II. ÉLIS, ville épisc. d'Angleterre. Foy. Ély, n°l
.1. ËLISA, fils de Javan, a peuplé, dit-on, l'Élide, dans le Péloponèse. Voi/. Genèse, x , 4.
II. ÉLISA, contrée sur la Méditerranée, laquelle tire son nom d'Élisa, fils de .lavan, et qui fournissait de ia pourpre à Tyr; c'est très-proliablement l'Élide, dans le Péloponèse. Voi/. Ézéch., XXVII, 7, et les interprètes sur ce passade.
î. ELISABETH, lille d'Aminadab, sœur de Nahasson, et femme dAaron, fut mère de Nadab , d'Abiu, d'Éléazar et d'Ithamar. Vou. Exode, VI, 23. '^
II. ELISABETH (sainte), épouse de Zacharie et mère de saint .lean-Baptiste, était de la race d'Aaron, c'est-à-dire de la race des prêtres. Elle demeurait à Hébron , où la sainte Vierge alla lui rendre visite dès qu'elle eut appris la conception miraculeuse de saint Jean-Baptiste. Durant la persécution d'Hérode, Elisabeth fut obligée de se cacher avec son enfant dans une caverne, où elle mourut peu de temps après. Vot/. Luc, I. D. Cahne.t, Diction, de In Bible.
III ELISABETH (sainte), reine de Portupal et fille de Pierre III, roi d'Aragon, née l'an 1271, morte le 4 juillet 1336, reçut le nom d'Elisabeth en l'honneur de sainte Elisabeth de Hongrie, sa grand'tante, canonisée quarante ans auparavant. (Toy. l'art, suiv.) Dès làge de huit ■ms elle récitait chaque jour l'office canonial, et l'éclat de la couronne ne l'empêcha point d'être tout entière à Dieu. Douée d'une charité inépuisable , elle répandait à profusion ses aumônes, inspirait à tous ceux qui l'entouraient des sentiments de douceur et de bonté , jeûnait trois fois par semaine, et accordait d'abondants secours pour fonder ou réparer des hôpitaux. Après la mort de son mari, à qui elle inspira les sentiments les plus chrétiens, elle prit Ih.ibit de Sainte-Claire et se relira à Coïmbre. Elle sortit cependant de son monastère, à la demande de quelques personnes pieuses , et lit deux fois le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Urbain VIIÏ la canonisa l'an 1625, et on célèbre sa fête le 8 juillet. Foy.,le P. Hilarion de Coste, minime. Vie de sainte Elisabeth. Richard et Giraud. ]j' Encyclnp. cat/iol.. au snpplém.
IV. ELISABETH DE HONGRIE (sainte), fille d'André II, roi de Hongrie, née à Presbourg l'an 1207, morte le 19 novembre 12.31 , épousa Louis, landgrave de Thuringe et de Hesse. Elle montra de bonne heure le mépris qu'elle éprouvait pour les plaisirs et toutes les superfluités mondaines. La prière et les bonnes œuvres faisaient ses plus chères délices. Sa charité et son humilité étaient sans bornes. A la mort de son mari, les grands du pays la dépouillèrent et la chassèrent de son palais; elle éprouva une si grande joie de cette ignominie, qu'elle fit chanter un Te Deum d'action de grâces. Grégoire IX ia mit sous la protection du Saint-Siège, et elle se retira à Marbourg, où elle habita dans une maison faite de terre et de bois. Là elle s'occupait uniquement de soigner les lépreux et les paralytiques, filant de la laine pour subvenir à ses besoins. Dieu la favorisa du don des miracles, et Grégoire IX la canonisa quatre ans après sa mort. On célèbre sa fête le 19 novembre. On a beaucoup écrit sur la vie de sainte Elisabeth. Voy., en particulier, Surius. Canisius, Lectiones Anfiq., tom. V. Richard et Giraud. Montalembert, Histoire de sainte Elisabeth, et la traduction allemande qu'a faite de cette histoire Sta^dtler en I8i{7.