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XXVI. GUILLAUME DE SAINT -AMOUR

Voy. Amoi R, n» II.

XXVII. GUILLAUME DE SEGNELAY(DeS^lignioco), évéque d'Auxerre. puis de Paris, mort ;'i Saint-Cloud en l'2'23. a laissé : 1» une Somme lie théoloçiie qui a eu plusieurs é<litions; — S^un Commentaire sur le Maître de<t Sentences. Voy. VHvit. de l'Église d'Auxerre , p. 479. Trithème. lîellarmin. De Scriptor. eccles.

XXVIII. GUILLAUME DE SOMERSET, historien, né à Somerset, vivait au xii" siècle; il fut bibliothécaire et préchantre. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1* Histoire des éi'éques d'Angleterre, depuis saint Augustin, apôtre de ce pays, jusqu'en 1143; — 2» ]'ie de saint Adelme. qui se trouve au i"' siècle bénédictin; — S» Antiquités de l'Eglise de Gaston, insérées dans la Collection des quinze histrrriens anglais; Oxford, 1691. T>"y. D. Ceillier, tom. XXII. p. 143etsuiv.

XXIX. GUILLAUME DE TRIPOLI, dominicain, né vers 1'220 à Tripoli, ville de Syrie, est auteur d'un ouvrage intitulé De Statu Saravenorum et de Mahomete, pseudopropheta eotitm, et eorum lege et fide, resté manuscrit, mais dont un fiagment a été inséré par André Duchesne dans Séries anctorum omnium qui de Francovum historia. etc., tom. V, p. 432. Le P. Échard, Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. I. La Souv. Bioqr. qénér.

XXX. GUILLAUME DE TYR, archidiacre, puis arohev, de Tyr. né vers 1130, a composé vme histoire très-intéressante des événements survenus dans la Terre-Sainte, depuis la première croisade, en 1095, jusqu'en 1184, année qui précéda la mort de Baudouin IV. Cette histoire fut publiée pour la première fois par Philibert Poyssenot sous le titre de Belli sacri H/st., libris XXIll comprehensa , etc.: Bâle, 1549, infol.; pour la seconde, par Pantaléon, médecin de Bàle, sous ce titre : Hist. belli sacri verissima, lectu etjucundaetutilissima...; Bâle, 1556, in-fol. Une trad. franc, en a été donnée au xiii« siècle par Hugues PÎagon; on la trouve dans YAmplissirna Collectio de Dom Martenne; une 2* édit. a paru à Paris en 1574, in-fol., et une 3* par M. Guizot, dans sa Collection de Mémoires relatifs à l'Hist. de France, tom. XVI-XVIII. 11 y a eu deux éditions en italien; l'une par Joseph Horologgi ; Venise, 156*2, in-4°; l'autre par Thomas ]ia<^no\\,ilnd., 1610, in-4o. Voy. D. Ceillier, tom. XXII, p. 160 et suiv. Fabricius, Biblioth. lutina mediœ et infimœ œtatis. D. Rivet, Hist. littér. de la France, tom. XIV. La Souv. Biogr. génér.

XXXI. GUILLAUME DE VORILONG, de l'Ordre des Frères-Mineurs, né en Flandre, mort en 1474, a laissé : 1" un Commentaire sur les quatre livres des Sentences: Lyon, 1484, et ailleurs ; — 2° Vade mecurn. abrège de questions théologiques ; Strasbourg , 1507.

