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III. EAU CHANGÉE EN VIN. Voy. Cana, noi

IV. EAU DE BAPTÊME. Dans l'Église romaine, la bénédiction de l'eau solennelle est celle des fonts baptismaux, qui se fait la veille de Pâques et de la Pentecôte. La formule de cette bénédiction se trouve dans les Constitutions apostoliques, 1. VU, ch. XLiii, et elle est conforme à celle dont on se sert encore aujourd'hui. Tertullien et saint Cyprien en parlent déjà au iii» siècle. L'eau naturelle est la matière éloignée du baptême. Voy. Bergier, Diction, de théol.

V. EAU DE LA MESSE. L'usage de mettre de l'eau dans le vin que l'on consacre à la messe est aussi ancien que l'institution même de l'Eucharistie ; il est remarqué par les Pères du ii« et du iii^ siècles, tels que saint Justin, Clément d'Alexandrie, saint Irénée, saint Cyprien; il en est fait mention dans les plus anciennes liturgies. Cependant ce mélange d'eau avec le vin n'est pas de nécessité- de moyen , «;omme parlent les théologiens, c'est-à-dire qu'il n'est pas de l'essence du sacrifice. Ainsi le

prêtre qui mettrait du vin seulement dans le sacrifice consacrerait réellement; mais il commettrait un péché grave, parce que l'emploi d'un peu d'eau est de nécessité de précepte.

EAU COURT (Aqua Curta), abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin, à l'extrémité de l'Artois, dans la commune de Warlencourt. Elle fut fondée en 1101 par Lambert de Guines , évêque d'Arras , qui en confia la direction à un prêtre nommé Odon , mort l'an 1142 en odeur de sainteté. Ce monastère fut dans la suite richement doté par plusieurs seigneurs. Les chanoines réguliers d Eaucourt s'étaient placés sous la juridiction des évoques d'Arras. Leurs abbés siégeaient aux états provinciaux d'Artois. Voy. VEncyclop. cathol.

EAUNE (Ulna), abbaye de l'Ordre de Cîteaux, située dans la chàtellenie de Muret, dans le diocèse de Toulouse. Elle fut fondée dans le xii« siècle.

EAUSE {Elma), métropole de la Novempopulanie ou IIP Aquitaine , dans l'exarchat des Gaules. C'est aujourd'hui une petite ville de l'Armagnac, près des ruines de l'ancienne Elusa, à dix lieues d'Auch. On y voit des évêques depuis 314 jusque vers l'an 573. Ayant été ensuite ruinée, sa dignité de métropole fut transférée à Auch vers le viii« siècle , ou vers les temps du pape Jean VIII. Voy. De Comman ville , /« Table alphabet., p. 99.

I. EAUX. Ce mot, pris dans son sens littéral, se met souvent dans l'Écriture devant des noms propres de lieu; et alors il désigne ou une rivière, ou un lac, ou un fleuve, etc.; et dans le sens figuré il a diverses acceptions : ainsi il signifie quelquefois : \°peu})les;'2'> larmes ;S° abondance;^" aiflictions, calamités, péril s. Il est facile de voir par le contexte le sens que ce mot a dans chaque passage biblique.

IL EAUX DE CONTRADICTION. Voy. Contradiction.

III. EAUX DE JALOUSIE. C'étaient des eaux que le prêtre faisait boire aux femmes soupçonnées d'adultère par leurs maris. La femme qui était innocente n'était nullement incommoaée par les eaux; au contraire, ces eaux augmentaient sa santé et lui donnaient une nouvelle fécondité. La femme coupable éprouvait des effets bien différents : son ventre s'enflait, sa cuisse se pourrissait, et elle devenait elle-même un objet de malédiction. Dieu avait ordonné cette épreuve , qui était un miracle continuel , à cause de la dureté des Juifs, qui auraient pu se porter aux plus grandes violences, aux dernières extrémités , si Dieu ne les avait arrêtés par ce moyen tout à fait extraordinaire. Voy. Nombr., v, 12 et suiv., où on trouve tous les détails qui se rattachent à ce point de la législation mosaïque.

IV. EAUX DE L'ABÎME (Les), dans l'Écriture, sont les eaux de la mer et des rivières, appelées aussi eaux inférieures , par opposition aux eaux du ciel , des nues, des pluies , qui sont appelées les eaux supérieures , parce qu'elles sont au-dessus de ce qu'on appelle le firmament. Voy. Genèse, i, 6, 7.

V. EAUX FIDÈLES (Les) dont parle Isaïe (xxxiii, 16) sont celles qui ne manquent jamais, qui ne tarissent point. Le mot hébreu rendu dans la Vulgate par fidèles signifie, en effet, constantes, durables , permanentes. Les eaux fidèles sont l'opposé des eaux infidèles, ou menteuses, trompeuses, mentionnées dans Jérémie (xv, 18) ; quand on va à leur source pour se rafraîchir, on ne les trouve plus.

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