‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 934 sur 1220 · I. GERBERT. Voy. Sylvestre , n» II · texte numérisé non relu

I. GERBERT. Voy. Sylvestre , n» II

II. GERBERT (Martin), baron de Hornau, prélat allemand, né à Horb l'an 1720, mort au monastère de Saint-Biaise en 1793, fit sa philosophie et sa théologie dans cette abbaye , dont il devint prince abbé en 1764. Il étudia spécialement l'histoire ecclésiastique du moyen âge, ainsi que l'histoire de la musique et de la liturgie. Outre un ouvrage très-considérable sur la musique et le chant d'église , il est auteur de plusieurs autres écrits, dont nous citerons : 1» Offertoria solemnia in festis Domini, B. Virginis et SS., opus I; Augsbourg, 1747, in-fol.;

— 2° Apparatus ad eruditioncm theol.; Saint- Biaise, 1754; — 3° Vêtus liturgia Alemannica ; disquisitionibus prœviis , notis et observationibus illustrata; ibid., 1776, in -4*; — 4° Monumenta veteris liturgiœ Alemannicœ , ex antiquis manuscriptis codtcihus, pars I; Saint -Biaise et Ulm, 1777, et pars II ; ibid., 1779, in-4' ; — 5» De S%tblimi in Evangelio Christi juxta divinam Vertu incamati œconomiam ; i.193 , in-S». Voy, la Nottv, Biogr. génér,

GERBET ( Olympe-Philippey évêqne de Perpignan, né en 1798, mort en 1864, un des principaux disciples de La Mennais; vicaire général

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de Mgr de Salinis,évêque d" Amiens, dont irétait l'arni. Il collabora à l'Avenir; mais, lorsque Grégoire XVI eut censuré ce journal, il s'empressa de faire sa soumission. Ua donné aussi beaucoup d'articles à V Université catholique, revue mensuelle. En 1853, M. Gerbet fut promu à l'épiscopat. Son ouvrage intitulé Rome chrétienne lui acquit une grande réputation. Il a laissé en outre : 4" Des Doctrines philosophiques sui- la certitude dans leurs rapports avec tes fondements de la théologie; 1826, in -8»; — 2» Coup d'oeil sur la controverse chrétienne depuis les premiers siècles jusqu'à nos jours ; 1831 , in-S" ; — 3° Conférences de philosophie catholique ; in- 8° ; — 4" Réflexions sur la chute de M. de La Mennais; 1838, in-8»;

— 5° Considérations sur le doyme générateur de la piété catholique , suivies de Vues sur le dogme de la pénitence ; 1852 , 4« édit. ; — 6° Notice sur sainte Théodosie, retrouvée dans les catacombes de Rome. Malgré l'abjuration la plus sincère de ses anciennes erreurs philosophiques, M. Gerbet en avait cependant conservé des restes, comme il est arrivé aux autres disciples de La Mennais. Cela se conçoit aisément, si l'on considère qu'aucun d'eux n'avait une connaissance positive suffisante des vrais principes de la théologie, pour apercevoir ce qu'il y avait d'erroné dans le système spécieux de leur maître. Voy. la Nouv. hiogr. génér., dont le court mais excellent article, sisné A. Rispail, remonte à 1857.

GERBIER (Pierre-Jean-Baptiste), jurisc, né à Rennes l'an IT^S , mort en 1788 , avait acquis une grande réputation comme orateur. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : Réflexions dans la cause des ahhayes de Chezal- Benoift sur la nature et l'origine du droit du roi de nommer aux prélatures du royaume; Paris, 1754, iTi-4"'. Voy. Feller, Biogr. univa's. La Nouv.

GERBRAND (Jean), carme, né à Leyde, mort à Harlem l'an 1504. On a de lui : 1' une Chronique des évéques d'Utrecht et des comtes de Hollande; — 2° une Histoire de ï Ordre des Carmes:

— 3» Collationes SS. Festis Deiparœ. Voy. Lucius, Biblir>th. Carm. Valère - André , Bihlioth. Belg. Les Annales du barreau français. Dupin, Opusc. rlo jurisprudence.