XXXII. GUILLAUME D'HIRSAUGE, savant religieux allemand , né au commencement du XI» siècle , mort en 1091 , fit profession dans l'abbaye de Saint-Emméramne , près de Ratis» bonne. En 1068 il fut nommé abbé de la célèbre abbaye d'Hirsauge ou Hirschau. On a de lui divers ouvrages, dont quelques-uns sont restés manuscrits, et quelques autres ont été publiés; nous citerons parmi ces derniers : 1" Prologtis Cnnsuetudinum monachorum Hersauqicnsium , dans Mabillon, Analecta, tom. FV; — ^ Cûnsue-

tMfiine.9 seu ConstitutUmes monachorvm Hirsaugiensium, dans Marquard, Vetvs Disciplina nuinastica, p. 375; — 3» De Musica et Tonis : ouvrage dans lequel l'auteur traite longuement de tous les tons du plain-chant^ et qui a été inséré dans Gerbert, Scriptores ecclesiastici de musica sacra, tom. VI. Voy. Trithème, dans Chronicon Hirsaugiense , p. 62; dans Cataloa. Scriptor. ecclesiast. cap. CCCLII , et dans De IIlustr. Benedictinis , 1. II, c. eu. D. Ceillier, tom. XXI , p. 79. Mabillon, Acta Sancfor. Ordin. S. Benedicti, ssec. vi, tom. IL Richard et Giraud. La Nour. Biogr. gènér.

XXXIII. GUILLAUME KECELLE, chanoine de léglise de Beverlai, au diocèse d'York, vivait sous le règne de Guillaume le Conquérant. Il a écrit l'Histoire des miracles de saint Jean de Beverlai , archeréque d'York, mort en 721; elle se trouve dans BoUandus, au 7 mai. Voy. D. Ceillier, tom. XXVI.

XXXIV. GUILLAUME LE BIRLIOTHÉCAIRE, ainsi surnommé parce quil était bibliothécaire du Vatican, vivait au ix« siècle. Il a continué le Liber pontificalis d'Annstase, publié par le P. .lean Busée, jésuite . à Mayence en 1602, avec l'histoire du même .\nastase. Compar. Anas TASE. no XXIII. et BrsÉE. n» IL

XXXV. GUILLAUME PARIS, dominicain du xiv« siècle. Nommé inquisiteur en France, il instruisit le procès des Templiers. On a de lui : lo Postule sur les Épitrcs et les Evangites de l'année: Paris, 1509: — 2" Dialogues sur les sept sacrements: Leipzig , 1512; cet ouvrage a eu plusieurs éditions.

XXXVI. GUILLAUME PÉRAULT, dominicain, né à Pérault au xiii^ siècle, jouissait d'une grande réputation de doctrine, d'éloquence et de piété. Il fut coadjuteur de Philippe de Savoie, archevêque de Lyon. On a de lui : 1° une Somme des vices et des vertus ; — 2» des Sermons; — 3° un Commentaire sur la règle de Saint-Benoît ; — 4° Traité pour l'instruction des religieux. Voy. le P. Échard. Scriptor. Ord. Prœdic, tom. I. Le P. Touron , Hommes illustres de l'Ordre de Saint-Dominique , tom. I, p. 182.

XXXVII. GUILLAUME ROBION, de l'Ordre des Frères- Mineurs, vivait au xiv siècle. On a de lui des Disputes sur les Sentences: Paris, 1M8.

I. GUILLEBAUD on VÏTILBAUD (saint), Willibaldi(s , évéque d'Eichstadt en Allemagne, né en Angleterre, mort le 7 juillet vers l'an 788, était frère de saint Guinebaud et de sainte Walpurge, et cousin de saint ^Vinfride ou Boniface , archev. de Mayence. Il fut élevé à l'abbaye de Waltheim; l'an 721 il se rendit à Rome, puis dans la "rerre Sainte, et à son retour, en 729, il se retira au Mont-Cassin , où il demeura dix ans. A cette époque il fut envoyé en Allemagne par Grégoire III pour seconder saint Boniface dans ses travaux apostoliques, et ce dernier le sacra évéque. L'an 742 il assista au concile tenu en Allemagne par saint Boniface, et durant quarante -cinq ans il travailla sans relâche à déraciner l'idolâtrie , limpiétc et le vice. Il bâtit une cathédrale , et composa soU chapitre d'une communauté de religieux. On célèbre sa fête le 7 juillet. Voy. Canisius, Lectiones antiquœ, tom. IV. D. Mabillon, H' part t du III* siècle bénéd. Bulteau , Abrégé de l'Hist: de l'Ordre de Sfiint-Benolt . tom. II.

