‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 991 sur 1220 · VI. GUIDO FULCODI. Voy. Clément IV · texte numérisé non relu

VI. GUIDO FULCODI. Voy. Clément IV

GUIDON ou GUI LE PAUVRE (saint), né

dans un village du Braban4, mort le 12 septembre 1112, reçut une éducation chrétienne. Le curé du village de Lacke l'ayant vu prier dans son église avec la plus grande ferveur, lui proposa dy rester pour la serxnr, ce que Gui accepta volontiers. Il mena la vie la plus pénitente et la plus charitable ; mais un marchand de Bruxelles l'ayant engagé à s'associer à son négoce afin de pouvoir faire plus d'aumônes , Gui quitta son église. Il en conçut bientôt une telle douleur, qu'il entreprit deux fois le voyage de Rome et de la Terre Sainte., et à son retour il mourut près de Bruxelles. L'Église honore sa mémoire le 42 septembre. Voy. Surius. Richard et Giraud.

GUIDONS (Schola Guidonum), nom donné par Charlomagne aux clercs qu'il établit à Rome pour conduire à Jérusalem les pèlerins qui voudraient visiter les lieux saints , et pour les assister en cas de maladie on de mort.

GUIDONIS DE LA GUYONIE (Bernard), dominicain, né dans le Limousin l'an 4260,

mort en 4332, prédicateur distingué, fut successivement professeur et prieur. Élu procureur général de son Ordre en 4317. Jean XXII le nomma celte année même légat en Itilie, office qu'il remplit ensuite en France et dans les Pays-Bas. Lan 1324 il fut promu à l'évêché de Thui en Galice, d'où il fut transféré à Lodève. Il assembla un synode, publia des statuts, augmenta les revenus du chapitre et de l'archidiacre, et créa un archiprêtre. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Vies de Clément V et de Jean XXIl: Paris, 1693; — 2o Vie de saint Fulcran, dans Bollandus, au 13 février; — 'S" Vie de suinte Ghdesinde, dans Surius, au 25 juillet; — i" Histoire de Grandmont et du monastère de Saint- Augustin de Limoges, dans le P. Labbe, Biblioth.; -^ 5° Libellas, seu tractatus magistrorum Ordinis Prœdicatorum . necnon et priorum provincialium provinciœ Tolosanœ ; — 6" Historia fundationum conventttum ordinis Prœdicatorum Tolosanœ et proiinciœ Provinciarum : ces deux derniers ouvrages se trouvent dansVAmpli^sima Collectio veterum Stjripfor. et monument., etc., tom. VI. Voy. le P. Echard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. I, p. 576. Le P. Touron , Hommes illustres de f Ordre de Saint-Dominique, tom. II, p. 94 et suiv. Richard et Giraud.

GUIET. Voi/. GuYET.

GUIGES. Voy. Guigues . n» I.

GUIGNONIS (Éloi), écrivain du xvi« siècle, a laissé : De la Perfection , de l'union , du conseil et de la victoire de l'Église romaine; Avignon, 15(32.

GUIGO. Voi/. l'art, suivant.

1. GUIGUES ou GUIGÈS, surnommé Duchastel ( Guido ou Guigo de Castro noro) , chartreux, né l'an 1083 au château de Saint -Romain en Dauphiné, d'où il avait pris son surnom, rnort l'an 4137, devint en 1110 prieur de la Grande- Chartreuse, fonda la chartreuse des Portes, et contribua à l'établissement de plusieurs autres monastères. On a de lui : 1" Les Statuts de son Ordre; Bàle, 1510; Paris, 1582, et dans les Annales des Chartreux, tom. I; 1703; — 1° Scala Paradisi, dans les œuvres de saint Augustin et de saint Bernard ; — 3° Vie de saint Hugues, évéque de Grenoble ; — 4° des Lettres , données par Mabillon dans les Œuvres de saint Bernard, tom. II; — 5» Traité ou Lettre aux Frères du Mont -Dieu, que l'on a longtemps attribué à saint Bernard, ou à Guillaume, abbé de Saint- Thierri. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XXII, p. 134. D. Rivet , Hist. littér. de In France. Labbe , Biblioth. manuscr. Richard et Giraud, Feller, Biogr. univers. La Nouv. Bioqr. génér.