GERDES (Daniel), protestant, né à Brème l'an 16î^, mort en 1765, fut d'abord nommé prédicateur à Wageningen, puis professeur de théologie à Utrecht. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages , dont les principaux sont : 1» Compendium theologiœ dogmaticœ ; Groningue, 1734, in-8o; — 2° Vesperce Vadenses, seu diatribœ theologico-philol. de hyperbolis ex Script. S. elitninandis ; Utrecht, 1727, in-4»; — 3" Observationes miscelluneœ ad quœdam loca Script. S. in quibus hi'itoria patriarcharum tllustratur; Duisbourg, 1729-1733, in-4'>; — 4" Introfhtctio in historiam Evangelii sœc. XVI, passim perEuropam renovati, etc.; Groningue, 1744-1752, 4 vol. in-4»; — âf>Meletemata sacra; ibid., 1759, in-4o. Voy. la Nouv. Biogr. grnér.

GERDIL (Hyacinthe-Sigismond), bamabite, né à Samoëns en Savoie l'an 1718, mort à Rome en 1802, était membre de presque toutes les Académies d'Italie et de plusieurs sociétés littéraires de l'Europe, fut précepteur de Charles- Emmanuel IV, puis évèque de Dibona, cardinal et préfet de la Congrégation de la Propagande. Il se distingua non moins comme théologien que comme philosophe . et il laissa plus de cent ouvrages en latin ou en français, ou en italien; on en trouve un certain nombre indiqués dans la Nouv. Biogr. génér. Il y a eu plusieurs éditions des (JEMvres complètes du savant écrivain ;

les principales sont celles de Bologne, 1784- 1791 , 6 vol. in-4« ; Rome, 1806-1821 , 20 vol. in-40 ; Florence, 1844-1850; Naples, 1853-1857, 7 vol. in-4'' ; l'abbé Cabanes avait entrepris une édition des Œuvres choisies qui devait avoir 12 vol. in-8<'; deux seulement ont paru à Paris en 1826. Voy. Gaet. Moroni , vol. XXIX, p. 83 e seq.

GEREMARES. Voy. Germer, n» I.

GEREMARDS. Voy. Germer, n<" II et III.

GÉRÉON , chef des soldats qui composaient la légion Thébéenne . et qui souffrirent le martyre à Cologne. Plusieurs auteurs les appellent les saints Maures, et les prennent pour un corps de troupes levées en Mauritanie. On honore leur mémoire le 22 septembre.

GERGENTI, ville épisc. de Sicile, sous la métropole de Palerme, et formée des ruines d'Agrigente. D'après la tradition , le premier évèque de cette ville fut saint Libertin , ordonné par saint Pierre. Foy.Roch.Pirrus,Sjcj7tfl Sacra. Richard et Giraud.

GERGÈSA. Voy. Gerasa, n» I.

GERGESÉENS, anciens peuples de la terre de Chanaan et descendants de Gergéséus, cinquième lils de Chanaan. Ils demeuraient au delà de la mer de Tibériade. Josué les met au nombre des peuples qu'il vainquit. Voy. Genèse, x, 16; XV, 21. Josué, XXIV, 11. D. Calmet, Diction, de la Bible.

GERGOVIA. Voy. Clermont, n» I.

I. GERHARD (Éphraim), protestant, jurisc, né à Giersdorf, dans le duché de Brierg, en 1682, mort l'an 1718 à Altorf , où il professait le droit. On a de lui divers ouvrages de jurisprudence et de philosophie. Le principal est : Delineatio philosophiœ rationalis, à la fin duquel on trouve une dissertation, etc., sous le titre Deprfecipuis sapientiœ Impedimentis. Voy. Feller,

II. GERHARD (Jean), protestant, né à Quedlimbourg l'an 1582 , mort en 1637 , fut sucessivement "surintendant à Heldbourg , professeur de théologie à Cobourg, surintendant général de cette ville, et professeur titulaire de théologie à léna. On lui doit plusieui-s ouvrages, dont les principaux sont : 1° Loci iheo/ogici; léna, 1610, 10 vol. in-8»: Tubingue , 1662-1689, 22 vol. in-4"; — 2° Questiones theologicœ; — Sf» Aphorirnii fofius Théologies, etc. Voy. la A'omi'. Biogr. génér.

