GAUL
GAUM
une exacte discipline. On célèbre sa fête le 11 août. Voy. Richard et Giraud.
GAULÀN ou GAULON, GOLAN, ville célèbre au delà du Jourdain qui donna son nom à la petite province nommée Gaulunite. Elle était située dans la haute Galilée, et elle fut donnée à la demi tribu de Manassé. On la céda aux Lévites de la famille de Gerson, et elle devint une ville de refuge. Elle est la patrie de Judas de Gaulon, chef des Galiléens ou des Hérodiens. Voy. Deutéron., IV, 43. Josué, xx, 8; xxi, 27. I Paralip., vi, 71.
GAULE, grande partie de l'Europe ainsi nommée, dit Ptolémée, de la blancheur de ses habitants, dont les corps sont à l'abri de l'ardeur du soleil qui hâle les autres peuples. Gala est un mot grec qui signifie du lait : comme si on disait que les Gaulois étaient blancs comme du lait. Le même auteur l'appelle Celto-Ga/atie, du nom de cette portion de l'Asie qu'on nommait autrefois Gulatie, et qu'on appelle Katolie. — Le P. Jacques Sirmond, et, après lui, Jean Launoy, docteur de Paris, soutiennent que la foi n'a été prêchée dans les Gaules ou en France que vers le milieu du ni« siècle, un peu avant le consulat de Dèce et de Gratns, par saint Gatien, qui prêcha àTours, Trophime ;\Arles,PauI à Narbonne, Martial à Limoges, Denis, autre que l'Aréopagite, à Paris, Saturnin à Toulouse, et Strémonius en Auvergne. Ils s'appuient particulièrement sur l'autorité de Grégoire de Tours et de Suipice Sévère. Cependant il parait plus probable qu'avant les sept missionnaii-es dont nous venons de parler la foi de Jésus-Christ fut établie dans les Gaules. Saint Épiphane croit que saint Luc y a prêché, et il n'est pas douteux
au'indépenaamment de ce disciple de Jésushrist d'autres n'y soient aussi allés pour travailler à la propagation de la foi. Car quelle apparence que saint Pierre, qui envoya de Rome saint Marc à Alexandrie pour y fonder une église, ait négligé d'envoyer des prédicateurs dans les Gaules, beaucoup plus voisines de l'Italie que l'Egypte? Saint Irénée marque, en particulier, les Gaules comme ayant été favorisées des premières de la connaissance du Fils de Dieu. iContr. Hrpres., 1. 1, c. m.) On demandera peut-être : Si la foi de Jésus-Christ était établie dès les premiers siècles de l'Église dans les Gaules, pourquoi voit-on tant d'intervalle entre les premiers fondateurs de ces églises et leurs successeurs? Nous répondrons qu'il a fort bien pu arriver que la foi chrétienne ait été annoncée dès les premiers siècles de l'Église, qu'elle y ait rnême subsisté quelque temps, et qu'ensuite la violence de la persécution s'étant fait sentir, et ayant enlevé les èvèques et les pasteurs, les brebis se soient dispersées et la religion éteinte. — Il s'est tenu dans les Gaules un certain nombre de conciles, qui portent pour cela le nom de Conciles des Gaules, sans qu'on sache précisément le lieu. Voy. Irén., Contr. Hœres.,
I. I, c. III, XVIII. Tertuil., /. adv. Fud., c. vu. Cyrill. Hierosol., Caiedi. XVII. Epiphan., /. de Hœres., c. xvii. Chrysost., Prœfat. in Epist. ad Hebr., elHomil. VII,de laud. Pauli. Hieronym., in cap. V Amos. Baronius, ad ann. 12, 69. Regia, tom. XVI. Labbe, tom. VI, IX. Hardouin, tom.
II , III. Mansi, tom. I, II, III. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXVI, XXVII , au mot Fran- CIA. Le Diction, de la théol. cathol.
GAULES. Voy. Gales, n» I.
GAULON. Vôy. Gaulan.
GAULONITES (Gaulonitœ, Gaulonites), Juifs factieux qui tiraient leur nom d'un certain Judas surnommé Galiléen ou Gaulonite, qui se ré-
volta contre le président romain à l'occasion d'un tribut. Voy. Actes des Apôtres, v, 37. Joseph, Antiq., 1. XVIII, c. Il , et De Bello Jud., 1. VII,
c. XXVIII.
GAULT (Ignace LE), récollet au xvii* siècle, fut provincial de la province de Saint -Denis, vicaire général et commissaire apostolique de tous les Récollets de France. Il a laissé : 1» De la Sainteté de l'Église romaine; — 2" un Traite' contre Paul Ferry, ministre de Metz; — 3» des Sermons. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Biblioth. univ. Francise, lom. 11. p. 3.
I. GAULTIER ou GAUTIER (François de), sieur de Saint-Blancard, ministre protestant, né à Gallargnes (Gard), mort à Berlin en 1703, présida le dernier synode du bas Languedoc tenu à Uzès en 1681. Il a laissé : 1" Réflexions générales sur le livre de M. de Meaux intitulé : Exposition de la doctrine catholique ; Cologne de Brandebourg, 1685, in-12; — 2» Histoire apologétique, ou Défense des libertés des églises réformées de F/'a/^ce; Amsterdam, 1688, 2 vol. in-12. Voy. la Nouv. Biogr. qénér.