li- GUIGUES, prieur de la Grande-Chartreuse, mort vraisemblablen.ent vers 1188 ou 1189. Il était entièrement livré à la contemplation des choses célestes ; ce qui l'a fait regarder non pas comme un homme, mais comme un ange. On lui attribue : 4» Scala Paradisi, ou Scala Ciaustralium, .nve Tractatus de modo orandi, qui se trouve sous l'un ou l'autre titre dans les éditions de saint Augustin et de saint Bernard; — 2» De quadripartito Exercitio cellœ; ouvrage que le P. F. ChifQet a publié sous lé titre de Munuale Solitariorum, e veterum pntntm Carlitsiensium cellis depromptum; Dijon, 1657, in^g», et qui a été ensuite inséré dans la Biblioiheca maxima Patrum, édition de Lyon. Voy. VHist. littér. de la France, tom. XV, p. 41. et suiv. La Nouv. Biogr. génér.

I. GUIJON (André), prieur de Saint -Sauveur , né à Autan «n 4547, mort en od«tur dé

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GUIL

sainteté l'an .1631, fut reçu docteur en théologie à Paris en 1586. Il devint successivement grand vicaire de l'archevêque de Rouen, puis théologal et grand vicaire du diocèse d'Autun. On a de lui : 1" Instructiotis générales pour les curés, prêtres et autres clercs du diocèse de Rouen ; (îaillon , 1608 ; — 2" Remai^ques sur l'octroi des sentences fulminatoires ; Rouen, 1613, in -12;

— 3° Munuale diœcesis Rothomagensis ; ibid., 1611 ; — 4« des Sermons manuscrits. Voy. Papillon , Biblioth. des Aut. de Bourgogne, p. 2i91. Richard et Giraud.

II. 6UIJ0N (Hugues), frère du précédent, né à Autun en 1552 , mort l'an 1622, fut doyen de la faculté de droit de Paris, puis professeur de droit canon. Parmi ses ouvrages nous citerons : lo De Origine, excellentia et utilitatejuris canonici, contra illius œmulos et detractores ; 1603;

— 2» Facultate juris canonici contra sermocinalium artium magistros, etc.; 1617. Voi/. Papillon, Biblioth. des Aut. deBourgogne, p. 292 et 293. Richard et Giraud.

III. GUIJON (Jacques), de la famille des précédents , né à Noyers en 1663, mort l'an 1739, entra dans l'état ecclésiastique. Ses principaux ouvrages sont : 1» Apophthegmes , ou les belles Paroles des saints; Paris, 1721, in-12; — 2" Relation de la vie et de la mort de JW'"* Magdeleine de Clermont-Tonnerre , abbesse de Nofre-Damede-Saint-Paul , près Beauvais; ibid., 1709. Voi/. Philibert de La Mare, Vitœ Guiioniorum. Richard et Giraud.

GUILBERT (l'abbé Pierre), précepteur des pages du roi , né à Paris en 1697, mort Tan 1759, a laissé , outre les Mémoires historiques et chronologiques de Port-Royal : i° Offices propres de l'église Suint-Germain-l'Auxerrois; 1729, in-12;

— 2» Jésus au Calvaire; 1731 , in-16 ; — 3° L'Amour pénitent, trad. du latin de Jean Neercassel, évèque de Castorie; Utrecht, 1741, 3 vol. in-12. Feller, Biogr. univers.

GUILKHOVEN. Voy. Gurc

GUILLARD ou WILLEHAD , WILHEAD (saint), premier évèque de Brème , né dans le 5lorthumberland , mort le 8 novembre 789, prêcha d'abord dans la Frise et dans le pays d'Ower- Issel, où il convertit un grand nombre de païens. La révolte des Saxons l'obligea de se retirer à Rome, et l'an 782 il alla demeurer dans l'abbaye d'Echteniach , au diocèse de Trêves. Lan 787 il fut élevé à la dignité épiscopale, et, sans se relâcher de ses austérités, il n'en devint que plus appliqué et plus vigilant ; il bâtit à Brème une église cathédrale sous l'invocation de Saint- Pierre. L'Église honore sa mémoire le 8 novembre. Voy. D. Mabillon, 2» part, du iw siècle bénéd. Richard et Giraud.