III. GERHARD (Jean-Ernest), protestant, fils du précédent, né à léna l'an 1621, mort en 1688, s'appliqua surtout à l'étude des langues orientales et de la théologie , qu'il professa à léna. Il a laissé , outre une Hurmonia lingttarum orientalium : Consensus et Dissen^us religionum pryfanarum,Judaismi, Samaintanismi, Muhamedùmt et Pugmnsmi. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

IV. GERHARD (Jean-Ernest), fils du précédent, né à léna l'an 1662, mort à Giessen en 1707, devint inspecteur des églises et des écoles du pays de Gotha, professeur de théologie et prédicateur à Giessen. Son principal ouvi-age est intitulé : V Unité de la religion luthérienne et réformée, en allemand. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

GÊRL Vo)/. Gaugéric.

I. GERLAG (Le bienheureux^ né à Walkenbouru ou Fauquemont, au duché de Limbourg, mort'le 5 janvier 1170, se consacra entièrement à la pénitence après la mort de sa femme. Il tit nu-pieds plusieiu^ pèlerinages , et se rendit a Rome , où il fit une confession générale a tugène III, qui lenvova à Jérusalem pour serw les pauvres. Il y resta sept ans, puis il garda les ti-oupeaux jusqu'à ce qu'Adrien 1\ le ren-

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voyàt dans son pays. Il se cacha dans le creux d'un chêne , et il termi'na ses jours dans d'incroyables austérités. Les Martyrologes des Pays- Bas et de la basse Allemagne en font mention le 5 janvier.

II. GERLAC (Peterssen), en latin Gerlacus Pétri, chanoine régulier de Windesheim, né à Deventer Tan 1377, mort en 1411, ne voulut accepter dans son monastère que la place de sacristain. Il mena une vie toute de prière et de contemplation. Il a laissé : Alter Thomas de Kempis, sive ignitum cum Deo Soiiloquium R. D. Gerlaci Pétri, Daventriensis , canonici regularis , coœtanei quondam Thomœ de Kempis, etiam canonici regularis; solidas et dilucidas docem semitas totius vitœ spiritualis : Cologne, 1616, •in-24, et sous ce titre : Gerlaci Soliloquia divina, dans Pierre Poiret, Sacra orationis tlwologia: trad. en flamand par Jean de Gorcum ; Bois-le- Duc , 1613 et 1621 , in-12. Voy. la 'Nouv. Biogr. génér.

GERLACH (Stephan ou Etienne), protestant, docteur en théologie, né à Knitlingen, village de Souabe, l'an 1546, mortàTubingue en 1612, remplit dans cette dernière ville la chaire des lieux théologiques. Il devint doyen de l'égUse de Tubingue, puis inspecteur du collège théologique de la même ville. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons -A" Assert io doctrinœ de mojestnte divina Christi hominis, in qua respondetur disputationi Nestorianœ de persona Christi, adversus orthodoxes a Joanne Busœo iiistitutœ ; Tubingue, 1585, in-4''; — 2" Thèses disputationis de persona Christi, etc.; ibid., 1591, in-4°; — 3" De Deo uno et trino; ibid., 1589, in-4o; — 4" De Christo mediatore; ibid., 1598, in-4"; — 5° De personali duarum naturarurn in Christo Unione et commumcatione : ibid.; — 6° De Sacrificio Missatico; ibid., 1604, in-4o. Les écrits de Gerlach ont été mis à r/«</expar Clément Ylll. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXVI et XXVII. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

GERLAND ou GARLAND , théologien , né en Lorraine vers l'an 1100, mort vers l'an 1150, fut pourvu d'un canonicat, et occupa l'emploi de scolastique dans Téglise collégiale de Saint- Paul de Besançon. 11 professa les sept arts libéraux, qu'il possédait, dit-on, à un degré peu commun. Il tomba dans l'hérésie de Béranger ; mais on croit qu'il se rétracta promptement. Il a laissé : Cundela studii salutaris, ou Candela evangelica; Cologne, 1527, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

GERMA ou THERMA (Germai, Thermœ), ville épisc. de l'Hellespont, au diocèse d'Asie, sous la métropole de Cyzique. Elle a eu cinq évéques, dont le premier, Antoine, fut tué par les iiérétiques l'an 429. Voy. De Commanville, I" Table alphabet., p. 110, 111. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 90.

