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la disette qui affligea cette ville ; mais la pureté de sa foi ayant été attaquée, Foscarari fut arrêté et conduit au château Saint-Ange , d'où il ne tarda pas cependant à sortir. 11 assista au concile de Trente, et il fut chargé avec Léonard Marini et Foreiro de rédiger un catécliisme et de réformer le Bréviaire, ainsi que le Missel de Rome. C'est lui, en effet, qui a composé le Catechismiis ad Parochos avec les deux autres dominicains. On attribue à Foscarari : Ordo judiciarius in foro ecclesiastico. Voy. Richard et Giraud.

FOSCHERARIUS. Voy. l'art, précéd.

FOSCO (Placide), en latin Fuscm, premier médecin et un des conseillers du pape Pie V, né en 1505 à Monteliori , dans les environs de Rimini, mort à Rome l'an 1574, est l'auteur d'un livre estimé qui a pour titre : de Usu et (ibusu Astrologiœ in urte medica. Voy. Jean-Jacques Manget, Biblioth. Scriptorum Medicorum veterum et recentium, 1. VI , sub lin.

FOSSAIRE (Fossarius), officier de l'Église d'Orient chargé du soin d'enterrer les fidèles. Il jouissait, entre autres privilèges, de l'exemption des impôts et des charges publiques. Le P. Goar insinue que les fossaires existaient dès le temps des apôtres, que les jeunes hommes qui enterrèrent les corps d'Ananie et de Saphire, et ceux qui prirent soin de la sépulture de saint Etienne (Actes, v, 6; viii) étaient des fossaires en litre. Saint Jérôme, ou plutôt l'auteur du traité de Septem Ordinib. Ecclesice , lès met au rang des clercs. Voy. Goar, Eucologe des Grecs, notes. Tillemont, Hist. des empereurs, tom. IV, p. 235. Bergier, Diction, de théolog., art. Funérailles, vers la fin. Compur. Copiâtes.

FOSSALA ou FOSSULA, FUSSULA, FISSON, siège épisc. de la province de Numidie, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Cirte ; c'est un château situé à quarante milles d'Hippone, et séparé de ce diocèse du temps même de saint Augustin. On n'en connaît que deux évoques, dont le premier, Antoine, est nommé dans la lettre adressée au pape saint Innocent I" par le concile de Milève, assemblé pour condamner les erreurs des Pélagiens. Voy. saint .\ugustin, Epist. CCIX. De Civit. Dei ,\. XXII, c. VIII. Gaet. Moroni, vol. XXVI, p. 16.

FOSSANO {Fossanum Fons), ville épisc. d'Italie située dans le Piémont, entre Saluées et Mondovi. Quelques-uns. comme De Commanyille, prétendent qu'elle fut érigée en évêché en 1560; d'autres veulent qu'elle l'ait été par Grégoire XIII; mais Ughelli prouve assez bien qu'elle le fut, le 15 avril 1592, par Clément VIII, qui la plaça sous la métropole de Turin. Voi/. De Commanville, /" Table alphabet., p. 107. Ughelli, tom. IV, p. 1079 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVI, p. 16 et suiv.

FOSSARIENS , hérétiques duxv^ siècle, issus, selon toute apparence, des .Albigeois. Leur nom vient de ce qu'ils s'assemblaient dans les fosses et dans les cavernes pour y débiter leurs impiétés et commettre des actions infâmes. Ils méprisaient les sacrements et les cérémonies de l'Église. Plus tard ils se confondirent avec les Hussites de Bohême, Voy. Trithème, Chron. du monastère de Span/ieim. Richard et Giraud.

FOSSÉ (Pierre-Thomas du), mort à Paris l'an 1698, a écrit les Vies des Saints des mois de janvier et de février, celles de TertuUien, d'Origène et de saint Thomas de Cantorbéry. Il a continué les Commentaires sur la Bible, commencés par le Maistre de Sacy.

