‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 932 sur 1220 · XLVI · texte numérisé non relu

XLVI

il' GERA, père d'Aod, juge d'Israël. Voy. Juges , III, 15.

III. GÉRA , de la tribu de Benjamin, père de Séméi. Vni/. H Rois, xvi, 5.

GERALDINI (Alexandre), premier évèque d'Hispaniola, depuis Saint-Domingue, et au* jourdhui Haïti, né en 1455 à Amelia, en Ombrie, mort à Hispaniola l'an 1525. Christophe Colomb ayant offert à la cour de Castille sou

GÉRA

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projet d'aller à la découverte d'un nouveau monde , Geraldini fut un de ceux qui contribuèrent le plus à faire agréer le projet ; c'est pourquoi il fut nommé évêque de Saint-Domingue. Arrivé dans son diocèse en 1525, il s'occupa avec un zèle admirable à y faire fleurir la religion. Outre des Traités de théologie , des Lettres, etc., Geraldini a laissé : Itinerarium ad regiones sub cequinoxiali plaga constitutas Alexandrini Geraldini, etc. : opus antiquitates, ritus , mores et religiônes populorum Ethiopiœ , Africœ, atlantici Oceani , Indiorumque regionum complectens , etc. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nour\ Biogr. ge'nér.

6ÉRAMB (Ferdinand, baron de), procureur général de l'Ordre des Trappistes, né à Lyon Tan 1772, mort à Rome en 1848, entra d'abord au service de l'Autriche, et parvint aux grades les plus élevés. Plus tard il devint chambellan et chevalier de Malte. 11 entra chez les Trappistes, près de Laval, et en 1831 il fit un voyage à Jérusalem. On a de lui : 1" Aspirations aux sacrées plaies de Notre - Seigneur ; 1826 et 1827 , in-18; — 2" Au tombeau de mon Sauveur ; 1829, in-18; — 3" Lettres à Eugène sur l'Eucharistie,

4827, in-12; — 4" Litanies pour une bonne mort;

4828, in-16, et en allemand; Strasbourg, 1828,

— 5° L'Unique Chose nécessaire, etc.; 1829, in-18;

— 6° Voyage de la Trappe à Rome; 1844, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théoL cathol.

GÉRARA ou GÉRARE, ancien siège épisc, situé dans la première Palestine, au diocèse de Jérusalem, sous la métropole de Césarée. On n'en connaît qu'un évêque, Marcien, qui assista à la première et à la sixième action du concile de Chalcédoine. Cette ville appartenait autrefois aux Philistins, et du temps d'Abraham elle était le siège du roi Abimélech. Elle tomba plus tard au pouvoir du roi d'Ethiopie , dont Aza, roi de Juda, ayant défait la grande armée, ravagea les pays environnants. Voy. Genèse, XX, 1, 2. II Paralip., xiv, 14. Euseb., Onomast., Hieronym., De Situ et Nominib. locor. Hebraicor. Theodoret., In II Parai., qu. I. D. Calmet, Diction, de la Bible. Reland, Palœst. illustr., 804, 805.

I. GERARD (saint), premier abbé de Brogne, né au village de Slaves , dans le comté de Namur, mort le 3 octobre 959, montra dès le berceau les plus heureuses dispositions. Il servit d'abord dans les armées de Bérenger, comte de Namur, qui le députa vers le prince Robert l'an 917. Gérard, dans une visite qu'il lit à l'abbaye de Saint -Denis, fut si touché de la vie édifiante des religieux, qu'il passa plus de dix ans parmi eux. De là il se rendit à Brogne , où il avait fait bâtir une église , et il y mit des religieux qui formèrent la célèbre abbaye de Brogne. Il y établit la discipline monastique. Plus tard on le chargea aussi de la communauté de Saint-Guislein en Hainaut; il y obtint de si grands succès, qu'il fut forcé de gouverner dix-huit autres monastères , situés dans le pays qui s'étend entre la Somme, la Meuse et l'Océan. Il y eut encore plusieurs monastères de Lorraine, de Champagne et de Picardie qui embrassèrent sa réforme; en sorte qu'il est honoré comme le restaurateur de l'Ordre de Saint -Benoit. Voy. BoUandus. Surius. D. Mabillon, au v« siècle bénédict. Richard et Giraud.