I. GERMAIN (saint), martyr de la Palestine au iv^ siècle et compagnon de saint Antonin. Voy. Antonin, n" III.

il. GERMAIN (saint), évéque et confesseur sous Hunnéric, roi des Vandales, est honoré le 6 septembre.

111. GERMAIN (saint), évêque d'Auxerre,né dans cette ville l'an 380, mort à Ravenne le 31 juillet 448 ou 449, fit ses études à Rome, et se distingua dans le barreau. Plus tard il devint gouverneur d'Auxerre; et, l'an 418, il succéda à saint Amator, évêque de celte ville. Doué d'une extrême charité et du zèle le plus évangélique, Germain gouverna son diocèse avec une habileté consommée. Il fonda le monastère de Saint- Corne et de Sainl-Damien, et se rendit deux fois

en Angleterre, l'an 429 et l'an 446 , pour combattre les Pélagiens; puis il alla trouver à Ravenne l'empereur Valentinien III pour obtenir la grâce des^peuplesdel'Armorique qui s'étaient révoltés. L'Église honore sa mémoire le 31 juillet. Voy. Surius, Vitœ Sanctorum. Bollandus, au 31 juillet. Le Diction, de la théol. cathol. Richard et Giraud.

IV. GERMAIN (saint), évêque de Capoue, né dans cette ville, mort le 30 octobre 541, succéda à lévèque Alexandre, qui fut élu vers l'an 510. L'an 519, le pape Hormisdas envoya Germain, en qualité de légat, auprès de Justin I"", pour la réunion des ÉgUses d'Orient et d'Occident. II eut beaucoup à souffrir de la part des hérétiques. L'Église célèbre sa fête le 30 octobre. Voy. saint Grégoire, Dialogues, 1. II et IV. Baronius, ad ann. 519. Richard et Giraud.

V. GERMAIN (saint), évêque de Paris, né dans le territoire d'Autun vers l'an 496, mort le 28 mai 576 , fut d'abord abbé du monastère de Saint-Symphorien d'Autun. Dieu le favorisa du don de prophétie et de celui des miracles. L'an 555, il fut sacré évêque, et il porta sur son siège toutes les austérités de la vie monacale. Il assista au troisième concile de Paris, dédia l'église du monastère de Saint-Vincent, et excommunia le roi Charibertpour cause d'inceste. On célèbre sa fête le 28 mai. Il a laissé une Lettre adressée à Brunehaut ; elle se trouve dans Freher, Hist. Franc. Script., tom. II, p. 192-193; dans Duchesne, tom. I, p. 855-857, et dans Grégoire de Tours, Histoire. On lui attribue un Traité sur l'ancienne liturgie gallicane, inséré dans D. Martenne, Thesaur. Anecdot., tom. V. Voy. Bollandus, au 28 mai. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol. cathol.

VI. GERMAIN (saint), abbé de Granfel et martyr, né à Trêves, mort le 21 février, vers l'an 645, fut élevé par saint Modoald, évêque de Trêves. A l'âge de dix-sept ans il distribua tous ses biens aux pauvres, et se mit sous la conduite de saint Arnoul, abbé d'un monastère de Lorraine. Plus tard il se retira dans le monastère de Remiremont, puis à Luxeu; saint Walbert l'envoya à Grandval ou Granfel, abbaye du diocèse de Bâle. Germain la gouverna avec tant de sagesse, qu'on l'obligea de se charger des monastères de Saint -Ursicin et de Saint-Paul de Verd. Il adressa des remontrances au duc Boniface au sujet des violences qu'il exerçait sur le

Eeuple , et cette hardiesse lui coûta la vie. On onore sa mémoire le 21 février. Voy. Bollandus, au 21 février. Richard et Giraud.