GUILLAIN ou GHISLAIN (SAINT-), en latin Sanctus Gislenus, abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit , située dans le Hainaut , au diocèse de Cambray. Elle fut fondée au vii« siècle par le saint dont elle portait le nom. Cette abbaye embrassa en 1642 la réforme du Mont-Cassin ; l'abbé était régulier, comme dans toutes les abbayes des Pays-Bas catholiques. Voy. La Martinière, Diction, géogr., tom. VIL La Gallia Christ., lom. III, nouv. édil. Richard et Giraud. Compar. Ghislein.

GUILLARD D'ARCY (Charles), prêtre de l'Oratoire, né à Paris, mort à Nonancourt en 1659, a laissé : Règles de la discipline ecclésiastique, recueillies des conciles, des synodes de France et des saints Pères de l'Eglise, touchant l'état et les mœurs du clergé: Paris, 1665 et 1679, in-12.

GUILLAUD ou GUILLIAUD (Claude), docteur de Sorbonne, né à Beaujeu, mort en 1561,

fut curé de Villefranche, puis chanoine et théologal d'Autun. On a de lui : 1" Commentaires sur les Evangiles de saint Matthieu et de saint Jean; Paris, 1550 et 1562; — 2" Collations sur les Epitres de saint Paul et sur les Épitres canoniques; ibid., 1543; — 30 des Homélies; ibid.,

GUILLAUME étant un nom commun à divers personnages, nous avons placé d'abord les saints, puis les autres homonymes, en suivant l'ordre chronologique lorsque l'ordre alphabétique n'a pu être observé. Quant à l'abbaye de Saint-GuiÙaume-du-Désert , elle a été classée parmi les saints.

I. GUILLAUME (saint), duc d'Aquitaine, surnommé le Grand, mort le 28 mai, vers l'an 812, était fils du comte Thierri, qui, dit-on, était parent de Charlemagne. Guillaume ayant forcé les Sarrasins, qui avaient envahi l'Aquitaine, de se retirer en Espagne, entra dans le conseil de Charlemagne, et reçut, avec le titre de duc d'Aquitaine, le gouvernement de cette province. Il l'administra avec sagesse et charité , puis il fonda à Gellone, petite vallée du diocèse de Lodève, une abbaye où il se retira l'an 806. 11 reçut l'habit monastique des mains de saint Benoît d'Aniane, et remplit pendant quatre ans les fonctions les plus pénibles et les plus viles. D'après l'ordre de son abbé, il se renferma ensuite dans une cellule près de la chapelle Saint- Michel, où il se voua uniquement à la prière et à l'étude des Livres saints. L'abbaye de Gellone prit plus tard le nom de Saint -Guillaume ou Suini-Guillem-du-Désert. On honore la mémoire de ce pieux fondateur le 10 février. Voy. D. Mabillon, iv<= siècle bénéd. Bollandus, tom. VI de mai. Richard et Giraud.

IL GUILLAUME (samt), abbé de Saint-Bénigne de Dijon , né en Italie l'an 961 , mort le \" janvier 1031 , se mit sous la direction de saint Mayeul, qui l'amena à Gluny. Il fut nommé abbé de Saint-Bénione de Dijon et supérieur d'un grand nombre de monastères, où il introduisit la réforme; il contribua à la conversion de saint Odilon et de quelques autres religieux. Dieu l'honora du don des miracles avant et après sa mort. Quoiqu'il n'ait pas été canonisé, plusieurs Martyrologes placent sa fête au 1" janvier. II nous reste de lui trois Lettres, insérées par Glaber dans la Vie de ce saint, par Flavigny. Chronique de Vei'dun,e\, par le P. Labbe, Biblioth. manuscript. Voy. D. Ceillier, t. XXVI, p. 177 et suiv. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. VIL Richard et Giraud.

