‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 968 sur 1220 · IX. GRAND AUMÔNIER. Voij. Aumônier · texte numérisé non relu

IX. GRAND AUMÔNIER. Voij. Aumônier

X. GRAND -CHAMP (Grandis Campus), abbaye de l'Ordre de Prémpntré, située au diocèse de Chartres, entre Épernon et Montfort. Elle fut fondée l'an 1213 par Simon de Montfort, qui venait de remporter une victoire sur les Albigeois. Voy. la Gallia Christ., tom. VIII. Richard et Giraud.

XI. GRAND CONSEIL, tribunal extraordinaire et d'attribution, mais souverain , qui connaissait de plusieurs matières, tant civiles que bénéticiales et criminelles , et dont la juridiction s'étendait dans tout le royaume. Il avait été établi par Charles VIII en 1497. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.

XII. GRAND-CROIX, nom donné, dans l'Ordre de Malte, aux piliers ou chefs des langues qui étaient baillis conventuels, aux grands prieurs, aux baillis capitulaires, à l'évéque de Malte , au prieur de l'église et aux ambassadeurs du grand maître auprès des souverains. Voy. Malte. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.

XIII. GRAND MAÎTRE, titre que l'on donne, dans certains Ordres, au premier chef ou supérieur général; ainsi on dit : g) and maître de Malte, grand maître de Saint -Lazare , etc.

XIV. GRAND'MESSE, dite aussi MESSE HAUTE , MESSE SOLENNELLE , celle qui est accompagée de chant, et qui se célèbre ordinairement avec diacre et sous -diacre.

XV. GRAND PRÊTRE; c'était le nom ordinaire du souverain pontife chez les Hébreux, bien qu'on l'appelât aussi le prêtre chef et simplement le prêtre ou le chef. Le grand prêtre était le chef de la maison du Seigneur ; il n'était permis qu'à lui seul d'entrer dans le sanctuaire, et de porter certains vêtements. Il avait sur les épaules et sur la poitrine les noms des douze tribus d'Israël. Il portait sur le front une lame d'or où étaient gravées ces paroles : La sainteté est au Seigneur. Dieu voulait qu'on s'en rapportât au grand prêtre dans le jugement des causes difficiles. Voy. Exode , xxviii. Lévit., xxi, 10. Nombr., m, 32. Rois, xii. 11 ; xxv, 18. II Paralip.. xix, 11 ; xxiv, 6. 1 Esdr., vu , 5.

XVI. GRAND -SELVE (Grandis Sylva) ,3hbaye de l'Ordre de Citeaux, située à une lieue de la Garonne , dans la Guyenne. Elle fut fondée l'an 1114 par le P. Gérard de Sales . disciple de Robert d'Arbrissel, sous la règle de Saint- Benoît. Elle fut unie en 1147 â l'Ordre de Citeaux, et devint une des plus riches abbayes de cet Ordre. Voy. Moreri, édit. de 1759. D. Vaisselle, Hist. génér. du Languedoc, tom. II, p. 375 et 448

XVII. GRAND VICAIRE, le prêtre auquel l'évéque délègue une partie ou la totalité de sa juridiction. \ oi/. Vicaire général.

GRANDAMI ou GRANDAMY (Jacques), jésuite, né à Nantes en 1588, mort à Paris l'an 1672 , professa la philosophie et la théolo2[ie dans divers collèges de son Ordre. Outre plusieurs ouvrages de physique et d'astronomie , il a laissé : 1" Tractatus 'evangelicits de summn Dei gloria in Christo Jesu ; Paris , 1664 , in - 4» ; — 2° Chi'onologia christiana; de Christo nnto. et rébus gestis ante etpost Nativitatem ; ibid., 1668, 3 vol. in-4». Voy. Sotwel, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu. Le Journ. des Savants, iG69, p. 5 et suiv. Richard et Giraud.

GRANDE (saint Jean), religieux espagnol de Saint-Jean-de-Dieu , mort le 3 juin loÔO, périt victime de sa charité pour les pestiférés de la ville de Xérès. Doué d'une extrême humilité, il avait pris le surnom de pécheur. Il fut canonisé en 1852. Voy. la Nuuv. Biogr. génér.

