‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 767 sur 1220 · ESCL · texte numérisé non relu

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neuf discours d'Ésaïas; Venise, 1574, in-S". Voy. Tillemont, Mémoires ,lom. VII, p. 426. La Bihliotheca Pntrum, édit. de Lyon , 1677, tom. XII. Assemani, Biblioth. Orientali^, tom. III. Fabricius, Biblioth. grœca, et Biblioth. latinœ mediœ et infimœ ft>tatis. La Nouv. Biogr. génér.

IL ÉSAÏAS, moine grec de Chypre au xv« siècle, a écrit au pape Nicolas une Lettre dans laquelle il réfute Nicolas Sclengea , qui avait publié contre les Latins un recueil d'autorités des Pères sur la procession du Saint-Esprit. Cette lettre a été donnée par Léon AUatius dans sa Grœda Orthodoxa , texte grec et traduction latine. Voy. Fabricius, Biblioth. grœca.

ÉSAÏTÉS, nom donné aux Caïnites, qui honoraient Èsaû, parce qu'ils faisaient profession d'honorer tous ceux que l'Ecriture sainte représente comme des impies et des réprouvés.

ÉSAOl lils d'Isaac et de Rébecca, fut ainsi nommé d'un mot hébreu qui signiliepotk, parce qu'en naissant il était comme un manteau de poils. Il se livra à la chasse et au labourage. Il vendit son droit d'aînesse à Jacob, son frère,

f»our un roux de lentille ; ce qui lui fit donner enom d'Édom, c'est-à-dire roux, rouge. A l'âge de quarante ans , Ésaû épousa deux femmes chananéennes, ce qui déplut à Isaac et à Rébecca. Il s'établit dans les montagnes, à l'orient du Jourdain, et devint le père des Édomites, ou Iduméens. Voy. Genèse, xxv et suiv.

ESBAAL, le même qu'Isboseth , quatrième lils de Saiil. Voy. I Paralip., vili, 33.

ESBERG (Jean), protestant suédois, vivait au commencement du xviii" siècle. Parmi les ouvrages qu'il a composés , nous citerons : 1" Disputotio de Mulieribus phiiosophantibus : Upsal , 1699, in-8»; — 2» de Ulphila ; Stockholm, 1700, in-4o; — 3° Disputatio de termo gratiœ et salutis perempterio ; ibid., in -8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. ESBON, fds de Bêla et petit -lils de Benjamin. Voy. I Paralip.. vu, 7.

II. ESBON, ville épisc. de la province d'Arabie, au diocèse d'Antioche, sous la métropole de Bostres. On n'en connaît que trois évêques, dont le premier, Gennade, assista au concile de Nicée. Esbon est aujourd'hui un évéché in partibus, toujours sous la métropole de Bostres, devenue aussi elle-même évêché in partibus. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. 864. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol, XXII , p. 80,81.

ESBUS. Voy. Ésebon, n» II.

ESCALANTE ( Ferdinand d' ) , Espagnol , vivait au xvii" siècle, et appartenait à l'Ordre des Trinitaires. Il a laissé : l" le Bouclier des prédicateurs de la parole de Dieu sur l'Ancien Testament; Séville, 1612; — 2" Histoire de la Genèsejusquù la confusion des langues.

ESGALE-DIEU (Scala-Dei), abbaye de l'Ordre de Citeaux, fondée au diocèse de ïarbes, avant l'an 1136, dans un lieu appelé Cabadur. Elle était hlle de Morimond et mère de plusieurs abbayes, surtout en Espagne. Saint Raimond , abbé de Fitero , et fondateur des Ordres militaires d'Alcantara et de Calatrava, avait fait profession au monastère de lEscale-Dieu. Voy. la Gallia Christ., tom. I, col. 260.

ESCHALIS {Escalea, Escaleria) , abbaye de l'Ordre de Citeaux , située au diocèse et au bailliage de Sens , à quatre lieues de .loigny. Elle fut fondée l'an 1131 , et elle était de la filiation de Fontenay.