FOSSEMBRUNO ou FOSSOMBRONE (Forum Sempronii), ville épisc. d'Italie située dans le

Picenum et le Vicariat romain. On ne sait à quelle époque la foi y a été prêchée; mais il y existait des chrétiens avant Constantin, puisque le Martyrologe romain mentionne plusieurs martyrs qui ont souffert dans les persécutions qui qnt précédé cet empereur. Ce siège est sous la métropole d'Urbin. Richard et Giraud remarquent avec raison que c'est sans fondement qu'Ughelli donne Félicissime comme le premier évêque de Fossombrone. A la vérité il y a eu un évêque de ce nom qui souscrivit au concile de Rome sous le pape Symmaque, en 499, mais cet évêque se qualifie d'évêque de Caudium. D'ailleurs, comme le dit Gaet. Moroni, la tradition donne des prédécesseurs à Félicissime, bien que leurs notices soient perdues; et De Commanville reconnaît, de son côté, que l'èvêchè de Fossembruno remonte au iv« ou au v» siècle. Foy.UgheHi, Ilalia Sacra, tom.IÏ, p. 826. De Commanville, l" part.. Église lat., p. 25, et /« Table alphab., p. 107. Gaet.Moroni, vol. XXVI, p. 36, col. 2.

FOSSOYEUR. Voy. Fossaire.

FOSSULA. ro»/. FossALA.

FOSTER (Jacques), ministre anglican, né à Exeter l'an 1697, mort en 1753, étudia à l'école des non-conformistes de sa ville natale; et, partageant les opinions du docteur Gale au sujet du baptême des adultes, il se fit administrer de nouveau ce sacrement. Il exerça ensuite les fonctions pastorales chez les Indépendants de Pinner's Hall. Il a laissé : 1° Essay on fundamentals , and lus sermon on the résurrection of the Christ; 17^; — 2» Defence of the usefulness truth , etc., of Christian révélation ugainst Tindal; 1731 ; — 3° Tracts on Heresy; — 4° Sermons; 4 vol. in-8"; — 5"^ Discourses on natural religion and social virtue ; in -4". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

II. FOSTER (Michel), légiste anglican fort distingué , né à Marlborough en 1689, mort l'an 1763, occupa plusieurs places importantes qui lui donnèrent occasion de faire preuve de ses connaissances comme légiste. On lui doit, entre autres écrits : 1» A Letter of Advice to protestant dissenters; 1720; — 2" j4« Examinution of the Schéma of Church Power laid down in the Codex Juris ecclesiastici Anglicani, etc.; 1735. Voy. la Nouv, Biogr. génér.

FOTIUS. Foy. Fozio.

FOU. Voy. E.MPÊCHEMENT, n» II, no 11.

FOUCARMONT(F«/cflrc?i Mans), abbaye de l'Ordre de Cîteaux située au diocèse de Rouen, et de la filiation de Savigni. Cette abbaye fut fondée lan 1130 par Henri, comte d'Eu, qui y prit l'habit; elle était régulière et réformée. Foy. la Gall. Christ., tom. Il, col. 304,

i. FOUCAULT (François), prêtre, né à Orléans vers 1590, mort l'an 1640, méritait, à défaut de tout autre titre, d'être cité pour les services qu'il rendit comme citoyen et comme ecclésiastique aux habitants de sa ville natale, lors de la terrible peste qui la désola en 1626. C'est à cette occasion qu'il institua pour le clergé d'Orléans la confrérie qui s'est perpétuée dans cette ville. On lui doit encore : le Pain cuit sous la cendre apporté par un ange au prophète É lie pour re'confoiier le moribond : Orléans, 1631; livre de prières qui fut réimprimé plus tard sous le nouveau titre de : Prières chrétiennes pour servir de préparation à la mort. Voy. Feller, Biogr. univers.

II. FOUCAULT (Nicolas), prêtre, mort en 1692, était de la même famille et du même diocèse que le précédent. Il a fondé lui aussi à Orléans un excellent établissement, celui du

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