II. GROSTÊTE DES MAHÏS (Marin), théolo
fien, né à Paris en 1649, mort en 1694, était né ans la religion protestante. D'abord ministre
de Bionne, il se distingua par son zèle et par sa science; mais, l'an 1681, il abjura entre les mains de l'évêque d'Orléans, et devint chanoine de cette ville. Il a laissé : 1» Considérations sur le schisme des protestants ; -^ 2° Traité de la pi^ésence réelle du corps de Jésus-Christ dans t Eucharistie prouvée par l'Ecriture; ces deux ou» vrages ont paru à Orléans, 1685; — 3» La Vérité delà religion catholique prouvée par l' Ecriture \ Paris, 1697, et avec des augmentations considérables par M. François Geoffroi, prêtre de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois; Paris, 1713, 3 vol. in-12. Voy. le Journal des Savants, 1696 et 1737. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
GROSTHEAD. Fo?/. Grosse-Tête.
GROTIUS ou GROOT (Hugues), érudit, né à Delft en 1582, mort à Rostock en 1645, fut un des hommes les plus éminents de son siècle. Il s'est exercé sur presque tous les sujets : tliéologie, jurisprudence, mathématiques, histoire, poésie, langues, etc. Avocat avant Tâge de dixsept ans, il en avait vingt-quatre lorsqu'il fut nommé avocat général. Ses principaux ouvrages sont : 1" Z)e Veritate religionis christianœ, l. VI; traduit dans presque toutes les langues; la dernière traduction française a été imprimée à Paris, 1724; — 2" Annotationes in totum Scripturam Sacram; 1679; — 3" De Jure belli et pa^ cis libri III; Paris, 1625, in-4o; Francfort, 1626, in-8«; Amsterdam, 1631, in-fol., et 1642, in-8°; cette dernière édition a été augmentée par Grotius d'un grand nombre de notes. Les trois livres du Traité ont été mis à Y Index, avec la clause Donec corrigantur. Plusieurs autres écrits de Grotius, et en particulier tous ses ouvrages théologiques, y ont été mis aussi, mais d'une manière absolue. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XIX. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers, La Nom:. Biogr. génér. Le Diction, de la théol, cathol. Mais c'est surtout Bossuet qu'il faut lire pour bien connaître Grotius; personne ne l'a étudié avec tant de soin que le grand évéque de ^[eaux; personne n'a mieux fait sentir ce qu'il y a de bon et de mauvais dans ses écrits.
GROU (Jean), théologien, né dans le Calaisis en 1731, mort en Angleterre en 1803, fut obligé pendant la révolution de se retirer en Angleterre, chez Thomas Weld, qui avait fait bâtir un couvent pour les Trappistes sur sa terre de Lutworth. Grou a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Morale tirée des Confessions de saint Augustin; Paris, 1786, 2 vol. in-12; — 2° Les Caractères de la vraie dévotion; Paris, 1788; ouvrage qui a été souvent réimprimé; — 3" La Science pratique du Crucifix dans l'usage des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie; ibid., 1789, in-12; — 4° Méditations en forme de retraite sur l'atnour de Dieu, avec un petit écrit sur le Don de soi-même à Dieu; Londres, 1796, in-12, souvent réimpr.; — h°L'ln-' férieur de Jésus et de Marie; Paris, 1814, 2 vol. in-12, Voy. Feller, Biogr. univers. Quérard, Ijx France littéraire. La Nouvelle Biographie gêné" raie.
GROVE (Henri), anglican, né à Taunton, dans le comté de Somerset , en 1683 , mort à Fullwood , près de Taunton , l'an 1738, fut directeur du collège de Taunton, puis pasteur de deux petites congrégations du voisinage. Parmi ses ouvrages nous citerons : \° An Essuy towards a démonstration of the soul's immortality ; illS; — 2° Essay on the terms of Christian communion ; 1719; — S" Tlie Evidence of our Saviour'9 résurrection ; 1730. Voy. la Nouv. Biogr, génér., qui indique les autres écrits de Grove,
GRYF
GUAD
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GROZET. Vot/. Grosez.
GRUBENHAIRE ( Gruhenharius ), nom donné à une secte issue des protestants , et qui, sous prétexte d'un mariage spirituel, ont les femmes en communauté. Yoy. Jovet, tom. I, p. 470.
