FISC
délia letteratura italiana, vol. VII, part, I, p. 282. La Nouv. Biogr. génér.
FIORITO (Augustin), jésuite, né à Mazzara, en Sicile, l'an 1580, mort à Palerme l'an 1613, professa le grec dans cette dernière ville. Il a recueilli dans les Pères de l'Église grecque un grand nombre d'opuscules relatifs a l'histoire ecclésiastique de la Sicile, et il en a donné une traduction latine. On en trouve plusieurs dans Octave Gaétan, Sanctorum Siculorum t^'^œ; Palerme, 1657, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
FIRMAMENT, dans la Genèse, doit s'entendre de l'étendue {expansum) des cieux ; c'est le sens du mot hébreu rendu dans la Yulgate par ûrmamentum. Or cette étendue des cieux n est autre chose que l'atmosphère, cette couche d'air qui enveloppe le globe terrestre et contient les vapeurs aqueuses qui, en s'élevant de la terre, se condensent, se rapprochent, forment les nuages, les brouillards , les pluies, la neige, la grêle et la rosée. Ainsi, former cette étendue ou atmosphère, c'était donner à ces vapeurs un milieu qui pût les recevoir et les séparer des eaux des mers. Il est facile maintenant de voir que par eaux supérieures Moïse entendait ces vapeurs aqueuses de l'atmosphère, et par eaux inférieures celles qui forment les mers. Ajoutons que Moïse ne pouvait choisir un mot plus propre à peindre l'objet qu'il voulait exprimer ; car dès que nous élevons les yeux de la terre, ce qui nous frappe uniquement, c'est cet espace immense, cette vaste étendue dans laquelle la vue semble se perdre. Disons enfin que le mot firmament de la Vulgate n'implique nullement que Moïse, par une erreur grossière, ait cru les cieux solides, comme l'entendent les incrédules.
FIRMANUM. Voy. Fermo.
FIRMAT (saint), martyr, compagnon de saint Placide. Voy. Placide.
FIRMICUS MATERNUS (Julius) ou JULIUS MATERNUS FIRMICUS, écrivain ecclésiastique du iv» siècle , embrassa la religion chrétienne, dont il devint un des plus zélés défenseurs. C'est à tort qu'on l'a confondu avec saint Materne, évêque de Milan. Il a laissé un ouvrage dans lequel il engage les empereurs Gonstantius et Constant à détruire complètement le paganisme ; ce livre est intitulé : de l'Erreur et delà fausseté des religions profanes; Strasbourg, 1562; Heidelberg, 1599, et Bàle, 1603. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom, VI, p. 1 et suiv.
FIRMILIEN (saint), évêque de Césarée, en Cappadoce, né vers l'an 200, mort à Tarse l'an 269, assista l'an 231 au concile d'Icône , où l'on déclara qu'il fallait rebaptiser les hérétiques, parce que tout baptême donné hors de l'Église était nul ; l'an 264 il présida le concile d'Antioche. A l'exception de l'article des rebaptisants, saint Firmilien maintint dans son diocèse la pureté de la foi et celle des mœurs; il résista au schisnie de Novatien, et, pendant les calamités qui désolèrent sa province, il donna les plus touchants exemples de charité. Saint Basile cite de saint Firmilien plusieurs Discours, et on trouve une Lettre de lui parmi celles de saint Cyprien. Les Grecs honorent sa mémoire le 28 octobre. Voy. saint Basile, de Spiritu Sancto. Gregor. Nyss., VitaGregor. Thaurnat., c. VI. Eusèhe,Hist., 1. V et VII. Théodoret, Hist., 1. II. Tillemont, Mémoires, tom. IV. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. III, p. 304. Richard et Giraud.
I. FIRMIN (saint), premier évêque d'Amiens et martyr, né à Pampelune , mort à Amiens le 25 septembre 287, fut baptisé et instruit par
saint Honet, qui le conduisit à saint Honorât, évêque de Toulouse, qui l'prdonna prêtre, puis évêque. Firmin prêcha l'Évangile dans l'Agénois, en Auvergne, en Anjou, à Beauvais et à Amiens; il est regardé comme l'apôtre de cette ville. L'Église honore sa mémoire le 25 septembre.
