‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1071 sur 1294 · THEOBALDUS (Sanctus). Voy. Thibaut (Saint · texte numérisé non relu

THEOBALDUS (Sanctus). Voy. Thibaut (Saint

IL THEOBALDUS, religieux anglais de l'Ordre des Chartreux, vivait au xiv« siècle. On lui doit : 1» De Progressa sanrtorum Put mm ; — 2° De Vita contemplafiva ; — 3° Actes d'un grand nombre de saints, depuis le commencement du monde jusqu'à lui. Voy. Pitseus, Du lltustr. Anal. Scriptor.

THEOCATAGNOSTES, terme grec qui signifie juges, censeurs de Dieu. Saint Jean Damascéne dit que c'étaient des impies qui osaient blâmer certaines actions et certaines paroles de Dieu, ainsi nue plusieurs choses qui sont rapportées dans l'Écriture sainte. Quelques auteurs modernes ont placé ces impies dans le vji» siècle; mais saint Jean Damasccne, le seul ancien qui en ait parlé, ne dit rien du temps auquel ils parurent. Voy. Bergier, Diction, de thâot.

THÉOCRATIE, terme employé pour marquer la forme du gouvernement de la nation juive, et montrer que Dieu exerçait sur elle une autorité plus immédiate que sur toutes les autres.

' Cette conduite de Dieu sur Israël n'a pas ce-

Çendant toujours été la même. Du temps de loïse. Dieu gouvernait, pour ainsi dire, immédiatement, et révélait a ce législateur, dans chaque circonstance, ce que celui-ci devait faire. C'est la proprement le temps de la théorratie prise dans toute son étendue. Elle parut à peu près de même pendant le gouvernement de Josué, car ce grand homme ne manquait pas de consulter Dieu dans toutes les affaires importantes. Après la mort de Josué, Dieu suscita encore plusieurs héros , qu'il revêtit d'une force extraordinaire, en les remplissant de son esprit pour délivrer son peuple, soit en tout, soit en partie , des mains de ceux qui l'avaient opprimé. Quand les Israélites demandèrent à Samuel qu'il leur donnât un roi, ce prophète en fut affligé comme d'un outrage fait à la majesté de Dieu; mais le Seigneur voulut que Samuel se rendit au désir du peuple. Cependant il marqua dans cette circonstance sa souveraine autorité, en faisant proposer par son prophète les droits de ce roi (I Rois, vin, 11 et suiv.) Le Seigneur avait déjà fait montrer par Moise (Deutér., xvil. 14, 15) quel devait être le gouvernement des Hébreux sous les rois , et il fit voir en la personne de Saùl le droit qu'il se réservait de les rejeter. Pendant les différentes dispersions du peuple juif, et même durant la grande captivité de Babylonc, Dieu maintint sa théocratie, soit par là vengeance qu'il exerça contre les rois impies, soit par le soin qu'il prit d'un petit nombre de princes soumis à ses ordres, soit parles prophctes.qu'il suscita de temps en temps pour conserver sou culte dans Israël, qui ne fut gouverné dans ces derniers temps, jusqu'aux princes asmonéens, nue dépendamment de la souveraine autorité des Perses ou des Grecs. On voit encore des traces sensibles de la théocratie dans le gouvernement des Machabées. oui, après avoir défendu la religion au péril de leur vie, secouèrent enfin le joug des rois de Syrie, puisque celui qui gouvernait souverainement était revêtu du caractère sacerdoUil. On ne pouvait manquer, sous des princes tout dévoués au service de Dieu, de voir bannir de l'État les désordres qui avaient régné sous les rois, tant au sujet des mœurs qu'eu égard à la religion. Aussi la république des Juifs ne fut-elle jamais plus fidèle à Dieu que sous les princes asmonéens. Ce fut sous leur règne que les Romains établirent leur domination en Judée : mais ils ne touchèrent point à la religion, et laissèrent même aux princes asmonéens une autorité assez étendue. Hérode, qui leur succéda , viola la loi en mille manières; mais les prêtres et le peuple y demeurèrent fort attachés, de sorte que la religion était très-florissante en Palestine lorsque ?Jésus-Christ y parut pour donner aux Juifs les règles de l'adoration en esprit et en vérité. Voy. 1). Calmet, Diction, de la Bible. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., donne un aperçu de l'ouvrage de Jean Spencer, théologien anglican, ouvrage intitulé De Legibus llehrirorum ritualibus, et dans lequel l'auteur, tout en s 'efforçant de prouver que le gouvernement des Israélites était vraiment démocratique,établit cependant une théorie qui, quoique savante et ingénieuse , n'est certainement pas juste à tous égards. N'aurait -elle, en effet, d'autre défaut que celui de présenter un grand nombre de cérémonies hébraïques comme ayant été empruntées aux païens dont les Hébreux étaient environnés, ce défaut suffirait seul pour l'empêcher de trouver grâce aux yeux cTune

