‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1026 sur 1294 · II. TABLE DES PAINS DE PROPOSITION · texte numérisé non relu

II. TABLE DES PAINS DE PROPOSITION

Voy. Proposition (Pains de).

III. TABLE DU SEIGNEUR, c'est l'autel des holocaustes. Malachie se plaint que la Table du Seiyneur est méprisée, parce qu'on oITrait sur l'autel des animaux qui n'avaient pas les conditions requises. Dans saint Paul , la table du Seigneur est prise pour la table eucharistique , et Jésus -Christ représente le ciel comme un festin dans lequel les élus sont assis à sa table. Voy. Malach , i, 7, 12. I Corinth., x, 21. Luc,

TABLEAUX OBSCÈNES sont appelés par saint Chrysostome le trône du démon, et les Pérès en général s'élèvent contre eux avec force , sans parier des conciles, qui les défendent. On ne

{>eut donc les garder. Ce que l'on dit des ta- >leaux obscènes, on doit le dire aussi de toutes les peintures et statues de même nature. Que de pères et de mères de famille qui contribuent à la perte des âmes de leurs enfants , en laissant sous leurs yeux ces attraits puissants de la corruption! Voy. August., Confessions, 1. I, I, 10. Chrysostom., In Psalm. CXI II. Saint Ch. Borromée, ///• concile de Milan , etc.

I. TABLES DE LA LOI, que Dieu donna à Moïse sur le mont Sinai , étaient écrites par le doigt de Dieu, c'est-à-dire par son opération immédiate ou par un ange , et contenaient les dix préceptes de la loi rapportés dans l'Exode (xx). Il n'y a point d'apparence qu'elles continssent autre chose que les préceptes du Décalogue , ni que , si elles furent écrites par Moïse, ce fût autrement que par l'inspiration de l' Esprit-Saint . appelé en plusieurs occasions le doigt de Dieu. L'Écriture est formelle pour assurer qu'elles étaient de pierre, ainsi que pour prouver qu'il n'y en avait que deux. Voy. Exode, xxiv, 12; xxxi, 18. D. Calmet, Diction, de la Bible. Compttr. DÉCA1.0CUE.

II. TABLES DU CIEL. Ces tables, dont il est fait mention dans le Testament des douze Patriarches et dans quelques autres anciens ouvrages apocryphes, étaient apparemment ellesmêmes certains livres apocryphes où l'on avait recueilli diverses prétendues prophéties. D'autres croient que c'étaient des secrets de l'astrologie judiciaire; d'autres enfin pensent que

c'étaient les prototypes des lois de Moise et même du Nouveau Testament que l'on croyait être dans le ciel. Vuy. D. Calmet, Diction, de ta Bible, au mot Ciel.

TAB0ETIOS. Voy. Tabouet.

TABORITES. Voy. Thabobites.

TABODET ( Julien), en latin Taboetius, jurisc et historien français, né vers 1500 a Chatenay. près le Mans, mort vers 1502, fut désigné comme procureur du sénat de Cnambéry dans l'ordonnance de Moulins «février 1537), qui réglait dans la Savoie, récemment conquise, l'administration. Par suite d'un grave dissentiment survenu entre lui et ses collègues, et d'accusations mutuelles, il fut banni du royaume. Rappelé après 1559, il alla s'établir à Toulouse, où il lit des cours particuliers sur la jurisprudence. Parmi ses ouvrages nous citerons : f« De quadruplicis monurchûr primis auctoribus et maqistratibus Ephemerides historien* ;Lyon. 1550, in-4°; livre mis à V Index de Clément VIII; — 2° Epistolœ christianœ , familiares et miscellaneœ; ibid., 1501, in -4°; — 3° Fiduciaria christianœ, civilis et politicae jurisprudentia- Met hodus; Toulouse, 1561, in-4°. Voy. la Croix du Maine, BibHoth. Française. D. Liron, Singularités histor., etc., tom. Ier, p. 425. Lelon. Hibltoth. histor. Nicéron, Mémoires, t. XXXVIII. Hauréau, Wst. litlér. du Maine.

TABOU RIER ( Pierre-Nicolas), prêtre, né a Chartres en 1753 , mort l'an 1805, prêta le serment civique en 1791 , et fut nommé curé constitutionnel de Saint-Martin à Chartres. 11 assista aux conciles de 1797 et de 1801, tenus dans l'église métropolitaine de Paris par les évêques constitutionnels réuni*. On a de lui : !• TaUMi moral du clergé de France, etc., avril 1789, in-89 ; — 2° Défense de la constitution civile du clergé, avec des réflexions sur favommunication dont nous sommes menacés ; Paris et Chartres, 1791 , in-8»; — 3» Discours pour tranqvd- User les consciences sur les affaires du temps relatives à la religion , in - 4° ; — 4° Adresse sur la divinité de la religion chrétienne, etc., à tous ceux que l'impiété des derniers temps a séduits; an V (1793), in-12. Voy.

TABRACA, ville épisc. d'Afrique. Elle a eu pour évêques Victoricus ou Victorinus. qui assista au concile de Carthage de l'an 319, Donatien , qui souscrivit à celui de 398. et Rusticianus , qui se trouva à la conférence de Carthage, en 411. Voy. Morcelli. Afric. Christ., tom. I, Gaet. Moroni , vol. LXXII, p. 223.

TABREM0N, père de Bénadad, roi de Syrie. Voy. 111 Rois, xv, 18.

TABRUDA. Voy. Jabbdda.

TABUDA , ancienne ville épisc. de la Nunudie , dans l'Afrique occidentale , sous la mélro-

Kle de Cirte. Un de ses évêques, Victonn, se juva en 411 à la conférence de Carthage , et un autre, Fluminius, fut exilé en 48i par Hunneric , roi des Vandales , pour n'avoir pas voulu adhérer aux ariens. Voy. Morcelli, Afric. Christ., tom. I. Gaet. Moroni , vol. LXXII, p. 2"J3.

TABONA ou TABUNIA, ville épisc. de U Mauritanie Césarienne, sous la métropole de Césarée. Quintus, un de ses évêques, fut envoyé en exil, en 481, par Hunneric. roi des Vandales, parce qu'il rejetait les erreurs dijs ariens. Voy. Morcelli, Afric. Christ., tom. I- Gaet. Moroni, vol. LXXII, p. 223.

TACAPA ou TACAPÊ, ville épisc. de la province Tripolitaine, dans l'Afrique occidentale, sous la métropole de Tripoli. On en connait trois évêques : Dulcitius, qui assista en 403 a » conférence de Carthage ; Servilius, qui, en «*■

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