II. FIRMIN (saint), qu'on a surnommé le Confès, c'est-à-dire le Confesseur, pour le distinguer du martyr, naquit à Amiens, dont il fut le troisième évêque. Il succéda à saint Euloge vers l'an 350. Sa vie est entièrement inconnue. On célèbre sa fête le i"^ septembre , et on honore ses reliques dans la cathédrale d'Amiens.
III. FlRMIN (saint), évêque de Verdun, né à Toul , mort l'an 502, était parent de saint Loup et de saint Pulchronius, évêques de Troyes. Il se distingua par sa piété et sa charité ; il eut la douleur de ne pouvoir empêcher les habitants de Verdun de se révolter contre Clovis, et il mourut de frayeur à la vue de l'armée des Francs qui s'avançait pour soumettre les rebelles. Voy. D. Calmet, Hist. de Lorraine.
IV. FIRMIN (saint), évêque d'Uzès, né dans la Gaule Narbonnaise vers l'an 509, mort le 11 octobre 553, fut d'abord coadjuteur de son oncle Borice, évêque d'Uzès, auquel il succéda. Il s'acquitta avec un grand zèle de toutes les fonctions pastorales , et il assista aux conciles d'Orléans et de Paris. Il fut un des quatre auteurs de la Vie de saint Césaire d'Arles. On célèbre sa fête le 11 octobre. Voy. D. Rivet , Hist. littér. de la France, tom. III, p. 261.
FIRMITAS AD GRONAM. Voy. Ferté-sur- Grosne (La).
FIRMUM. Voy. Fermo.
FIRMUS, archevêque de Césarée, en Cappadoce, mort l'an 438 ou 439, se trouva au concile d'Éphèse, approuva la seconde lettre de saint Cyrille à Nestorius, et souscrivit dans son rang à la condamnation de cet hérésiarque. Il fut du nombre des huit évêques que le concile députa à l'empereur pour défendre les intérêts de la foi et des prélats, que le parti de .Tean d'Antioche avait maltraités. De divers ouvrages qu'il a composés, il ne nous est parvenu que quarante-cinq lettres en grec, qui ont été insérées avec une traduction latine dans les Analecta grœca de Muratori, et dans le Recueil de Galland, Biblioth. grœco-latina veferum Patrum, tom. IX, p. 499. Voy. Socrate , Hist. ecclés., 1. VII. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XIV, p. 279 et suiv. Fabricius, Rihlioth. grœca, tom. XIII, p. 781. Richard et Giraud.
FISC vient du latin ficus, qui signifie proprement un joara'er de jonc ou di osier dans lequel les Romains mettaient l'argent. Il se prend aujourd'hui pour le domaine ou le trésor public. L'Église n'a point de fisc , et elle ne peut pas en avoir, suivant la définition expresse du canon Majores xvi, qu. vil : Hoc tollit fiscus, guod non accipit Christus. D'où il suit que le juge d'Église ne peut condamner à l'amende , si ce n'est pour employer l'argent en œuvres pies. D'où il suit aussi que le Pape , comme prince temporel, peut en avoir dans ses États. Voy. Richard et Giraud.
FISCAMPUM. Voy. Fécamp.
FISCHBECK (Chrétien -Michel), protestant d'Allemagne , mort vers l'an 1737, fut recteur à Langensalza et professeur à Gotha. Il a laissé
?lusieurs ouvrages, dont les principaux sont : 0 Summarium theologiœ ; Langensalza, 1715, in -8°; — 1° Brevis explanatio epistolœ Pauli ad Romanos; ibid., 1720, in-S"; — 3° Ethica christiana; ibid., 1713; — 4" Doctrina morum; ibid.,
FISS
FIUM
•1725, in-8°. Voy.la Nouvelle Biographie générale.