GRUBER (Jean-Daniel), jurisc. et historien
rotestant, né à Ipsheim en Franconie, mort À [anovre en 1748, professa le droit à Halle et à Giessen. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Fleurit Institutiones
i'urts ecdesiastici , cum J.-H. Boehmen notis ; Vancfort et Leipzig, 1724, in -8"; V Institut ion du droit ecclésiastique de Fleury est à VIndex (Decr. 21 aprilis 1693); — 2* Origines Livoniœ sacrœ et civilis , seu chronicon Livonicum vêtus , continens res (/estas trium priorum episcoporum, etc.; Francfort et Leipzig, 1740, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér., ^i donne la liste des autres écrits de Gruber.
GRDMENTO(G?*wmen<Mm),village du royaume de Naples, appelé aujourd'hui Agromento , était autrefois une ville épiscopale. Ayant été détruite par les Sarrasins, on en transféra le siège àMarsico. Voy. Marsico-Novo. De Coramanviile. /"= Tnhle alphabet., p. 115.
GRUNyEUS. Voy. Gryn^us.
GRUNDMANN (Martin), théologien protestant, né à Leobschûtz en Silésie l'an 1619, mort à Gruno, près de Gœrlitz, en 1696, exerça les fonctions de pasteur. On a de lui , entre autres ouvrages : 1" Vade mecum, s. Memoriale biblicum; Gœrlitz, 1654; — 2° Histoire religieuse et histoire profane, en allemand; Dresde, 1655, et Gœrlitz, 1677, in -12. Voy. la Nouv, Biogr. génér.
GRUNER ( Jean-Frédéric ), philologue , né à Cobûurg en 1723, mort à Halle en 1778, professa la théologie àTuniversité de cette deinière ville. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1" De Origine episcuporuin eorumque i» Ecclesiu primitiva jure ; Halle, 4764; — 2" Leçons d'éloquence sacrée, en allemand ; ibid., 1765 ; -^ 3" Essai d'un extrait pragmatique de l'histoire ecclésiastique des chrétiens, en allemand ; ibid., 1766 ; — 4» Introduction pratique à la religion de la Bible, en allemand; ibid., 1773; — 5° Institutiones theologiœ dogmaticœ, libri très; ibid., 1777. Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui indique plusieurs autres ouvrages de Gruner.
GRUTER (Jean ou Janus), célèbre philologue protestant, né à Anvers en 1560, mort en 1627, fut reçu docteur en droit à Leyde , et professa à Wittemberg et à Heidelberg. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Lampas sive fax ariium liberalium , hoc est tliesaufus criticus , in quo infinitis locis theologorum, philosophorum , etc., scripta supplentur , corrigimtur , illustrantur, notantur; Francfort, 1602-1612, 6 vol. in-8»; — 2» Chronicon chronicorum ecclesiasticQ-politicum ; ibid., 1614, 4 vol. in-8''; — 3" Bibliotheca exulum , seu Enchiridion divinœ humanceque prudeniiœ; Strasbourg, 1624, in-12 ; Francfort, 1625, in'12. Fo(/. Valère-André, Biblioth. Belg. Flayderus, Vita Gruteinj. Le P, Nicéron, Mémoires , tom. IX, Richard et Giraiid.
GRYFF (Christian), en latin Griphius , philologue , né à Frauenstadt en 1649 , mort à Bres^ lau eu 1706, fut nommé professeur de langue latine et bibliothécaire à Breslau. Outre plusieurs écrits purement littéraires, on lui doit : Essai sw les Ordres ecclésiastiques et civils, en allemand; Leipzig, 1697. Voy, la Nouv. Biogr, génér. iNicéroQ, Mémoires, tom. II.
GRYMPE ou GRYMPHE , GRYPE (Grympa ou Grympha, Grypa). On nomme ainsi le voile miraculeux de sainte Agathe, ou plutôt l'enve-» loppe ou poêle qu'on avait mis sur son tombeau , ou qui enveloppait sa tète. On a coutume de l'opposer aux flammes du mont Etna. Macrini, qui dit l'avoir vu et vénéré, le décrit ainsi : « Portasse a verbo graeco grumpatw, quod involvere signilicat : solet enim ad hastam hoc sacrum vélum involutum populo ostendi, vel quia involutum conservatur, vel tandem quia ad caput martyris obvolvebatur : est quidem satis longum, colorisque castanei , et in extremitatibus auro ornatum. )» Voy. D. Macri , Hierolexicon , ad voc. Grvmpa. Claude Chastelain, Le Martyrologe romain, trad. en français , tom, I, p. 540.
