FIER
gation de la Propagation de la foi chez les Grisons. Il lit ses études à Fribourg, où il fut reçu docteur eu l'un et l'autre droit , et entra chez les Capucins en 1612. Il lit des progrès rapides dans la vertu, et ses supérieurs le nommèrent préfet de la mission chez les Grisons. Son zèle et son éloquence opérèrent de nombreuses conversions à Weltkirchen , et les hérétiques, désespérés de ses succès , l'assassinèrent. Benoit XIV le canonisa le 28 juillet 1746. Voy, VHist. de la vie et de la mort précieuse du B. P. Fidel de Sigmaringen..., par la sacrée Congrég. de Propaganda Me; Paris, 1730, in-4''. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 244, 245. Le Diction, de la théol. cathol.
I. FIDÈLE (Fidelù), nom que l'on donnait, dans la primitive Église, aux laïques baptisés , pour les distinguer des catéchumènes, qui n'avaient pas encore reçu ce sacrement. Plus tard ce nom fut réservé aux chrétiens catholiques, c'est-à-dire à ceux qui ont la foi par excellence, par opposition à ceux qui professent de fausses religions, et que l'on nomme infidèles. Ainsi on dit V assemblée des fidèles en parlant de l'Église. Voy. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XXIII, p. 245, 246. Le Diction, de la théol. cathol.
II. FIDÈLE (saint), martyr de Côme, dans le Milanais, mort le 28 octobre 304. Il suivait la profession des armes , et employait aux œuvres de charité tout le temps que le service ne réclamait pas. Il eut la tète tranchée sous Maxiraien Hercule , ainsi que saint Exonthe et saint Carpophère , compagnons de son martyre. L'Église honore sa mémoire le 28 octobre. Voy. 't\\\emox\i -, Mémoires , tom. V.
III. FIDÈLE, de Saint-Germain, capucin de la province de Milan, mort à Rome l'an 1622, fut un prédicateur célèbre et vraiment apostolique. Il ne voulut jamais , par un rare exemple d'humilité, accepter la pourpre romaine, que Grégoire XV lui offrit. Il a laissé : 1" Exercice pour la réduction du pécheur; Côme, 1614; — '2° Panégyrique de saint Charles Borromée; Milan, 1610. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine , Biblioth. univ. Francise, tom. I'', p. 349.
IV. FIDÈLE, de l'Ordre des Frères-Mineurs, né à Lucrpies, vivait au xvii« siècle. Il fut gardien et ministre de la province réformée de Boulogne , et il acquit la réputation d'un prédicateur distingué et d'un savant théologien. Il est auteur de Sermons pour l'Avent et le Carême ; 1682. Voy, le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I»"".
V. FIDÈLE (Benoit), commissaire général du Tiers-Ordre des Frères -Mineurs, né en Sicile, vivait au xvip siècle. Il a laissé : 1" Theoremata moralia de augustissimo Euchnristiœ sacramento, ex psalmo xxii decerpta; Palerme, 1638, in-4»; — 20 des Sermons. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I", p. 199.
VI. FIDÈLE (ROI TRÈS-), en latin Fidelissimus Hex, titre d'honneur que Benoît XIV accorda en 1748 au roi de Portugal Jean V et à tous ses successeurs. Le mot Fidelis est pris dans le sens de croyant; car , dans le bref qui confère ce titre honorilique , il est question des services rendus à la foi catholique par les rois de Portugal. Voy. le Diction, de la théol. cathol.
FIDELIS. Voy. Féale.
I. FIDÉLITÉ (Fidelitas), vertu qui nous porte à observer exactement et sincèrement nos promesses. Autrefois, en France, on appelait droit de serment de fidélité le droit qu'avait le roi de nommer à la première prébende vacante dans
l'église, et à la nomination de l'évêque, qui faisait serment de fidélité au roi pour entrer dans sa prélature.
II. FIDÉLITÉ (Fidelitatis Ordo), Ordre de chevalerie institué l'an 1701 par Frédéric III, marquis et électeur de Brandebourg, qui prit le titre de roi de Prusse. On l'appelle aussi Ordre de r Aigle-Noire, parce qu'aux angles de la croix il y a l'aigle de Prusse émaillée de noir. Voy. Hélyot , Hist. monast., tom. VIII , p. 335.
FIDELIUM, premier mot de l'oraison que l'Église dit pour tous les morts immédiatement avant lÉpitre, et que l'on appelle pour cette raison Fidelium.
FIDELLE (Louis), chanoine de Tournai et docteur de Paris, mort l'an 1652, a laissé : 1° de Mundi structura , seu sex dierum opificio , lib. VIII; — 2" de Humana Restauratione , seu de Incarnatione Domini ; — 3» de Militia spirituali, lib. V. Voy. Le Mire, de Script, sœc. xvi. André- Valère , Biblioth. Belg.
FIDEMIUM. Voy. Fémy.
FIDÈNES, ancienne ville épisc. située à quarante stades de Rome. On voit aujourd'hui , à la place qu'elle occupait autrefois , un domaine qui appartenait au chapitre de Saint-Pierre , et appelé Castel Giubileo, parce qu'on l'acheta pendant l'année d'un Jubilé universel. On n'en connaît que deux évèques, dont le premier, Géronce , assista au concile tenu à Rome sous Symmaque , et dont le second, Justin, se trouva au conc. de Rome, sous le pape Agathon, en 680. Voy. Ughelli, lialia Sacra, tom. X, p. 97.
FIDOLE. Voy. Fale.
FIDOLOME ou FIDOLAME, ville épisc. de la Mauritanie césarienne , dans rAfrit^ue occidentale, sous la métropole de Césaree. Voy. les Notit. Afr., n» 17.
I. FIEF, terre, seigneurie ou droits qu'on tenait d'un seigneur dominant, à la charge de foi et hommage ou de quelques redevances. Outre les liefs de dignité ou les liefs simples, il y avait des fiefs épiscopaux ou presbytéraux : on appelait ainsi des biens ecclésiastiques que des seigneurs laïques avaient usurpés sur la fin de la seconde race des rois de France. Il y avait aussi des liefs de dévotion ou de piété : c'était le nom que l'on donnait aux États que, par humilité , les souverains reconnaissaient tenir de Dieu , à la charge de l'hommage et de quelques redevances. Voy. Gibert, Instit. eccl. et Bénéf.,p. 798. Richard et Glraud.
II. FIEF -AUMÔNE, ou aumône fieffée, lief qu'un seigneur donnait à l'Église, par forme d'aumône, pour quelque fondation.
FIERA (Jean-Baptiste), médecin, né à Mantoue l'an 1469, mort en 1538, a laissé, entre autres ouvrages : 1» Histoire évangélique de Dieu et de l'homme; Venise et Bâle ; — '2p Traité de l'immortalité de l'âme; — 3" Dialogue de la peinture, de la justice et de la prédestination ; Mantoue,1515. Voij. le Catal.de la Biblioth. d'Oxford.
FIERBERTUS. Voy. Fitz-Herbert.
FIERT AELE (crime). On disait autrefois à Rouen qu'un crime était fiertable, lorsqu'on pouvait en obtenir la rémission en levant la fierté de saint Romain ; tels étaient les crimes de lèsemajesté, de duel, etc. Voy. Fierté, et Richard et Giraud.
FIERTE ( Feretrum ) , châsse , cercueil ; mot usité à Rouen en parlant de la châsse de saint Romain, archevêque de cette ville. On accordait la grâce à un criminel le jour de l'Ascension, où l'on portait en procession dans la ville la châsse de saint Romain. Fby. Romain (saint), n** V.
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