‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 940 sur 1220 · GILD · texte numérisé non relu

GILD

nard, tom. II, dernière édition. Voy. Trilhème, Catalog. Scriptor. eccles. Pitseus, De Scriptor. Anql. Charles de Visch, HHiliofh. Cisterc.

XIII. GILBERT DE LA PORRÉE (Gilbertus PorretaniLi ) , évèqiie de Poitiers , né à Poitiers même vers l'an 107Ù. mort en 1154, fut d'abord chancelier de l'église de Chartres , et il s'acquitta de ses fonctions de professeur avec un immense succès. 11 occupa ensuite à Paris une chaire de dialectique et de théologie. 11 assista en 1140 au concile de Sens, qui condamna Abélard. L'année suivante il fut nommé à la scolastique de l'église de Saint- Hilaire-le- Grand à Poitiers , et l'an 1142 il devint évéque de celte ville. 11 se livra à la prédication avec le plus grand zèle : mais , ayant avancé en chaire des propositions erronées au sujet de la sainte Trinité , il fut obligé de comparaître devant les conciles tenus à Paris et à Reims en 1147, et dans lesquels il rétracta ses erreurs. La tranquillité de son gouvernement ne fut altérée dans la suite que par le procès qu'il intenta à l'abbaye de Fontevrault, qu'il voulait soumettre à sa juridiction ; mais ayant vu l'injustice de ses prétentions, il ne tarda pas à la réparer. Parmi ses ouvrages imprimés nous citerons : 1° Commentaire sur les livres de la Trinité de Boëce; il se trouve dans les Œuvres de Boëce; Bàle , 1470, 1 vol. in-fol.; — 2» Lettre à ^Matthieu, abbé de Saint-Florent de Saumur, dans D. Luc d'Achéry, Noies sur Guihert de Nogent, p. .t64; dans p.Martenne, Anecdota, tom. I, et dans les Annales be'nédict., tom. VI, 1. lxxvii, n»113; — 3" Commentaire sur V Apocalypse: Paris, loi2, 1 vol. in-8»; — 4o Commentaire sur les Psaumes : 1517, in-fol. Voy. Otto Fris., De Gest. Frid., 1. 1, c. L. La Gallia Christ., nouv. édit., tom. II, col. 178. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. XII, p. 40(3 et suiv.

XIV. GILBERT FOLCOTH , abbé de Leicester, né en Angleterre, mort en 4187, devint évéque d'Hereford, puis de Londres. Il a laissé : 1" un Commentaire sur le Cantique des cantiques;— 2» sept Lettres , qui se trouvent parmi celles de saint Thomas de Cantorbéry. Voy. l'art, suivant.

XV. GILBERT L'UNIVERSEL {Gilbertus Vniversalis), ainsi surnommé à cause de sa grande érudition , Anglais de naissance, mais Français d'origine , mort en allant à Rome l'an 1134 ou 1136, fut sacré évéque de Londres au mois de janvier 1128. Sa réputation était si grande, qu'on ne croyait pas qu'il y eût en Europe de savant qu'on pût lui comparer. On lui attribue : 1» une Glose sur l'Ancien et le Nouveau Testament ; — 2" un Commentaire sur les Lamentations de Jéréniie : — 3" des Commentaires sur Job, Isaïe, Jérémie, les Psaumes et quelques autres livres de la Bible, comme les Petits Prop/iètes et saint Matthieu ; — 4" un certain nombre d'autres écrits, mais que VHist. littér. de la France considère comme étant de Gilbert de la Porrée ou de Gilbert Folcoth, évéque de Londres. \^oy. Gilbert, n» XIV. Richard de Poitiers, Chronique, tom. V, Ampl. Coll., de D. Maitenne. Harpsfeld, Htst. eccles. Anal. D. Rivet , Hist. littér. de la France , tom. XI et XX. Le Journal des Savants , 28 juin. 1706. La iVour. Bioqr. qénér.

GILBERTINS. Vou. Gilbert, n» III.