I. GRYN^US ou GRUN.«:US (Jean), protestant, né à Leufeilingen en 1705, mort à Bàle en 1744, professa la théologie dans cette dernière ville. Il a laissé : Opuscula TheoL miscell,; Bàle,174t), in-8o. Fo»/. la Nouv. Biogr. génér.
II.GRYNjEUS ou GRUNiEUS (Jean-Jacques), protestant , né à Berne en 1540, mort l'an 1617 à Bâle, où il occupa la chaire de Y Ancien et du Nouveau Testament , fut quatre fois recteur de l'université et doyen de la faculté de Bàle. Nous citerons ses principaux ouvrages; mais en prévenant le lecteur que tous ses écrits sont à VIn~ dex : i° Ecclesiastica historica Eusebii, Pamphili, Huffini, Soo^atis; Theodoreti, Sozomeni, Theodori, Evagrii, et Dorothei, in locis obscuris innumeris illustrata, etc.; Bàle, 1571, 1588, 1611 , in-fol.; — 2" Epitomes Sacrorum Bibliorum, pars 1», complectens Vetens Testament i , tuni libroi'um tum capitum, argumenta ; ibid., 1577, in-S»; — 3" Character christianontm , seu de fidei, spei et charitatis Doctrina, etc.; ibid., 1578, in -S»; — 4° Synopsis historiée hominis, seu de prima hominis Origine, ejusque corruptione , etc.; accesserunt Thèses analyticœ Symboli Apostolici; Bàle, 1576, in -8"; — 5° Chroyiologia brevis historiœ evangelicœ ; ibid., 1580 ; — 6° Sciagraphia sacrœ theologiœ secundum très methodi formas , synthcsim , analysim et definitionem, delineata, etc.; ibid., 1577, in- 4"; — 7" Censura theologica de prima antichristianorum errorum origine ; Heidelberg, 1584. Voy. Brunn , Vie de Grynée. Richard et Giraud, La Nouv. Biogr, génér.
GRZEPSKI (Stanislas), en latin Gresptsius ou Grepius, philologue et mathématicien polonais, né en 1.526, mort en 1572, professa à l'université de Cracovie. Parmi ses principaux ouvi'ages nous citerons : 1" Duo Poemata Gregorii Nazianzeni theologi : alterum de virtute hominis, alte^ rum de vitœ itineribus et vanitate rerum , hujus sancti, scholiis explicata; Cracovie, 16(31; — • 2» De multiplici Siclo et talento hebraico. Item d9 Mensuris hebraicis, tara aridorum quam liquida-' rum, etc. ; Anvers, 1568. Cet ouvrage se trouve aussi dans le Fasciculus secundus opusculorum ; Rotterdam , 1694, in-8». Voy. le Journal des Savants, 15 août 1684. Richard et Giraud, au mot Gresptsius. La Nouv. Biogr. génér.
GUADAGNOLI ou GUADAGNOLO (Philippe), de l'Ordre des Clercs réguliers mineurs, né à Magliano vers l'an 1596, dans l'Abruzze ultérieure, mort à Rome en 1656, professa avec distinction l'arabe au collège de la Sapience, Outre l'arabe, il connaissait le grec, l'hébreu, le chaldéen et le syriaque. La Congrégation de la Propagande l'employa à traduire la Bible en arabe sous le pontificat d'Urbain VIII, avec Ser-
Eius Risius, savant maronite, archevegue de amas, et Pierre Golius ou Célestin de bamte- Liduvine, carme. Cette traduction a paru sou«
GUAL
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le titre de ; Bihlia sacra S. Congregationis de Propaganda Fide ; Rome, 4671, 3 vol. in-fol. Outre cet ouvrage et une Grammaire arabe, on doit à Guadagnoli : 1" Apologia pro christiana religione, qua respondetur ad objcctiones Ahmed filii Zin Alabedin, Persœ Asphaensis , contentas in libro inscripto Politor Speculi ; Rome, 1634, in-4'' ; le texte arabe de cette Apologie a été imprimé à Rome en 1637, in-4'', par l'ordre d'Urbain VIII ; — 2" un Traité de polémique contre le Coran, en Arabe; Rome, 1649. Voy. Toppi, Biblioth. Napolitana. Nicéron, Mémoires, tom. VII. Feller, Biogr. univers. La ISlouv. Biogr. oénér*
I. GUADALAJARA ou GUADALAXARA, ville épisc. de l'Amérique septentrionale, et capitale de la province qui porte son nom. L'évêché, qui d'abord fut établi à Compostelle en 1540 ou 1548 , fut transféré dans cette ville en 1552 ou 1560, sous l'archevêché de Mexique. Voy. De Commanville, Z" Table alphabet., p. 115. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 75, 76.