II. GUILLEBAUD (Pierre) , plus connu sous le nom de Pierre de Saint-Romuald, qu'oii lui donna lorsqu'il entra chez les Feuillants , né à Angoulôme en 1586, mort à Paris l'an 1607, fut d'abord chanoine d'Angoulèraie. Il a laissé plu-

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sieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : l» Trésor chronologique et historique, contenant ce qui s'est passé de plus remarquable et de plus curieux dans l'Etat, tant civil qu'ecclésiastique , depuis le commencement du monde jusqu'en 1647 ; Paris, 1642-1647 et 1658, 3 vol. in-fol.; — 2" Abrégé du trésor chronologique et historique ; ibid., 1660, 3 vol. in-12. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. XIX. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér.

GUILLEBELT (Nicolas), écrivain du xvii« siècle, a donné une Paraphrase des Psaumes, des Proverbes, de YEcclésiuste et des Epîtres de saint Paul: Rouen , 1629; Paris, 1625, 1631 et 1633.

GUILLELMITE. Voi/. Guillelmin , n» I.

GUILLEM-DU-DÉSÈRT (SAINT-). Voy. Guillaume, n" VII.

GUILLEMETTE ou GUILLEMINE(GM27e/mfl), visionnaire bohème , morte lan 1280 ou 1300 , fut le chef d'une secte infâme qui parut à Milan. Elle prétendait qu'elle était le Saint-Esprit incarné, que Dieu avait envoyé pour consommer la rédemption du genre humain. Elle fit beaucoup de prosélytes, et réussit à se faire regarder comme sainte; mais après sa mort les honteuses pratiques de ses disciples furent dévoilées, et l'Inquisition fit disparaître cette secte scandaleuse et abominable. Voy. D. Mabillon , fter. Ital., tom. I. Moreri, Diction, histor. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. qénér.

I. GÛILLEMIN ou GULLELMITE (Gw/Z/e/minus, Guillelmita), congrégation religieuse instituée par Guillaume, ermite de Malaval en Toscane. Par une bulle de l'an 1256, Alexandre IV autorisa ces religieux à conserver leur habit particulier et à vivre sous la règle de Saint-Benoît, avec les instructions de leur fondateur. Voy. Guillaume, n» IV.

II. GUILLEMIN (Pierre), bénédictin de la congrégation de Saint-Vanne , né à Bar-le-Duc, mort à Neuf-Château en 1747, a donné un Commentaire littéral abrégé sur tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament; Paris, 1721 , 3 vol. in-8». Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine. Le Journ. des Savants, 1722, p. 647, 1'» édit., et p. 657, 2e édit.

GUILLEMINE. Voy. Guillemette.

GUILLERY (Pierre), chanoine régulier de Sainte-Geneviève, né à Beauvais en 1617, mort en odeur de sainteté l'an 1673, fut élu procureur général dans le chapitre tenu en 1650. Il devint prieur de Saint-Ferréol d'Essôme , près de Château-Thierry, puis de Saint-Lô, et ensuite prieur curé de la Ferté-Milon. La Vie de Guillery a été écrite; on la conserve manuscrite à la bibliothèque de Sainte-Geneviève. On lui doit : Instructions catholiques des mystères de la foi, en faveur de ceux qui se trouvent parmi les religionnaires; cet ouvrage a eu trois éditions en peu de temps. Voy. Blondel, Vie des Saints pour tous les jours de Vannée ; Paris , 1722. Moreri , Diction, histor.

GUILLET (Benoit), moraliste, né à Chambéry en 1759, mort l'an 1812 , fut d'abord directeur au séminaire d'Annecy. Il devint en 1803 supérieur du séminaire des CordeliersdeChambéry, puis il organisa le petit séminaire de Neuilly, et fonda à ses frais celui de Saint-Louisdu-Mont. 11 travailla pendant toute sa vie à former des disciples capables de répandre la foi. Il a donné : l» Projets pour un cours complet d'instructions familières à l'usage des ecclésiastiques ; Paris , 1815 ; Lyon et Paris , 1825 , 4 vol. in-12; — 2" Petit Règlement de vie à la portée des ^ens de la compagne ; Poitiers et Dijon, 1818 ;

Rodez, 1827, in-24. Voy. Feller. Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

GUILLIAUD. 'Voy. Guillaud.

