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EGIL

ÉGLI

logie, vivait au xyiii* siècle,' et était chanoine doyen de l'église de Saint -Martin à Rheinfeld ou Rheinfelden, a laissé divers ouvrages , entre autres : 1" Ponfificium, seu purpura doda ; Munich , 1714-1729, 4 vol.; — 2» Inscriptiones rhythmi de passione Domini cum figuris œneis; — 3" Tractatus de morte .<tnncta obeunda; — 4" Vita P.Ignatuah Eggs, etc. Voy. Richard et Giraud. If. EGGS (Jean-Ignace), capucin et missionnaire, parent du précédent, né à Rheinfeld l'an 1618, mort à Laufï'enbourg en 1702, se distingua par son savoir et sa piété. Il fut choisi par ses supérieurs pour les missions de l'Orient. On a de lui , en allemand : Relation du voyage de Jérusalem et Description de toutes les missions apostoliques de l'Ordre des Capucins; Constance, in-4'>; Fribourg, 1666, et Augsbourg, 1699. Voy. Acta LaufTenburgensia Synopsis ejus vitœ. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

III. EGGS (Léonce), parent des précédents, né à Rheinfeld en 1666, mort en 1717, fut confesseur et prédicateur de l'électeur de Bavière. On lui doit : 1° Compontiones morales et asceticœ ;

— 2» Opéra moralia; — 3° Œstrum ephemericum poeticum, sous le nom de Genesius Gold, qui est l'anagramme du sien ; Munich, 1712 ; c'est un recueil de 350 élégies tirées des Psaumes; — i° Epigrammata , Elogia, Inscriptiones , Exercitationes scholasticœ théâtrales ; opuscules restés manuscrits ; — 5° /fl Vie du P. HicknrdEggs, en latin. Voy. Acta monacensiaS.-J. Actadomestica. Vita P. Leontii. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers.

IV. EGGS (Richard), jésuite, parent des précédents , né â Rheinfeld l'an 1621 , mort à Munich en 1659, professa les humanités à Ingolstadt et se lit connaître comme prédicateur. Il a laissé : 1" Poemata sacra ;— '2» Epistolœ morales;

— 3° Comica vurii generis. Voy. Documenta monac. Vita impressa. Acta domest. Elog. a Pâtre Leontio scripta. Voi/. Richard et Giraud.

EGIDIO ÀNTONINI, patriarche de Constantinople, né à Yiterbe, mort à Rome l'an 1532, entra à l'âge de dix ans chez les Ermites de Saint-Augustin, et s'appliqua à l'étude du grec, du latin , de l'hébreu et du chaldéen. Il fut un des prédicateurs les plus éloquents de son siècle, et professa la philosophie et la théologie dans plusieurs villes d'Italie. Nommé général de son Ordre en 1507, il devint patriarche de Constantinople et évêque de Viterbe , de Népi, de Castro et de Sutri, et fut promu par Léon X au cardinalat. Chargé en 1512 de faire l'ouverture du concile de Latran, Egidio s'acquitta de cette mission avec le plus rare talent. Ses principaux ouvrages sont : 1" Alcune osservazioni sopra i tre primi capitoli délia Genesi; — 1° Dei comrnentarj sopra alcuni salmi: — 3" de Ecclesiœ incremento. Voy. la Nouv. Biogr. ge'ne'r.

EGIL ou EIGIL, ^GIL, AIGIL, né dans la Norique , mort en 882 , fut envoyé dès son enfance dans labbaye de Fulde , où il se trouva sous la discipline de saint Sturme , son parent, et premier abbé de ce monastère, dont il devint abbé. Il y a tout lieu de croire qu'Egil participa à la requête que les moines de Fulde adressèrent à Charlemagne l'an 811 pour le maintien de la discipline dans ce monastère. Elle se trouve dans le II« livre des Antiquités de l'abbaye de Fulde , d'où Mabillon l'a extraite pour la mettre parmi les Actes de l'Ordre de Saint-Benoit, à la suite de la vie d'Egil. Il a laissé la Vie de saint Sturme; on la trouve dans Surius, au 17 décembre. Quoique Egil ne soit mentionné dans aucun Martyrologe , on lui donne cependant le titre de saint. Voy. D. Ceiilier, Hist. des aut.

sacr. et eccle's., tom. XXVIII, p. 456 et suiv. Richard et Giraud , aux art. Egil et Eigil.