II. GUADALAJARA ou GUADALAXARA Y XAVIERO (Marc), carme, né à Saragosse vers l'an 1580, mort vers 16.30, fut nommé en 1606 préfet des études du monastère d'Alcana. Ses principaux ouvrages sont : l» Quarta et quinta parte de la Historia pontifical, gênerai y catholica ; Saragosse, Madrid et Barcelone, 1612, 1614 etl630, in-fol.; ouvrage mis à V Index, donec corrigatur ( Decr. 23 aug. 1634 ) ; — 2» Cutalogo de los santos de la Orden de Nuestra-Sehora-ael-Carmen ; — 3" De las Indulgencias y gracias concedidas a la Orden de Nuestra-Senora-del-Carmen ; — 4" Tesoro espiriiual de la Orden del Carmen ,~ Saragosse , 1616, in-S"; trad. en italien par le P. Elia Marrugi ; 1624. Voy. Nicolas- Antonio, Biblioth. Hisp. Le Mire, De Scriptor. sœculi decimiseptimi. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
GUADIX ( Gaudicium ou Guadicium ) , l'ancienne Acci, ville épisc. d'Espagne, située dans le royaume de Grenade. Le premier évêque de Guadix fut saint Torquat , disciple de l'apôtre saint Jacques. L'an 64 il vint dans cette ville , dont il convertit les habitants. Dès l'année 510 elle était sulfragante de Tolède. Ce siège fut détruit lorsque les Maures s'emparèrent de Guadix ; mais il fut rétabli en 1492 par Ferdinand et Isabelle, et soumis à l'archevêché de Grenade. Voy. De Commanville, /■■« Table alphabet., p. 115. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXXIII, p. 77 et suiv.
GUAIFER (Benoit), moine du Mont-Cassin, né à Salerne , vivait au iii« siècle. Il se distingua par sa piété , son éloquence et son savoir. On a de lui : 1" Vita S. Secundini episcopi Triventi, dans Vltalia Sacra, tom. I ; — 2» des Homélies ; — 3» Murtyrium S. Lucœ, papœ : mais ces opuscules et quelques autres sont restés manuscrits dans la bibliothèque du Mont-Cassin. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XX, p. 97. Richard et Giraud.
GUAITTE (Charles), docteur en théologie de la faculté de Paris, a donné un Tt-aité de l'usure: Paris , 1668.
I. GUALANDI (Jean-Bernard), ecclésiastique italien qui vivait au xvi« siècle , a fait des traductions de quelques anciens auteurs, et composé , outre plusieurs discours latins : Tractatus de vei'o Judicio et Providentia Dei ; Florence, 1562, in-8o. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
II. GUALANi)! (Odoardo), évêque de Césène, né à Pise, mort à Rome en 1597, se démit de son évêché après trente années d'épiscopat, et se retira à Rome, où il publia : Philosophiœ
moralis ae tottus facultatis civilis vera et absoluta Me<AoÉ?M5; 1598 et 1604, in-fol. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. IL La Nouv. Biogr. génér.
GUALBERT (saint Jean^j, fondateur de l'Ordre de Vallombreuse , né à Florence , mort le 12 juillet 1073, se retira d'abord dans l'abbaye de Saint-Miniat , de l'Ordre de Saint-Benoît. A la mort de saint Miniat il fut appelé à lui succéder ; mais un autre religieux s'étant fait pourvoir de l'abbaye auprès de l'archevêque de Florence , Gualbert se retira à Vallombreuse , lieu situé à six à sept lieues de Florence , et où il établit un monastère de l'Ordre de Saint -Benoit. Il bâtit plusieurs autres monastères, et en réforma un grand nombre ; sa sainteté, sa charité et son humilité lui attirèrent la bienveillance des Souverains Pontifes; mais il eut beaucoup à souffrir des violences de Pierre de Pavie, archevêque de Florence, qu'il prétendait convaincre de simonie et d'hérésie. Célestin III l'a canonisé en 1193. Voy. Surius. Richard et Giraud.
GUALDO. Voy. T.\dino.