GUILLIMANN ou VILLEMANN, VUILLE- MAIN (François), né à Romont, canton de Fribourg, en Suisse, mort en 1612 ou 1623, professeur d'histoire et historiographe de la maison d'Autriche , outre quelques autres ouvrages d'histoire et des poésies latines, a composé : De Episcopù Argentinensihus ; Fribourg, 1608, in -4*. Voy. Feller, Biogr. univers. D. Clément, Biblioth. curieuse, toni. IX, p. 313. La Nouv.

I. GUILLON (Aimé), qui prit le surnom de Montléon en 1824 pour se distinguer de son homonyme , qui devint évêque de Maroc , naquit à Lyon en 1758, et mourut à Paris en 1842. Il se livra d'abord avec succès à la prédication ; mais en 1792 il se réfugia à Chambéry pour échapper à la déportation , dont étaient menacés tous les prêtres qui ne prêtaient point serment à la constitution civile du clergé. Attaché aux doctrines gallicanes , il attaqua vigoureusement les jésuites et les évêques in partibus. En 1816 il fut nommé conservateur à la bibliothèque Mazarine. L'abbé Guillon a travaillé à plusieurs

Eublications périodiques, et a laissé de nomreux ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1" Histoire générale de l'Église pendant le xyiii^ siècle, etc.; Besançon et Paris, 1823, in-8°; — 2" Les Martyrs de la foi pendant la révolution française, etc.; ibid., 1820-1821, 4 vol. in-8* ; — 3" Des Conflits de la juridiction de V Ordinaire avec les prétentions des gratids aumôniers de France; ibid., 1824, in -8»; — 4» Sur deux traductions nouvelles de l'Imitation de Jésus-Christ . et principalement sur celle de M. de Genoude; Paris , 1820, \nS°. Il a donné une nouvelle édition de l'ouvrage de M. Baston intitulé : Réclamation pour l'Église de France et pour la hérité, auquel il a ajouté une préface; Paris, 1821. Voy. la Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste des nombreux écrits d'Aimé Guillon.

IL GUILLON (Marie-Nicolas-Sylvestre), évêque de Maroc , né à Paris en 1760, mort à Montfermeil l'an 1847, suivit en même temps des cours d'éloquence sacrée et profane, de médecine et des sciences naturelles et exactes. Il obtint des succès comme prédicateur, et devint aumônier de la princesse de Lamballe. Pendant la révolution il exerça la médecine; après le rétablissement du culte, il fut nommé chanoine honoraire et bibliothécaire de l'archevêché ; il accompagna à Rome le cardinal Fesch en qualité d'auditeur théologien de la légation française, puis il fut appelé à la chaire d'éloquence sacrée. Sous la Restauration il devint aumônier de la duchesse dOrléans , et en 1831 il fut promu à l'évêché de Beauvais. Mais les réclamations qui s'élevèrent de diiférents côtés, et surtout le refus du Saint-Siège de sanctionner la nomination royale, le déterminèrent à prier le roi Louis- Philippe de retirer sa demande; il lit même alors à l'auteur de ce Dictionnaire des réllexions qui, en l'édifiant, lui prouvèrent que son désistement venait uniquement d'un grand sentiment de foi. Il n'eut donc pas l'évêché de Beauvais, mais en 1833 il fut sacré évêque inpartibus de Maroc. Nous croyons devoir ajouter quelques considérations à l'article, excellent d'ailleurs, de la Nouv. Biogr. génér. M. Guillon n'a jamais été doyen de la faculté de théologie de Paris, mais seulement chargé des fonctions de doyen pour l'administratipr» tçnaporeUe et les rapports pfljciels avw