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saine et rigoureuse critique. Compar. notre art. Spencer, h» II.

THÉO DARD Voy. Audard.

THEODARIUS Voy. Chef, n» I.

THÉODART. Voy. Hodart.

THÉODAS , ou, selon le grec, THEUDAS.

Gamaliel, pharisien et docteur de la loi, dit dans les Actes des Apôtres que quelque temps auparavant il avait paru un certain Théodas qui se disait être quelqu'un et auquel s'attacha un nombre d'environ quatre cents hommes. Gamaliel ajoute que ce Théodas fut tué, et que tous ceux qui croyaient en lui se dissipèrent et furent réduits à rien; qu'après lui s'éleva Judas le Galilécn, qui eut le même sort (Actes, v, 36-37). De son côté l'historien Joseph (Antiq., 1. X , c. il) parlant d'un certain Theudas qui parut sous le gouvernement de Fadus et sous l'empire de Claude, dit qu'il persuada à une grande multitude de le suivre, promettant de lui ouvrir un passage au travers des eaux du Jourdain, comme avait fait autrefois Josué; que Cuspius Fadus envoya contre eux des troupes qui les dissipèrent, prirent Theudas, lui coupèrent la tète, et l'apportèrent en triomphe à Jérusalem. Quelques interprètes pensent que ce Theudas est le même que le précédent. Mais cela se peut • il ? Theudas dont parle Joseph parut sous le gouverneur Fadus, et Judas le Galilécn , que Gamaliel dit avoir paru après Theudas, vivait longtemps auparavant sous l'empire d'Auguste (Antiq., I. XV111, c. i), et, à l'époque du dénombrement du peuple , c'està-dire sous Quirinus, gouverneur de Syrie, comme saint Luc le remarque lui-même ici (vers. 37). Enlin comment Gamaliel, sous l'empire de Tibère , pouvait-il citer ce qui n'arriva que sous Claude, plusieurs années après'.' Pour résoudre cette diflicullé , les uns veulent que Gamaliel se soit trompé sur le temps où vivait Theudas; qu'il aurait dû dire que Judas avait paru avant lui, et non après lui. Les autres prétendent que l'historien Joseph s'est mépris sur l'époque où s'est montré Theudas dont il nous parle. D'autres enlin ne craignent pas de dire que l'auteur sacré lui-même a pu manquer de mémoire sur une question de cette nature. On voit facilement que toutes ces raisons ont été imaginées par leurs auteurs pour se tirer d'embarras; il est plus conforme aux lois de la saine critique d'admettre avec le plus grand nombre des commentateurs, tant protestants que catholiques, qu'il y a eu deux personnages du nom de Theudas, et que celui dont parle saint Luc n'ayant eu que quatre cents sectateurs seulement,» été passé sous silence, comme chose peu importante, par l'historien des Juifs. Quant à ceux qui prétendent témérairement que saint Luc s est trompé , nous leur répondrons avec un savant rationaliste, C.-Th. huinoel, que saint Luc était trop sensé pour commettre une erreur aussi grave que celle qu'on lui reproche : Sed Lucam scriptorem udeo corda tum, Gainaliehs aratiottem tta élaborasse, ut tum gravent errorem contra temporum ordinem insereret , porum probabde est : summa quoque udscribitw Lucce tncogitantia, sic statuitur, cum per prolepsin hoc adjecisse, cum sir eo t empare, quo récent ad hue esset omnium memoria, sermoni Gamalielis inseruisset eremplum, quod omnes «cirent esse aliquot annù sermone Gamalielis recetdiu.i,quo ipso orationi sua omnemdetraxisset fidem. D'où le même Kuinoel conclut qu'il faut absolument préférer le sentiment des interprètes, qui, d'après Origène, veulent qu'on admette deux Theudas, l'un plus récent, men-