II. GÉRARD (saint), évêque de Toul , né dans le diocèse de Cologne l'an 935, mort le 23 avril 994, entra dans le chapitre de Saint- Pierre de Cologne, et exerça les fonctions de cellerier. Sacré évêque de Toul l'an 963, Gérard

travailla constamment au salut de son peuple, et il se montra le père des pauvres et le consolateur des affligés. Il fonda l'église cathédrale de Toul , consacra plusieurs églises collégiales. Pendant une terrible famine qui affligeait ses diocésains il épuisa ses ressources , ainsi que celles de son église. Il fut canonisé par Léon IX dans un concile tenu à Rome l'an 1050 ; on honore sa mémoire le 23 avril. Voy. Bollandus, continuation , avec les remarques d'Henschenius. Richard et Giraud.

III. GÉRARD (saint), évêque de Chonad, en Hongrie, né dans les États vénitiens, mort l'an 1047, entra de bonne heure dans un monastère, qu'il quitta avec la permission de ses supérieurs pour aller à Jérusalem. Il traversa la Hongrie, où le roi saint Etienne, touché de sa piété, le nomma évêque de Chonad; Gérard rendit cette ville presque toute chrétienne, bâtit des églises, et établit partout une sage discipline. .\ussi est-il appelé, l'apôtre de la Hongrie. iVprès la mort de samt Etienne , il eut à subir les plus cruelles persécutions, à la suite des-

âuelles un seigneur du pays le fit assassiner. lï célèbre sa fête le 24 septembre. Voy. Surius. Richard et Giraud.

IV. GÉRARD (Le bienheureux), fondateur de l'Ordre de Malte, né vers l'an 1040, mort vers 1121. On est fort partagé d'opinions sur le lieu de sa naissance. Gérard se trouvait, selon quelaues auteurs, à Jérusalem, lorsque, touché soudain par la grâce, il entra dans un couvent fondé pour le service rehgieux des lieux saints. Il fut nommé supérieur de ce monastère, et il y joignit un hôpital. Sous son administration, l'Ordre de Saint- Jean se propagea promptement; et, l'an 1113, Pascal II approuva et confirma l'établissement de l'hôpital de Jérusalem, aux desservants duquel il donne le titre de Fratribus hospitalibus S. Jonnnis in Hierosolyma; cette bulle fut renouvelée par Calixte II l'an 1120. Voy. la Nouv. Biogr. (jénér.

V. GÉRARD (Le bienheureux), frère aîné de saint Bernard, mort le 13 juin 1138, suivit d'abord son frère à Citeaux , puis à Clairvaux , où il fit profession et où il remplit l'office de cellerier. Doué de l'esprit de sagesse et de conseil, il était le soutien et la plus douce compagnie de saint Bernard. Le Martyrologe romain ne le mentionne pas; mais il se trouve dans ceux d'Usuard, de Du Saussay et des Bénédictins. Voy. saint Bernard, Serm. XXVI, in Cant. Pierre Le Nain, Essai de l'histoire de Citeaux, tom. IV. Richard et Giraud.

VI. GÉRARD , de l'Ordre des Ermites de Saint- Augustin , qui vivait au xiV siècle, devint évêque de Savone. On a de lui : 1" un Commentaire sur les Sentences; — 2" deux Questions quodlibétiques; — 3" un Cotnmentaire sur le Cantique des cantiques et sur l'Epltre aux Hébreux: — 4" un ouvrage sur le F/" livre des Décrétâtes.

VIL GÉRARD, ecclésiastique du xvii« siècle, a laissé : Le Caractère de l'honnête homme, ou Traité de morale: Paris, 1682, in-12. Voy. le Journ. des Savants, ilàS'i, p. 222, 2« édit.

VIII. GÉRARD (Alexandre), théologien protestant, né à Garioch, dans le comté d'Aberdeen, l'an 1728 , mort en 1795, professa la théologie au collège Maréchal , puis au collège du Roi. On a de lui : 1" Dissertations on the genius and évidences of Christianity ; 1766, in-Ô" ; — '•2^ An Essay on Genius- 1774, in-8»; — 3» des Sermons; 1780 et 1782, 2 vol.; — 4» An Essay on Taste; 1759, in-8", et 1780; cet ouvrage a été couronné par la Société philosophique d'Edimbourg. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

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IX. GÉRARD (André), jésuite, né à Gap, mort l'an 1674. On a de lui : l" un Traité de controverses; Grenoble. 1661 ;— 2» La Moelle des Epitres de saint Paul, des Épifres canoniques et des autres saints: Lyon. 1672.

X. GÉRARD (Jean), docteur en théologie, né à léna l'an 1621 . mort en 1668, a laissé : 1» Disputationum tlieologicarum fusciculus; — 2° Locorum theologicorum epitome de sepultura Mosis;

— 3° Consensus et dissensus religionum profanarum ; — 4° De Ecclesiœ Copticœ ortu, progressu et dnctrina : — 5° Harmonia linguarum orientalium. Voy. Moreri. édit. de 1759.

