V. ALEXANDRIE (Version d'). Voij. Sep
T.\NTE.
VI. ALEXANDRIE D'EGYPTE , ville bâtie par Alexandre le Grand. Alexandrie est nommée dans la version latine de Jérémie (XLVi, 25), dÉzéchiel (xxx, 14-16) et de Nahum (m, 8), qui vivaient avant Alexandre ; mais non point dans le texte hébreu, où on lit Nô, ouA'ô-^wio;/, qui est probablement Diospolis. Quoi qu'il en soit, c'est à Alexandrie que saint Marc l'évani^éliste fonda son Église, qui fut métropole de l'Egypte , de la Lybie, de la Thébaide , de la Pentapole, et la seconde du monde chrétien. I.es patriarches d'Alexandrie , outre le pi^ivilége dont ils iouissaient de faire le Cycle pascal, c'est -à -dire d'annoncer à quel jour on devait célébrer la fête de Pâques, étaient vicaires-nés du siège de Rome pour les affaires d'Orient, et leur pouvoir s'étendait naême sur plusieurs causes temporelles. S'étant dans la suite relâchés de leurs droits, le second rang fut assigné à l'Église de Constantinople. Mélèce, par son schisme, et Arius, par ses erreurs, firent des plaies mortelles à cette Église, qui persévéra constamment dans la foi orthodoxe jusqu'à Dioscore. Dans les seize conciles qui ont été tenus dans Alexandrie , on a traité les sujets les plus importants. Les protestants ont prétendu à tort que les évêques d'Alexandrie n'ont jamais reconnu la juridiction du pontife romain, et ne lui ont jamais été soumis. Mais, quand l'indépendance de ces évêques serait encore mieux prouvée , il en l'ésulterait que les tristes elfets qu'elle a produits suffiraient pour démontrer la nécessité d'un centre d'unité dans la foi et d'un chef dans l'épiscopat ; puisque , faute d'en reconnaître un, les patriarches d'Alexandrie ont vu leur Église sans cesse agitée par des schismes et des hérésies , jusqu'à ce gu'enfin le christianisme y ait été presque entièrement aboli ; car il n'y en a plus qu'un faible reste parmi les cophtes, et en<;oi'e y est -il très -défiguré par l'ignorance et par l'erreur. Voy. Bei-gier , Dicfian. de théologie, art. Alexandrie. Richard et Gii-aud, Biàlioth. sacrée. Encyclop. cathol., art. .\lexandrie {Concile d'). Gaet. Moroni , vol. I»"", p. 220 et suiv.
yil. ALEXANDRIE DE LA PAILLE {Alexandiia a Paleu ou SI ratetiovum) , aujourd'hui Alexandriu délia Paylia. Alexandre III , qui avait
été secouru par les habitants du pavs contre l^arberousse , l'érigea en évéché l'an 1175, sous la métropole de Milan. Voy. De Commanville, /re Tah/e alphabet., p. 10. , . ,
ALEXANDRIN (Codex Alexandnnus), manuscrit grec contenant la Bible entière, avec les Lettres de saint Clément, évêque de Rome. Cyrille Lucar, patriarche de Constantinople, en lit hommage à Charles \^^ en 1628, et il fut déposé en 1753 dans le Muséum britannit^ue. Il est écrit en lettres onciales, sans esprits, sans accents , sans intervalles entre les mots.
ALEXANDRION , château bâti par Alexandre Jannée , roi des Juifs , sur le sommet d'une montagne , près de Coréa , sur le chemin de Jéricho. C'était la sépulture ordinaire des prmçes de la maison d'Alexandre Jannée. Voy. Joseph, Anfiq., liv. XIII, c. xxiv ; hv. XIV, c. vi, x, xxvii ; liv. XVI, c, II. D<' Bellojud., liv. V, c. iv.
ALEXANO, ALEXANUM. Voy, Alessano.
ALEXAS , troisième mari de Salomé , sœur du grand Hérode , s'attira l'amitié de toute la nation juive en mettant en liberté les principaux des Juifs qu'Hérode avait enfermés dans l'hippodrome de Jéricho. Voy. Joseph, Autig,, liv. XVII, c. X.
ALEXEJEW (Pierre- Alexejewitsch) , liturgiste et historien russe , protopope à l'église de î'Archange à Moscou , sa ville natale , mort en 1801 , deviirt custode de l'église cathédrale. On lui doit, entre autres ouvrages : 1° un Diction, ecclésiastique, dont la meilleure édition est celle de Saint-Pétersbourg, 1794, 3 vol. Après sa mort on fit de nouvelles éditions avec ues changements ; — 2" des Sermons russes ; — 3" une Traduction du traité de Veritute religion, christ, de Grotius.
I. ALEXIS , évêque de Melphi, en Italie, se distingua en 1512. Jules II le chargea de prêcher en présence des Pères du concile de Latran. Son discours se trouve dans le XIV' tome des Conciles, p. 122.
II. ALEXIS (saint), naquit à Rome vers 350, Le Martyrologe et le Bréviaire romain mettent sa mort au 17 juillet, et les Grecs en font la fête le 17 mars , jour de sa sépulture , selon Métaphraste. Il parait être le même que Jean Calybite, que les Grecs honorent; la maison de son père, où il mourut, fut changée en une église sous le nom de Saint-Alexis. Voij. Baronius. Papebr., tom. I*^"", Maii. Enci/clapéd. cathol.