III. GUILLAUME (saint), fondateur de la congrégation du Mont- Vierge, né à Verceil, mort le 23 juin 1142, se retira sur une montagne déserte du royaume de Naples, puis sur une autre appelée le Mont- Virgi lien, et, plus tard, le Mont- Vierge, à cause d'une église que ce saint y fit bâtir en l'honneur de Notre-Dame. Plusieurs prêtres, touchés de ses discours et de sa manière de vivre, se joignirent à lui l'an 1119; et c'est ainsi que fut fondée la congrégation du Mont-Vierge. Il établit plusieurs autres monastères d'hommes et de filles, notamment à Salerne et à Golète, où il mourut. On célèbre sa fête le 23 juin. Alexandre III mit sa congrégation sous la règle de Saint-Benoît. Voy. Baronius, Annal., xii* siècle. Félix Renda, Vie de saint Guillaume. Richard et Giraud,

IV. GUILLAUME (saint), fondateur des Guillelmites ou Guillemins, mort le 10 février 1157, était, dit-on, un gentilhomme français qui, voulant expier ses péchés, se rendit à Rome l'an 1145. Eugène III lui ordonna de visiter les lieux

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saints. Après a\*oir accompli son pèlerinage, il se rendit en Toscane, et s'établit, Tan 1155, dans la vallée de Malaval ou Maleval; ce qui Ta fait surnommer Guillaume de Malaval ou Muleval. Il y mena une vie extrêmement austère. Vers la fin de sa vie , il fut honoré du don de prophétie et de celui des miracles. Il n'eut qu'un disciple, qui , après sa mort, se joignit à Reinald ou Renaud. Ils bâtirent un ermitage et une chapelle sur le tombeau du saint, et fondèrent ainsi l'Ordre des Guillelmites. On célèbre la fête de saint Guillaume le 10 février. Voy. Moreri, Diction, histor.

V. GUILLAUME (saint), sous-prieur de Sainte- Geneviève-du-Monl, à Paris, né dans cette ville vers l'an 1105, mort en 1202 , devint abbé d'Eschil, en Danemark. Il fut élevé par son oncle, Hugues, abbé de Saint-Germaiii-des-Prés, et nommé chanoine de l'église collégiale de Sainte- Geneviève-du-Mont, qui n'était pas encore régulière. Il eut beaucoup à souffrir de la part de ses confrères , qui regardaient sa vertu comme une censure de leur conduite; mais Suger ayant régularisé ce chapitre en 1148. Guillaume eh fut nommé sous- prieur. A la prière d'Asalon, évêque de Roschilden, en Danemark, il réforma le monastère d'Eschil, malgré des religieux qui faillirent le faire périr. Dieu l'honora du don des miracles, et il fut canonisé par Honorius III. On célèbre sa fête le 6 avril. Voy. Surius. Bollandus.

VI. GUILLAUME (saint), archevêque de Bourges , né au bourg d'Arthel , dans le Nivernais,"mort le 10 janvier 1209, était issu des anciens comtes de Nevers. Pierre l'Hermite , archidiacre de Soissons, son oncle maternel, releva dans les lettres et la piété. Guillaume, d'abord chanoine de Soissons, puis de Paris, se relira dans la solitude de Grandmont, d'où il passa à Pontigny, dont il fut nommé prieur. L'an 1186, il devint abbé de Fontaine-Jean, an diocèse de Sens, puis de Chalis, au diocèse de Senlis. Il ne pensait qu'à se sanctifier dans le repos du cloitre , lorsqu'en 1200 on le plaça sur le siège de Bourges. Il fut pour ses diocésains i:e qu'il avait été pour ses religieux : un modèle accompli de toutes les vertus chrétiennes. Le pape Honoré III le canonisa en 1218, et l'Église l'honore le 10 janvier. Voy. Bollandus. Du Kossé, Vie de saint Guillaume. D. Pierre Lenain, Hist. de Citeaux, tom. VII. Labbe, Nova Bihliotk. Kaynal, Hist. du Berry.

VII. GUILLAUME -DU -DÉSERT ou GUIL- LEM-DU-DÉSERT (SAINT-), en latin S. Guillehnus de Desertis , abbaye de l'Ordre de Saint- Benoit située dans la vallée de Gellone, en Languedoc, et au diocèse de Lodève. Elle fut fondée ien 804 par Guillaume , duc d'Aquitaine , qui y lit venir des religieux de l'abbaye d'Aniane, et qui y mourut en 812. Ce monastère releva d'abord de l'abbaye d'Aniane; mais, l'an 1068, il fut soumis immédiatement au Saint-Siège, et, en 1644, on l'unit à la congrégation de Saint- Maur. Voy. la Gall. Christ., tom. VI.

