FAUT
les trois Couronnes de Cordoiw. Ils vivaient ensemble, et lorsqu'on voulut forcer les chrétiens à adorer les faux dieux, ils allèrent tous les trois se présenter aux persécuteurs , à qui ils reprochèrent leur cruauté. On leur lit subir mille tortures , et on les condamna à être brûlés. La plupart des martyrologes placent leur fête au 13 octobre. Voy. D. Thierri Ruinart.
III. FAUSTÉ (saint), fils de saint Dalmace, était archimandrite ou supérieur de monastères dans Constantinople. Voy. Dalmace, n» I.
IV. FAUSTE, évêque de Riez, en Provence, surnommé en [^onséqxx&nceReiensisoviRegensis, Hegiemis, né en Bretagne, mort vers l'an 480, se retira dans le monastère de Lérins, où il succéda à l'abbé saint Maxime, qui monta sur le siège épiscopal de Riez l'an 433; il succéda encore à ce même saint dans l'évêché de Riez, et il assista au concile de Rome tenu l'an 462. Il
fouverna son église avec la plus grande sagesse. auste fut estimé et loué par de grands hommes de son temps ; mais il eut aussi de grands adversaires , tels que saint Fulgence de Ruspe , saint Avit de Vienne, saint Gésaire d'Arles, qui écrivirent contre lui. Les papes Gélase I" et Hormisdas condamnèrent sa doctrine, et les demi- Pélagiens le regardaient comme leur chef; mais parce qu'il a détesté ses erreurs après que l'Église lésa condamnées, dit Baronius, ou qu'il est mort avant leur condamnation, cela n'empêche pas que quelques églises, telles que celles de Riez, de Cavaillon et de Lérins, ne fassent tous les ans sa fête , sans opposition de la part de l'Église romaine. Pour ce qui est de la part que Fauste a eu dans l'affaire des Prédestinatiens, Voy. Prédestinatiens. lia laissé de nombreux ouvrages, dont les principaux sont : 1" Traité contre les Ariens et les Macédoniens ;
— 2" de la Grâce et du libre arbitre, dans la Biblioth. des Pères, édit. de Lyon ; — 3" un livre du Saint-Esprit; — 4° un Traité sur la Trinité;
— 5° des Sermons et des Homélies; on trouve six sermons de Fauste dans les P. Martenne et Durand, torn. IX, édit. de Paris, 1733. Les égUses de Riez, de Cavaillon et de Lérins, célèbrent sa fête le 28 septembre. Voy. Sidoine ApolUnaire, Epîtres III et IX du livre IX. Gennade, Hommes illustres, c. Lxxxv. Baronius, à l'an 490. Bollandus, au IGjanv. Simon Bartel, Apolog. de Fauste, à la lin de son Hist. chronol. des évégues de Riez. Richard et Giraud. La Noiœ. Biogr. génér. Gaet. Moroni,vol. XXIII, p. 234,235.
V. FAUSTE, moine de G\3inku'û(Glanifolium), ancien nom du monastère de Saint-Maur-sur- Loire. Il accompagna saint Maur en France. Après la mort de ce dernier, il se retira à Rome dans le monastère de Latran, qui à cette époque était occupé par les moines du Mont-Cassin. A la prière de l'abbé Théodore, il écrivit, la Vie de saint Maur, son Voyage en France, l'Établissement de son monastère et ses miracles. 11 présenta son travail au pape Boniface IV , qui l'approuva vers (307. Plusieurs critiques ont regardé la Vie de saint Maur comme une pièce supposée, et Fauste comme un auteur imaginaire; mais p. Ruinart les a réfutés victorieusement sur les deux points, suivant D. Ceillier, intéressé comme son confrère à cette réfutation. Voy. D. Ceillier, Hisf. des Aut. sacr. et ecele's., tom. XVII, p. 459. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. qénér.
VI. FAUSTE , moine d'Agaune ou de Saint- Maurice, eh Valais, vivait au vi« siècle. Saint Séverin, son abbé , ayant été appelé à Paris l'an 505, par Glovis I'"", Fauste l'y suivit, et, après la mort de saint Séverin, il écrivit sa vie. Elle
se trouve dans Bollandus au 11 février, et dans Mabillon, Acta, tom. I, p. 568-570. Voy. D. Rivet, Hist. littér.de la France, tom. III, p. 111 et suiv.
