XII. GUI LE PAUVRE. Voy. Guidon
XIIL GUI-PAPE, jurisc, né à Saint-Symphorien dOzon en 1402, mort en 1475, fut conseiller au parlement du Dauphiné. Il a laissé divers ouvrages de droit civil et un Commentaire sur les Décrétules ; in-fol. Voy. Chorier, Hist. du Dauphiné, tom. II, 1. XIII et XIV. Denys Simon, Biblioth. des A ut. de droit.
XIV. GUI TERRENI, évêque de Majorque, puis d'Elne, né à Perpignan, mort à Avignon en 1342, fut surnommé lé Carmélite parce qu'il fut général des Carmes. On lui doit: l^DePerfectione vitœ catholicœ; — 2" Super Setdentias •
— 3" Quodlibeta IV; — 4" Quœstiones ordinariœ;
— 5° De Concordia Evangelistarum ; — 6" Correctorium decreti; — 7" une Somme des hérésies, avec leur réfutation; Paris, 1528; — 8" des Statuts synodaux. Voy. Trithème , De Scriptor. eccles. Lucius, In Biblioth. Carmelit.
I. GUIARD (Antoine), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né à Saulieu, diocèse d'Autun, en 1692, mort l'an 1760, a publié : 1» Entretiens d'une dame avec son directeur sur les modes du siècle; 1736, in-12; — 2» Réflexions politiques sur la régie du temporel et des bénéfices
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consistorimix; 1738; — 3» Dissertation sur l'honoraire des messes: 1748, in-S", et 1757, in-i2; ouvrage auquel on a reproché troj) de sévérité. Vûj/. Collet, Traité des saints mystères^ c.xvni. Feiler, Riogr. univers.
■ II. GUIÀRD ou GUYARD (Bernard), domini- 'cain, né à Craon, dans l'Anjou, en 1601, mort à 'Paris l'an 1674, fut docteur et professeur en théologie, conseiller et prédicateur du roi. On a de lui : 1° Vie de saint Vincent Ferrier, 1634, in-S"; — 2» Discrimina inter doctrinam thomisticam et jansenianam: Paris, 1655, in-4"; — 3» La Fatalité de Suint-Cloud ; in-fol. et in-12, où il tâche de prouver que ce n'est pas un dominicain qui a tué Henri III. Vny. Échard, Biblioth. Prœdicatorum, tom. I. Nicéron, Mémoires, tom. XXXVIII. Feiler, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér., au mot Guvard.
CrUIBAUD (Eustache), oratorien,né à Hyères en 1711 , mort dans sa famille l'an 1794, était, par sa mère, cousin de Massillon. Il professa les humanités et la philosophie dans ditl'érents collèges de son Ordre. Appelé à Soissons par M. de Fitz-James, il y rédigea avec Valla et Chabot le Diction, histor., littér. et critique, publié sous le nom de Barrai. 11 passa ensuite à Lyon sous M. de Montazet. Après la mort de cet archevêque, il fut accusé de jansénisme, et renvoyé du diocèse à l'âge de soixante-dix-sept ans. Il était ami de l'abbé de Bellegarde(Com;jflr. Bel- LEGARDE, n" II), et fut ardent à répandre les livres de son parti. Ses principaux ouvrages sont : 1° Gémissements d'une âme pénitente ; 1778, in-12; ouvrage souvent réimprimé, et qui a été traduit en italien; — ^° Explication du Nouveau Testament , à l'usage des collèges; Paris, 1785, 5 vol. in-B"; — 3» La Morale en action ; Lyon , 1787, in-12; réimprimée sous ce titre : Élite de faits mémorables et d'anecdotes instructives , contenant le Manuel de la jeunesse française; Paris, 1824, in-12; Lyon, 1830, in-12, et 1836, in-32. Foy. Feiler, Biogr. univers.
i. GUIBERT ou WIBERT (saint), fondateur de l'abbave de Gemblours, né dans le Brabant vers l'an §92, mort le 23 mai 962, suivit d'abord la carrière des armes, qu'il ne tarda pas à abandonner pour se retirer dans une de ses terres, où il fonda le monastère de Gemblours, dont il confia la direction à Erluin. Qu^int à lui, il se renferma dans l'abbaye de Gorze, située au diocèse de Metz, et il devint un sujet d'admiration pour tous ses frères. L'Église honore sa mémoire le 23 mai , jour de sa mort, et le 23 septembre, jour de sa translation. Vog. D. Luc d'Achéry, Spicilegium, tom. VI. Surius. Bollandus.Lambecius, Biblioth. de l' Empereur , tom. IL D. Mabillon, v« siècle bénédictin.
■ IL GUIBERT, antipape, natif de Parme, mort en 1100, était chancelier de l'empereur Henri IV, tfui le lit mettre sur le siège archiépiscopal de Ravenne, ensuite sur le Saint-Siège de Home en 1080, quoiqu'il eût été excommunié pour avoir dépouillé son église. Il prit le nom de Clément 111 , et se rendit maître de Rome par les armes. Après une fortune diverse et une vie scandaleuse, il mourut misérablement; mais cette mort n'éteignit pas le, schisme. Dès que la paix eut été rendue à l'Église, ses os furent déterrés et jetés à la rivière. Voy. Feiler, Biogr. univers.
m. GUIBERT ou WIBERT, archidiacre de Toul, vivait au xi« siècle. Il a donné la Vie du pape Léon IX publiée par le P. Sirmond en 1615. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VIL IV. GUIBERT, abbé de Nogent- sous-Coussi,
au diocèse de Laon, né près de CleruionU en Beauvoisis, l'an 1053, mort en 1124, prit Ihabit religieux à l'abbaye de Saint-Germer, et fut élu abbé de Nogent en 1104. Il a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» un Traité de la Prédication ; — 2" Traité des gages {De Pignoribus ovL Des Reliques des Suints);
— 30 Commentaires moraux sur la Genèse; — i" Commentaires sur Osée, Amas et Jérémie; — 5" Traité contre les Juifs; — 6° Traité de la vérité du corps de Jésus-Christ dans l'Eucharistie;
— 1" Gestu Dei per Francos; c'est une histoire de la première croisade; D. Luc d'Achéry a réuni tous les ouvrages de Guibert, quil a publiés sous ce titre : Venerabilis Guiberti A/ibntis B. M., de Novif/ento, Opéra, etc.; Paris, 1651, in-fol. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France. tom. X. D. Ceillier, Hist. des Aid. Sacr. et ecclés., tom. XXI, p. 602 et suiv. Richard et Giraud.