GUALFREDÙCCI (Bandino), jésuite , né à Pistoie en 1565, mort à Rome en 1627, devint secrétaire du général de son Ordre , puis coadjutor spiritualis dans la maison professe de Rome. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : Hieromenice, seu sacrorum mensium partes II; Rome, 1622, in-12; 1625, in-12. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
l. GUALTERIUS (Rodolphe), théologien, né à Zurich en 1518, mort en 1586, fut surintendant des affaires ecclésiastiques à Zurich. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages qui ont été publiés à Zurich l'an 1585, en 15 vol., et mis à Ylndex. Parmi ces ouvrages il en est un, Y Anti-Christus , qui a soulevé beaucoup d'ennemis contre lui, à cause de la manière indigne dont il s'y prononce sur la religion catholique.
IL GUALTERUS GRAVIUS. Voy. Grave, n" I. GUAMANGA, ville épisc. de l'Amérique méridionale, située au sud-est de Lima, sa métropole. Elle fut fondée en 1539 par François Pizarre, qui la nomma Saint-Jean-de-la- Victoire. Cet évêché a été érigé en 1611, sous la métropole de Lima. Voy. De Commanville, /'« Table alphabet., p. 115 et 116. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXXIII , p. 91, 92.
GUANZELLIS (Gianmaria DE'), dominicain, né à Brazighella en 1557, mort en 1619, professa avec succès dans plusieurs maisons de son Ordre. Paul V le nomma maître du sacré palais , puis évêque de Polignano. Il a laissé : 1" Synodus diœcesana Polymnianensis ; Bari ; — 2" Index librorum expurgandorum in studiosorum gratiam confectus; Rome , 1607, in-8°; Bergame, 1608, in-8» Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. VIL Échard , Sctnptor. Ordin. Prœdicator. La Nouv. Biof/r. génér.
GUARDASTALLUM. Voy. Guastalla.
GUARDIA-ALFERIA ou GUARDALFERIA , ville épisc. du royaume deNaples, située sur la i-ivière de Tiferno, et sous la métropole de Bénévent. Ce siège fut établi vers l'an 1000. Voy. Ital. Sacr., tom. VIII, p. 296. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 90, 98.
GUARGANTO (Matthie), barnabite, né à Soncino en 1557, mort l'an 1630, a publié en italien Vie angélique; Milan, i62S; Bologne, 1631, in-12. Voy. Ungarelli, Biblioth. Barnabit.
GUARIN (Pierre), de la congrégation de Saint-Maur, né auTronquay, en Normandie, en 1678, mort à Paris l'an 1729, était bibliothécaire de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. On a
GUAT
GUDU
de lui : 4» Grammatica hehraica et chaldaica, ex optimis quœ hactenus prodierunt , nova facilique modo concinnata : Paris, 1724-1728, 2 vol. in-4»; excellent ouvrage où les faits grammaticaux sont parfaitement constatés; — 2" Lexicon Hebraicum et chnldœùbiblicuvi , in guo non solum voces primigeniœ, seu radicales, verum etiain dérivâtes, cum omnibus earum accidentibus, ordine alpfiabetico disponuntur ; et latinis earum interpretatiotiibus, quas exhibent optima quœ hactenus prodierunt , vocabularia hebraica et chaldaica, prœmittuntur grœcœ quassupjjeditant LXX interpretum translatio, et quœ supersunt Aquilœ, Symmachi, Theodotionis V. VI et VII editiontim fragmenta. Accedunt nomina propria vironim, mulierum , idolorum , populorum , regionum, urbium, montium, fluviorum, etc., cum prœcipuis eorum etymologiis: Paris. 1746, 2 vol. in-4o. Il est dit dans la Préface que D. Guarin n'a fait que jusqu'à la lettre Mem inclusivement, que les sept lettres suivantes ont été exécutées par D. Le Tournois, et les deux dernières par deux autres religieux de la congrégation de Saint -Maur. Voy. Dom Le Cerf, Bihlioth. histor. et crit. des Auteurs de la congrégation de Saint-Maur. Le jtfercMre, décembre iliiS. Le Journal des Savants, 1717,1725 et 1746.
GUARINI (Camillo Guarino), religieux Ihéatin, né à Modène en 1624, mort en 1683, était un savant philosophe et profond mathématicien. Outre ses ouvrages sur l'architecture et les mathématiques, etc., il a composé : Pîacita philosophica : Paris, 1665, in-fol., où il combat les erreurs qu'on enseignait alors dans les écoles, etc. Voy. Feller, Bio^r. univers.
