V. ÉLIU, un des amis de Job, appartenait à
la fbrnille de Ram. Voy. Job, xxxu, 2.
ÉLIUD , fils d'Achiin et père d'Éléazar, Voy. MattI)., I, 14.
ELLÉ-HADDEBÂRÎM, c'est-à-dire : Voici les paroles : nom que les Hébreux donnent au Deutéronome, parce que ce livre commence par ces mots,
ELLEVOOD. Voy. Ellwood.
ELLI (Ange), de l'Ordre des Frères-Mineurs Observantins , mort à Milan l'an 1617, a laissé : 1° Specchio spirituale del principio e fine délia vita umana; Brescia, 1590, in-8"; Milan, 1624 et 1715 ; ouvrage mis à Y index par décret du 7 février 1627 ; — 2° Tabulœ veritatum religionis catholicœ , trad. en français par Saultier; Paris, 1025 ; — 3° Magnum rosarium sucerdotum et clericorum pro conféssionibus , concionibus et ordinibus suscipiendis ; Milan, 1014 et 1620, in-4"; — 4" Rosarium confessorum; Crémone, 159i, in-S". Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. urdv. Francise, tom. 1<"", p. 77. Wading, Catalog. Scriptor. Ord. Minorum. Argellati, Biblioth. Scriptorum Mediolonensium, etc., tom. I, p. 5. La Nouv. Biogr. génér.
ELLIS ou ÉLLYS (Antoine), évèque anglican, né l'an 1693, mort en 1761 , prit ses grades à l'université de Cambridge, posséda successivement plusieurs bénéfices, et fut nommé à l'évêché de Saint-David en 1752. 11 a écrit en anglais : i" Défense de V Exunten sacramentel, comme étant une juste sécurité pour l'Eglise établie; 1730; ouvrage dirigé contre les Dissenters; — 2» Traité de la liberté spirituelle et temporelle des ptrotes~ tants en Angleterre; 1763, in-4''; ouvrage posthume; — 3° Remaïques sur un Essai de David Hume concernant les miracles; 1752, in-i"; — 4" des Sermons, imprimés séparément. Voy. Feller, Biogr. unirers. La Nouv. Biogr. génér.
ELLWOOl) ou ELLEVOOD (Thomas), anglican, né dans le village de Crowell, dans le comté d'Oxford, l'an 1639, mort en 1713, entra dans la secte des Quakers, dont il embrassa les doctrines avecpassion.il prit part aux controverses de son temps. On a de lui quelques écrits en anglais; les principaux sont : 1° Alarme donnée aux prêtres, ou Message du ciel pour les avertir; 1060; — '2° Histoire sacrée, Impartie, qui contient l'Ancien Testament; 1705; — 3° Histoire sacrée, II*' partie, qui contient le Nouveau Testament, 1709. Voy. Feller, Biogr. univers, la. Nouv. Biogr. génér.
ELLYS. Voy. Ellis.
ELMADAN , un des ancêtres de Jésus-Christ selon la chair. Voy. Luc, m, 28.
ELME. Fo?/. ÉRASME, n» I.
ELMÉLECH , nom dune ville dans la tribu d'Aser. Voy. Josué, xix, 26.
ELMHAM {Elrnliamia), bourg d'East-Anglie , en Angleterre, où Théodore, archevêque deCantorbéry, mit un évéché démembré de celui de Félix-Stove au vii« siècle. Plus tard ce siège fut transféré à Thetford, puis à Norwich. Voy. NoRwiCH.DeComm.anville, P" Table alp/iabéi., p. 98.
ELMO. l'oîy. ÉiusME, n"!.
ELMODAD, lilsde Jectan. Voy. Genèse, x, 26.
ELNAEM , père de plusieurs braves guerriers du temps de David. Voy. I Paralip., xi, 40.
ELNATHAN, fils d'Achobor, et père de Nohesta, qui devint mère de Joakim, roi de Juda. Elnathan fut un de ceux qui s'opposèrent à ce que le roi brûlât les prophéties de Jérémie. Voy. Jirém., xxxvi, 12.
ELNE (Elena ou Helena\ ville épisc. de l'exarchat des Gaules , sur le Tech, vers la mer, dans le Roussillon. On prétend que l'évéché fut d'à-
ÉLOl
ELSI
bord à Ck)lioure (Caitcoliberù), et qu'il fut Uansféré dès le iv* siècle à lUiheris. qui est la même quElne. Il était, dans le principe, sous Xarbonne ; mais, en 1602, Philippe II, roi d'Espagne, obtint par ses instantes prières que Clément VIII transférât le siège d'Elne daiis la collégiale de Saint-Jean de Perpig^nan,dont les chanoines ne lirent plus qu'un corps avec ceux d'Elne. Son premier évéque fut Domne, illustre par sa sainteté, sa science profonde et son zèle pour l'extirpation des hérésies. Il y a eu quatre conciles tenus à Elne. Voy. D' X^uirre, Col lect ion des coït ciles d'Espagne, tom. III. De Coramanville, /" Table alphaoét., p. 97. Gaet. Moroui, vol. XXI, p. 254, 255. Labbe, tom. IX. Hardouiu, tom. "VI. Martène, Thesaur.. tom. IV.