VIL GERMAIN (saint), patriarche de Constantinople, mort le 12 mai 740, fut d'abord évêque de Cyzique, dans l'Hellespont; et, l'an 715 , l'empereur Anastase le plaça sur le siège patriarcal de Constantinople, à la place du faux

Eatriarche Jean. Il tenta de ramener l'empereur éon risaurien, qui avait pris le parti des Iconoclastes ; mais voyant l'inutilité de ses efforts, il abdiqua l'an 730. L'Église honore sa mémoire le 12 mai , et on célèbre le 3 février la fête de sa translation. On lui doit : 1" Theoriu seu contemplatio rerum ecclesiasticarum ; — 2° Commentarius in Ovaiionem Dominicam ; — 3° Fragmentum ex oratione contra hœreses ad Anthimum; — 40 Encomium Deiparœ; — 5» Oratio in sacram B. Virginis vestem ; — 60 De Exaltatione Sanctœ Crucis; — 7* De Sancta Cruce et in Dominicam orthodoxiœ in sanctam Christi Sepulturam; — 8° Tractatus desex conciliis œcumemcis ; — 9« Retrihuens intelliyens. Ces ouvrages se trouvent en partie dans la Bibliotheca Patrum. Voy. Photius, Biblioth., cod. 233. Nicéphore, Chron. Théo-

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phane, Chronog., tom. I. Fabriciiis, Biblioth. grœca, tom. VU, VIII, XL Bollandus. Richard et Giraud.

VIII. GERMAIN (SAINT-), en latin Sanctu.s Germanus, abbaye de l'Ordre de Saint -Benoît et de la congrégation de Saint- Maur, située à Auxerre, et fondée par saint Germain Tan 422. Il la dédia à saint Maurice; mais comme il y fut enterré Fan 448, cette abbaye prit son nom. Voy. La Martinière, Diction, géogr., art. AfXERRE. Richard et Giraud.

IX. GERMAIN-DES-PRÉS (SAINT-), en latin Sa»ctns GerrnanuM a Pratis, célèbre abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans un faubourg de Paris, auquel elle a donné son nom. Elle fut fondée par Childebert l", à la sollicitation de saint Germain, évécjue de Paris. Ce monastère était exempt de la juridiction de lévêque diocésain, privilège qui, dans la suite, fut confirmé

Ear dix papes. Il possédait une magnifique biliothèque. L'an 1631 , l'abbaye Saint-Germaindes-Prés fut agrégée à la congrégation de Saint- Maur, dont elle était en quelque sorte le chef, puisque le général de cette congrégation y résidait. Voy. D. Vaissette, Géogr. histor., tom. VI, p. 193. D. Jacques Bouillard , f/is^ de Vabbaye royale de Saint -Germain -des -Prés. La Gallia Chrùt., tom. VII. Richard et Giraud.

X. GERMAIN, dit le Jeune, patriarche de Constantinople, né à Anaphus, sur la Propontide, mort vers 1255, fut élevé au patriarcat en 1222. Désireux de voir la réunion de l'Eglise grecque et de l'Église latine , il écrivit au pape Grégoire XI et aux cardinaux des Lettres, (\\x\ se trouvent dans YHistoria Major de Matthieu Paris. L'empereur Jean Ducas Vatace. favorable à l'union projetée, rassembla à iS'ymphaea, en Bithynie, en 1233, un concile qui ne décida rien. Germain, depuis lors, dit-on. devint très-ennemi de Rome. On croit qu'il fut déposé en 1240, et rétabli l'an 1254. La plupart de ses ouvrages, dont Fabriciiis a donné la liste, sont restés manuscrits. Nous citerons parmi les imprimés : 1» Epistolœ, dont les unes ont été insérées dans YHistoria Major de Matthieu Paris, les autres dans les Monumenta Ecoles. Grœcœde Cotelier, vol. I, p. 462; — 2o Orationes et homilicE . qu'on trouve éparses dans Uomiliœ sacrœ de David Hœschel, dans VAuctuarium de Ducaeus, dans celui de Combefis, dans la collection de Gretser De Cruce, dans les Originum Rerumque Constantinopolorum de Combefis, et dans quelques édit. de la Biblioth. Patrum; — 3" Idiomelum in Festum Annunciationis, dans YAuctuariut7i de Combefis ; — 4'» Rei'wn Ecclesiasticanim Theoria , ou Expositio in liturgiam , en grec et en latin, dans YAuctuariumde Ducaeus, et dans les Grœciœ Ecclesiœ Monumenta de Cotelier. Voy. Fabricius, Biblioth. Grœca, tom. XL La Nouv. Biogr. génér.