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l'Université, rarchevéque de Paris , Mp" de Quélen , ayant chargé un autre professeur de la faculté de correspondre avec lui pour tout ce qui concernait le spirituel.il est certain que, même en droit universitaire, un ministre ne peut établir un doyen en théologie sans le concours de lordinaire^ Quant à la prescription du riluel, elle suffit pour les cas ordinaires; mais l'abbé Grégoire , qui était notoirement schismatique , ne pouvait légitimement recevoir l'extrémeonction, ni même labsolution , sans abjurer spécialement Terreur qui constituait son schisme. M. Guillon nous a avoué ingénument que la rétractation, telle qu'il l'avait exigée du malade, lui avait paru suffisante. (Cowjpfl?*. Grégoire, n" XXXVIll). Ainsi la conduite de M?"" de Quélen en cette circonstance a été parfaitement ce quelle devait être; et la faute de M. Guillon peut s'expliquer naturellement par le peu d'habitude

3 n'avait ce savant ecclésiastique de l'exercice u ministère sacré ; aussi est-il allé pour la réparer au delà de ce qu'il devait : paroles que nous avons recueillies de la propre bouche du vénérable archevêque de Paris. M. Guillon a laissé un grand nombre d'ouvrages , paimi lesquels nous citerons : 1° Parallèle des révolutions ■ious le rapport des hérésies qui ont désolé FÉ' glise; Paris , 1791, in-8» ; — 2" Brefs et instructions du Saint-Siège relatifs à la révolution française ; ibid., 1799; 2 vol. m-S»; — 3° De la Nomination aux évêchés dans les circonstances actuelles, etc.; ibid., 1801, in- 8»; — 4" Discours sur l'autorité de l'Église romaine; ibid., 1802, in -8"; — 5" Panégyrique de saint Louis; ibid., 1818 ; — 6° Dissertation sur les Psaumes , trad. du latin ; 1822 ; — 7» Histoire générale de la philosophie ancienne et moderne, ou Supplét7ient à la Bibliothèque choisie des Pères grecs et latins; ibid., 1835 et 1848; — 8o une traduction des Œuvres complètes de saint Cyprien ; ibid., 1837, 2 vol. in-S". Voy. la Souv. Biogr. génér., où sont indiqués les nombreux écrits de l'auteur.

GUILLORÉ (François), jésuite, né au Croisic, dans le diocèse de Nantes, en 1615, mort à Paris en 1684, acquit une certaine réputation comme prédicateur, et fut supérieur de la maison de Nantes. Il a laissé : 1» Maximes spirituelles pour la conduite des âmes, également utiles aux directeurs et aux pénitents: Nantes , 1668-1671, in-12: Paris , 1670-1671 , 1673, 1674, 1687, 1703 et 1841, 2 vol. in-12; — 2» Progrès de la vie spirituelle selon les différents estais de l'âme; Paris, 1675, 1676, 1703, 1842; — 3» Les secrets de la vie spirituelle ; ibid., 1673, trad. en italien ; — 4» Manière de conduire les âmes dans la vie spirituelle ; ibid., 1676 et 1842; — 5» Conférences spirituelles pour bien mourir ù soi-même et pour bien aimer Jésus; ibid., 1683 et 1841 ; — 6" Entretiens curieux pour les dames ; Paris et Louvain , 1746, trad. en itahen; Ferrare, 1702; Venise , 1705. Les Œuvres spirituelles de Guilloré ont été publiées par lui-même ; Paris, 1684, in-fol., et Paris, 7 vol. in-12. Voy. le Journ. des Savants, 1684, p. 108, 1« édit., et p. 70, 2« édit. Sotwel, Bibliuth. Scriptor. Societ. Jesu. Augustin et Aloïs de Backer, Biblioth. des écrivains de lu Société de Jésus, 1" série. Richard et Giraud. La \our Bioqr, génér.

GUIMENIUS. Voq. MovA.