VIII. GUILLAUME PINCHON (saint), évêque de Saint-Brieuc , né en 1184 , mort en 1234, fut d'abord chanoine, puis évêque. Il eut de graves démêlés avec Pierre Mauclerc, qui l'exila ; mais la (tour de Rome ayant pris sa défense, Guillaume revint dans son diocèse en 1231. Innocent IV le canonisa, et l'Église l'honore comme confesseur le 4 août. Voy. Ch. Guimart, Hist. des e'véques.

IX. GUILLAUME, archevêque de Mayence, Pftort en Vt68, u écrit la Chronique des «roA^rç'-

ques de Mayence, qui se trouve dans le Recueil des hùtoriens d'Allenuif/nc.

X. GUILLAUME, abbé de Saint- Arnoul de Metz, mort vers l'an 1089, a laissé sept Lettres. avec une prière en l'honneur de saint Augustin, destinée à être récitée par le prêtre avant de monter à l'autel; on les trouve dans D. Mabillon, Analecta, 1. LXIV, n. 69. Voi/. CeiUier, tom. XXT, p. 40.

XI. GUILLAUME, abbé de Saint- Thierry, né à Liège, mort vers l'an 1150, vint faire ses études à Reims avec son frère Simon. La vie édifiante que l'on menait à l'abbaye de Saint- Nicaise les détermina à embrasser l'état monastique, et, l'an 1119, ils devinrent abbés, Guillaume, de Saint-Thierry, près de Reims, et Simon, de Saint-Nicolas-aux-Bois, au diocèse de Laon. Guillaume se lia d'amitié avec saint Bernard. Ce dernier l'invita à venir à Clairvaux, lorsque, peu de temps après son élévation à la dijrnité abbatiale, il tomba dangereusement malade. Guillaume se rendit ellectivement auprès de saint Bernard, et il ne tarda pas à recouvrer la santé. L'an 1180, l'abbé de Saint-Thierry assista au premier chapitre général des bénédictins tenu à Saint-Médard de Soissons, et il y signala son zèle par les sages règlements qu'il fit faire. Quatre ans après il se retira dans l'abbaye de Signy, de l'Ordre de Citeaux, située au diocèse de Reims, où il termina sa vie dans l'étude, la contemplation et la défense des intérêts de la religion. Il mit aux prises Abailard et l'abbé de Clairvaux, et combattit heureusement plusieurs autres novateurs de son siècle. Ses principaux ouvrages sont : 1" Traité de la vie solitaire;— 2» Recueil de Méditations ; — 3» De la Contemplation ; — 4" Traité de la nature et de la dignité de V amour de Dieu; — h" Le Miroir de la foi; — 6» L'Énigme de la foi; — 7» une Lettre sur l'Eucharistie; — 8° Du Corps et du sang de Jésus-Christ; — ^ Commentaires sur le Cantique des cantiques et sur lÉ pitre de saint Paul aux Romains; tous ces ouvrages ont été insérés dans la Bibliothèque de Citeaux, iom. IV; Bonne-Fontaine, 1669. Voy. S. Bernardi Epist. De Wisch. Bihlioth. Scripfor. Cisterc. D. Ceillier, t. XXII. Richard et Giraud.

XII. GUILLAUME, juif de Bourges qui vivait du xiie au xiii"^ siècle, était d'origine espagnole. On ignore son nom hébreu. Il prit celui de saint Guillaume, archevêque de Bourges, qui le convertit et qui lui conféra le diaconat. Guillaume a laissé un Traité contre les Juifs, que l'on trouve dans J. Hommey, dans le Supjplementum Putrum; Paris, 1624, m-S". Voy. la Nouv. Biogr. géniir.

XIII. GUILLAUME, abbé d'.\rdres, dans le diocèse de Térouanne, a laissé une Chronique de son monastère, qui commence à lan 1082 et qui finit à l'année 1234; on la trouve dans D. Luc d'Achérv, Spicileaium, tom. IX.