EGILWALD ou EGILWARD , moine de Saint- Burchard de Wùrtzbourg, a laissé la Vie de saint Burchard, évêque de cette ville ; elle a été donnée par Surius au 14 octobre. On lui attribue la Vie de saint Killian, premier évêque de Wiirtzbourg. Voy. Fabricius , Bihlioth. lat. mediœ et infimœ œtatis, tom. II, 1. V, p. 253 et 254.

EGINARD ou EGINHARD , EINARD (Agenardus, Eginhardus , Heinhardus), historien franc, né dans la France orientale vers l'an 771, mort à Seligenstadt l'an 844, fut appelé à la cour de Charlemagne, et devint secrétaire de ce prince. Il épousa Imma ou Emma, qui, selon quelques auteurs, était lille de Charlemagne ; il s"en sépara pour embrasser la vie monastique , et il fut chargé de l'administration de plusieurs abbayes. Il fonda celle de Seligenstadt ou Selgenstadt, sur le Mein, au diocèse de Mayence, et la gouverna jusqu'à sa mort en qualité d'abbé. L'abbaye de Fontebelle l'honorait comme saint le 20 février. On trouve dans Richard et Giraud la liste de ses ouvrages, dont plusieurs ne sont point parvenus jusqu'à nous, et d'autres regardés comme apocryphes. Les suivants sont authentiques : 1" Vita Caroli Magni, qui a eu jusqu'à 22 éditions , dont 3 sont en français ; — 2» Annules Einhardi, ann. 741-828; histoire sommaire des règnes de Charlemagne et de Louis le Débonnaire, laquelle contient plusieurs faits très - intéressants pour l'histoire de l'Église ; mais elle a été défigurée par des additions postérieures. Les Annales se trouvent dans Du Chêne, tom. II; — 3» de Translatione SS. Marcellini et Pétri; écrit inséré dans Surius et les Bollandistes au second jour de juin. L'édition des œuvres d'Eginard , qui est regardée aujourd'hui comme la plus complète et la meilleure, est celle de Teulet; Paris, 1840, 2 vol. in-8",avec une traduction française. Voy. Dom Rivet, Hist. littéraire de la France, tom. IV, p. 550 et suiv. D. Ceiilier, Hist. des aut. sacr. et ecclés., tom. XVIII, p. 575 et suiv. D. Martin Bouquet, Rerum gallicar. et francicar. Scriptores , tom. V, préf., n»' 13, 20, 28. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. ge'nér. Le Diction, encyclop. de la théoL cafnol.

EGIPPE. Voy. EuGiPE.

EGLA , sixième femme de David et mère de Jétraham. Voy. II Rois, m, 5.

I. ÉGLISE (Ecclesia), mot dérivé du grec, et qui signifie assemblée , réunion, société, en général, mais que les auteurs ecclésiastiques ont appliqué plus particulièrement à la société des chrétiens et au lieu où se tient cette assemblée de chrétiens pour l'exercice de la rejigion. Dans l'un et dans l'autre sens , le mot Eglise prend une foule d'acceptions particulières, comme on peut le voir par les articles suivants, dans lesquels nous avons suivi rigoureusement l'ordre alphabétique pour faciliter les recherches, bien que la nature même des sujets qui y sont traités semblerait exiger un tout autre ordre. Quant aux auteurs et aux ouvrages à consulter qui sont indiqués ordinairement à la lin de chaque article, nous les avons placés tous ensemble au dernier article du mot Eglise, afin d'éviter des redites continuelles.

II. ÉGLISE (L'); ce mot, pris dans le sens spirituel et mystique, signifie la société des chrétiens unis sur la terre par la même profession de foi et la participation aux inéines sacrements , société conduite et gouvernée par les pasteurs, dont le premier et le chef de tous -V est le pontife romain.

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ÉGlî

m. ÉGLISE se dit encore des ecclésiastiques dune nation, d'une province, d'une ville; d'où viennent les dénominations : Église d'Allemagne, Église de Provence, Eglise de Paris, etc. Les ecclésiastiques de France formaient autrefois le premier des trois Ordres de l'Étal.

IV. ÉGLISE se prend aussi pour un temple bâti et consacré en l'honneur de Dieu, et où les ecclésiastiques font le service divin. Ce temple est ordinairement sons l'invocation d'un ou de plusieurs saints. Sixte II ordonna en 264 de construire les églises et les autels vers l'Orient; en 314 on commença à les bénir, et, en 483, à les dédier. Cette consécration ou cette dédicace appartient à l'évêque. On s'y prépare par le jeune et par les vigiles, que l'on chante devant les reliques qui doivent être mises sur l'autel ou dedans.

V. ÉGLISE (ÉTATS DE L'), contrée de l'Italie que le Pape possède en souveraineté.

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