I. FISCHER (Anselme), bénédictin de la congrégation de Saint-Joseph en Suède, a laissé : 1° Tractalus asceticus de tribus votis religiosis, in-8»; — 2° Vita interna cum Deo. seu doctrina ascetica, quomodo religiosus debeat sibi et mun~ do mari, ut uni vivat Deo; in-12. Voy. le Journal des Savants. 1709, p. 474, 1" édit., et p. 434, 2e édit.
II. FISCHER (Edmond-Rodolphe), protestant, né à Hasen-Pepprach Tan 1687, mort en 1776, devint superintendant général, membre du conseil consistorial et professeur au gymnase de Cûbourg. Ses principaux ouvrages sont : 1° Veteris ecclesiœ legatis , in S. Ignatii epistolam ad Polycarpum brevis commentatio , etc.; Cobourg , 1717 ; — 2" Historia ecclesiastica sœculi XII, in vita Johannis Gerhardi; Leipzig, 1727; — 3" Livre complet d'église, en allemand; Cobourg, 1743, in- 4°; — 4» de Eligenda inter christianos religione dissidentes sententia brevis Consultatio, etc.; ibid., 1734. Voy. la Nouv. Biogr.
III. FISCHER (Jean- Chrétien), protestant, né à Groeben lan 1708, mort en 1793, fut adjoint à la faculté de philosophie d'Iéna. Il a laissé , outre quelques ouvrages de droit et de littérature : Demonstratio de obligatione hominis ad religionem naturalem et revelatam; 1737. Voy. la Souv. Biogr. génér.
FISEN (Barthélémy), jésuite, né à Liège l'an 1591 , mort à Lille en 1649, était fort versé dans lantiquité ecclésiastique. Il a laissé : 1° de prima Origine festi Corporis Christi, ex viso S. Julianœ Virginis divinitus oblato: deque vita Julianœ ; Liège, 1628, in -8°; — 2» Paradoxum christianum , neminem lœdi nisi a seipsu; ibid., 1640, in - 8" ; — 3° Sancta Legia, Romance Ecclesiœ filia , sive historiarum Ecclesiœ Leodiensis partes duœ, etc.; ibid., 169t>, in-foL; — 4" Flores Ecclesiœ Leodiensis , sive vitœ vel elogia sanctorum et aliorum qui illustriori virtute hartc diœcesim exoniarunt ; Lille , i&il , in-fol. Voy. Valère-André . Biblioth. Belg., édit. de 1739, in-4°, tom. I, p. 125 et 126. Moréri, Diction, histor. FISHACRE ou FISSACRE, FITSACRE (Richard), dominicain, né à Oxford, mort l'an 1248, fut le disciple et le collègue de Roger} Bacon. On lui doit : 1° Commentaire sur tes Sentences; — 20 Apostilles sur les soixante-dix premiers psaumes: — 3° Traité des indulgences; — 4° Commentaires sur la Bible; — 5" Traité de la Pénitence; — 6" Apostilles morales. Voy. Pitseus. Le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. I, p. 118.
FISHER (Jean), évéque de Rochester et cardinal, né dans le diocèse d'York vers Tan 1455, mort en 1535, fut le précepteur de Henri VIII, nui Taima et l'honora jusqu'à l'époque de son uivorce ; mais Fisher n'ayant pas voulu reconnaître le roi pour chef de l'Église dAngleterre, eut la tête tranchée. Il a laissé, outre plusieurs ouvrages contre Luther, divers traités , dont les principaux sont : 1» des Sept Sacrements et du Purgatoire; — 2» de la Vérité du corps et du sang de Jésus-Christ dans l'Eucharistie; — 3<' de la Confiance et de la miséricorde ; — 4" Commentaire sur les psaumes de la pénitence; tous ses ouvrages réunis ont paru à Wùrtzbourg, 1597. Voy. Bellarmin, de Script, eccles. Possevin. Sponde. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.
FISSANUM, ville épisc. dWfrique dont on ne connaît pas la province. Elle est mentionnée dans la conférence de Carthage. Voy. Coll. Carth., col. 202.