XI. GÉRARD DE BOULOGNE, onzième général des Carmes, mort à .Avignon l'an 1317, était docteur de Paris. On lui doit : 1* un Commentaire sur les Sentences; — 2» des Sermons;

— 3° des Questions ordinaires et quodlibétiques. Voy. Trithème, Catalog. Pierre Lucius, Biblioth. Scriptor. Ord. Carmelit.

XII. GÉRARD DE BRÉDA, chartreux du xv« siècle, a laissé, outre la Vie de Jésus-Christ, en vers : 1° De Septem horis canonicis. Voy. Petreius, Biblioth. Carth. .André-Valère , Biblioth. Beh.

XIII. GÉRARD DE LIÈGE, dominicain, né vers l'an 1220, mort vers 1 an 1270, professa à Liège, et participa à l'établissement de la Fête- Dieu. On a de lui : 1» De Doctrinu cordis; — 2» De Testamento Christi; '— 3° Sermones de ternpore et de Sanctis; — 4" Le Miroir des Prédicateurs; Naples, 1607. Voy. André-Valère, Biblioth. Belg.

XIV. GÉRARD DE SETRIEDAM ou STRE- DAH , prieur des Chartreux de Liège , né en Hollande, mort vers l'an 1433, a composé : l" Du Soin pastoral; — 2" Des sept Sacrements ; — 3° Des Vertus et des Vices ; — 4" Des Préceptes du Décalogue; — h° Le Miroir des religieux; — 6" des Sermons. Voy. André -Valère, Biblioth. Belg.

XV. GÉRARD DE SIENNE, de l'Ordre des Ermites de Saint-.Augustin, a laissèil» un Cowmentaire sur les Sentences; — 2° Traité des contrats et de l'usure; — 3° un livre des Prescriptions.

XVI. GÉRARD DE ZERBOLT ou DE ZUT- PHEN, de la congrégation des Frères delà vie commune, né ranlS)7, mort en 1398. On a de lui : 1° De lie/ormatione viriutn animœ: — 2" De spiritualibus Ascerifionibus : Paris , 1492 ; Cologne, 1579, et dans la Biblioth. des Pères: Cologne. 1618:

XVII. GÉRARD GROOT ou LE GRAND, fondateur des Frères de la vie commune ou de Wendesheim , né à Deventer l'an 1340, mort en odeur de sainteté le 20 août 1384, fut d'abord chanoine dUtrecht , puis d'.\ix-la-Chapelle; mais il abandonna ces bénéfices, et il se livra à la prédication. Il établit une communauté de clercs chargés d'instruire la jeunesse dans les lettres et la piété , et qui subvenaient à leurs besoins en copiant des livres. Plus tard ces clercs vécurent en commun, et cette congrégation, établie d'abord à Deventer, ne tarda pas à se répandre dans les Pays-Bas. Grégoire XI coniirma cet institut l'an 1376, sous la règle de Saint -Augustin; l'an 1412, on y unit les chanoines réguliers du monastère de Groenendael, situé près de Bruxelles, et qui était chef d'Ordre. Au XYi» siècle, on appela en France les chanoines de W'indesheim , et on les établit dans l'abbaye de Château-Landon. On a de Gérard : i" Protestatio de veridica prœdicatione ; — 2<>Conclusa et proposita ; — 2° De Studio in SacrUs Libris; ces trois traités se trouvent parmi les

Œuvres de Thomas A-Kempis. Voy. André- Valère, Biblioth. Belg. Moreri, édit. de 1759.

XVIII. GÉRARD ODONIS, patriarche d'Antioche, né à Rovigo, mort à Catane l'an 1349, fut d'abord général de l'Ordre des Frères- Mineurs. Il a laissé : loun Commentaire sur les Sentences; — 2" différents Ouvraaes sur l'Écriture; — 3" un Commentaire sur les livres de morale d'A ristotf.

GÉRARE. l'oy.GÉRARA.

I. GÉRASA ou GERGÉSA, ville située au delà et à l'orient de la mer Morte. Elle est attribuée par les uns à la Célé-Syrie, par d'autres à r.Arabie , et on la met au nombre des villes de la Décapole. Origène dit qu'il faut dire Ger~ gésa, ville située sur le lac de Tibériade, où l'on montrait de son temps les rochers et les précipices d'où les porcs se précipitèrent dans la mer. Voy. Matth., viii, 28. Origène, in Joan. D. Calmet, Diction, de la Bible. Compar. Gadara, Gér.asa .nos II et III, et Gérasémens.