tionné par Joseph, et l'autre plus ancien. dont parle Gamaliel : ttaque omnino prœferenda videtur eorum interpretum sententia (Grotii, Casaubnni Exercit . Anti-Buron.'i. n. 57. Hamondi, Heutnani , Krebsii, Mori, Bttsenmulieri, aliorum~ que) qui prtreunte Origene contra Celsum, 1,6, p. &,duos Theudas fuisse statuunt, quorum iile a Josepho memoratus recentior, hic autem , cujus Gamaliel tnentionem fer il , antiquior f tient . D. Christiani Theophih Kuinoel, Commentnrius in Arta Apostolorum , v, 36. Voy. aussi D. Calmet, Diction, de la Bible, et Cotnment. littér. sur les Actes des AptUres,\, 36. Le Diction, de la théol. cathol., au mot Theudas.

THEODATUS. Foi/. Dut, n« I.

THÊODEMIR. martyr et compagnon de saint Paul, diacre de Cordoue. Koy. Paii., n° XVI.

THEODERIUS (Sanctus). Voy. Chef, n° II.

THÉODIGÊE. C'est un fait incontestable que, de tout temps et dans toutes les contrées de la terre , un certain nombre d'idées communes à l'universalité des hommes se trouve comme en dépôt dans la société, et que ces idées se transmettent de siècle en siècle dans toutes les nations comme un héritage intellectuel et moral de la grande famille humaine. De ce nombre est l'idée de la Divinité, comme aussi celle d une vie future, celle de la distinction du bien et du mal, et, en général, ce que l'on appelle les principes du sens commun. L'homme n'arrive point à la découverte de ces vérités par l'observation ou l'expérience , ni par aucune méthode quelconque; mais elles se manifestent avec plus ou moins de clarté dans chaque intelligence, en proportion du développement naturel de nos facultés, développement qui ne s'opère pleinement que par l'enseignement traditionnel que l'on reçoit dans la société. Quoique l'esprit humain ne découvre point ces vérités par voie de raisonnement, mais qu'il y adhère par une sorte de conception intuitive , cependaut il est dans sa nature d'être intelligent, de tendre à se rendre raison des vérités, même le plus indubitablement admises. C'est pour satisfaire à ce besoin de notre intelligence . et aussi pour imposer silence à quelques voix téméraires qui ont ose- s'élever contre l'assentiment unanime des nations, que la philosophie a formulé un certain nombre de preuivs de l'existence de Dieu. Mais l'étude de l'Etre infini serait incomplète si l'on se bornait à établir les preuves de son existence, sans parler des perfections qui le constituent et des attributs qui dérivent de sa nature. Il doit donc y avoir dans la théittlicée deux parties distinctes : l'une qui traite de fexistenre de Dieu, et l'autre de ses perfections ou attribut*. Le nom de thèotlicér, que I on donne ordinairement à la division de la philosophie qui a Dieu pour objet ne signifie de lui-même, d'après sou étymologie, qu'une partie de la théologie naturelle , savoir celle qui traite de la justice divine, La théotlicee de Leibniti n'a effectivement pas d'autre objet nue ce qui concerne la justice et la bonté de Dieu. Néanmoins, par l'usage, le mot thëodicée s'entend de toute la science qui a Dieu pour objet. Ainsi la théotlicée a deux parties distinctes : l'une qui, traitant de l'existence de Dieu, contient les preuves qui établissent son existence. Or ces preuves se rapportent à l'ordre moral, à l'ordre physique et à 1 ordre métaphysique. Les preuve* morales de l'existence de Dieu se tireut de l'accord unanime des peuples et de la loi naturelle; les preuves physiques, nommées aussi cosmologiques, sont prises de la création, du mouvement de la matière et de l'ordre qui

