‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 815 sur 1220 · FEMM · texte numérisé non relu

FEMM

FÉNE

particulier. Frontejus, premier évêque de Feltri, siégeait en 5«3. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. V, p. 368. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 269etsuiv.

II. FELTRI (Ange-Marie de Saint-Antoine), clerc régulier des Écoles Pies, qui vivait au XViii" siècle , a laissé : S. Hilarii, Pidavorum episcopi, de piorum statu in sinu Abrahœ, ante Ùhristi mortem sententia, nuncprimum illustrata ah Angelo Maria Feltri, etc.; Naples, 1762, in-4o. Foy. les Annales typographiques, septembre 1763, n, 147, p. 200. Rich.ird et Giraud.

FELTZ ou FELTZIUS (Jean-Henri), jurisc, mort vers l'an 1750, professa le droit à Strasbourg et fut recteur de l'université de cette ville. Nous citerons parmi ses ouvrages . 1» Disputationes I et II ex historia Henrici sancti; Strasbourg, 1712 et 1714, in-4''; — 9,' Specimina diff'erentiarumjuris cornmunis et juris gallicani circa materiam restitutionis in integrum; ibid., 1713, in-4«. Voy. le Journ. des Savants, 1713, p. 238, 1" édit., et 203, 2« édit. Richard et Giraud.

FELVINTZKI (Alexandre), orientaliste hongrois duxvil« siècle et ministre protestant, qui a laissé un recueil de toutes les hérésies intitulé : Hœresiologia ; Debreczin, 1680, in-8». Voy. la Nnuv. liiogr. génér.

FELWINÔER (Jean -Paul), théologien protestant, né à Nuremberg l'an 1616, mort en 1C81, après avoir été professeur à Altfort, se distingua par son zèle contre les écrivains sociniens, auxquels il opposa, entre autres ouvrages : 1" Ânti-Ostorodus ; — ^° Defensio pro A. Grawero contra Srnnhium. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

I. FEMME. Par femme on entend généralement toutes les personnes du sexe féminin, mariées ou non. Le Seigneur ayant envoyé un profond sommeil à Adam, tira une côte de son côté, dont il forma la femme qu'il lui donna pour compagne et pour aide. Il l'assujettit ensuite à l'empire de l'homme : Sub viri potestate eris. (Gen., m, 16.) L'homme est donc le maître et le chef de la femme, ainsi que de sa famille; et, suivant les lois divines et humaines, sa femme lui doit être soumise, docile, attentive à le prévenir et à lui plaire en tout ce qui est juste et raisonnable. — Par le droit canon les femmes sont exclues de toutes fonctions ecclésiastiques et spirituelles. Une femme ne peut donc recevoir aucun ordre ecclésiastique; si elle le reçoit, l'ordre n'imprime sur elle aucun caractère ; que si une abbesse a l'exercice d'une juridiction par un droit tout particulier, elle ne peut toutefois ni excommunier, ni absoudre, ni porter de censure, ni encenser à l'autel, ni toucher les vases sacrés; cependant les évoques permettent aux religieuses et à des femmes pieuses de les toucher dans certaines circonstances. Elles ne peuvent non plus s'approcher de l'autel pour servir les ministres de l'Église; elles ne peuvent par conséquent servir la messe, ni même, quoique loin de l'autel, répondre la messe au prêtre. La même impuissance s'étend à la prédication, à l'enseignement et au droit de bénir publiquement; et si la glose du chapitre Addidimus, glos. 16, 33, qu. 1, dit qu'elle peut prêcher et enseigner avec la permission du supérieur, ce ne doit pas être en public. La femme peut toutefois exercer un patronage; elle est même capable de posséder certains bénéfices, qu'on appelle à cause de cela féminins, et qui ne peuvent être possédés par des hommes. Les canons ont défendu aux femmes l'entrée du chœur et du sanctuaire des églises. Foy. Éphés., V, 22 et suiv. I Corinth., xiv, 34, 35, 37. I Timoth.,11, 11, 12. Le droit can., C. Diaconissam,

XXVII, qu. 1, const. 30, lib. const. 8. Le C.Nova, de Pœnit. et remùs.; cap. Mulieres et fin. xxxii. Le Cap. Dilecta, de Major, et ohed. Le C. In sacratis, dist. 24. Decius, de Reg. juris, n. 39. Le Missel, 6 i, de Defectibus. Le Cap. Inhibendum I, de Cohahitatione clericorum. Le concile in Trullo, can. 70. Le C. Nova de Pœnit. et rem.; cap. Mulier, dist. 23. Le concile de Laodicée, tenu l'an 321 sous le pape saint Sylvestre, Can. 44. L. Ferraris, Prompta Biblioth., ad voc. Femina. Compar. Chœur, n» I. Voy. D. Calmet, qui, dans son Diction, de la Bible , rapporte les diverses opinions émises sur la création de la femme. Richard et Giraud. Le Diction, eccle's. et canon, portatif. Bergier, qui, dans son Diction, de théologie, répond aux objections soulevées par les incrédules et les philosophes sur diverses questions relatives à la iemme. Le Dicti07i. encyclop. de la théol. calhoL, où il est traité de la Situation de la femme dans le paganisme , le christianisme et chez les anciens Hébreux.

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