GIN
seconde moitié du xiii« siècle. Il prêcha avec succès dans les églises de Paris pendant les années 1272 et 1273. Il a laissé vingt-trois Sermons manuscrits que l'on conserve à la Bibliothèque impériale de Paris. Voy. Échard,Scriptores Ordin. Prœdicoforum. D. Rivet, Histoire littér. dp la France, toni. XIX.
GILLES-LES-BOUCHERIES (SAINT-), en latin Saricti jEgidii villa, petite ville du bas Languedoc, dans le département du Gard. Il s'est tenu quatre conciles dans cette ville : le premier au mois de septembre 1042, le deuxième l'an 1056, le troisième en 1115, et le quatrième l'an 1210. Voy. la Gallia Christ., tom. V, VI. Labbe, Concil., tom. IX, XI. Hardouin, tom. V. Gaet. Moroni, vol. XXX, p. 235.
I. GILLET (Claude), jurisc. français qui vivait au xviiF siècle, se distingua par une profonde connaissance du droit et une grande facilité délocution. Il a laissé : 1» Mémoire pour les recteur, doyen, procureurs et suppôts de l'université de Parts, appeluntu comme d'abus contre les doyen, chanoines et chapitre de Sotre- Dame de Paris; Paris, 1741, in-fol.; — 2° Mémoire pour les religieux, prieur et couvent de Saint-Denis de Nogent-le-Rotrou et L. A. de Polignac, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem , doyen, commendataire, contre les doyen, chanoines et chapitre de t église collégiale de Sogent-le-Rotrou;'\hid., in-S". Voy. la Souv. Biogr. génér.
il. GILLET (Louis-Joachim), chanoine régulier de Saint- Augustin, né en Bretagne lan 1680, mort en 1753, professa la philosophie à Ham, fut curé de Mahon et conservateur titulaire de la bibliothèque de Sainte-Geneviève. Il a laissé : Nouvelle traduction de l'historien Joseph, faite sur le grec, avec des notes crit. et histor. pour en corriger le texte dans les endroits où. il parait altéré, l'expliquer dans ceux oii il est obscur, fixer les te»ips et les circonstances de quelques événements qui ne sont pas assez développés, éclaircir les sentiments de l'auteur et en donner une juste idée; Paris, 1756 et suiv.,4 vol. in -4». Cette version est plus iidèle que celle d'Arnaud d'Andilly; Paris, 1756-17G7, 4 vol. m-4». Il avait composé plusieurs traités qui n'ont pas été imprimés. Voy. le Journal des Savants, 1756, p. 754 et 758. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
GILLI (David), ministre protestant du Languedoc, né en 1648, mort k .\ngers l'an 1711, abjura le calvinisme en 1683, et ramena plusieurs errants au bercail. On a de lui un recueil sous le titre de Conversion de Gilli; 1683, in-12. Il y explique les raisons qu'il a eues de se réunir à 1 Église romaine. Voy. Feller, Biogr. univers.
II. GILLI (Philippe-Sauveur), jésuite, né dans les £tats romains, alla comme missionnaire dans l'Amérique méridionale , où il passa dixhuit ans, c'est-à-dire jusqu'à la suppression de sa compagnie. 11 a publié en italien : Essai sur l'Histoire d'Amérique, ou Histoire naturelle, civile et sacrée des royaumes et provinces espagnoles de la terre fei^me dans l'Amérique méridionale; Rome, 1780-1784, 4 vol. in-8", avec cartes et ligures. Voy. Feller, Biogr. univers.
GILLOT. Voy. Gilot, n" II.
GILLT (M.), ancien théologal de l'église de Rayonne et doyen du chapitre royal de Saint- Laud, vivait au xviii» siècle. On a de lui : Méditations sur les principales vérités de la religion chrétienne, suivant le rapport qu'elles ont avec le mystère d'un Dieu souffrant et crucifié; Paris, 1736, in-12.
GILO. Voi/. Gélo.