GRAN

GRAN

GRANDE-BRETAGNE, île de l'Océan qui comprend les royaumes d'Angleterre, d'Irlande et d'Ecosse. Eusèbe et Théodoret disent que les apôtres y introduisirent l'Évangile. C'est ce qu'ont prétendu aussi quelques écrivains postérieurs, mais en se fondant sur des légendes, des traditions peu sûres et des hypothèses peu solides. Ce qui est certain, c'est que de l'an 449 à l'an 519 on y a tenu contre les pélagiens trois conciles, nommés conciles de la Gnmde - Bretogne. Le premier fut assemblé l'an 449 ; le second, l'an 512; le troisième, l'an 519. Voij. le Diction, de la ihéol. cathoL, et Compar. notre art. Angleterre.

GRANDE SEMAINE (Hebdomas magna ou Septtmanu major); c'est ainsi qu'on appelait autrefois la semaine sainte, à cause des grands mystères qui s'y sont accomplis , comme la passion et la mort du Sauveur, l'institution de la sainte Eucharistie. Voy. le Diction, de la théol. cathol.

GRANDET (Joseph), curé de Sainte- Croix d'Angers et supérieur du séminaire de cette ville, né à Angers en 1G46, mort en 1724, se distingua par son zèle et sa charité. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Dissertation apologétique sur l'apparition viiraculeuse arrivée au saint Sacrement en la paroisse des Ulmes, près de Saumur , le 2 juin 1668 , contenant les preuves de ce miracle , la réponse aux objections , et plusieurs autres apparitions arrivées à la sainte Eucharistie en différents siècles: Château -Gontier, 1715, in -12; — ^^ ^Considérations et pratiques de piété tirées de P Ecriture sainte, des conciles et des Pères de l'Église, pour honorer Jésus-Christ au saint Sacrement; ibid., 1715, in-12. Voy. le P. Le Long, Biblioth. hist. de la France, p. 269 et 290. Le Journ. des Savants, 1700, p. 48, i''^ édit., et p. 47, 2^ édit. Richard et Giraud et la Nouv. Biojfr. yénêr., qui donnent la liste des autres écrits de Grandet.

I. GRANDI (Antoine), barnabite, né à Vicence en 1761, mort à Rome l'an 1822, fut vicaire général de son Ordre , et consulteur de l'Inquisition et de la S. Congrégation des Rites. Nous citons de lui ; 1° Les Variations qu'on objecte à r Eglise catholique ne préjudicient point à son infaillibilité; Rome , 1805, en italien ; — 2" Vie du cardinal Fontana : Avignon, 1847. Voy. sa Vie, par Piantoni ; Rome, l858.

II. GRANDI (Guy ou Guido) , de l'Ordre des Camaldules, né à Crémone en 1671, mort à Pise en 1742 , fut un des plus célèbres mathématiciens de son temps. Il professa d'abord la théologie, puis la philosophie à l'université de Pise. Outre un grand nombre d'ouvrages sur la géométrie, il a laissé : Dissertaiiones Camaldulenses , in quibus agitur 1* De Insiitutione Ordi)ns Camaldulensis ; 2o De /Etate S. P. Romualdi; 3° De Visione scalœ ejusdem et habitus mutatione prœtensa ; 4° De S. Pétri Damiani et Avellenitarum i?istituto Camaldulensi , obiter etium multa ecclesiasticœ et profanœ historiée loca illustrantur et corriguntur ; Lucques, 1707, in -4». Voy. G.-M. Ortes , Vita deî padre D. Guido Grandi, abbate Camaldolese. Fabroni , Vitœ Italorurn doctrina excellentium, tom. VIII. Montucla, Hist. des mathématiques, tom. II et III. Tipaldo , Biographia degli Italiani illustri, tom. Vll. Le Journ. des Savants , 1708, p. 786, i"" édit., et p. 695, 2* édit. Les Mémoires de Trévoux , mois de mai 1748. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

GRANDIDIER (Philippe -André), archiviste de l'évêché de Strasbourg, né à Strasbourg en

1752, mort en 1787, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : l" Histoire de l'évêché et des évêques de Strasbourg ; Strasbourg, 1777-1778, 2 vol. in -4»; — 2" Histoire ecclésiastique, militcnre, etc., de la province d'Alsace; ibid., 1787, in-4''. Voy. la Nouv. Biogr. génér., où l'on trouve la liste des autres écritsde Grandidier.