GUâRNACCI (Mario), prélat romain, né à Volterre en 17(M, mort l'an 1785, se fit recevoir docteur à Florence, et fut honoré de la bienveillance de Clément XllI et de Benoit XIV. Il a laissé plusieurs ouvrages, dont le principal est intitulé : Vitœ et res gestœ Pontificum Romunorum et S. R. E. cardinalium a Clémente X ad Clementem XII, etc.; Rome, 1751, 2 vol. in-fol. Voy. le Journal des Savants, 1751, p. 379; 1752, p. 632. Richard et Giraud. La ^ouv. Biog/-. gén.
GUARNIER (Antoine), de l'Ordre des Frères- Mineurs, né à Montréal, vivait au xvii» siècle; il professa la théologie, et devint provincial de la province d'Assise. Il est l'auteur d'un traité latin sur ÏÉglise militante; Rome, 1694, in-fol. Voy. le P. Jean de Saint-.\ntoine, Biblioth. univ. Francise, tom. I. p. 106.
GUASTALLA (Guardastallum et Vastalla), ville et duché d'Italie sur le Pô, en Lorabardie. L'an 1106, le pape Pascal II y tint un concile. Foy.Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 139 et suiv.
GUASTALLINES (G«a5/fl///H«),nom que portent deux communautés de filles fondées à Milan au xvi« siècle, par la comtesse de Guastalla. Les premières portent l'habit de Saint -Dominique, et les secondes forment le collège de la Guastalla. Les filles qui composent cette dernière communauté ne font point de vœu, et sont chargées de l'éducation de dix-huit filles nobles et orphelines. Voy. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif.
GUATIMALA , ville épisc. de l'Amérique septentrionale. Cet évêché fut érigé en 1547 par Paul III, et mis sous la métropole de Mexico; en 1607 on y unit celui de Vera-Paz. En 1852, il y a eu une convention passée entre notre saint Père le pape Pie IX et Raphaël Carrera , président de la république de Guatimala. Cette convention fut confirmée par des Lettres aposto-
liques datées du 3 des nones d'août 1853. Voy. De Commanville, /« Table alphabet., p. 116. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXX, p. 144, 145. L'abbé André, qui, dans son Cours alphab. de droit canon, tom. III , p. 477-484, et 518-524, donne le texte français et latin, tant de la convention passée entre Pie IX et le président de la république de Guatimala, que des Lettres apostoliques qui l'ont confirmée.
GUAXACA. Voy. Anteqlef.a. de Guaxaca, et Richard et Giraud, art. Guax.\ca.
GUBA, une des sept villes épisc. voisines de Mélitène, du diocèse d'Antioche, et siège des Jacobites. On n'en connaît que cinq évèques, dont le premier, Denis, fut transféré de Guba à Mélitène en 1102. L'an 585, les Eutychiens s'y rassemblèrent, et condamnèrent comme apostats Probe et l'abbé Jean, qui étaient rentrés dans la foi du concile de Chalcédoine. Voy. le P. Mansi, Supplem, Coitcil., \.om. I, col. 4o3 et 454. Richard et Giraud.
GUBIO (Eugubium), ville épisc. d'Italie dans l'État de l'Église, et sous la métropole d'Urbin. Son premier évèque, Léonce de Luceoli, fut ordonné par le pape saint Sylvestre en o24. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom.'l. p. 632. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XXXIII, p. 148 et suiv.
I. GUDE (Frédéric), protestant, né à GerseilTen, en Silésie, l'an 1669, mort à Lauban en 1753, fut premier pasteur dans cette dernière ville. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" Souvenirs des doctrines évangéliques , etc.; Lauban, 1711; — 2" Le Compagnon et le guide de la vie du chrétien; ibid., 1711 ; — 3" Le Guide utile de la vie du chrétien; Budissin , 1714-1721 ; — 4» La Connaissance de soi-même, etc.; ibid., 1716; tous ces ouvrages sont en allemand. Voy. la Souv. Bioyr. génér., qui donne la liste de tous les écrits de Gude.
IL GUDE (Gottlob-Friedrich), protestant, fils du précédent, né à Lauban en 170^1, mort en 1756, fut d'abord premier diacre, puis archidiacre dans sa ville natale. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° De Causis dissensuurn inter Scripturœ interprètes : Leipzig, 1724 ;
— '2" Le Voyage du chrétien à sa véritable patrie, en allemand; Halle, 1726, in-fol.; — 3" De mystica miraculorum et fatorum Christi Interpretatione: Leipzig, 1729; — 4'' Enseignement catéchétique , en allemand ; Lauban, 1 /30 ; — 5° Sermrms sur les parties importantes de la religion et de la morale chrétienne, en allemand^; Budissin , 1731 ; — 6° Commentaires iur rÉpltre de saint Paul aux Éphésiens, en allemand ; Lauban, 1735; — 7» Lineœ primœ theologiœ vmiversalis ex Jobi libro; Leipzig, 1750; — 8" Thésaurus phraseologiœ Ebrœo-Biblicœ; Lauban, 1755. Voy.