GUIMOND ou GUITMOND, évèque d'Aversa en Italie, vivait au xi*' siècle. Il fut moine de la Croix, au diocèse d'Ëvreux, et il acquit une telle réputation de savoir et de piété, que Guillaume le Conquérant l'appela en Angleterre. De là il se rendit à Rome , où il devint évéque. Il A laissé ; 1° un Traité de l'Eucharistie ; — 2^ une

Exposition de la foi; — 3» Discours au roi d'Angleterre sur le refus d'un évéché que ce prince lut avait offert ; — 4» lettre à Erfaste , abbé de Lire en Normandie; elle se trouve dans D. Luc d'Achéry, Spicilegium, tom. II, p. 377. Tous ces ouvrages ont été insérés dans les Bibliothèques des Pères, imprimées à Paris, à Cologne et à Lvon. Voy. D. Rivet, Hist. littér. de la France, to'm. VllI. D. Ceillier. tom. XXI. p. 127 et suiv. GUINEBAUD ou GOMBAUT , ou WUNEBAUD (saint), premier abbé de Heidenheim, né en .\ngleterre vers l'an 702, mort le 18 décembre 761, était frère de saint Guillebaud, qu'il accompagna à Rome. Il y resta sept ans enfermé dans un cloître, puis il retourna en Angleterre, où il opéra plusieurs conversions. Dans un second voyage qu'il fit à Rome il vit saint Boniface , évêque de Mayence . qui l'emmena en -Allemagne. Il reçut les ordres, fut chargé de sept paroisses de Thuringe , puis il se fixa à Heidenheim , où il bâtit un monastère qu'il gouverna jusqu'à sa mort. On célèbre sa fête le \S décembre. Voy. D. Mabillon, //« part, du III* siècle bénédict. Richard et Giraud. Compar. GUILLEBAID , n» I.

I. GUINET (Nicolas), jurisc. né dans le comté de Charolais, mort vers Tan 1630, professa le droit canon à l'université de Pont-a- Mousson. Il a laissé : 1° Pacti nudi Vindiciœ, seu nomocanonica Prœlectio in titulum de Pactis apud Gregorium ; Pont -à- Mousson, 1629, in-12; — 2° Commentaires sur les Décrétules, Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

II. GUINET (Nicolas), de l'Ordre des Prémontrés , né à Nancy en 1621 , mort en 1695 , était docteur en théologie et en droit. Il fut successivement professeur de philosophie et de théologie, maître des novices, prieur et définiteur de sa congrégation, abbé de Sainte-Marie de Pont-à-Mousson et vicaire général de sa congrégation. Ses principaux ouvrages sont : 1» Liste des uhhesses du monastère de Sninte- Claire de Pontù-Mousson; — i» Hamusculu.s. sive successio ahbatum regularium S. Mariœ; — 3° Seize Mémoires pour la défense de l'Ordre des Prémontrés ; m-i° ; — 4» Lo Couronne du bon religieu.T en la mort du R. P. Louis Bosimon, prieur de Cuisy. Voij. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

GtJINGALOIS ou GUINOLÉ , VENNOLÉ (saint), en latin Gunulo ou Winvaloeus, abbé do Landevenec. dans le diocèse deQuimper, né vers l'an 455, mort le 3 mars, vers 518, était parent de Cotton, prince de Bretagne. A l'âge de vingt ans il se retira, avec onze religieux, dans une île appelée Topepige. De là il passa à Landevenec, où il fonda un monastère qui, sous sa conduite, devint très- florissant. Doux, affable et doué d'une grande égalité d'humeur, il vécut au milieu d'incroyables austérités. Les Martyrologes ont placé "sa fête au 2 ou au 3 mars, et on célèbre le 1"^ août la fête de sa translation. Voy. BoUandus. Richard et Giraud.

I. GDIOT (Antoine), curé d'Adompt, au diocèse de Toul, vivait au xviF siècle. Il a donné : 1° État de la donation, érection , charges et services de la chapelle fondée sous le titre et invocation de Jésus, Marie, Joseph, en l'église paroissiale de Dammartin-lez- Villes sur Illon; Toul, 1661; — 2» L'Agriculture morale; ibid., 1682. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.