II. GÉRASA, ville épisc. d'Arabie dont l'évêque, Plancus, assista au concile de Chalcédoine. Elle est marquée la cinquième dans les Notices de la province d'.\rabie. Voy. Lequien, Oriens Christ., lom. III, p. 699. Compar. Gérasa, n» I.

III. GÉRASA, ville épisc. de la pro'V'ince d'.\rabie située au diocèse d'.^ntioche, sous la métropole de Bostres. Elle est au delà du Jourdain, dans la partie appelée Galuad , d'où elle prend encore le nom de Giaras. Jésus- Christ, après avoir passé la mer de Tibériade , se trouva aux contins des Géraséniens; c'était une des villes de la Décapole. On n'en connaît que deux évéques, dont le premier, Exeresse, assista au concile de Séleucie. Voy. Matth., vin, 28. Marc, v, 1. Luc, viii, 26. Compar. Gérasa, n" I.

GÉRASÉNIENS (Geraseni). C'est ainsi que porte la Vulgate dans saint Matth. (viii, ^), dans saint Marc (v, 1), et dans saint Luc (viii, 26); mais le texte grec lit Gergéséens dans saint Matthieu, et Gadaréniens dans saint Marc et saint Luc. Saint Matthieu dit que Jésus étant venu de l'autre côté de la mer, dans le pays des Géraséniens, délivra deux possédés, et permit aux démons d'entrer dans des pourceaux qui se précipitèrent dans la mer. .\insi les Géraséniens paraissent être les habitants de Gérasa. Quant au récit de saint Matthieu, il a été attaqué sous plusieurs points de vue par les ennemis de la révélation. On peut voir leurs attaques et la réfutation qui en a été faite dans J.-B. Glaire, Les Livre': saints vengés, tom. II, p. 378 et suiv.

GËRASIME (saint), abbé en Palestine , né en Lycie , en Asie , mort le 5 mars 475 , se retira dans la Palestine à l'époque où l'hérésie d'Eutychès commençait à se répandre. Gérasime s'y laissa d'abord surprendre; mais, aidé des conseils de saint Euthyme, il reconnut bientôt son erreur. Il bâtit, à un quart de lieue du Jourdain, une grande maison composée de soixantedix cellules, et au milieu de laquelle se trouvait un monastère pour les cénobites. C'est là que Gérasime finit saintement sa vie. Le Martyrologe romain fait mention de lui au 5 mars, jour de sa mort. Voy. le moine Cyrille, Vie de saint Euthi/me. Richard etGiraud.

I. i&ÉRAUD (saint), patron de la haute Auvergne, né l'an 855, mort le 13 octobre 909, appartenait à une des plus illustres familles de ce pays. Rempli de la crainte de Dieu, il résista toujours aux tentations de l'orgueil et de la débauche, et il garda toujours la plus grande continence. 11 se montj-a très-cliaritable envers les pauvres, qu'il comblait d'aumônes. Il fit sept fois

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le pèlerinage de Rome , et fonda en l'honneur de saint Pierre une abbaye de l'Ordre de Saint- Benoît, à Aurillac. Son nom ne se trouve pas dans le Martyrologe romain; mais on célèbre sa fête à Aurillac le 13 octobre. Voy. Surius. D. Mabillon, au v» siècle hénédict. Richard et Giraud.

II. GËRAUD (saint), en latin Gerardus, premier abbé de la Seauve, près de Bordeaux, né à Corbie, mort le 5 avril 1095, fut élevé dans le monastère de l'Ordre de Saint-Benoit situé dans cette ville. Après avoir fait le pèlerinage de la Terre -Sainte, il devint abbé du monastère de Saint-Vincent de Laon, qu'il quitta pour se retirer dans celui de Saint-Médard de Soissons, dirigé par saint Arnoul. Cet abbé ayant abdiqué, Géraud fut appelé à lui succéder; mais chassé de ce monastère par un faux moine, il se rendit à six lieues de Bordeaux, dans un lieu appelé Silve- Majeure, ou la Grande -Forêt, et qu'on nomme maintenant la Grande-Seuuve ou la Seauve. Il y reçut plusieurs disciples sous la règle de Saint-Benoit, et il y termina sa vie dans l'exercice de la pénitence et de la charité. Célestin III le canonisa l'an 1197, et sa fête principale a lieu le 5 avril. Voy. Bollandus. Richard et Giraud.

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