XL GERMAIN (Jean), évèque de Chalon-sur- Saône, né à Cluny, vivait au xv« siècle, et était docteur de l'université de Paris. Il a laissé : 1» De Conceptione B. Mariœ,\. II ; — 2» Adversus Mahumetanos et infidèles ; — 3» Adversus Alcoranum, 1. V, in lib. IV Sentent, Thésaurus paupe- 1-um; — 40 Iter cœli, seu de Regimine ecclesiasticorum et laicorum; — 5» Mappa mundi. Voy. Louis Jacob, De Script. Cabill.

XII. GERMAIN (Michel), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Péronne l'an 1645, mort à Paris en 1694, accompagna D. Mabillon dans ses voyages et le seconda dans ses travaux. 11 a collaboré au vii« et au vin' siècle des Acta Sanctor. Ordin. S. Bened., et a laissé , en outre : Histoire de l'abbaye royale de Notre-

Dnme de Soissons, de l'Ordre de Saint - Benoit , divisée en quatre livres , avec les preuves ; Paris, 1677, in-ifi. Il avait composé une Histoire abrégée des monastères de la congrégation de Saint- Maur qui n'a pas été publiée, mais dont on trouve quelques extraits dans la Gallia Christ. Voy. D. Le Cerf, Biblioth. des Aut. de lu congrég. de Saint-Maur. Le Journal des Savants, 1678, 1681 et 1688. Richard et Giraud.

I. GERMANIA, GERMANIE. Voy. Allemagne, et Gaet. iloroni , vol. XXIX, p. 90-212.

IL GERMANIA, ville ou siège épisc. de la Numidie, dans l'Afrique occidentale. Un de ses évéques, Innocent, assista à la conférence de Carthage. Voy. la Notit., n. 97. Coll. Carth., c. cxxi, Nota. 26.

III. GERMANIA, siège épisc. de la province de Byzacène, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole d'Adramite. Vuy. Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 212.

GERMANICIA, ville épisc. de la province Euphratéenne, au diocèse d'Antioche, sous la métropole d'Hiérapolis. Elle a eu cinq évêques, dont le premier, Salomon, assista aux conciles de Nicée, d'Ancyre et de Néocésarée. Elle a eu aussi quatre évêques jacobites, dont le premier, Thomas, siégeait en 616; ceux-ci avaient soin également de l'église de Mabuge. Les Notices latines en font un archevêché honoraire. Germanicia est aujourd'hui un évèché in partibus. Voy. De Commanville,/" Table alphabet. , p. iH. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 212. 213.

GERMANICOPOLIS , ville épisc. d'Isaurie située au diocèse d'Antioche, et sous la métropole de Séleucie. Elle est mentionnée par toutes les Notices. Elle a eu trois évêques, dont le premier, Tyranus , assista au concile de Chalcédoine.EÏle est présentement évèché in partibus, sous la métropole de Séleucie, siège également in partibus. Voj/. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 213,214.

GERMANIE. Voy. Allemagne, et Hectius, Germania Sacra; "XV^temberg, 1717. Voy. aussi Gaet. Moroni, vol. XXIX. p. 90-212.

GERMANIQUE (saint), martvr de ,Smyrne , mort le 19 janvier, vers l'an 1Ô6. L'Église latine honore sa mémoire le 19 janvier. Son histoire se trouve dans la Lettre où l'Église de Smyrne fait la relation du martyre de saint Polycarpe, son évèque. Voi/. Richard et Giraud.

I. GERMER ou GERMIER (saint), en latin Gerernares et Germerius , évèque de Toulouse, né à Angoulême , mort le 16 mai 560 , fut non moins remarquable par sa science que par sa vertu. Il monta sur le siège épiscopal de Toulouse vers l'an 510, et il déploya le plus grand zèle pour extirper l'hérésie arienne , l'idolâtrie et les vices qui désolaient son diocèse. On célèbre sa fête le 16 mai. Voy. Richard et Giraud.

