I. ELGANA, fils de Coré. Voy. Exode, vi
II. ELGANA, de la tribu de Lévi, et père de Samuel, était de Ramatha, du canton de Sophim. Voy. I Rois, i, ii.
III. ELGANA, fils d'Asir et père d'Abiasaph. Voy. I Paralip., vi, 23.
IV. ELGANA , général de l'armée d'Achaz, roi de Juda. Il fut tué par Zéchri, qui était à la tète des troupes de Phacée, roi d'Israël. Voy. II Paralip., xxviii, 7.
ELGÉSAÏ. Voy. l'article suivant.
ELCÉSAÏTES ou ELCÉSAÏENS, ELXAÏTES, HELCÉSAÏTES, OSSÉENS. OSSONIENS, SAMP- SÉENS {Elcesaifœ) ., chrétiens judaïsants qui, aux erreurs des Ébionites, joignaient les pratiques de la magie, l'astrologie judiciaire, l'invocation des démons. Ils faisaient de Jésus-Christ un simple homme, du Saint-Esprit une femme; ils condamnaient la virginité, etc. Us s'élevèrent dans l'Église au commencement du n* siècle, et eurent pour chef un Juif nommé Elcesaï ou Elxaï. Ils étaient établis principalement dans la Palestine, au delà du Jourdain, où ils subsistaient encore du temps de saint Êpipliane. Voy. Eusèhe,Hist., 1. VI, c. xxxviii. Saint Épiphane, Hœres. xxx et lui. Tillemont, Mémnires. Ilermant, Hist. des héi^és., tom. II. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier. Diction, de théol. Pluquet, Diction, des hérésies.
ELGÉSÉEN (Elcesœus), mot par lequel la Vulgate a rendu le texte héhren Haèlkôschi, c'est-àdire le Helkoschéen , épithète donnée au prophète Nahum, et qui, selon saint Jérôme et la plupart des interprètes, indique la patrie de Nahum, Le savant Père dit qu'Elcesi était un petit village de Galilée dont on lui avait montré les ruines. Les interprètes et les autres auteurs qui ont traité ce sujet écrivent, les uns Elcès , les autres Elcésaï, d'autres Elcésé. Voy. Nahum , i', 1. Hieron.,zn Prolog, in Nahum. Cyrillus Alex., Comment, in hune loc. Pseud()-Epiphan.,rfc Vitis prophetarum , c. xviii. Reland, Palœst. illustr., p. 74«.
ELGÉSL Voy. l'art, précédent.
ELGHANAN , fils de l'oncle paternel d'Azaël, était un des trente hommes les plus vaillants de l'armée de David. Voy. l Paralip., xi, 26. Il est nommé Elchanan.(\\ Rois, xxiu, 24.)
ELGHE (Illicis), ancienne ville épisc. d'Espagne, sutfragante de Tolède, située dans le royaume de Valence, à quatorze lieues au nord de Carthagène et quatorze au sud-est d'Alicante. Ce siège, qui, selon De Commanville, fut érigé au vi« siècle , a été transféré à Origuéla ou Orihuéla, Orighella, vers 1513. Voy. De Commanville, /" Table alphabet., au mot Illicis, p. 126. Richard et Giraud. Compar. Origuéla.
ELGIAS, surnommé te Grand, et qui appartenait à une des premières familles de Jérusalem, fut un de ceux qui accompagnèrent Aristobule, père d'Agrippa, quand ce prince alla trouver
ELKA
ELEC
Pétrone, gouverneur de Syrie, pour le prier de détourner Caligula du projet qu'il avait conçu de mettre sa statue dans le temple de Jérusalem, l'o»/. Joseph, .4«^J7., I.XVIII. c. xi.
ELDAA, fils de Madian, et petit lils de Céthura et d".A.braham. Voi/. 1 Paralip., I, 33.
I. ELDâD . fut etioisi par Moïse, ainsi que Méàzd, pour être du nombre des soixante-dix anciens d'Israël qui devaient l'aider dans la conduite an peuple. Ils ne se trouvèrent pas avec leurs collègues dans l'assemblée, mais ils n'en furent pas moins remplis comme eux de l'esprit divin, et ils prophétisèrent au milieu du camp. Vvy. Nombres, XI, 26, et les interprètes sur ce passage.
II. ELDAD LE DANITE, c'est-à-dire de la tribu de Dan , célèbre voyageur dont on a une Lettre qu\ traite des dix tribus qui habitent au i delà du fleuve Sabbation, de leur puissance, de leur gouvernement , de leurs rites, de leurs mœtirs et usages , et de leurs guerres avec les nations voisines. Cette lettre , parmi des choses fort intéressantes, en contient beaucoup de purement fabuleuses; aussi a-t-elle été combattue par Aben-Ezra. Bartoloccius, Basnage, etc. Quelques écrivains chrétiens fon t vivre Eldad au xn« ou au xiii« siècle; mais l'auteur hébreu de sa relation de voyage prétend que la Lettre ellemême porte une date qui correspond à l'an 803 de lère chrétienne. Quoi qu'il en soit de cette question, la Lettre a paru d'abord à Constantiuople en 1518, petit in-4"'. puis dans plusieurs endroits in-8" ou in-12. Elle a été traduite en latin et publiée à Paris en ialSà; puis elle a été traduite en allemand et imprimée à Prague, 1695, à Jessnitz, 1723, in-8». Voy. Bartolocci, Bihliitth. mogmi rabbiiiica,\om. I, p. 101 et suiv., 129. Wolf, hilAioth. Hebr., tom. I, p. 140 et suiv. De Rossi, Dizionario degli uutoriebrei, tom. I, p. 103. I,a Souv. Biogr. géuë>\
ELDEFONSE, évêque espagnol, a laissé : OpuscuJiD/i Ekljtfon.si Hispaniensii Episcopi. de pane euclittristic) , azymo et fermentato : il se trouve dans ^labillon, Vetera Analectn, nouv. édit.
