II. GARZIA (Martin), évèque de Barcelone
Êrédicateur du roi Ferdinand "V et d'Isabelle de astille, confesseur ordinaire de cette reine, vivait sur la lin du xv« siècle et au commencement du xvi«. Il a laissé quelques ouvrages, entre autres un volume de Sermons, qu'Augustin Olivan, chanoine de Barcelone, a fait imprimer en 1550. Voy. Nicolas- Antonio , Biblioth. Hispan.
GARZONI (Thomas), jurisc. et chanoine régulier de Latran , né à Bagnacavallo , dans la Romagne , en 1549 , mort l'an 1589 , est auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Hugonis de S. Victore Opéra omniu tribus tomis digesta, studio et industria Thom. Garionii, postillis annotatiunculis , scholiis ac vita Autoris exposita; Venise, 1588, in-fol.; — 2" Le Vite délie Done illustri délia Scrittura Sacra; con l'aggiunia délie Done oscure e laide dell' uno e l'altro Testamento ; discorso sopra la nobilità délie Done; ibid., 1588. Voy. Rosini, Lyceum Lateranense. Nicéron , Mémoires, tom. XXXVI. La Nouv. Biogr. génér.
GARZONOSTASE (Garzonostasium), terme barbare qui, dans les églises grecques , désigne une espèce de parvis où les domestiques des grands seigneurs s'arrêtent, tandis que leurs maîtres sont dans l'église. Voy. D, Macri Hierolexicon, ad voc. Garzonostasitîm. Du Gange, Glossarium, ad voc. Garcio, Garciones.
GASABIA. Voy. Gaudiaba.
GASAUPHALÀ. Voy. Gaudabia.
I. GASPARD , né à Vérone, fut précepteur du cardinal Borgia, depuis Alexandre VI. Il a laissé : Histoire de ce gui s est passé sous le pontificat de Paul II; cet ouvrage se trouve dans Rerum Italicarum, tom. III.
II. GASPARD (le P.) de Sainte-Marie-Madeleine, de l'Ordre de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, fut professeur de théologie, a laissé : Bona
Praxis confessariorum, sive methodus bene admi' nistrandi pœnitentiœ sacramentum, dialogice deducta ; Anvers, 1703, in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1705, p. 556, 1" édit., et p. 489, 2« édit.
GASPARI (Jean-Baptiste DE), en latin Gasparis, conseiller et historiographe de l'archevêque de Salzbourg, né à Levico , dans la province de Trente , l'an 1702, mort à Vienne en 1768, occupa à Vienne une chaire d'histoire , et fut chargé de l'inspection des écoles élémentaires. Ses principaux ouvrages sont : 1° De protestantium Germanorum in Cafholicos Gestis; vindicice adversus sj/cophantas Juvnvienses]; Cologne, 1741, in-40 ; — 2" Breviarium vitœ S. Theodori, episcopi Papiensis, dans les Acla SS., tom. V, mai; — 3* Archiepiscoporum Salisburgensiurn res ad usque Westphalicas in Luther anisrnum gestce ; 1780, in-S». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
GASPHA était un des chefs des Nathinéens. Voi/. II Esdras, xi,21.
GASSARIUS. Voy. Gasser.
GASSENDI (Pierre), philosophe et astronome, né à Champtercier, petit village de Provence, près de Digne, en 1529, mort à Paris l'an 1656, est auteur d'un grand nombre d'ouvrages divers , dont les seuls qui entrent dans notre objet sont : 1" Romanum Calendarium , compendiose expositum; accessit coroUarium de Romano Martxjrologio ; Paris, 1654, in-4''; Lyon, 1658, 5 vol. in-fol. ; Lyon, 1675 , comme appendice de l'ouvrage de Gassendi intitulé : Syntagma Epicuri ; — 2° Notitia Ecclesiœ Dixiensis ; accessit concilium Avenionense, anno 1326; Paris, 1654, in-4o; Lyon, 1658, 5* vol. in-fol. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., où l'on trouve un abrégé de l'histoire de Gassendi, et une longue liste d'auteurs à consulter sur ce savant et sur ses écrits.
GASSER (Achille-Pirminius), en latin Gasserius, Gassarius, médecin luthérien, né à Lindau en Souabe l'an 1505, mort en 1577, fut reçu docteur en médecine à Avignon. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1° Cataloqus regum omnium quoivm sub christiana professione per Europani adhuc régna florent ; Augsbourg, 1554; — 2° Catalogus regum hierosolymitanorum ; — 3" Historiarum et chronicorurn mundi epitome; Bàle, 1535, in-8», 3« édit.; — 4" Otfridi Evangelica gothica ; BAle , 1550. Les ouvrages de Gasser ont été mis à V Index par Clément VIII. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
GASSNER (Jean-Joseph), né en 1727 à Bratz, près de Pludentz, sur les frontières du Tyrol et de la Souabë, mort en 1799, était curé du village de Klœsterle, diocèse de Coire , lorsque, désespérant d'obtenir des médecins la guérison des maux d'une nature toute particulière qu'il éprouvait, surtout pendant la messe, et persuadé d'ailleurs que ces maux venaient du démon, il eut recours au saint nom de Jésus, dont l'invocation, en elfet, lui procura un prompt soulagement. 11 conçut dès lors la pensée de traiter les malades et les inlirmes par des exorcismes pratiqués au nom de Jésus. Il réussit si bien , que le prince évèque de Ratisbonne le nomma conseiller ecclésiastique et l'emmena avec lui à Ratisbonne, où il continua ses guérisons merveilleuses. Les protestants eux-mêmes attestèrent la vérité des faits. Cependant il se trouva des contradicteurs et des critiques qui voulurent expliquer ces cures naturellement. Il n'en fut pas de même du célèbre Lavater, qui reconnut au contraire le caractère miraculeux des exorcismes de Gassner. Voy. Feller, Biogr. wxiver. Le Diction, de la théol. cathol.