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régnent dans l'univers; enûn les preuves mitaphysiques sont principalement Urées d'un être nécessaire, c'est-à-dire de la nécessité d'un être existant par lut -môme, de la nécessité d'une

Sremière cause, de la cause absolue et de l'idée e l'inûni. La seconde partie de la thé(>dicèe traite des attributs de Dieu, dont les principaux sont : l'infinité, la nécessité , l'éternité, la simplicité, l'unité, l'immensité, l'immutabilité , l'intelligence, la puissance, la bonté, la providence, etc. Voy. l'Encyciop. cathol., d'où noua avons extrait notre article. Le Diction, de la thèol. cathol., qui indique une foule de théodicées, parmi lesquelles celle de l'abbé Maret , 4 vol. in-8u. oui a eu deux édit., l'une en 1845, et l'autre en 1849, dans laquelle l'auteur a corrigé sinon toutes, au moins la plus grande partie des fautes théologiques plus ou moins graves qui existaient dans la précédente et qui lui avaient été signalées. THEODONIS VILLA. Foy. Tuiokville.

• THÉODORE étant un nom commun à des personnages divers , nous avons placé d'abord les papes, puis les saints, ensuite les autres homonymes.

!. THÉODORE I*r, pape, né à Jérusalem vers l'an 580, mort a Rome en 649, succéda à Jean IV Van 642. Il condamna Pyrrhus et Paul, patriarches de Constantinople, qui étaient monothélites, et travailla avec zèle au bien de l'Église. Martin I" lui succéda. Voy. Anastase , Vitœ Pontificum. Artaud de Monter, Hùt. des Souverain* Pontifes, tom. I. Gaet. Moroui, vol. LXXIV, p. 215-30.

II. THEODORE II, pape, né à Rome, mort en 898, succéda cette même année à Romain,

rc plusieurs mettent au rang des faux pontifes, ne gouverna l'Église que vingt jours, et pendant ce court espace de temps il rappela les évéques chassés de leurs sièges, et rétablit les clercs ordonnés par Formose. Jean IX lui succéda. Voy. Platina. Vitœ Pontificum. Novars, Elementi délia storia de' Sommi Pontefici, t. XVI. Gaet. Moroni, vol. LXXIV, p. 30.

III. THÉODORE (Saint), martyr de Constantinople dans le iv« siècle, et compagnon de saint Urbain. Foy. Urbain, n° X.

IV. THÉODORE (Saint), abbé de Tabenne,né au diocèse de Latopolis, dans la haute Thébaîde, vers l'an 314, mort le 27 avril 3130, se retira à Tabenne à l'âge de quatorze ans , sous la conduite de saint Pacôme, qui l'employa a la visite de ses monastères, et l'établit ensuite supérieur de Tabenne. Théodore s'appliqua constamment à avancer dans la vertu et a y faire avancer les autres par ses discours et par ses exemples. Il nous reste de lui : 1 mie Lettre adressée à tous les solitaires au sujet de la solennité de l'àques; — 2° une Lettre adressée aux prêtres, aux diacres et aux moines de Nitrie , pour les assurer que Dieu abattrait onlin l'orgueil des ariens, oui était monté à son comble. Dollandus a publié cette dernière. Voy. Gennade, De Scriptor. ceci., c. vill. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. V, p. 373 et suiv.