ELEA. y 01/. Velia.
ELEALE . ville de la tribu de Ruben qui avait appartenu aux Moabites, et dont ils rentrèrent en possession, l'og. Nombr., xxxii, 3. 37. Isaïe, XV, 4; XVI. 9. Jérém., XLViii, 34. Euseb., in Onomasticon. Reland, Palœst. tUustr., p. 102, 749. Compar. Nééla.
ElEARCHIA. contrée de la seconde Egypte , dans le patriarcat d'Alexandrie. L'évéclit- fut érigé au iv* siècle. Une partie dElearchia devint la dépendance de l'évéché de Pachnamuni. V"!/. Pachnamlni. De Commanville, /" Tab/e aljjlinliét.. p. 97.
I. ELÉAZAR, troisième fils d'Aaron et son successeur dans la dignité de grand prêtre. Il entra dans la terre promise avec Josué, et fut enterré a Gabaat de Phinées, dans la tribu d'Éphraïm. Les Grecs célèbrent sa fête le 2 septembre ; mais les Latins ne lui ont point consacré de culte. Votj. Nombr., xx, 26-28. Josué, XXIV. 33.
II. ÉLÉAZAR,filsd'Aminadab. était, croit-on, prêtre ou au moins lévite ; cependant son nom ne se trouve pas dans le dénombrement des •enfants de Lévi. On lui confia la garde de l'arche sainte lorsqu'elle fut renvoyée par les Philistins. Vi"i. IRois, Yii. 1.
m. ÉLÉAZAR L'AHOHITE, c'est-à-dire de la famille d'Alioé, tut un des trois guerriers de David qui allèrent puiser de l'eau pour lui dans la citerne de Bethléhem , en traversant le camp des Philistins. C'est le même Éléazar qui , seal^
arrêta un jour l'armée des Philistins et en fit un si grand carnage, que son épée demeura comme collée à sa main. l'oy. lIRois,xxiii,9,10.
I Paralip., xi. 12-18. Compar. I Paralip., vm, 4. lY. ELÉAZAR, surnommé Abaron ou Aiuran,
Avran . était frère de Judas Machabée. Lorsque l'armée d'Antiochus Eupator assiégea Bethsura, Éléazar aperçut un éléphant plus richement hai-naché que les autres, et, croyant qu'il était monté par le roi, il se glissa sous l'animal, dont il perça le ventre; mais l'éléphant l'écrasa en tombant. Voy. I Machab., vi , 43. Joseph, Antiq.. 1. XII,. c. XIV.
V. ÉLÉAZAR, vieillard de Jéiusalem, soulMt le martyre durant la persécution d'iVntiochus Epiphane, ne voulant pas avoir même l'air de manger des viandes délendues aux Juifs. Tous les auteurs qui ont parlé d" Éléazar joignent son martyre à celui des sept frères Machabées. Voy.
II Ma'chab., vi, 18 et suiv.; vu, 1 et suiv. Hiercnym., de Locis Hebrœonim, verbo MoDiN. Gregor. Piazianz., Orat. de Macc. Ambros., lib. H de Jacob, et Vita beata. c. x. D. Calmet, Diction, de la Bible.
VI. ÉLÉAZAR, grand prêtre, lils d'Onias I"et frère de Simon le Juste. Ce dernier ayant laissé un fils trop jeune pour remplir les fonctions de grand sacrilicateur. Éléazar exerça pendant dix-neuf ans cette charge à la place de son neveu. C'est cet Éléazar qui envoya à Ptoléraée Philadelphe, roi d'Egypte, soixante -douze savants de la nation qui tirent la version grecque dite des Septante. Voy. Joseph, /Ix/jç., 1. XII, c. II. Euseb., Prœp.evang.,\. VIII, c. IX.
"VIL ÉLÉAZAR, lils de Méholi et frère de Gis. Voy. I Paralip., xxiii, 21.
VIII. ÉLÉAZAR, lils de Boëthus, fut établi grand prêtre par Archélaùs, ethnarque de Judée; il eut pour successeur Jésus, lils deSiah.
IX. ELÉAZAR, lils d'Ananus, fut établi grand prêtre par Valérius Gratus. 11 avait succédé à Ismaèl, fils de Phabus, et il eut pour successeur Simon, fils de Camith.
X. ÉLÉAZAR, fils de Dinée, chef de voleurs, attaqua plusieurs fois les Samaritains; il fut enfin vaincu, pris par Claudius Félix, successeur de Cumanus, et envoyé à Rome. Voy. Joseph , Antiq., 1. XX, c. V, vi; de Belle Jud., 1. II, c. XX.
XI. ÉLÉAZAR, fils du grand sacrificateur Ananias, fut un de ceux qui contribuèrent à la révolte qui amena la ruine du Temple et de la nation juive. Voy. Joseph, <r/e Bello Judaico,\.n, c. xvii.
XII. ÉLÉAZAR, fils d'Éliud et père de Mathan, aïeul de saint Joseph. Voy. Matth.. i, 15.
XIII. ÉLÉAZAR. Joseph parle de plusieurs autres personnages de ce nom ; mais , comme ils n'ont pas de rapport à TÉcriture, nous ne les rapporterons pas dans ce Dictionnaire.