‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1068 sur 1294 · THEA · texte numérisé non relu

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temple et les murs de Jérusalem. Il en écrivit à Darius, roi de Perse, qui ordonna qu'on continuât lesdits édifices. Voy. I Esdr., v, 6.

I. THAU, dernière lettre de l'alphabet hébreu, qu'on prétend avoir eu autrefois la forme d'un X ou d'une croix. C'est, en effet, ce qu'on remarque dans les médailles samaritaines; et la plupart de nos commentateurs croient que, dans ce passage d'Ézéchicl : Signa thnu super f tontes yementtum , on doit entendre qu'on imprimait sur leurs fronts la lettre thau , parce nue, disent quelques-uns, c'est la première lettre du mot tfiora, la loi. Les Septante ont traduit simplement : « Mettez une marque sur le front de ceux qui gémissent. » Voy. Ézéch., ix, 4. D. Calmct, Diction, de la Bible, et les Commentateurs sur Èzéchiel. Gaet. Moroni , vol. LXXIII, p. 16-17.

II. THAU. On a longtemps accusé les Samaritains d'avoir retranché trois lettres de leur alphabet; mais on a reconnu la fausseté de cette accusation depuis qu'on a vu leurs manuscrits et leurs médailles. On leur reproche seulement d'avoir changé la ûgure du thau, qu'Origènc et les Pères qui l'ont suivi assurent avoir eu la forme d'une croix. 11 y a assez d'apparence que ce changement n'a pas été fait sans dessein , mais ou n'en peut rien assurer. Vf>u.Vt. Calmet, Diction, de la Bible.

THAULÈRE. Voy. Txm.ÈRE.

THAUMACO ou TAUMACO , petite ville épisc. de Thessalie, dans la Magnésie, sous la métropole de Larisse , au diocèse de l'Illyrie orientale. On en connaît trois évèques , dont le premier, N...., siégeait en 156*. Quelques-uns prétendent que fhaumaco est la même ville que celle qui est connue aujourd'hui sous le nom de Domochi ou Domoci ( Dimicus ou Domocum , Drtmonicum) ; mais d'autres, que ce sont deux villes différentes. De Comraanville, et après lui Gaet. Moroni , mettent l'érection de Thaumaco en évéché au ix* siècle. Dans tous les cas, Thiumneo est maintenant un évéché in partibus , suffragant de l'archevêché de Larisse , devenu luimême un siège tu partibus. Voy. Lequien , Oriens Christ., t. II , p. 127. De Coinmanvitle , /'* Table alphabet., p. 233. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. LXXIII . p. 17.

THAUMATURGE, c'est-à-dire qui opère des miracles ; expression grecque composée de deux mots, dont l'un signifie merveille, miruck-, et l'autre ouvrage, action. On a donné Ce nom, dans l'Eglise , a plusieurs saints qui se sont rendus célèbres par le nombre et l'éclat de leurs miracles. Tels ont été saint Grégoire de Néocésarée , qui vivait au commencement du ur siècle, saint Léon de Catanée, qui a paru dans le VIIIe, saint François de Paule, saint François Xavier, saint Antoine de Padoue , etc. On a souvent objecté aux protestants que, si l'Église de Jésus-Christ était tombée dans des erreurs grossières contre la foi dès le IIIe ou le iv siècle, comme ils le prétendent, Dieu n'y aurait pas conservé, comme il l'a fait, le don des miracles; car, vu l'impression que font ces merveilles surnaturelles , il ahrait tendu un piège d'erreur. Comment se persuader qu'un homme

3ui opère des miracles enseigne une fausse octrine , {pendant que Dieu s'est servi principalement de ce moyen pour convertir les peuples à la foi chrétienne '.' Les protestants ont pris le parti de nier tous ces miracles, soutenant qu aucun n'est suffisamment prouvé, mais oubliant entièrement que les moyens par les-

3uels ils les attaquent servent aussi aux incrénle> pour combattre la vérité de Jésus-Christ

et des apôtres. Voy. Bergier, Diction, de théol.

THEANDRIQUE, expression grecque qui signifie divin et humain tout ensemble ( Dei-virilis, theandricus). Saint Denys, évèque d'Athènes, s'était servi de ce terme pour exprimer les deux opérations qui sont en Jésus-Christ , l'une divine, et l'autre humaine. Ce terme est très-catholique . et usité dans ce sens ; mais les eutychiens ou monophysites et les monothélites e'u abusèrent pour signifier la seule opération qu'ils admettaient en Jésus -Christ, dans lequel ils prétendaient qu'il s'était fait un mélange de la nature divine et de la nature humaine, d'où résultait une troisième nature qui était un composé de l'une et de l'autre, et dont les opérations n'étaient ni divines, ni humaines, mais divines et humaines tout à la fois ou théandrinues. Voy. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Théandricis. Bergier. Compar. nos art. Opération | Monophysites, Monothélites.

THÉANTHROPE .expression grecque quiequivaut à celle d'Homme-Dieu. On s'en sert quelquefois pour signifier la personne de Jésus- Christ , qui est véritablement Homme-Dieu.