V. THÉODORE (Saint), évêque de Cantorbéry, né à Tarse, en Cilicie, vers l'an 602, mort le 19 septembre QUO, fut sacré évêque par le pape Vitalien, et envoyé en Angleterre avec l'abbé saint Adrien. Il y fut bien reçu par le roi Egbert. prit possession du siège de Cantorbéry, parcourut toute l'Angleterre, et rétablit partout la foi et la discipline de l'Église. On célèbre sa fête le 19 septembre. Il avait composé un Pénitmtul et quelques autres ouvrages;

nous avons la plus grande partie de ce Pénitentiel et plusieurs fragments de ces ouvrages, qui ont été publiés avec des dissertations et des notes par Jacques Petit ; Paris, 4677, 2 vol. in-4°; mais cette édition, remarque Feller, renferme un grand nombre d'interpolations, des canons tires d'autres Pénitentiels d'Occident, et dans lesquels Théodore lui-même est cité; on y voit aussi des décisions , qui ont été ajoutées à l'ouvrage de Théodore, d'après les Décrétâtes des Grecs modernes, qui doivent avoir peu de poids, et qui sont contradictoires aux canons des conciles qu'il a tenus en Angleterre. Voy. Bède, Hist. d'Angleterre, 1. III et IV. D. Mabillon. IIe Siècle hétiédict. Feller.

VI. THÉODORE CRATÈRE ou LE FORT (Saint), martyr, vivait au ix1 siècle. Il était en garnison à Amore, ville de la haute Pbrygie, lorsque les Sarrasins l'emportèrent par la trahison d'un apostat, l'an 840 ou 841. 11 fut emmené en Syrie avec quarante et un autres officiers comme lui, qui eurent tous la téte tranchée pour n'avoir point voulu renoncer à la foi de Jésus-Christ. Les principaux de ces saints officiers étaient : Constantin, Calliste, Aèce, Mélissère et Théophile. On les jeta chargés de chaînes dans un cachot, où on ne leur accorda qu'assez de pain et d'eau pour ne point mourir de faim , et , sous prétexte de les consoler, on leur envoya des gens qui les pressèrent d'apostasier. Ces saints confesseurs demeurèrent inébranlables dans leur foi, et, au bout de sept ans de tortures, ils eurent la téte tranchée dans un lieu nommé Saraare ou Zimare. situé hors de la ville , sur les bords de l'Euphrate. Les Grecs et les Latins honorent leur mémoire le 6 mars, qui est le jour de leur mort. Voy, Cédrène et Zonara, Hist. byzantine.

VII. THÉODORE GRAPT (Saint), né dans le pays des Moabites, en Palestine, vivait ,iu IX* siècle. Ses parents étant venus à Jérusalem , le mirent dans le monastère de Saint-Sahas, où il parut comme un modèle de régularité, ce qui porta le patriarche de Jérusalem à l'employer au salut des âmes après l'avoir ordonné prêtre. L'empereur Léon l'Arménien , persécuteur des images , choqué de la liberté avec laquelle Théodore lui avait adressé des remontrances, le fit battre de verges et le relégua dans une petite ile du Bosphore, avec son frère Théophane, qui l'avait accompagné dans son voyage. Ils ne revinrent de leur exil qu'a l'avéneinent de Michel le Bègue, et ils rentrèrent à Constantinople , où ils s'appliquèrent à rétablir le culte des saintes images. Mais Michel ayant recommencé la guerre que ses prédécesseurs leur avaient déclarée, Théodore lui fit une remontrance semblable à celle qu'il avait faite à Léon, et il fut relégué avec son frère dans un lieu appelé Sosthemon. Théophile, successeur de Michel, les bannit dans Pile d'Aphuse, d'où, après leur avoir fait souffrir mille tourments, on les rappela à Constantinople, pour tacher de les vaincre par les plus cruels supplices. On leur grava enûn avec le fer chaud et le burin douze vers diffamatoires, d'où leur est venu le surnom do Grapt, c'est-à-dire écrit ou gravi1. On les conduisit ensuite à Apamée, où Théodore mourut en prison. Théophane, son frère , en sortit par l'autorité de l'impératrice sainte Théodore, et devint dans la suite évêque de Nicée. On fait leur tête le 27 décembre. On a d'eux une Lettre adressée à Jean do Nicée, où ils font le récit des souffrances qu ils endurèrent pour la images.

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