V. GUIBERT, de l'Ordre des Frères-Mineurs. Vni/. Gilbert, n" VIL
VI. GUIBERT (Martin). Vot/. Gilbert, n»IX. GUIBORAT ou VIBORADE (sainte), vierge,
née dans la Souabe, morte le 2 mai 925, pratiqua dès l'enfance les exercices de la piété chrétienne. Elle demeura avec son frère Hitton, qui était prêtre, et lit de sa maison un hôpital pour les pauvres; plus tard elle l'accompagna a Rome, et lui conseilla de se retirer dans l'abbaye de Saint-Gall. Elle vécut elle-même dans une cellule située près de cette abbaye, puis dans une autre placée non loin de l'église de Saint-Magne. Elle y demeura pendant trentequatre ans, menant une vie tout angélique. Les Hongrois , qui à cette époque désolaient la Souabe, la trouvèrent dans sa cellule et la tuèrent à coups de hache. On célèbre sa fête le 2 mai. Voy. BoUandus. D. Mabillon, V siècle bénéd.
I. GUICHARD, archevêque de Lyon, mort vers l'an 1180, entra dans l'Ordre de Citeaux. devint abbé de Pontigny, et fut nommé en 1165 archevêque de Lyon. Il termina, en 1173, les contestations qui troublaient la province , et il rendit d'utiles senices à son église. Il a laissé : 1" des Lettres ; — 2° des Statuts ; ces ouvrages ont été publiés par D. Martenne, De antiq. Ecclés. Ritibus, tom. III. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France. La Nouv. Biogr. génér.
IL GUICHARD (Claude), né à Saint-Rambert, dans le Bugey, mort à Turin l'an 1607, fut docteur en droit civil et en droit canonique de l'université de Turin , et est auteur de : 1" Funérailles et diverses manières d'ensevelir des Romains, Grecs et autres nations, tant anciennes que modernes; Lyon, 1581, in-4"; — 2" Agréables nouvelles à tous bons catholiques de la conversion du duché de Chumblais; Chambéry, 1598. Voy. Moreri, Diction, histor. Guichenou, Hist. au Bugey.
III. GUICHARD ( Louis -Anastase), du Tiers Ordre de Saint-François, mort à Paris en 1737, a publié : 1* Histoire du socinianisme ; Paris. 1723 , in-4'' ; — 2" Tivité anonyme sur les livres défendus : \l'i\. Voi/. la Noitv. Biogr. génér.
GUIDACERIO (Agathon), prêtre hébraïsant, né à Rocca-Coragio, dans la Calabi-e, professa l'hébreu a Rome, puis à Paris, où François I*' lui donna enl530 une chaire au collège de France . Ses principaux ouvrages sont : 1° Commentaire sur le Cantique des cantiques , avec le texte hébreu et latin; Rome, 1524; Paris, 1531 et 1539. in-40 ; — 2» Commentaire sur l'Ecclésiaste; 1531 et 1539 j in -4». Voy. Le Long, Biblioth. Sacra. Goujet, Mém. histor. sur le collège de France, part. I, p. 83^87 La Nouv. Biogr. génér.
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GUIDBERT. Voy. Widbekt.
I. GUIDI (Jean-Baptiste) , archiprêtre de l'église Sdinle-Marie-des- Allemands, né à Bologne, mort en cette ville l'an 1771 , a laissé : 1» Duplicata annuale di parochinli discovsi, per tutte le donieniche e soleimità del Signore; Bologne, 174Ô ; Venise , 1782 ; — 2° Dùcorsi per tutte le /este de/la beata Vergine et dei santi; Venise, 1781, in-4''. Vog. la Nuuv. Biogr. génér.
II. GUIDI ( Jean-Baptiste-Marie), neveu du précédent, né vers l'an 1732, mort à Paris en iSUi, fut doyen des gentilshommes ordinaires du roi et des censeurs royaux. On a de lui : 1" Lu véritable Détotion. trad. de l'italien de Muratori; 1778, in -12; — 2» Lettres contenant If JoHrtial d'un voyage fait à Rome : Genève ("Paris), 1783, 2 vol. in-12. Voy. Chaudon et Delandine, Diction, univers. La Nouv. Biogr. génér.
III. GUIDI (Louis), né à Lyon en 1710, mort à Paris en 1780, professa les humanités au collège des Oratoriens . reçut les ordres sacrés, et fit au collège de Juilly des conférences qui eurent beaucoup de succès. 11 a travaillé à la Gazette ecclésiastique . et a laissé en outre plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i" Entretiens philosopliiques sur la religion : Paris, 1772, 1781, 3 vol. in-12; — 3» Dialogue entre un curé et un évéaue sur le mariage des protestants; ibid., 1775, 1776, in-12; -^ 3" Lettre à l'auteur de la prédication sur les moyens de réformer les mœurs: ibid., 1780, in-12. Voy. Desessarts, Les Siècles littéraires de la France. La ynuv. IHogr. génér.