III. GUDE, en latin Gudius (Marquard), archéologue et philologue, né à Rensbourg en 1635, mort en 1689, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1" De Clinicis sive Grabatariis veteris Ecclesiœ ; léna , 1657 ;
— 2° Hippolyii nmrtyris de Antichristo Liber; Paris. 16(51, in-8". Voy. la Xouv. Biogr. génér.
GUDELINUS. Voy. Goudelin.
GUDIUS. roy. Gide, n» 111.
GUDULE ou GOULE, ERGOULE (sainte), vierge, patronne de Bruxelles, née dans le Brabant vers l'an 650, morte le 8 janvier 712, était fille de sainte Amalberge. Elle fut élevée auprès de sainte Gertrude , sa marraine , dans le monastère de Nivelle. Lan 664 elle retourna dans la maison paternelle, où elle vécut dans de continuelles austérités et la pratique des
GUÉN
GUÉN
bonnes œuvres. Dieu la favorisa du don des miracles avant et après sa mort. Son corps est dans l'église Saint-Michel, à Bruxelles, qui plus tard a pris son nom , et qui la re^jarde comme sa patronne particulière. Voy. Richard et Giraud.
GUDVERT, curé de Saint-Pierre-le-Vieux, à Laon, mort l'an 4737, embrassa avec ardeur les doctrines des jansénistes, et se sii;nala par une vive opposition aux décrets du Saint-Siège; ce qui lui lit perdre sa cure. Il publia un grand nombre d'écrits qui n'ont aucun intérêt aujourd'hui. Son livre, intitulé Jésus-Christ sous l'anuthème, 1734 , in-12, condamné d'abord par l'autorité ecclésiastique, puis par le parlement, fut brûlé par la main du bourreau. Gudvert en appela alors au futur concile, et, jusque dans son testament, il protesta contre la bulle Unigenitus. Voy, Chaudon et Delandine, Diction, universel. Quérard, La France littéraire.
GUÉ (Claude du), en latin Vadanus, canoniste, né à Auvers-le-llamon , dans le Maine, vivait au xvi" siècle; il était très-versé dans les langues latine, grecque et hébraïque. Il a laissé : 4" Le Concile provincial de Coloigne , auquel est traicté sainctement et doctement de l'office, doctrine, vie et mœurs des évêques , nbbez , archidiacres, etc.; Paris, 1575, in-o"- — 2» Dévotes et chrestiennes institutions pour l usage de la confrairie de la très-heureuse Vierge Marie, avec la Bulle sur la forme de jurement de la profession de foi; ibid., 1579, in-16; — 3° quelques autres ouvrages qui n'ont pas été imprimés ou qui sont perdus aujourd'hui. Voy. La Croix du Maine, Biblioth. franc., tom. I. Du Verdier de yauTpr'wai, Bihlioth.franc., tom. II.
GUÉ DE LAUNAY, anc. abbaye de l'Ordre de Saint-Benoît située au diocèse et près du Mans.
GUÉDIER DE SAINT-AUBIN ( Henri -Michel), théologien, né à Gournay-en-Bray l'an 1695, mort à Paris en 1742, fut reçu docteur en 1723. Il obtint l'abbaye de Saint -Vulmer, et, pendant quatorze ans, décida en Sorbonne toutes les questions relatives aux cas de conscience. Il était très-versé dans les langues, l'histoire et la théologie. Il a laissé : Histoire sainte des deux Alliances : Paris, 1741, 7 vol. in- 12. Foy. Ladvocat, Diction, histor. portatif. Moreri, Diction, histor.
GUEL, fils de Machi, fut un de ceux que Moïse envoya pour examiner la terre promise. Voy. Nombres, xiii, 1(5.
GUELDI (D. Gabriel), clerc régulier de Padoue, né dans cette ville vers l'an Î670, professa la théologie , et acquit une grande réputation par son éloquence. On a de lui : Baptisma puerorum in uteris existentium assertum, quamvis theologi et canonistœ antiqui, per plura sœcula hoc vel negarint vel tacuerint; dissertatio medicotheologica; Padoue, 1711, in-8». Voy. le Journ. des Savants, 1711, p. 111. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. gàiér.