IL GUIOT (Joseph-André), curé de Bourg-la- Reine, né à Rouen en 1739, mort en 1807. fut d'abord bibliothécaire de l'abbaye de Saint-Victor et prieur de Saint- Guénault à Corbeil. U était très-versé dans la littérature latine et dans l'archéologie française. Il 4 lai$sé un assez

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grand nombre d'ou\Tages , parmi lesquels nous citerons : 1" Sermons sur l'altération de lu foi; Paris, 1805, in-S"; — 2" Discours sur la translation des reliques de saint Etienne, pape et martyr, en l'église de Marbj- la -Ville, le 7 mai 1805; ibid.,1805, in-8"; — 3° Abrégé de la vie du vénérable frère Fiacre, etc.; ibid., 1805, in-S"; — 4" Hymnes et Proses en l'honneur et pour les fêtes de suint Spire et de saint Leu, patrons de Corheil; 1801, in-18''; — 5° Adieux d'un curé à ses paroissiens le dimanche veille de la Toussaint; Corbeil, 1802, in-8». Voy, Quérard, La France littéraire. La Nouv. Biogr. génér., où on trouve la liste des autres écrits de Guiot.

m. GUIOT DE MARNE (Joseph-Claude), Krand vicaire de l'Ordre de Malte, né à Bar-lebuc en 1693, a donné : 1» une Dissertation latine pour prouver que saint Paul a passé à Malte d'Afrique et non à Méléda, du golfe Adriatique; Rome, 1731; — 2° un Commentaire latin sur les Actes des Apôtres; Palerme. Voy. D, Calmet, Biblioth. Lorraine.

GUIRA ou GIRA, GURRA, ville épisc. de Numidie, en Afrique. Lucien , un de ses évèques , assista en 411 à la conférence de Carthage , et Martial, autre évéque, fut un de ceux qu'Hunnéric, roi des Vandales, exila en 48i. Guira est mentionnée dans les Tables de Peutinger sous le nom de Gurra. Voy. De Commanville, I'^ Table alphabet., p. 112, art. GiRA ou Gurra. Richard et Giraud . Gaet. Moroni, v. XXXIII, p. 207.

GUISARCHENSIS. Voy. Giracla.

GUISARD (Henri), ministre protestant du Vigan,a publié : Vindiciœ testamenturia; , seu dissertationis cujusdam in ix caput Epistolœ ad Hebrœos a Ph. Codurcio concinnatœ Confutatio; hisce vindiciis Dissertatio Codurciana suf)jungitur; Genève, 1656, in-S". Voy. la Nouv. Biogr. génér.

\. GUISE (Charles de Lorraine, cardinal de), plus connu sous le nom de cardinal de Lorraine, né à Joinville en 1524, mort en 1574, fut promu en 1538 à l'archevêché de Reims. L'an 1547 il fut nommé chancelier de l'Ordre de Saint-Michel, sacra Henri II, et reçut le chapeau de cardinal. Chargé de plusieurs négociations difliciles, il réussit toujours, grâce à son éloquence, protégea constamment les lettres, et fonda l'miiversité de Reims. lia laissé, entre autres ouvrages : 1" Oraison prononcée au colloque de Poissy ; Paris, 1562, in-8"; Reims, 1562, in-12; — 'i" Harangue au sujet de la religion, dans les Comment, de l'état de la religion sous Charles IX; 1565, in-foL; — 3" Oratio habita in concil. Trident., 23 novembre 1562, dans Concilium Trident, orat.; Louvain, 1567, in- fol., et dans Dupuy, Instruct. sur le conc. de Trente; 1654, in-4", p. 328; — 4o Sermon enseignant par quel moyen nous devons préparer nos consciences pour recevoir Jésus-Christ venant en nous. Voy. la Nouv. Biogr. aénér., qui indique les autres écrits du cai'dinal.

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