ESGHENBACH (Jean-Christophe) , théologien protestant d'Allemagne , mort vers lan 1776, a laissé, entre autres ouvrages : 1» Bi-

bliothèque perpétuelle des prêtres; 1755, in-S"; — 2" Preuve de la certitude de la résurrection des morts ; Bareuth , 1765, in-8'' ; — S» Nouvelle théo' ine du ciel et de la terre , ou Explication de l'hi<ttoire de la création ; YlGl , in -4»; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Nouv. Bior/r. qénér.

ÈSCHENMAYER (Charles -Adolphe), philosophe, né à Neuenburg en 1768, mort en 1854, Erofessa la philosophie et la médecine à Tuingue. Outre un grand nombre d'ouvrages purement philosophiques . on a de lui : 1° Philosophie de la religion; Tubingue , 1818-1824; — 2» la plus simple Dogmatique , tirée de la raison, de l'histoire et de la révélation; ibid., 1826; — 3" la Philosophie de la religion de Hegel comparée avec le principe chrétien; ibid., 1834; — 4" Principes de philosophie chrétienne ; Râle, 1840 ; — 5" V Organe du christianisme; — Stuttgart, 1843; — 6» six Périodes de la religion chrétienne; 1851. Voif. la Nouv. Biogr. génér.

ESCHiL. Voy. ESKIL.

ESCHIUS ou ESSCHIUS, ou VAN ESCHE (Nicolas), curé et réformateur des béguines de Diest en Flandre, né à Oosterwick ou Oosloryeh en 1507, mort en 1578, réforma d'abord le béguinage de Sainte-Catherine-de-Diest, et établit ensuite d'autres asiles, ainsi que le collège de Saint-Sauveur à Diest. Il devint plus tard archiprêtre pour le district de Diest tout entier. Il a laissé : 1» des Exercices de piété en latin ; Anvers. 1563, in-8», et 1569, in-8°, trad. en flamand ; Louvain , 1713; — 2" Isagoge , seu intrnductio ad vitam introversam capessendam, à la tête du Templum animœ, composé par une religieuse ; Anvers, 1553, in-S»; — 3° une édition latine dé Margarita evangelica, par la même; Cologne, 1545. Voy. Valére - André , Biblioth. Belg., édit. de 1739, Bruxelles, in -4". Richard et Gitaud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

ESCHMIAZIN pu ECSMIAZIN , célèbre monastère d'Arménie , situé à trois lieues d'Erivan , vers le couchant. C'est le siège principal des catholiques ou patriarches d'Arménie. Le premier catholique de ce siège fut saint Grégoire , surnommé Vllluminateur. qui fut sacré ou à Rome par le pape saint Sylvestre , ou à Césarée , par Léonce , archevêque de cette ville. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1372 et suiv. Richard et Giraud.

ESCLAVAGE, ESCLAVE. On a vu à l'art.

Empêchements dirimants, n^II, 2», que l'erreur sur la condition de la servitude était un empêchement dirimant de mariage; mais, suivant le droit canon , un esclave peut se marier avec qui il veut malgré son maître, pourvu que ce ne soit pas au préjudice de ses droits, et qu'il donne connaissance de son état à la personne qu'il doit épouser. Car, comme dit saint Thomas, c'est l'ignorance de la servitude, et non la servitude elle-même qui forme un empêchement de mariage. (Suppl., q. Lii , art. l«r.) Quant aux ecclésiastiques et aux religieux, la dist. 54 du décret de Gratien est pleine de canons qui défendent aux évêques d'ordonner des esclaves, et aux monastères , de les recevoir pour religieux sans le consentement de leurs maîtres ; or ce consentement opère la liberté. Ainsi les esclaves sont irréguliers, on ne peut leur conférer les ordres ni leur donner la tonsure, à moins qu'ils ne soient affranchis. ( Cap. Consuluit, de Servis non ordinandis , et eot^m marmmissîone.) Ces prescriptions sont justes et pleines de sagesse. Il n'est personne, en effet, qui ne reconnaisse que le mariage , de même que