GUELFE (Guelftcs), nom donné à une faction d'Italie opposée a celle des Gibelins. Voy. Gibelin. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol.cafhnl., art. Guelfes et Gibelins.
GUÉNARD (Antoine), jésuite, né à Damblin,
Îrès Bourmont, en Lorraine, l'an 1726, mort en 806, près de Nancy, au château de Fléville, où il exerça les fonctions de chapelain pendant la révolution. A des connaissances variées il réunissait une piété aussi fervente qu'éclairée. On lui doit : 1" En quoi consiste l'esprit philosophique, conformément aux paroles de saint Paul : « Non plus sapere quam oportet sapere, sed sapere ad soérie/afem;» Paris, 1755, in-4°; discours qui a
été couronné la même année par l'Académie française, qui a été reproduit dans plusieurs ouvrages, que d'Alembert a comblé d'éloges, et que La Harpe appelait wi chef-d'œuvre; — 2" Sommaire de la doctrine du P. Berruyer; in-12. Lorsqu'il était au château de Fléville, il composa une Réfutation des principes de l'Encyclopédie; cette réfutation était faite lorsque le règne de la terreur arriva ; il crut alors prudent de brûler son manuscrit. Voy. les Mémoires de l'Académie française, année 1785. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.
GUENAU ou 6UENEAU , GUENOEL (saint), en latin Guinaïlus, Guennailus, Weniulus,ahhé de Landevenec en Basse-Bretagne, mort dans le pays de Cornouailles le 3 novembre vers l'an 579, "fut élevé auprès de saint Guingalois, fondateur de l'abbaye de Landevenec , qui le choisit pour son successeur. Guenau n'accepta cette charge que pour sept ans, au bout desquels il se retira en Angleterre avec douze religieux. Là il prêcha, convertit un grand nombre de pécheurs, réforma plusieurs monastères, et, de retour en Bretagne, il bâtit une abbaye; il en fonda une autre dans la petite ile de Croy, et éleva aussi un monastère dans le pays de Cornouailles. Les reliques de saint Guenau ont été constamment vénérées à Corbeil depuis 96(3. On célèbre sa fête le 3 novembre. Voy. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.
GUÉNEBAUD (Jean), antiquaire et médecin, né à Dijon , où il est mort vers 1630, reçut ses degrés à Padoue , et exerça son art dans différentes villes d'Italie. Il a publié : Le Réveil de Chindonax , prince des Vacies, Druides, Celtiques, Dijonnais, avec la sainteté, religion et diversité des cérémonirs observées aux anciennes sépultures ; Dijon, 1621, in-4o, avec gravures. Le titre de cet ouvrage est singulier et bizarre , mais le fond est intéressant. Voy. Feller, Biogr. univers.
GUÉNÉE (Antoine), controversiste , né à Étainpes en 1717, mort à Fontainebleau en 1803, professa la rhétorique au collège du Plessis, fut nommé chanoine à la cathédrale d'Amiens, et obtint l'abbaye de Loroy. Il fut reçu en 1778 associé de l'Académie des inscriptions. Il a publié : 1" Les Témoins de la résurrection de Jésus-Christ examinés suivant les règles du barreau; trad. de l'anglais de Sherlock; Paris,
1753, in-12; — 2" La Religion chrétienne démontrée par la conversion et l'apostolat de saint Paul, trad. de l'anglais de Lyttlelon, avec un Discours sur l'excellence intrinsèque de l'Écriture; ibid.,
1754, in-12; — 3" Observations .sur l'histoire et sur les preuves de la résurrection de Jésus-Christ, trad. de l'anglais de West; ibid., 1757, in-12; — 4" Lettres de quelques juifs portugais, allemands et polonais à M. de Voltaire, etc.; Paris; 1769, in- 8"; ouvrage souvent réimprimé avec des additions de l'auteur, notamment dix Lettres contenant des Considérations sur la loi mosaïque, et des mémoires sous le titre de Recherches sur la Judée, considérée principalement par rapport à la fertilité de son terroir, depuis lu captivité de Babylone jusqu'à nos temps. Guénée prouve dans ces mémoires, par une foule de témoignages, que la Judée était véritablement dans les temps anciens telle que l'ÉcM-iture la représente, c'est-à-dire abondante et fertile, contre le dire de Voltaire et de plusieurs autres écrivains aussi téméraires sur ce point que le patriarche de l'incrédulité moderne. Voj/. Dacier. Notice sur l'abbé Guénée, dans la 7' édition des Lettres de quelques juifs. Richard et Giraud, qui donnent des détails très-iutaressants sur les
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