ELNON , abbaye. Voy. Amand (saint), noVIII.
ELOHAH, mot hébreu qui signifie uu Dieu quelconque, mais qui se dit le plus souvent du vrai Dieu. C'est la suite du discours qui fait connaître son vrai sens dans les divers passages où il est employé dans la Bible.
ÉLÔHÎM , pluriel du mot précédent, désigne : 1" le vrai Dk'u, le Dieu unique ; 2" des dieux, en général j 3" des annes; 4» des Juges, des 7/)ayistrats; ces deux dernières signiticalions, qui sont admises généralement par tous les interprètes anciens et modernes, sont rejetées par Gésénius dans son Thésaurus (pag.95). Dans le premier cas, Èlôlàm est considéré comme un plur. d'excellence, de majesté, et il se construit avec un nom ou un verbe au sin|ïulier. On ajoute souvent ce mot à un substantif pour exprimer le superlatif à son plus haut degré ; ainsi on dit : une nioniagne d'Elôldin, un combat d'Éiùhim, pour dire : la montagne ta plus élevée, le combat le plus sanglant. Voy. les Grammaires et les Dictionnaires hébreux.
I. ÉLOI, en latin Eligius (saint), évêque de Noyon et de Tournai, né vers l'an 588, mort le 1" décembre 659, exerça d'abord la profession d'orfèvre, et acquit par son talent et sa piobité la confiance et l'amitié de Clotaire ll.Dagobert I" avait également la plus grande affection pour saint Éloi, et il le consulta fréquemment sur la conduite de son royaume. L'an 631 , Eloi fonda l'abbaye de Solignac, située à deux lieues de Limoges, et il changea une maison que le roi lui avait donnée à Paris, en un monastère de filles, qui, plus tard, fut occupé pai" les Barnabites. Doué d'une grande charité, il s'appliqua à faire ileurir la vertu, et il succéda, l'an 639, à saint Acaire, évéque de Noyon. Il parut avec éclat au concile de Chàlons, l'an 644. L'Église l'honore le l'^"' décembre. Sa Vie a été écrite par saint Ouen, évéque de Rouen et son ami particulier, et par Montigny, chan. et archidiacre de Noyon. Voy. Baronius, Annales, ann. 665, n. 7. Godeau, Éloge des évéques, \. LXXVII. Mabillon. Acta Sanctor. Ord. Sancti Bened.. t. II, p. 1091. Le Mire, de Scriptor. eccles. Le Cointe, Annal, eccles. Francor., ann. 610, n. 8. Jacques Levasseur, Annales de Soyon, tom. I". Le P. Sirmond, in ^ot. I Concil. Galiic. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. III, p. 595 et suiv. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacre's et eccles., tom. XVII, p. 682 et suiv. Richard et Giraud.
IL ELOI-DE-NOYON (SAINT-), eu latin Sanctus Eligius Soriuntensis , abbaye de l'Oidre de Saint- Benoit située dans la ville de Novon, fondée, dit-on, au vu* siècle. Elle fut d'abord placée sous l'invocation de saint Loup de Troyes; plus tard elle prit le nom de Saint-Éloi , qui y fut enterré. Elle fut longtemps célèbre par les fréquents miracles que Dieu y opéra par l'intercession de ce saint. Ce monastère eut beau-
coup à souffrir lors de l'invasion des NormauJâ et pendant les guerres des Anglais et des Espagnols. Les religieux de la congrégation de Saint- Maur, qui furent appelés à Novon en 1631, restaurèrent l'abbaye de Saint-Élôi. Voi^. la Gallia Christ., tom. IX. col. 1056, nouv. édit. Richard et Giraud.
III. ÉLOI(FONTAINE SAINT-), en latin S«»ch' Eligii Fous, abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin située au diocèse de Noyon, fut d'abord établie à Chauni. Vers le milieu du xii» siècle, on la transféra à une lieue de la même ville, vers Hara. On ignore l'époque de sa fondation. L'ancien monastère était occupé par les Pères Minimes, qui y furent intioduits en 1617, et le nouveau par les chanoines réguliers de la congrégation de France, qui s'y établirent lau 1669. Voy. la Gall. Cftrist.. tom. IX, col. il, 26, nouv. édit. Richard et Giraud.