GILON DE PARIS, cardinal, né à Toucy,
dans le comté d'Auxerre, vivait au xii' siècle. Il se rendit à Rome, où Calixte II le nomma évèque de Tusculum et cardinal; en 1127 Honoré II le chargea de mettre lin aux dissensions des patriarches d'Antioche et de Tyr, puis il le nomrna légat en Pologne. Il a laisse : 1» De Via Hierosolymitana , quando , expulsis et occisis paganis , detnctœ sunt Nicœa, Antiochia et Hierusalem a christianis , dans DD. Martenne et Durand, Thésaurus Anecdot., tom. III, p. 212; — 2° Vie de saint Hugues, abbé de Cluny, dont on trouve des extraits dans les BoUandistes , 29 avril, tom. III, p. 655; — 3" Epistola ad Bernardum, Antiochenum patriarcham , dans Ludewig, Reliquiœ manuscrijtt., tom. II. Toy.la Nouv. Biogr. génér.
GILÔNITE. Voy. Gélo.
I. GILOT, chanoine de Reims, a adressé une Lettre latine à M. Hennebel, docteur de Louvain, sur la neuvaine de saint Hubert; elle a été traduite en français et insérée dans le P. Le Brun, Hist. crit. des pratiques superstitieuses.
IL GILOT ou GILLOT (Jacques), doyen de l'église cathédrale deLangres,né en Bourgogne, mort en 1619, fut aussi conseiller-clerc du parlement de Paris et chanoine de la Sainte-Chapelle. On a de lui : 1° Vie abrégée de Calvin, en latin ; elle se trouve dans Papire Masson , Hommes illustres; — 2° Instructions et lettresmissives concernant le concile de Trente; 1607, in-8», et 1654,in-4o; — 3» une Édition des Œuvres de saint Hilaire; Paris, 1572. Gilot a, en outre, collaboré au Catholicon d'Espagne. Voy. Colomiés, Biblioth. choisie. Vigneul - Marville , Mélange d'hist.
GILPIN (Guillaume), biographe et critique anglican, né à Carlisle Tan 1724, mort à Boldre, dans le Hampshire. Séduit par la lecture des livres d'Érasme, il embrassa plus tard la réforme. En 1804 il fut pasteur de la paroisse de Boldre. Il avait acquis la réputation d'un bon professeur et d'un écrivain instruit et élégant. Outre plusieurs ouvrages sur la peinture , on a de lui : 1" Lectures on the Cathechism of the church of England; 1779, 2 vol. in-S»; — 'iP Sermons to a country congrégation ; 2 vol. in-8"; — 3» Exposition of the New Testament ; 1790, in-4''. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
GIMONT (Gimundus), abbaye de l'Ordre de Citeaux située au diocèse d'Auch.Elle fut fondée lan 1142 par Géraud de Breuil, et elle était fille de Berdones, ligne de Morimont. Voy. la Gallia Christ., tom. I.
GIN, né, à Paris en 1726, mort en 1807 dans la même ville , fut successivement avocat, conseiller au parlement Maupeou, et ensuite au grand conseil, où il resta jusqu'à la suppression des cours souveraines. Il se ht remarquer par son attachement aux principes religieux et à la cause des Bourbons dans les occasions les plus périlleuses. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons seulement comme ayant plus particulièrement rapport à la religion : 1" De la Religion, par un homine du, monde: 1780, 4 vol. in-S". 11 le retoucha et l'abrégea' en 1806, sous ce titre : De la Religion du vrai philosophe. On y trouve un recueil complet des systèmes des philosophes, de leurs vrais sophismes, et jusqu'à leurs sarcasmes. Le P. Beauregard disait, dans son fameux I>/^co«r**«r les philosophes, qu'ils n'y avaient pas répondu et qu'ils n'y répondraient jamais;— 'i° Discours sur l'histoire universelle, faisant suite à celui de Bossuet; 1802, vol. in-12. Quoique mtmiment au-dessous du travail de l'évéque de Meaux, le