GILDARD ou GODOARD (saint), évéque de Rouen au vi« siècle, assista comme métropolitain de Normandie au premier concile d'Orléans, tenu l'an 511, et l'an 529 il sacra saint l.ô évéque de Coutances. Il fut enterré dans une église de Rouen consacrée d'abord à la sainte Vierge, et qui depuis a pris le nom de

Saint -Godard. On célèbre sa fête le 8. juin.

I. GILDAS (saint), abbé de Ruys, né en Ecosse l'an 510, mort le 29 janvier vers l'an 570, fut surnommé /e Sfiye, et quelquefois Uadonic, parce qu'il naquit le jour où Arthur, rois des Bretons, battit les Saxons, près de la ville ou de la montagne de Badon. Il se plaça sous la discipline du bienheureux Hildut on Elhit, à qui l'on attribue l'établissement de la vie monastique en Angleterre. Dès que Gildes eut été élevé au sacerdoce, il alla dans la province septentrionale de la Grande-Bretagne, où il opéra de nombreuses conversions. De là il passa en Irlande , où il rétablit la pureté de la foi et de la discipline ; il y fonda aussi plusieurs monastères. 11 se rendit ensuite à Rome pour visiter le tombeau des saints apôtres, et il vint dans les Gaules. S'élant établi près de Vannes, il bâtit en cet endroit le monastère de Ruys. On a de lui : 1« De Excidio Britunriiœ . publié pour la première fois à Londres en 1525 ; — 2" Canons ou Règlements de discipline donnés par D. Luc d'Achéry, Spicileg., iom. IX, Voy. Mabillon, Acta SS. Ord. Bened., tom. I , p. 139 et suiv. Bollan- -dus, au 29 janvier, p. 380. D. Ceillier, Hist. des Aut. suer, et eccles., tom. XVI, p. 570 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXX , p. 234, 235. Le Diction, de la théol. cathol. Quant à la Now:. Biogr. gêner., le savant auteur de l'article signé L.-J. fait de saint Gildas un personnage légendaire, à cause de l'impossibilitéde concilier les dates assignées par les divers auteurs qui ont écrit l'histoire du saint abbé. Mais si on admettait une pareille critique, il n'y aurait plus moyen d'enlever du domaine de la légende une foule de personnages hislojiques, dont il serait d'ailleurs rnème ridicule de nier l'existence réelle.

II. GILDAS-DE-RUYS (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située sur la presqu'île de Ruys, à quatre lieues de Vannes. Elle fut fondée au vi« siècle par saint Gildas le Sage. Les Normands la détruisirent; mais l'an lU08, Geoffroi I", duc de Bretagne, la rétablit, et, l'an 1638, on l'unit à la congrégation de Saint- Maur. Voy. VHist. de Ihetuqne , tom. II.

III. GILDAS-DES-BOIS (SAINT-), abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située au diocèse de Nantes. Elle fut fondée au xi« siècle par Simon de la Roche - Bernard; on la soumit plus tard à la réforme de la congrégation de Saint- Maur.

IV. GILDAS-EN-BERRY (SAINT-), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située à seize lieues de Bourges. Elle fut fondée vers le x* siècle par Ebbon, seigneur de Déols, qui bâtit non loin de là le monastère de Bourg-Dieu ou Bourg-Déols, pour les religieux de Saint-Gildas de Ruys, qui fuyaient devant l'invasion des Normands, des Huns et des Vandales. L'abbaye de Saint- Gildas- en- Berry fut sécularisée et changée en collégiale avec celle de Bourg-Dieu l'an 1023. Voy. la Gallia Christ., tom. II, col. ioli. Le Diction, univ. de la France.

GILDON (Chai-les), poète, né à Gillengham, dans le comté de Dorset, en 1G05, mort l'an 17^, abandonna la religion catholique, et publia les ouvrages antichrétiens de Charles Blount. Cependant il ne tarda pas à revenir à de meilleurs sentiments; car il publia en 1705 : T/je Deist's Manual , or a rational enquiry vito the Christian religion; ouvrage qui, en effet, p«Mt être regardé comme la contre-partie de ceux de Blount, puisqu'il y prouve non-seulement l eustence de Dieu, mais encore ses divins attributs, sa providence et l'inuiiortalité de J'àiue, Voy.

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