THÉANTHROPIE; c'est l'erreur de ceux qui attribuent à Dieu des qualités humaines, comme l'ont fait les païens et d'anciens hérétiques. Voy. Bergier, qui , dans son Diction, de théol., réfute les incrédules , qui prétendent que , chez les Juifs et chez les chrétiens, le peuple est sur ce

f>otnt aussi grossier et aussi stupide que chez es païens. Compar. nos art. ANTHROPOLOGIE, ANTHnOPOMORPHlTES.

THEATE. Voy. Téate.

THÉATINES * religieuses ainsi nommées parce qu'elles ont les théatins pour directeurs et pour supérieurs. On distingue les théatines de la Conception et les théatines de l'Ermitage. Les unes et les autres ont pour fondatrice la vénérable mère Ursule Benmcasa , née à Naples en 1560, morte en odeur de sainteté le 20 octobre 1618. Elle donna naissance à son Ordre avec deux de ses sœurs et six de ses nièces qui y entrèrent. L'an 1633 ces religieuses se soumirent anx théatins. et se firent agréger à leur Ordre par le chapitre général. Les théatines de la Conception, établies a Naples, à Païenne, ne font que des vœux simples, mais les théatines de l'Érmiluye ne sont établies qu'à Naples, et font les grands vœux. On les appelle théatines de C Ermitage parce qu'elles vivent dans une grande retraite, ne voyant jamais leurs parents après leur profession. Grégoire XV approuva leurs constitutions le \ avril 1623, et elles se soumirent aussi à la juridiction des théatins. Voy. Hélyot. Richard et Giraud. Bergier. Gaet. Moroni. vol. LXXIII, p. 31-109.

THÉATINS, religieux institués en 1981, et ui eurent quatre fondateurs : saint Gaétan, de hienne-.Pierret'^iralfe.quisedémit de l'archevêché de Chieti ou Théate. au royaume de Naples, et qui fut ensuite pape sous le nom de Paul IX; Don i fa ce de Colle et Paul Conseiller. Clément VII, par une bulle en date du 21 juin 1520, approuva l'institut des Théatins sous le nom simple de Clercs Réguliers, et le nom de Tb&ttins leur fut donné par le peuple à cause de l'évéqne de Théate , un de leurs fondateurs. Ils n'eurent point de règle fixe et déterminée pendant les quatre-vingts premières années de leur institut, et leurs fondateurs s'attachèrent seulement à trois articles principaux : l'office divin, les fonctions du saint ministère, et le désintéressement dans ces fonctions. Les chapitres généraux firent ensuite divers règlements que Clément VIII approuva par une bulle du 2» juil-

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let 1604, sous le titre de Constitutions des Clercs Régulier* ;\n Théntins ne suivent d'autre règle que ces constitutions. Les supérieurs des maisons des Théntins furent nommés par les chapitres généraux jusqu'au pontiilrat de Sixte V, qui ordonna, en 1588, que ces religieux auraient un général qui pourrait être continué six ans; aujourd'hui il ne peut l'être que trois seulement. Voy. le P. Silos, Annales des Thèatms. Le P. Barthél. Ferro , théatin de Ferrare , ïstoriù délie missioni dei Chierici regolnri teatini nelf Indie orientali; Rome, 1704. Richard et Giraud. Hélyot, Hist. des Ordres monastiques, tom. IV. Bergier, Diction, de théol. Jacquin et Duesberg, Dict. d'Antia.chrét.,j>. 494-4l»6\Gaet. Moroni, vol. LXXIII,p. 109-148, où sont indiqués beaucoup d'auteurs qui ont écrit sur les Thèatins. Le Diction, de la théol. rathol.

THÉÂTRE (Theatrum). 11 n'en est parlé, dans l'Ecriture, qu'aux Actes des apôtres, à l'occasion de la sédition qu'excita l'orfèvre Démélrius au sujet du culte de Diane. Vnt/. Actes, xix . 29.

THEAU ou TILLON, TILLOINE, TH1EL-

M AN , TILM AN (Saint), religieux de Solignac. dans le Limousin, né en Saxe, mort vers l'an 702, était issu de parents idolâtres. Enlevé de la maison paternelle par des brigands, et vendu dans les Pays-Ras , il fut racheté avec plusieurs autres par sâint Éloi, qui l'envoya dans l'abbaye de Solignac, qu'il avait fondée, pour y être élevé sous la discipline de saint Remacle . et, quelque temps après, il le fit venir à Paris pour y apprendre 1 orfèvrerie auprès de lui. Mais ce saint ayant été placé sur le siège épiscopal de Noyon, Theau retourna à Solignac, et passa de là dans un désert de l'Auvergne, près de Mauriac , où il mena une vie des plus austères. L'an 641 saint Éloi le fit venir dans son diocèse de Tournai , et l'employa aux missions évangéliques parmi les Flamands , dont il convertit un grand nombre. Après la mort de saint Éloi, Theau retourna à Solignac, et se retira ensuite comme reclus dans une cellule prés de ce monastère , où il termina sa vie. On célèbre sa fête le 7 janvier. Ko», D. Mabillon, Reeueil de-, Artrs ,tf<t saints de i Ordre de Saint-Benoit.