IL GERMER (saint), en latin Geremarus, premier abbé de Flay, en Beauvoisis, né à W'arde, sur la rivière d'Epte, mort le 24 septembre 658, entra dans le conseil de Dagobert P""; mais bientôt dégoûté de la cour, il se retira, d'après le conseil de saint Ouen, évèque de Rouen, dans le monastère de Pentale, situé aux extrémités des diocèses de Rouen et de Lisieux. Peu de temps après saint Ouen l'obligea de prendre le gouvernement de ce monastère, qu'il dirigea moins par ses discours que par ses exemples. Quelques faux frères ayant attenté à sa vie , il se retira l'an 649 dans la grotte de Samt-banson, d'où il sortit pour fonder le monastère de Flay ou Flv ou Flix (Flaviacum), appelé ^inl- Genner-de-Flay, et situé à cinq lieues de Beau-

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vais. Il gouverna cette communauté jusqu'à sa mort. On célèbre sa fête le 24 septembre. Voi/. D. Mabillon, au W siècle bénédict. Richard et Giraud.

III. GERMER-DE-FLAY (SAINT-), en latin Soncins Geremanis de Flaviaco, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans un bourg du même .nom et à cinq lieiiéS de Beauvais. Elle fut fondée par saint Germer. Des moines et des chanoines l'occupèrent successivement; mais ayant été détruite l'an 906, elle dut son rétablissement, l'an 4035, à Dreux, évèque de Beauvais, qui y fit venir des religieux de Saint-Maur-des- Fossés. On y introduisit, l'an 4643, les bénédictins de la congrégation de Saint-Maur. Voy. la Ga//. Clirist., tom. IX, col. 787, nouv. édit.

GERMIA, ville épisc. de la seconde Galatie située au diocèse de Pont, sous la métropole de Pessinonte. Elle fut érigée en métropole au ix" siècle. Elle a eu quatre évêques, dont le premier, Mennas, assista au cinquième concile général. Votj. Richard et Giraud. De Commanville, f^ Table alphabet., p. 111. Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 217.

GERMIER. To?/. Germer, n" I.

GERMIGNI, village du diocèse d'Orléans situé près de Fleuri. On y a tenu deux conciles, l'un en 842, et l'autre Pan 843. Voy. D. Mabillon, Sœc. IV bened., part. II, et De re Diplomot. Lenglet, Tablettes chronologiques. Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 247, 248.

. GERMIS ou SEGERMIS (Mum'cipum Segermis), suivant de Commanville et Gaet. Moroni, ou GERNIS, SEGERNIS, selon Richard et Giraud, siège épisc. de la province de Byzacène, dans l'Afrique occidentale. On en connaît quatre évéqiies,dont le premier siégeait en 255, et le second souscrivit dans le deuxième concile de Latran, sous saint Martin I", à la lettre synodale des évêques de sa province. Voij. De Commanville, P^ Table alphabet., p. 241, au mot Se- JiEHGis, Gaet. Moroni, vol. XXIX, p. 247.

GERMOCOLONIA, ville épisc. de la seconde Galatie, sous la métropole de Pessinonte. On n'en connaît qu'un évèque, Eustache, qui assista au concile de Constantinople tenu pour le rétablissement de Photius, après la mort de saint ï'^'nace.

" GERJVIOIN ou GERMONIO (Athanase ou Anastase), en latin Germonius, archevêque de Tarentaise, né en Piémont l'an 4554 , mort à Madrid en 4627, professa à Turin le droit canon. Il accompagna à Rome l'archevêque de cette ville, et il jouit de la bienveillance de plusieurs papes. Nommé archevêque l'an 4608, il fut envoyé en ambassade à la cour d'Espagne. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 4° Paratitla in lioro quinque Decretalium, Turin, 4586, in-fol.;

— 2° De sacrorum Immunitatibus libri très , nec non de Indultis apostolicis; Rome, 4597, in-fol.;

— 3° Assertio Ubertatis immuniiatisqtie ecclesinsticœ; ibid., 4607, in-4''. Ses Œuvres complètes ont paru à Rome, 4623, in-fol. C'est ainsi qu'Ellies Dupin, le Journal des Savants, etc., ne font qu'un seul auteur d' Athanase Germoin et d'Anastase Germon , tandis que le Diction, hisior. de Moreri, édit. de 4759, Taisand, dans les Vies des jurisconsultes , etc., n'en font qu'un. Voy. Pancirole, De claris legum Interpretibus, 1. III, c. LX. Simon, Biblioth. histor. des Aut. de droit, tom. I, p. 456. Tiraboschi, Storiu délia Letteratura Italiana, tom. VII, p. 44, 457. Richard et Giraud. Le Journ. des Savants, 4697, p. 443 de la Ifs édit., et 389 de la 2«. La Nouv. Biogr. génér.

