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GAZE

GÉBA

Gazer. (Josué, xvi, 3.) Voy. Reland , Palœsl. il-

Imfrafn, p. 778 et suiv.

GAZARES, hérétiques ainsi nommés parce qu'ils sétablirent vers l'an 1197 à Gazare, ville de Dalmatie. Leurs erreurs étaient les mêmes que celles des Albigeois et des Vaudois. Ils enseignaient de plus que nulle puissance sur la terre n'a le droit de condamner à mort, quelque crime que le coupable ait commis. Voy. Sponde, ann. 1198. Le P. Pinchinat, Diction. chronoL, htst. et crii. sur l'origine de l'idolâtrie , des sectes, etc. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XXVIII, p. 19.5.

GAZAUFALA , ville épisc. de Numidie , dans r.\frique occidentale , sous la métropole de Cirte. On n'en connaît qu'un évêque, Salvien ,

Ïui assista au concile de Carthage sous saint yprien. Voy. la Notit. Afr., n° 2.

GAZER, ville royale des Chananéens, située sur les frontières d'Éphraim. (Josué, X, 33; xii, 12; XVI, 3.) Elle fut donnée aux Lévites (Josué, XXI, 21. I Paralip., vi, 67) Elle est nommée Gézer, II Rois, v, 25; Gazera, 1 Paralip., xiv, 16; Ge'ze'ron. I Machabi, iv, iô; Goh. I Rois, xxi, 18.

GAZERA, ville de la tribu d'Éphraïm , la même que Gazer. Voy. I Paralip., xiv, 16, et Compnr. Gazer.

I. GAZET (Alard ou Âllart), en latin Gazœus, né en l.ôCG à Arras, mort dans la même ville l'an 162G, était de l'Ordre de Saint -Benoit et prévôt de Saint -Michel , près d'Arras. On a de lui : 1» une édition des Œuvres de Cassien, avec des notes et des corrections; Douai, 2 vol. in-8» ; édition qui a été reproduite à Arras en 1628, in-fol. ; à Paris, en 1647; à Leipzig, en 1722, infol. ; — 2" De Officio sen Horis B. Mariœ Virginis collecfanen Distjiuisiiio , omnibus t^eligiosis cœterisque ccclesiasttcis aliisque divœ Virginia cultoriftus perutilis; accessit altéra Disquisitio de Offîciis Defunctorum , psalmis gradualihus et pœniteniialHius litaniis; Arras, 1622, in-12.

IL GAZET (Guillaume), en latin G«=œMy, chanoine de la collégiale de Saint-Pierre d'Aire, dans r.\rtois, né à .\rras l'an 155i, mort en 1612, a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Histoire de la vie^ , mort, passion et miracles des saints desquels l'Eglise catholique fait fête et mémoire par toute la chrestienté, etc.; Arras, 1584 , et Rouen, 1605; Rouen, 1619, 2« édit. ; — 2» La Somme des péchés et le remède d'iceux , etc.; Arras, 1592, in-8'' ; — 3" Ordre et suite des évesnues et archevesques de Cambray , etc. ; ibid., 1597, in-12 ; — 4° Ordre des évéques d'Arras depuis la séparation de Févéché de Cambrai, etc.; ibid., 1798, in-16; — 5» Ordre et suite des évéques d'Arras jusqu'en 1604, etc.; ibid., 1604, in-8»; — 6» Thésaurus precum et lituniarurn Scripturœ Sacrœ , sanctorumque Patrum gazophylaciis depromptus; ibid., 1602, in -18; — 7" Tableaux sucrés de la Gaule Belgique, etc. ; ibid., 1610, in-S»; — 8» Histoire ecclésiastique des Pays-Bas, etc.; ibid., 1614. Voy. Valère-.\ndré, édit. de 1729, in-4'', tom.I. Nicéron, Mémoires yiom.WAll. Richard et Girand. La Nouv. Biog. génér., qui indique tous les écrits de Gazet.