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l'état ecclésiastique et religieux , n'exige impérieusement de la part de celui qui s'y engage des conditions de liberté, d'indépendance personnelle incompatibles avec lesclavage. Toutefois on ne saurait légitimement en conclure que la servitude est défendue par le droit naturel et divin. Le premier besoin de l'homme est la vie et la subsistance. Si pour se les procurer il se trouve réduit à renoncer à sa liberté, eston en droit de lui en faire un crime? Et si, d'un autre côté , un maître ne peut, sans nuire grièvement à ses propres intérêts, lui assurer la vie, la subsistance, la protection, qu'à la condition d'un service perpétuel, nous ne voyons pas qu'il y ait injustice à l'exiger, ni en quoi cette convention réciproque blesse le droit naturel. On ne saurait montrer un seul passage de l'Écriture qui défende l'esclavage. Abraham et les autres patriarches ont eu des esclaves. Plus tard Moïse donne des règles aux Hébreux au sujet de l'esclavage, mais il ne le détruit point. Saint Paul veut que les esclaves restent dans leur état lorsqu'ils sont appelés à la foi, et qu'ils obéissent avec le plus grand respect à leurs maîtres. Seulement nulle part les esclaves ne furent traités avec autant d'humanité que chez les Hébreux. D'abord la vertu des patriarches leur rendit toujours doux et supportable l'empire absolu qu'ils avaient sur eux. Dans la suite. Moïse s'occupa de leur sort avec tant de sollicitude , que la sagesse de ses règlements mit les plus mauvais maîtres dans l'impossibilité d'abuser de leur pouvoir. Mais la loi ne s'occupait pas seulement du sort des esclaves de la nation; elle voulait, en effet, que si un esclave étranger venait se réfugier en Palestine, il fût regardé et traité comme un hôte, et qu'on n'accordât jamais son extradition. Quant au christianisme , l'histoire de l'Église est là, qui atteste qu'à toutes les époques il s'est opposé à ce que des hommes libres devinssent des esclaves, et, quand il ne pouvait l'obtenir, il ne négligeait rien pour porter les maîtres à rendre leur condition moins dure et moins avilissante. Voy. Exode, xxi. Lévit., xxv, 39; XL. I Corinth., vu , 20. Éphés., vi, 5. I Timoth., vi, 1-3. Saint Antonin, Smnma Théo/, moralis, pars. III, fit. III. c. vi, § 5. Pontas, au mot Esclave. Collet, The:ol. morale, tom. I", p. 129. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. W'uhrer, Y Influence bienfaisante de l'Église au moyen âge; dans Pletz, Nouv. Gaz. théol. ,i83i. tom. 1". Mœhler, Fragments de ^Histoire de l'abolition de l'esclavage par le christianisme dans les cinq premiers siècles : dans la Revue trimestr. de théol. de Tubingue, 1834. Balmès, el Protestantismo coniparado con el CathoUcisrno en sus relaciones con la civilizacion europea; Madrid, 1848, 3 vol. in-8». Le D"^ Haas, sur l'Esclavage et son abolition par l'Église: dans la Nouvelle Sion, ann. 1849, suppl., n°^ 9-12. Le Diction, encyclop. de la théol. cathol. J.-B. Glaire, Introd. hisior. et crit., etc., tom. II, p. 265 et suiv.

ESCLAVES DE LA VERTU, Ordre de chevalerie institué pour les dames , l'an 1602 , par l'mpératrice Éléonore de Gonzague , veuve de Ferdinand III. Il n'était composé que de trente dames d'une haute noblesse, outre les princesses, dont le nombre n'était pas limité. Voy. Hélyot, Hist. des Ord. monast., tom. VIII, p. 427. Richard et Giraud.