XIV. GUILLAUME D'AUVERGNE ou GUIL- LAUME DE PARIS , parce qu'il fut évêque de Paris, né à Aurillac, en Auvergne, mort en 1248, était également versé dans les sciences sacrées et profanes. Il succéda, en 1228, à l'évèque Barthélémy, et prit une grande part aux allaires de l'État, l'i se montra toujours un pasteur vigilant et éclairé , aida Louis iX de ses conseils , et fut honoré de la bienveillance du Souverain Pontife. Son nom se trouve dans le Martyrologe de l'Église de Paris. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Traité de .'a foi et des lois: — 2» Traite des vertus et des tentations; — 3° Traité du mente et de la récompense ;— ¥ Traité des sacre, mnts;

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— 50 Traité de l'Incarnation; — 6» Traité de Vunivers; — 7" des Sermons. Ses Œuvres com-

filètes ont eu de nombreuses éditions; la meileure est celle qui a été donnée par Biaise Leféron;Orléans, 1674, 2 vol. in-fol. Voy.H. Ceillier, tom. XXIII. p. 400 et suiv. La Gall. Christ., tom. Yll, col. 9i. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom, XVIII. Richard etGiraud.La Nom. Bioqr. géne'r.

XV. GUILLAUME D'AUXERRE, professeur de théologie, mort à Rome en 1230, avait une grande réputation de savoir; il devint archidiacre de Beauvais. On a de lui : Summa theologica, in quatuor libros distrihuta; 1500, in-fol . Denis le Chartreux en a donné un abrégé. Voy. la Nouv. Biogr.génér.

XVI. GUILLAUME DE CHAMPEAUX {Guillelmus Campeliensia), évéque de Chàlons-sur- Marne, né à Champeaux, bourg de la Brie, mort en 1121, professa d'abord la rhétorique, la dialectique et la théologie jusqu'en 1108, époque à laquelle il se retira, avec quelques disciples, dans une ancienne chapelle dédiée à saint Victor. Nommé évêque en 1113, il fut envoyé en 1119 par Calixte II auprès de l'empereur Henri, qui se trouvait alors à Strasbourg, et il assista en 1120 au concile de Beauvais. Saint Bernard l'appelle un docte et saint évêque. Il a laissé : "1° Traite' de l'origine de l'âme, publié par D. Martenne; — 2" Abrégé des morales (Moralia al:tbreviata) de saint Grégoire sur Job; — 3» Fragment sur l' Eucharistie , dans D. Mabillon. Voy. D. Ceillier, tom. XXI, p. 600 et suiv, D. Slartenne, Thésaurus Anecdot., tom. V. D. Mabillon, à la suite du tom. IV des Œuvres de saint Bernard. D. Rivet, Hist, littér. de la France, tom. X. De Visch, Biblioth. Cisterc. Richard et Giraud. La J^ouv. Biogr. génér,, au mot Champeaux.

XVII. GUILLAUME DE CHARTRES, dominicain et chapelain du roi saint Louis, né à Chartres vers 1225, mort vers 1280, a continué la Vie de ce saint roi, commencée par Geolfroy de Beaulieu. L'ouvrage de Guillaume et celui de Beaulieu (^Gaufridi de Belloco Liber de Vita sancti Ludovici) furent imprimés d'abord par Mesnards à la suite de V Histoire de Joinville: on les trouve encore dans .\ndré Duchesne, Séries auctorum omnium qui de Francorum historia, etc. , tom. V, dans les Bollandistes, et dans la grande collection des historiens de France. Voy. Bollandus, Acta Sanctor. August., tom. V, p. 276. La Collectio de Rehus GalL, tom. XX, p. 41-44. La Nouv. Biogr. génér,

XVIII. GUILLAUME DE CONCHES, grammairien et philosophe, né à Couches en 1080, mort vers l'an 1150, professa avec beaucoup d'éclat. Il fut un de ceux qui s'élevèrent contre les Cornifiaens, secte ennemie de toute méthode dans l'étude des arts et des sciences. Ayant hasardé, dans ses ouvrages, plusieurs propositions qui furent attaquées par Guillaume de Saint-Thierri, il se hâta de les rétracter. On a de lui : Magna

de naturis Philosophia ; 1474, 2 vol. in-fol,;

2" Philosophia minor; ouvrage qui se trouve parmi les œuvres du vénérable Bède ; — S» Dragmaticon philosophiœ; ouvrage dans lequel il rétracte ses erreurs; Strasbourg, 1566, in-8«. Voij. D. Rivet, Hist. littér. de la France, t. XII, p. 455 et suiv. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

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