THÉBAIDE, partie de la haute Égypte ainsi nommée de la célèbre ville de Thèbes. Elle est entre la mer Rouge ou le golfe d'Arabie au levant, et le Nil au couchant. Les Romains la divisèrent en deux provinces : la 1" et la 11* Thébaïde. Les évéchés «le la 1" Thébaïde sont : Antinoé ou Antinourn. métropole; Hermopolis la grande, Cusas. Lycopolis, llypselen, Antéo- |»olis, Panopolis. Oasis la grande et Api Moitié la grande. La IIe Thébaïde contenait les églises suivantes : Ptolémaïde , Copte , Tpntyre, Maximiauopolis,Latopolis, Hermonthiin, Thèbes ou Diospolis la grande , Térévuthis , Philas , Ombos, Sycne, INynchus , Rioclëtianopolis, Apollonie la petite, ville d'Anasse; Thèbes, ville différente de Thèbes la grande; Diospolis la pelite et Ibis. Voy. lequien, Orient Christ., In mil., ton». II . p. 11.

THÉBATH , ville. Vom. Rêtê.

I. THÈBES, ville située entre Sichem et Seythopolis, à treize milles de Sichem. selon Eusébe et saint Jérôme. Abiniélech mourut en faisant le siège de cette ville. Voy. Juges, ix , 60. Joseph, Antiq., 1. V, c. vin. Euseb., Onomast. Hieronym., In loris hebr. Reland , Patœst. illustr., p. 1033-1034.

IL THÈBES, aujourd'hui TH1VA ou STIVES, ville capitale de la Béotir, et qui a été trèscélèbre dans l'antiquité. Il parait, par les No-

tices et par les Actes des conciles, qu'elle fat d'abord le siège d'un évêque suffragant de Corinthe , et qu'elle fut érigée ensuite en archevêché et en métropole. Thèbes est habitée par des chrétiens, des Grecs et des Turcs, ces derniers y ont deux mosquées, et les Grecs plusieurs églises , dont la principale est sous le nom de la sainte Vierge , et s'appelle Ameorit* Christophoritza. Ce siège a eu d'abord dix évéques grecs, dont le premier, saint Rufus, est mentionné dans l'Épitre de saint Paul aux Romains, xvi, 13. Il fut ordonné par saint Pierre, les Grecs célèbrent sa féte le 8 avril. Mais au commencement du xill* siècle les I-atins s'étanl rendus maîtres de la ville de Thèbes. après la prise de Constant inople , ils y établirent un archevêché de leur rit. Le premier archevêque fut N..., élu au commencement de l'an 13/7. Parmi les Lettres d'Innocent III il y en a plusieurs adressées à ce prélat et à son successeur. Aujourd'hui Thèbes n'est plus qu'un archevêché m vartibus. Voy. Lequien , Qrim< Christ., tom. III, p. 1082. De Commanrille. /" Table alphabet., p. 333. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXIII, p. 250-253.

III. THÈBES ou DIOSPOLIS {Thebais Maync). ville célèbre de la haute Egypte qni avait été la résidence des anciens rois égyptiens. L'ancienne Notice grecque en fait un évêché de la deuxième Thébaïde, érigée en évêché au iv« siècle sous la métropole de Ptolémaïde. Il parait par les Actes des conciles qu'elle devint dans la suite métropole. Elle jouissait de cette dignité au IXe siècle. On en connaît quatre évéques, dont le premier est Mélèce, arien. On trouve dans quelques Notices une autre Thèbes, avec titre d'evêcné de la même province de la deuxième Thébaïde (Codin., deOfflciahb.). Quelques-uns ont cru que c'était la même ville que Diospolis la petite (Thebais Pana): mais la même Notice parle de Thèbes la grande, qu'on nommait aussi Diospolis, de cette deuxième Thèbes et de Diospolis la petite, comme de trois villes distinctes. Thèbes ou Diospolis n'est plu* maintenant qu'un archevêché in pnrtibus. Elle» faisaient par conséquent trois Églises ditferentes. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. 11, p. GH. Campai: Tiiéiiaïde.

IV. THÈBES ( The tue Phtintin*), aujourd'hui ZEITON ou ZITON (Zetuna), ancienne ville épisc. de la Thessalie, sous la métropole de Larme. Elle est située à quarante milles au midi de cette ville, sur le golfe Maliaeus. On en connait cinq évéques, dont le premier, Clëonius, assista au premier concile de Nicée l'an 325. Cette ville a eu aussi des évéques latins; on en connait deux, dont l'un, Nicolas, fut transféré à l'église d'Acci, en Italie, l'an 1341. et mourut à Avignon en 1348; et l'autre, Jacques de Florence, de l'Ordre des Frères- Mineurs, fut martyrisé dans l'empire des Mède*. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. II. p. ISÎi et tom. III, p. 990. W'ading, Annales Ordin. Minor., tom. IV, p. 83. C ompar. l'art. Zetine.

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