FISSON. Voy. Fossala.
FISTENPORT (Jean), de l'Ordre du Saint- Sépulcre , né à Mayence , a continué la chronique composée par Herman de Gênes ; elle se trouve dans la Collect. de divers monuments anciens et modernes; Brunswick, 1724, in -8", tom. I.
FISTULA. Voy. Chalumea.
FITSACRE. Voy. Fish.\cre.
I. FITZ-HERBERT, en latin Fierbertus (^\colas). théologien irlandais du xvip siècle, professait la religion catholique. Son principal ouvrage est intitulé : de Antiquitate et continuatione cathol icœ religionis in Anglia; Rome, 1608, iu-S". Voy. la Souv. Biogr. génér.
II. FITZ-HERBERT (Thomas), jésuite, né à Swynnerton l'an 1552, mort en 1640 à Rome, où il était recteur du collège des Anglais. Il a laissé : 1" Defence ofthe catholycke cause; Saint- Omer, 1602, in-4''; — 2" Treatise concerning Policy and Religion ; Douai , 1606 , in-4° , et 1610 ; Londres, 1652; — 3° du Serment de fidélité , contre Widi'ington ; Saint-Omer, 1614; — 4" Défense du cardinal Bellarmin; ibid., 1621. Voy. Sotwel , Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Augustin et AJoys de Bucker, Biblioth, Scriptor. Societ. Jesu.
III. FITZ-JAMES (François, duc de), lils du maréchal duc de Bervvick, né à Saint-Germainen-Laye l'an 1709, mort à Soissons en 1764, renonça aux dignités de son père , dont il avait la survivance, pour embrasser l'état ecclésiastique à l'âge de dix-huit ans. Il devint évéque de Soissons en 1739, et ensuite premier aumônier du roi Louis XV . Ce prélat professait les doctrines du jansénisme. On a de lui : 1° des Instructions pastorales ; — 2° un Rituel ; ouvrages qui ont fait beaucoup de bruit ; quelques-uns même de ces écrits ont été condamnés a Rome et censurés par plusieurs évéques en France. Ces ouvrages furent publiés après sa mort sous le titre d'Œuvres posthumes; 1769, 1770, 3 vol. in-12. On trouve à la tête de ces œuvres une Vie du duc de Fitz -James. Voy. Feller, Biogr. univers La Noui. Biogr. génér.
IV. FITZ-RALPH (Richard), ou Richard Radulphe, archevêque dArmagh , mort l'an 1360 , a laissé : 1° Défense des curés contre les religieux mendiants; Paris , 1623 ; — 2^ une Somme contre les Arméniens ; — 3° Sermons des louanges de la Vierge; Paris, 1612.
V. FITZ-SIMONS (Henri), jésuite, né à DubHn vers l'an 1570. mort en 1643, fut élevé dans le protestantisme. 11 se convertit de bonne heure, et devint l'un des plus habiles controversistes de son temps. Il prêcha la foi dans sa patrie, où il eut le bonheur d'opérer plusieurs conversions ; mais la persécution l'obligea de se cacher dans les bois, où il mourut. On a de lui : 1» Confutntion ofJohn Rider s Ctaim of antiquity in behalf of the protestant religion, and a calming comfort against his caveat; Rohan, 1608, in-4'' ; — 2" The justification and exposition of divine sacrifice of Mass , and of ail rites and cérémonies thereto belonging; Douai, 1611, in-4<'; — 3" Britannomachia ministrorum in plerisque fidei fandamentis et articulis dissidentium; ibid., 1614 , in-4° ; — 4° Catalogus prœcipuorum sanctorum Hiberniœ; Liège, 1619, in-8''. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. yénér.
FIUME (Ignace), dominicain, né en Sicile, mort à Naples en 1694, fut d'abord maître des études dans sa congrégation , puis professeur au collège de Sainte-Marie. L'an 1681, Innocent XI le nomma évéque de PoUgnano. Il a laisse : 1" Schola veritatis adversus mendacm Luthen,