I. ESCOBAR ou ESCOBARD (Antoine), de l'illustre maison de Mendoza . jésuite , né a Valladolid l'an 1589, mort en 1669. possédait une gi-ande facilité d'élocution; pendant cinquante

ans il se livra à la prédication. Pascal, qui a persiflé la prétendue morale d'Escobar, avait lui-même des principes bien plus relâchés, puisque , sans jamais avoir lu une ligne du savant jésuite , il prétait honteusement et sans scrupule sa plume acérée à d'injustes calomniateurs. Outre des poésies religieuses, Escobar a laissé un grand nombres d'ouviages, dont les principaux sont : 1» de Augustissimo ineffabilis Eucharistiœ arcano, morulious mysticisque annotationibus ?«e/-rt/o;"Valladolid. 1624, in-fol. ; — 2" Summula casuum conscieniiœ; Pampelune, in-16; — 3fAd eiangelia sanctorum Comme» tarius panegyricis rnoralibus illustratus; Lyon , 1642-1948 , in-fol. ; — 4» Vêtus et Novum Testamentmn . htteralibus et rnoralibus commentariis illusiratum: Lyon, 1652, in-fol. ; — 5» Liher tltenlogiœ moralis , XXIV Societatis Jesu doctoribus reseratus, etc.; Lyon, 1646, in-8o; ce livre a été traduit en plusieurs langues, et a eu en Espagne trente-neuf éditions ; — 6<* Vniiersœ theologiœ moralis problematu , etc. ; ibid., 1652, 2 vol. in-fol.; — 7° Universce theologiœ moralis receptiores absque lite sententiœ , etc.; ibid., 1663, 7 vol. in-fol.; — 8" Commentarius in Canticum, ou de Mariœ Deiparœ elogiis: ibid., 1669, in-fol. Voy. Nicol.-.^ntonio , Biolioth. Hisp. nova. Ribadeneira, Bihlioth.Scriptorum Societatis Jesu. Moréri, Diction, historique, édit. de 1759. Feller , qui, dans sa Biogr. Mnù'er.?.. fait de justes réflexions sur les adversaires de notre auteur. Le Diction, de la théol. cathol., qui a également peint ces mêmes adversaires.

If. ESCOBAR (Bartholomé de), missionnaire, né à Séville l'an 1558, mort à Lima en 1624, entra chez les jésuites dans les Indes occidendales. Il a laissé : 1° Conciones de Christi testarnento et codicillo , pro XL horis in Quinquagesima ; Lyon , 1617, in-4o ; — 2» Conciones de festis Domini] Paris, 1624, in-4° ; — 3° Conciones super omnes Beatœ Virginis festivitates : ibid., 1624, in-4''; — 4" Sermones de la Concepcion de Suestra Seiiora ; Oviédo , 1622 , in - 4". Voy. Ladvocat , Diction, hisf. portât. Nicol. - Antonio , Biblioth. Hispana. Ribadeneira, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu.

III. ESCOBAR (Duna Marina de), née à Valladolid en 1554. morte en 163.3, mérita par ses vertus de recevoir des faveurs célestes; les saintes Gertrude, Brigitte et Mathilde lui apparaissaient fréquemment. En 1582, plusieurs femmes qui voulaient renoncer au monde pour mieux se sanctifier, se retirèrent sous sa conduite dans un monastère. Marina donna à ce nouvel Ordre le nom de Récollection de Sainte- Brigitte. Sa vie a été écrite et publiée sous le titre de la Vida maravillosu de la vénérable virgen dona Marina de Escobar, nntural de Valladolid . sacada de lo que ella misma escrivià de orden de sus padres espirituales ; Madrid, 1665, in-fol. Voy. Nie- Antonio, Biblioth. Hisp. La Xouv. Biogr. génér.

IV. ESCOBAR (Fra Antonio de), religieux du Mont-Carmel , né à Coïmbre , mort en 1681 , a laissé un grand nombre d'ouvrages, paimi lesquels nous citerons : 1" Vida de santo Angelo martyr; Lisbonne, 1670, in-4»; — 2» Christaes da aima: ibid., 1673, in-8»; Coïmbre, 1677 et 1721, in-8»; — 3» Vida e Martijrio do V. P. Conçalo da Silveira. Voy. Summario da Bibliutheca Lusitana, 1 . 123. La Nouv. Biogr. génér.

V. ESCOBAR (Fra Pedro de), théologien, ne à Médina, mort à Tlaicapan, apparteMit à l'Ordre des Ermites de Saint- Augustin. Il aUa prêcher la foi à Mexico , où il devint premier théologien de la cathédxale, pour éUe plus tard

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