GERMON (Barthélémy), jésuite, né à Orléans l'an 1693, mort en 1718 dans la même

ville, était fort instruit, et écrivait très -purement en latin. Il eut avec les PP. Mabillon et Constant, bénédictins, et avec le P. Serry, dominicain, des discussions qui donnèrent lieu à la publication de plusieurs ouvrages. Ses principaux écrits sont : 4° Lettre à M. l'abhé *** sur sa nouvelle histoire des disputes de Auxiliis ; — 2» Questions importantes à l'occasion de la nouvelle histoire des Congrégations de Auxiliis ; Liège, 4700; — 3» Errata de l'histoire de la Congrégation de Auxiliis ; ibid., 4702, in -12; — 4» De Veteribus hœreticis ecclesiasticorum codicum corruptoribus ; in -8". Voy. D. Le Cerf, Biblioth. des Aut. de la congrég. de Saint-Maur, et Eloges des PP. Constant, Mabillon et Buinart. Le Journal des Savants, 4702, 4704, 4057, 4706,4707 et 4743. Moreri, Diction, histor. Augustin et Aloïs de Backer, Biblioth. des écrivains de la Compagnie de Jésus, i^^ série. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr, génér.

GERMONIO {Germonius). Voy. Germoin.

GERNIS. Voy. Germis.

GEROBOLUS, en hollandais Outraad (Jean), pasteur protestant, né à Utrecht, vivait du xvi« au xviF siècle. Il a laissé : l" un ouvrage touchant la fondation de diverses églises de la province d' Utrecht ; i&)3; — 2° Vin'diciœ catechismi Heidelbergensis ; — 3° une traduction de la Paraphrase des Psaumes de Théodore de Bèze. Voy. Gaspard Burmann, Traject. erudit., p. 102 et 103. Richard et Giraud.

GÉROCH (Gerhoh), mort en 4469, fut prévôt du chapitre des chanoines réguliers de Reichersberg, dans la haute Autriche. Il se distingua surtout par son zèle à combattre en faveur de la réforme du clergé. Il a composé un grand nombre d'ouvrages où il montre beaucoup de savoir. Nous citerons seulement : 1° Liber de gloria et honore Filii hominis , dans Pez, Thesaur., tom. I, p. 11; — 2" Liber adversus duas hœreses Nestorianorum ; ibid. ; — 3° Liber de jEdificio Dei, seu de studio et cura disciplinée ecclesiasticœ , dans Pez, tom. II; — 4° Commentarius in Psalmos; ibid., tom. V; — 5" Dialogue ad Innocentium II, B. P., quid distet interclericos sœculares et regulares; ibid., tom. II. Voy. le Diction, encyclopéd. de la théol. cathol.

GÉRON (Guillaume), bénédictin de la congrégation, né à Orléans, vivait au xvni« siècle, il a travaillé à Y Histoire civile, ecclésia.ftique , naturelle et littéraire de la province de Beivy, et a donné en outre : La Bibliothèque des écrivains de Touraine.

GÉRONTES , mot dérivé du grec , et qui signifie vieillards. On donnait ce nom aux premiers moines.

GÉRONTIQUE (Geronticon), nom donné chez les Grecs à un livre célèbre qui contient la vie des Pères du désert.

GERRA ou GERRHA, GERRUM, GHERRA, ville épisc. de la province Augustamnique première en Egypte , érigée en évéché au v« siècle, sous la métropole de Péluse. Elle est située sur le bord de la mer, vers le mont Cassius. On en connaît quatre évêques, dont le premier, Eudœmon , est mentionné par Théophile d'Alexandrie à la lin, de sa iii« homélie pascale, et le quatrième, Etienne, assista aux premières actions du concile de Chalcédoine, mais ne voulut pas souscrire à la condamnation de Dioscore d'Alexandrie. Voy. De Commanville, I'" Table alphabet., p. 3. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXX , p. 5.

GERRÉNIENS. C'est probablement le peuple qui habitait le pays où se trouvait l'ancienne

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