‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1009 sur 1294 · I. STYLE, sorte de poinçon. Ko»/. Stile · texte numérisé non relu

I. STYLE, sorte de poinçon. Ko»/. Stile

II. STYLE DE LA COUR ROMAINE. On appelle ainsi les règlements faits dans les différents tribunaux de cette cour pour fixer la ferme et les différentes manières de dresser les suppliques qui peuvent y être présentées, et les rescrits qui en émanent. Ce style a force de loi. Ou distingue cependant dans ces matières les clauses essentielles, et que le tribunal prescrit comme des formules nécessaires, et les clauses indifférentes, que l'usage a introduites, et qu'on ne conserve que pour s'y conformer. Régulièrement, en matière de grâce, les défauts contre le style rendent le rescrit suspect de fausseté. C'est une règle en fait de style que, comme il est susceptible de variation, on doit suivre le plus récent. Ko»/, l'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

STYLITES , nom donné aux anachorètes qui demeuraient sur des colonnes. Ce mot vient du grec stulos, qui signifie en effet colonne. Les Latins les ont appelés sancti columnare*. L'institut des stylites était honoré dans l'Église d'Orient, et l'on n'y était admis qu'avec des cérémonies ecclésiastiques. Saiut Siméon a été le premier des stylites, et il a eu des successeurs qui ont continué en Syrie jusqu'au xil* siècle ; on en retrouve encore quelques traces en Mésopotamie au XV» siècle. Yoy. la Dissertation des stylites, composée par M. Majelli , archevêque d'Emèse , et insérée dans l'ouvrage d'Asscmani intitulé : Acta sanctorum martyrum orienta/ium et oevidentalium , etc.; Rome, 1748. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., réfute victorieusement les protestants qui ont tourné les stylites en ridicule , et dont les sarcasmes ont été fidèlement répétés par les incrédules. Le Diction, de la théol. cathol. Compar. notre art. Simkon. u° IX.

I. SUA, roi d'Egypte; malgré les promesses qu'il avait faites à Osée, roi d'Israël, de le se- I courir, il n'empêcha pas que Salmanasar. roi ' d'Assyrie, ne prit Samarie et ne détruisit le royaume d'Israël. Yoy. IV Rois, xvn, 4.

IL SUA, frère de Caleb et père de Mahir. Voy. I Paralip., iv, 11.

SUAA. de la tribu d'Aser, et fille d'un nommé Héber. Voy. I Paralip., vu , 32.

SUACIUM, évéché érigé sous Antivari, par Alexandre II, l'an 1002. De Commanville ajoute : « On dit que la résidence en était à Sap>>a ou Satta, bourg d'Albanie, qui se nomme encore aujourd'hui Notre-Dame-de-Sciatta, proche Antivari. » Mais le P. Farlati veut que ce soit le pape Benoit IX qui ait érigé ledit évéché. Km/, de Commanville , /'* Table alj>hubét., p. '223. Gaet. Moroni, vol. LXX, p. 20u e seq.

I. SUAIRE (Sudarium) signifie proprement un mouchoir ou linge propre à essuyer la sueur de la téte ou du visage. Saint Luc appelle «<darium le linge dans lequel le mauvais serviteur avait mis l'argent qui lui avait été confié; et, au ch. xix, 12 des Actes, il nomme sudaria les linges dont saint Paul se servit pour s'essuyer, et qui, étant appliqués aux malades, les guérissaient. L'Evangile distingue ces suaires du linceul dans lequel le Sauveur fut enveloppé après qu'il eut été embaumé , et qu'il appelle Sindon. Yoy. Luc , xix, 20; xxm , 53. Marc, xv, 40. Hergier, DHion. de théol.

II. SUAIRE (SAINT-), reste des linges précieux qui servirent à la sépulture de Jésus- Christ. Le P. Langelli, bénédictin, a fait l'histoire du Saint-Suaire de Compiègne , donné u l'abbaye de Saint - Corneille par Charles le Chauve; mais, comme il y a plusieurs villes qui prétendent posséder cette sainte relique, l'auteur fait voir qu'on se servait de plusieurs linges pour la sépulture des morts, et qu'on en employa plusieurs pour celle de Jésus-Christ , puisqu'il est dit que les apôtres virent linteamina posita. Il n'est donc pas étonnant qu'il se trouve un Saint-Suaire en plusieurs villes. Cet ouvrage a paru a Paris. 1084, in-12. Voy. Bergier, Diction, de théol.

I. SUAL. contrée d'Israël où les Philistins firent irruption du temps de Saùl. Yoy. I Rois, xiii, 13.

II. SUAL, fils de Supha, un des descendants d'Aser. Yoy. I Paralip.. vu, 30.

SUANE (Suanum). Yoy. Soane.

SUAR, père de Nathanaêl, de la tribu dïssachar. 1'»»»/. Nombr., I, 8.

I. SUARÈS (Francisco), jésuite, célèbre théologien scolastique, né à Grenade en 1548, mort à Lisbonne l'an 1617, enseigna la théologie avec réputation à Alcala, a Salamanque et à Rome. On l'appela ensuite à Coîmbre, en Portugal, où il fut premier professeur de théologie. Il prit le bonnet de docteur a Evora. Ses ouvrages, qui sont en grand nombre, et qui roulent presque tous sur la théologie dogmatique et la morale, ont été recueillis et publiés à Mayence et à Lyon, 1630 et ann. suiv.,23 vol. in-fol.; à Venise, li40; à Besançon, 1*50-1802, tom. 1-XXVI, gr. iu-8», avec six opuscules inédits. Le P. Noël en a fait un Abrégé; Genève, 1732,2 vol. in-fol. Un traité De It'ligione Societatis Jesu , annoté, forme le complément de toutes les éditions de Suarès; Bruxelles, 1S57, in-lol. Le Traité îles lots est si estimé, qu'il a été réimprimé en Angleterre; mais la Défense de la foi catholique contre les erreurs de la secte d'Angleterre, fut brûlée à Paris par arrêt du parlement, qui prétendit qu'en défendant le Saint-Siège elle dérogeait en quelques endroits à l'autorité des souverains. I Des éditeurs de Venise ayant tronqué un des | ouvrages du savant jésuite," la Congrégation de Y Index condamna l'édition en ces termes : « Suares Franciscus. Commentariorum. ac dis-

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