‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 835 sur 1220 · II. FIESOLI, congrégation. Voy. Fesoli · texte numérisé non relu

II. FIESOLI, congrégation. Voy. Fesoli

PIEUX ( Jacques de ) , évêque de Toul , docteur de la maison de Navarre , mort à Paris en 1687, fut un prédicateur très -distingué. Il publia : 1° des Statuts synodaux; 1677; ils ont servi de règle dans la suite à l'Église de Toul; — 2" un écrit très-estiraé sur l'Usure; 1679. Voy. Feller, Bioyr. univers.

FI6EAC (Figiacum), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans la \i\\e du même nom , au diocèse de Cahors. Elle fut fondée vers l'an 755 par Pépin, père de Charlernagne , en reconnaissance de l'heureux succès que Dieu avait accordé à ses armes contre les Sarrasins. Cette abbaye, qui appartenait à la congrégation de Cluny depuis l'an 1074, fut sécularisée et changée en collégiale par une bulle de Paul III, datée du 28 aoùt"l536, mais elle ne fut exécutée qu'en 1556. Voy. la Gatl. Christ., tom. I , col. 171 et suiv. Moréri , édit. de 4759. Richard et Giraud.

I. FIGLIUCCI (Félix), dominicain, né à Sienne , vivait au xvi« siècle. Il était très- versé dans les lettres divines et humaines , et il savait parfaitement le latin et le grec. Outre quelques ouvrages purement littéraires, on a de lui : 1" un Discours latin qu'il prononça au [concile de Trente; — 2° Catechismo , cioè instruzione seconda il décréta del concilio di Trento ;^ome. 1567, in -8». Voy. le P. Échard, Scriptor. Ord. Prœdic, tom. 11, p. 263. Richard et Giraud.

II. FIGLIUCCI évincent), jésuite, né à Sienne, mort à Rome l'an 1622, fut pénitencier. Ses principaux ouvrages sont : 1° Moralium quœstionum , tom. II ; — 2» de Statu clerivorum ; — 3° de Beneficiis ; — 4» de Clericorum vita; — 5" de Simonia. Voy. Alegambe , Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Le Mire, de Scriptorib. sœc. xvii.

FIGON (Louis), lazariste , né aux Pennes , prés de Marseille, eu 1745, mort l'an 1824, professa successivement la théologie à Arles et à Marseille. Ayant refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé, il émigra et se rendit à Nice , où il s'adonna à la prédication. Revenu en France sous le Directoire, il desservit à Marseille l'église des Missions jusqu'au concordat de 1801, puis fut curé d'Aubagne jusqu'à sa mort, avec la permission des supérieurs de Saint-Lazare. On a de lui un opuscule intitulé : Encyclique de Benoit XIV, Vix pervenit , expliquée par les tribunaux de Rome : par un curé , ancien professeur de théologie ; Marseille et Paris, 1822, in-8". C'est un extrait des cahiers de théologie de l'auteur; son but est de démontrer que l'Encyclique n'est pas contraire au prêt à intérêt. Voy. Feller, Biogr. univers.

FIGUE, figuier, arbre dont il est souvent question dans l'Écriture. Adam et Eve se cou- VTirent avec des feuilles de figuier. Jésus- Christ, venant de Béthanie, sapprocha d'un figuier; mais, n'y trouvant pas de figues, il le maudit , et l'arbre sécha aussitôt jusqu'à la ra-

I cine. Saint Marc remarque que ce n'était pas alors la saison des ligues; et néanmoins Jésus- Christ semble vouloir punir la stérilité du figuier ; c'est ce qui montre que cette action est toute mystérieuse ; ce figuier n'était pas coupable dé sa stérilité, mais il représentait la i nation juive , coupable d'une stérilité qui allait I attirer sur elle la malédiction du Seigneur. C'est aussi ce que la plupart des interprètes ont regardé comme un signe de la réprobation du peuple juif, figuré par ce figuier. Sans rejeter cette interprétation , Bossuet en fait une application « à la créature raisonnable , qui doit toujours des fruits à son créateur, en quelque temps qu'il lui en demande. » Voy. Gen., m, 7. Matth.. XXI. 19. Marc, xi, 13. Luc. xiii, 7. FIGUEIREDO. Voy. Pereira, n» I.

FIGUERIO ( Pierre ) , chanoine régulier de Sainte-Croix , né à Figuerio , mort en 1592, fut l'un des hommes les plus distingués du Portugal. Il savait le latin, le grec, l'hébreu et le chaldéen; mais sa modestie surpassa de beaucoup son savoir, et ce fut d'après les ordres souvent réitérés de ses supérieurs qu'il consentit à se faire recevoir docteur à l'université de Coïmbre. Il refusa la première chaire d'Écriture sainte dans cette université, et ne voulut accepter aucune charge dans sa congrégation. Il a laissé : 1° Commeritaires sur les quinze premiet^s psaumes; — 2° Paraphrase sur Jérémie; — • ; 3° Commentaire sur les douze petits Prophètes ; tous ces ouvrages ont paru à Lyon , 1616. Voy. \ Drouet , édit. de Moréri , 1759. Richard et Gri- ■ raud.

i FIGURE, FIGURISME, FIGURISTE. Il y a

des théologiens et des interprètes qui prétendent

que toutes les actions, les histoires et les céré-

j moniesde l'Ancien Testament étaient des figures

et des prophéties de ce qui devait arriver dans

I le Nouveau; on les a nommés pour ce motif

I figuristes, et leur système figurisme. Ce système

I est évidemment outré, et entraîne beaucoup

d'abus dans l'explication de l'Écriture. Voy.

I l'excellent Trqité de la véritable religion contre

I les athées, etc., par l'abbé de la Chambre, t. IV,

' p. 228 et suiv. Bergier, Diction, de théol. J.-B.

Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 237 et suiv.

L'abbé Léonard , Traité du sens littéral et wjy.y-

tique de l'Écriture sainte, d'après la doctrine des

Pères. Fourmont l'aîné , qui , sous le nom de

Rabbi Ismaël Ben- Abraham, a publié Mouhaka

ou Ceinture de douleur, contre les figuristes.

FILACE, ville épisc. de la Byzacène, dans l'Afrique occidentale, sous la métj-opole d'Adrumète. Voi/. les Notit. Afric, n. 79.

FILAMONDO (Raphaël-Marie), dominicain et évêque de Suessa, né à Naples vers l'an 1650, mort vers 1716. Parmi ses divers écrits nous citerons seulement : l* Haquaglio del viaggio fotto da padri deW Ordine de' Predicutori inviati dalla sacra Congregazione de Propaganda Fide mùsionarii apostolici nella Tartaria minore, l'anno 1662, etc.; Naples, 1695, in-8''; — 2° Theorhetoricœ idea, ex divinis Scripturis et politiorût literaturœ rnystagogis deducta, Christianis oratoribusad imitondum proposita: ibid., 1700, 2vol. in -4». Voy. Échard, Biblioth. Scriptor. Ordin. Prœdic. Feller, Bioyr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

FILASSIER ou FILLASSIER (Marin), prêtre, né à Paris, mort l'an 1733, fut chapelam des Dames de Miramion. Il a laissé : Sentiments, chrétiens propres aux personnes malades et in-firmes, pour se sanctifier dans les maux et se préparer à une bonne mort; Paris, 1723, in-12; ce^ ouvrage a eu quatre éditions. Voy. les Sov,v€l(e%

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