VI. GARCIAS DE LOAYSA. Voy. Giron
GARD (LE), en latin Gardurn, abbaye de
l'Ordre de Citeaux située sur la Somme, à trois lieues d'Amiens. Elle était de la filiation de Charlieu, ligne de Clairvaux, et elle fut fondée l'an 1137 par Gérard, vidame d'Amiens et seigneur de Pecquigny. Voy. la Gall. Christ., t. X. Richard et Giraud.
GARDAZ (François-Marie), avocat, né à Oyonnax, en Bugey, vers 1777, mort en 1815, montra le plus grand zèle pour la cause des Bourbons. Outre un Essai sur la vie et les ouvrages de Linguet , et divers Articles âd^ns les journaux, il a publié : Vœux prophétiques et réalisés, à l'occasion de r heureux rétablissement des successeurs de saint Louis sur le trône de France, par l'abbé Delille, suivis de quelques considérations sur les effets du fatalisme et de l'irréligion ; 1814, in-S". Voy. Feller, Biogr. univers.
GARDEBOSG (Le P. Ambroise), carme au xviiie siècle, professa la théologie à l'université de Toulouse. Il a laissé : Historiœ ecclesiasticœ a Christi ortu ad hanc usque œtatem Synopsis, et in omnia ejusdem controversa capita dissertationes; Toulouse, 1713, in-fol. Voy. leJourn.des Savants, 1713, p. 193,l'-« édit., et p. 163, 2* édit. Richard et Giraud.
I. GARDE-DE-DIEU (LA), en latin Garda ou Custodia Dei, abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans le diocèse de Cahors. Elle fut fondée Tan 1150 par le B. Etienne, abbé d'Obasine, et bâtie d'abord à huit lieues de là , dans la vallée de la paroisse de Saint-Martin d'Ésernac; c'est pour cela que la cure d'Ésernac était à la présentation de l'abbé de ce monastère. Voy. la Gallia Christ., tom. I, col. 186. Richard et Giraud.
II. GARDE-GARDIENNE (LETTRES DE). On appelait ainsi autrefois, en France, les lettres que le roi accordait à des communautés, chapitres, abbayes, prieurés, églises, universités, collèges, communautés, et par lesquelles Sa Majesté déclarait qu'elle prenait sous sa garde particulière ceux à qui elle les accordait, et que, pour cet effet, elle leur assignait des juges particuliers devantlesquels toutes leurs causes étaient commises. Le juge auquel cette juridiction était attribuée prenait le nom, de juge conservateur. Voy. VOrdon. de 1669. VÉdit du mois de février
GARDEN (Jacques), protestant, docteur et professeur de théologie ^u collège d'Aberdeen, en Ecosse, a laissé : Theologiœ purœ et pacificœ solida Fundumenta, sive T/œo/ogia comparatiua ; cet ouvrage se trouve dans le recueil intitulé : Theologiœ pacificœ itemque mysticœ etc.; 1702, in-12.
GARDICIUM, en français Cardica, selon de Commanville est une ville épisc. de la première Thessalie, dans l'exarchat de Macédoine, érigée au xii« siècle, et qui est encore aujourd'hui un village sur le golfe de Zéiton, où est un sufîragant de Larissa. C'est, sans aucun doute, la même que Curdic ou Cardice , dont nous avons parlé plus haut. Voy. De Commanville, /'« Table alphabet., p. 109, et Cardic.
I. GARDIEN est, dans l'Ordre de Saint-François, le supérieur du couvent dont la charge, appelée gardiennat , est ordinairement de trois ans.
.11. GARDIEN (ANGE). Plusieurs passages de l'Écriture prouvent jusqu'à l'évidence que Dieu daigne employer ses anges à la garde de l'homme; nous citerons, entre autres : Genèse, XXIV, 7; XLViii,16. .Judith, xiii, 20. Psaume xc, 11. Matth., xviii, 10. Actes, xii, 15. Ainsi ce n'est pas sans raison que l'Église catholique rend un culte aux Anges gardiens et célèbre so- . lennellement leur fête. Au iu« siècle, saint Grégoire le Thaumaturge remerciait son Ange gardien de lui avoir fait connaître Origène et de l'avoir mis sous la conduite de ce grand homme. Les autres Pères de l'Église invitent les fidèles à se souvenir de la présence de \e.\\r Ange gardien, afin que cette pensée serve aies détourner du péché. Voy. Bergier, Diction, de théoL, et Compar. Ange, n» I.
III. GARDIEN DE LA SPIRITUALITÉ ou DU SPIRITUEL, nom donné en Angleterre à celui qui, dans un diocèse, a la juridiction spirituelle pendant la vacance du siège. Tel est, par exemple, un archevêque, tant qu'un des évéchés de sa province est vacant.
GARDINER (Etienne), évêque de Winchester, né àBury-Saint-Edmond l'an 1483, mort en 1555, jouit de la plus grande faveur sous Henri VIII, dont il flatta les passions. Sous le règne de la reine Marie, il devint chancelier d'Angleterre, et il prit une part active aux affaires. Il réagit contre les mesures du régime précédent, et rétablit en grande partie le rituel catholique. S'étant opposé à la réformation, il fut emprisonné et déposé sous Edouard VI. Il a laissé : 1° De wra et fulsa Obcdientia; 1534; Francfort, 1621;- ouvrage qui a pour but de soutenir le divorce de Henri VIII; — 2° I^ecessary Doctrine of a Christian man; 1543; — 3° Confutatio cavillationum, quibus sacrosanctum Eucharistiœ sncramentum ab impiis Capernaitis inipeti solet ; Paris, 1552. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. gén.
I. GARE6 , était un des braves de l'armée de David. Voy. Il Rois, xxiii, 38.
IL GAREE, colline située près de Jérusalem. Voy. Jérémie, xxxi, 39.
GARELLA ou GARIELUS, GARIOLLA, ville épisc. de Thrace située dans le diocèse de ce nom, proche d'Apros. Elle fut érigée en métropole au xiv siècle. Elle a eu sept évêques, dont le premier, Sisinnius, assista et souscrivit au septième concile général. Voy. Jean Cantacuzène, Hist., c. xxiv. Lequien, Oviens Christ., tom. I, p. 1169. Richard et Giraud.
I. GARET (Jean), en latin Guretius, chanoine réguher de Saint-Augustin, docteur en théologie, né à Louvain, mort à Gand l'an 1571, fut pénitencier à Gand. On a de lui : \<^ De Veritate corporis Christi in Eucharistia ; imprimé plusieurs fois; — 2o De Sacrificio missœ; Anvers, 1563; — 3° De Mortuis vivorum precibus juvandis; ibid., 1564, in-16; — 4° De Sanctorum invocotione; Gand, 1570. Voy. André- Valère, Biblioth. Belg. Feller, Biogr. univers.