GRANDIN (Martin), théologien, né à Saint- Quentin en 1604, mort à Paris en 1691, fut reçu docteur à la Sorbonne , et y professa la théologie durant cinquante ans. On a de lui : Institutiones theologicœ; Paris, 1710-1712; 6 vol. in-i»; ouvrage imprimé par les soins de M. Duplessis d'Argentré. Voy. Richard et Giraud.

GRANDIS. Voy. Grand, n» VIII.

GRANDMONT ou GRAMMONT(Gm«f/w ilfow*, Grandimonfium), Ordre religieux fondé l'an 1073 par saint Etienne de Muret; il commença à Muret, village du Limousin ; après la mort de leur fondateur, ces religieux transportèrent son corps à Grandmont et s'y établirent. Ils paraissent avoir vécu d'abord comme des ermites, n'ayant d'autre règle que celle des exemples de saint Etienne ; mais vers l'an 1150 on écrivit ce qui s'était pratiqué jusqu'alors pour servir de règle. Cette règle fut approuvée par Adrien IV en 1156; mais les successeurs de ce Pape la modifièrent à cause de sa trop grande austérité. L'Ordre fut gouverné par des prieurs jusqu'en 1318, époque à laquelle on nomma un abbé. Il y avait trois couvents de religieuses de cet Ordre. Voy. Mabillon, Acta Sanctor., tom. IL Richard et Giraud, et Cornpur. Etienne, n» XVI.

GRANDMONTIN ou GRAMMONTIN {Grandirnonianus , Grandimontensù), religieux de l'Ordre de Grandmont. Voy. l'art, précédent.

GRANDVAL (de), écrivain du xvn« siècle, a laissé : La Vie de la sainte Vierge Marie, Mère de Dieu. Cet ouvrage est moins une histoire que des réflexions sur les fêtes et les autres mystères de la vie de la sainte Vierge. Voy. le Journ. des Savants, 1665, p. 117, l'» édit., et p. 89, 2« édit.

GRANELLI (.Tean), jésuite, né à Gênes en 1703, mort à Modène en 1770, acquit une telle réputation comme prédicateur , que limpéiatrice Marie-Thérèse l'appela à Vienne en 1701 pour prêcher en italien dans cette ville. Plus tard Granelli fut nommé professeur de théologie à Modène, et François III le choisit pour bibliothécaire. Ses écrits religieux sont : 1» Lezioni moruli , ùtoriche, critiche e cronologiche sul Genesi, suW Esodo, de' Numeri, del Deuteronomio , di Giosue , de' Giudici, dei Re; Parme, 1766; Modène, 1768; — 2° Quaresima e Panegirici; Modène, 1771, in-4»; — 3" des Commentaires sur les autres livres de la Bible, également en italien, publiés en 1770 par Bettinelli, avec son éloge et une nouvelle édition des Lezioni morali, etc.; ce qui en fait un cours complet sur l'Écriture sainte. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

GRANET (François), (liacre de l'église d'Aîx, né à Brignole en 1692, mort à Paris l'an 1741, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" une Nouvelle édition du Discours du P. Le Brun, de r Oratoire, sur la comédie , avec une préface historique et critique , beaucoup d'additions du P. Le Brun lui-même, et d'autres qui sont de l'éditeur ; Paris , 1731 ; — 2» une Seconde édition de l'Histoire critique des pratiques superstitieuses du P. Le Brun ; — 3" une Nouvelle édition de la traduction française de l'Histoiï'e des flagellants, par l'abbé Boileau ; Paris. Il a travaillé en outre à un journal intitulé ; Bibliothèque française ou Histoire littéraire de la

GRAR

Page 1