VIL FAUSTE (Barthélemi de SAINT-), de l'Ordre des Feuillants , mort jl'an 1636. On lui doit : 1" le Miroir des confesseurs et des pénitents; Lyon, 1621 ; — 2o /e Trésor des religieux: ibid., 1623; — 3" Traité des Heures canoniales; ibid., 1627; — 4° Traité du Jubilé; — 5» Traités de lu Pénitence, de l'Eucharistie et du saint sacrifice de la Messe; Naples, 1632. Ses œuvres complètes ont paru à Naples , après la mort de l'auteur, sous le titre de Théologie morale, divisées en quatre parties.
I. FAUSTIN et JOVITE (saints), morts vers l'an 121 , demeuraient ensemole à Brescia lorsque l'Église fut persécutée sous l'empire d'Adrien. On croit que Faustin était prêtre, et .lovite diacre. Bien qu'on ne connaisse point leur vie, on est parfaitement sûr de leur martyre. L'Église de Brescia les honore comme ses patrons le 15 février. Voy. Bollandus au 15 février. Tillemont, Hist. des Empereurs. Gregorovius,Jïîsf. de l'empereur Adrien.
IL FAUSTIN (saint), évêque de Lyon, succéda vers l'an 250 à l'évêque Hélie. Il se distingua par son zèle pour maintenir la pureté de la foi , et par l'ardeur avec laquelle il combattit Marcien, évêque d'Arles , qui avait embrassé^ l'hérésie de Novatien. Il écrivit au pape saint Etienne pour faire déposer Marcien, puis à saint Cyprien, évêque de Carthage. Les deux lettres de Faustin sont perdues; mais on en trouve la substance dans la LXVII® Lettre de saint Cyprien, laquelle est adressée au pape saint Etienne. Voy. Tillemont, Hist. des Empereurs. Sainte-Marthe, Gall. Christ., tom. IV. Grégoire de Tours, Epitome historiée Francorum. ^Histoire littéraire de la France. La Nouv. Biogr. génér.
III. FAUSTIN, frère de saint Siraplice et de sainte Béatrix, fut le compagnon de martyre de saint Félix. Voy. Simplice , n" II.
IV. FAUSTIN ou FAUSTINUS , schismatique, vivait au iv" siècle, et était diacre, selon les uns, prêtre , selon les autres. Il s'attacha à l'antipape Ursicin contre le pape Damase , et adhéra à la secte de Lucifer. On a de lui : 1» de Trinitate, seu de fide co7ifra Arianos, ad Flacillam imperatricem , libri VIII; cet ouvrage est dans Hérolde, Orthodoxograph.; Bàle, 1555, in-fol.; — 2° Fides Theodosio impcratori oblata, dans Quesnel, Canones et Constitut. Eccles. Rom.: Paris, 1675, tom. II, p. 138; — 3° Libellus precum, dans Sirmond, Opéra. Les ouvrages de Faustin se trouvent aussi dans la Biblioth. des Pères. Voy. Gennade, de Script, eccl., c. XVI. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
FAUSTINOPOLI'S, ville épisc. de la .seconde Cappadoce située au diocèse de Pont, et érigée en évèché au v« siècle, sous la métropole de Thyane. On n'en connaît que trois évêques, dont le preniier, Daniel, fut excommunié dans le concile d'Éphèse pour s'être opposé à l'ouverture du concile avant l'arrivée de Jean d'Antioche, et pour s'être attaché à son parti. Voy. De Commanville, P^ Table alphabet., p. 103. Richard et Giraud.
FAUSTINUS. Voy. Faustin, n» IV.
FAUTE se dit, en terme de droit, d'une omission qui se fait par imprudence et qu'on aurait pu éviter, mais qui n'est pas toujours un péché. On en distingue de trois sortes : la laute grave, culpa lata; la légère, levis; et la très -légère, levissima.
FAUTIER, nom donné, dans quelques cha-
FAVR