III. ALEXIS ou ALEXIUSTaRISTÈNE, économe de l'Église de Constantinople , assista en 1166 au concile de Constantinople. Il a fait des notes sur un recueil de canons. Voy. Sclioell , Hist. de la littér. gt^ecque, vu, p. 241. Nquv, Biogr.génér. Richard et Giraud.
IV. ALEXIS DE LA CONCEPTION (le P.) publia , en 1710 , la Vie du vénérable P. Joseph de la Mère-de-Dieu, fondateur et premier général de l'Ordre des clercs réguliers de la Mèrede-Dieu. Voy. Journal des Savants , 1710, p. 414 de la l'^ édit., et p. 375 de la 2*.
I. ALEXIUS (NicolasX né à Pérouse , et mort en 1585, entra dans l'ordre de Saint-Dominique, et fut un des plus célèbres prédicateurs de l'Italie. On a de lui V Histoire des rois de Juda et d'Israël et des Eloges des saints de son Ordre. On lui attribue des 'Iraités de la sainte Trinité. du Souverain bien et de l'Eucharistie, et 2 voL de Sermons. Voy. Échard, Script. Ord, FF, Prœdicat., tom. II. Moréri, édit. de 17.59.
II . ALEXIUS (^Vincent), mort enl611 , fut arcbiprêtre de la cathédrale de Pérouse , auditeur de ilote et évêque de Pérouse. Il a laissé des Lectures, des Décisions et des Réponses. Voy. Denis-
ALFO
ALFO
Simon, Bihlioth. hist. f/ex aut. dcdwii, édit. de Paris. 17(1-2, ia-1'2.
ALFANDARI ( Kajim-ben- Jacob) , rabbin de Coiistantinople , vivait au commencement du xviii« siècle. On lui doit Questions et Héponses , comment, bibl.; Constant., l'an du monde 5710, de Jésus-Christ 1710, in-fol. Le frère d'Alfantari, Élie Len Yacob. a publié aussi quelipies Comment.; Constant., 1719, in-fol. Voy. \Volf, Bihlioth. Hebr., tom. III, p. 352.
ALFËRE (saint), mort en 1050, embrassa la rèi;le de Saint-Benoit en 991 , puis il se retira sur mi, coteau de la montagne qu'on appelle Saint-Élie; enfin il se cacha au bas d'un affreux rocher, où il fut suivi dun grand nombre qui voulaient vivre sous sa conduite, et parmi lesquels il en choisit douze seulement. Il mourut eu 1050. Voy. L^^helli, Itnlin sacm . tom. VII, p. 515. BoUand., 17 jan., 17 feb. et 14 mart. Mabillon, Anii. Ord. bened., tom. IV. JMorêri.
ALFEZ (Isaac-ben-Jacob), né dans un village près de Fez , en 10-13 , et mort à Lucena , en Espagne, Tan 1103. C'est dans cette dernière ville qu'il composa un abrégé du Talmud que les Juifs estiment beaucoup, et qu'ils appellent le petit Talmud, ou le Talmud d' Al fez. La 1" édit., qui est aussi la plus rare, est celle de Constantinople , 1509. Une des plus rares, des plus complètes et des plus estimées est celle de Sabiouéta, 155i, Voy. Bartolocci , Bihlioth. muynu rahbin., tom. IIÏ, p. 905. Wolf, tom. I«% p. ()(jO. De Rossi, Dizion. stor. degli Àuctoii Ehrei, tom. I, p. 45.
I. ALFONSE (Pierre), médecin et théologien espagnol , né en 106*2 , et mort vers 114U , embrassa la religion clirétieime en 1106, et eut pour parrain Alfonse I'''", roi d'Aragon , dont il devint médecin. On a de lui : 1" Dialogi lectu diynis.nmi , in quihus impiœ Judœorum opiniones confutantur, etc.; Cologne. 1536, in-8"; reproduits dans la Bihlioth. Pattitm, édit. de Lyon, tom. XXI; — 2" rfe Disciplina dericali: Berlin, 18S27, in-4" ; ouvrage imprimé avec de savantes notes par Fr. Wilh. Val. Schmid, traduit en français par l'abbé Laboudei ie et reproduit dans les Mélanges , publiés pur In Société des Bibliophiles français , 18*25 ; — 3" Dialogue entre Muise et Pierre ; Cologne , 1536. Mol^e est le nom qu'il avait eu parmi les Juifs, et Pierre, celui qu'il prit au baptême ; — 4" de Scientia et Philosophiu ; li-aité qui n'a pas été publié, que nous sachions. V'oif. Genebrard, Clirunoqrfiymie . etc.
n. ALFONSE BONHOMME, Espagnol, de l'oi'dre de Saint-Dominique, vivait au xiv« siècle. On a de lui : de Ad vent u Jesu veri Messiœ, quem Judœi frustra expectant. C'est le traité du Juif Sanuiel qu'il a traduit de l'arabe en latin. Voy. Le Mire, in Auctoriis de script, eccl.