III. GAZET (îsicolas), franciscain et professeur de théologie, était frère du précédent. Ses principaux ouvrages sont : Chronique , ou Institution première de la religion des Annonciades , fondée en l'honneur de la Vierge par la princesse Jeanne de France, etc. ; Arras , 1607, in-12; — 2" L'Histoire sacrée de bon-heurs et mal-heurs d'Adam et d'Eve, ennchie de notables recherches et moralités, et preschée en divers lieux: ibid., 1651. Voy. Wadding, Annales Minorum. Sweert,

Athenœ Belgicœ. Foppens, Biblioth. Belgica. La Nouv. Binqr. génér.

GAZIABA. Vot,. G.\LDiAB\.

GAZOPHYLAGIDM , mot dérivé du grec , et qui signifie garde-trésor ou chambre du trésor. Les évangélistes l'emploient pour désigner le tronc dans lequel on jetait les offrandes à l'entrée du tample. Voy. Marc, xii, 41, 43. Luc, XXI, 1.

GAZZANIGA (Pierre-Marie), dominicain, né à Bergame en Lombardie, vivait au xyiii» siècle. Il fut reçu docteur en théologie à l'université de Bologne , et professa la théologie à Vienne en Autriche. Il a donné ; 1" De Deo ejusque proprietufibus, etc.; 1763 . in-8o ; — 2° De Trinitaie et de nctibus humojiis; 1764. Ces différents traités ont été réunis et publiés sous le titr*e de : Prœlectiones tkeologicœ: Vienne, 1770-1775, 4 vol. grand in-S" ; S» édition en 5 parties , 1775-1779. On a aussi de Gazaniga • Theologia polemica; Vienne, 1778-1779; Mayence , 1783. Voy. Richaf-d et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.

GÉAN DE BEAUMONT, curé de Saint-Nicolas à Rouen , a laissé , entre autres ouvrages de piété 1» Imitation de f'i sainte Vierge: — 2° Vies des Saints.

GÉANT (Gigas), nom sous lequel on désigne des hommes d'une taille extraordinaire. L'historien Joseph entend sous ce nom des hommes d'une hardiesse et d'une insolence extraordinaires; Origène entend les impies, les athées et les méchants; Eusèbe de Césarée dit que les géants dont parle Moise n'étaient autres que des démons , et saint Chrysostome ,, dans son Homélie sur la Genèjs, dit que l'Écriture a voulu désigner des hommes doués d'une grande force physique. Il faut bien remarquer qu'aucune de ces explications n'exclut l'idée de géants proprement dits, c'est-à-dire d'une race d'hommes ayant une taille bien supérieure à celle des hommes ordinaires. Il n'y a pas lieu de douter de l'existence de vrais géants, quand on lit dans le livre des Nombres (xiii, 33, 34) que les espions envoyés par Josué pour explorer la Terre Promise dirent à leur retour : « Le peuple que nous avons aperçu est d'une stature extraordinaire. Nous avons vu là des hommes qui sont des monstres, des fils d'Énac, de la race des géants, auprès desquels nous ne paraissons que comme des sauterelles. » Il faut remarquer encore que les annales de tous les peuples s'accordent unanimement sur l'existence réelle des géants , et que l'observation nous présente comme incontestables d'autres faits aussi extraordinaires, mais en même temps parfaitement analogues à celui-ci, nous voulons dire ces débris irrécusables d'animaux et de végétaux antédiluviens qui avaient des proportions gigantesques. Voy. J.-B. Glaire, Les Livres saints vengés, t. I, p. 245 et suiv., où toutes les circonstances du récit mosaïque (Genèse, vi, 1-5), concernant les géants sont discutées et vengées des attaques des interprètes mythologues de ces derniers temps.

GÉBA, ville de la tribu de Benjamin, II Esdras, XI, 31. Elle paraît être la même que Ga- BAA, n« III. .

I. GÉBAL. On lit dans le texte hébreu d'EzéchieUxxvii,9) : Les vieillards de Gébal, et dans la Vulgate : Senes Giblii. Or Gébal n'est autre que Bi/blos ou Bi/blus , ville de Phénicie ( Voy. Byblos), et le Giblii, Gibliens de la Vulgate est un adjectif formé de Gébal , et que l'on trouve dans l'hébreu même, Josué, xiu, et I Rois,v, 32. Vul-. III Rois, V, 18.

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