‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1073 sur 1294 · XII. THÉODORE TIRON ou TYRON, né en · texte numérisé non relu

XII. THÉODORE TIRON ou TYRON, né en

Arménie, en Syrie ou en Cappadoce, vivait au iv« siècle. Il rut surnommé Tinm ou le nontenu soldat, parce qu'il était fort jeune lorsqu'il fut enrôlé, et envoyé avec sa compagnie dans la province du Pont. Il demeurait A Amasée, ville principale de cette province, lorsqu'on y publia, en 300, un édit nouveau pour continuer la persécution excitée contre 1 Église par les empereurs Dioclétien et Maximien. Il conféra

généreusement la foi de Jésus-Christ devant le gouverneur , et brûla un temple de Cybèle , ce qui le fit condamner à être brûlé. Les Grecs font sa féte le 17 février, qui est le jour de son martyre, et les Latins le 9 novembre. I «y. saint Grég. de Nysse , Panégyrique de sand Théodore. Tilleraont.' Wi/io/Vcï, tom. V.

XIII. THÉODORE (Sainte), vierge , martyre et compagne de saint Didyme. Voy. Didyvk, n° IL

XIV. THÉODORE (Sainte), impératrice de l'Orient, née en Paphlagonie, morte le il février 867, fut mariée à l'empereur Théophile longtemps avant qu'il parvint i l'empire, et eut beaucoup à soulfnr de ses bizarreries et de ses emportements. Elle réussit cependant, à force de patience et douceur, à modérer ses vices; et ayant été de nouveau déclarée impératrice après la mort de son mari , elle rappela d'exil tous les confesseurs qui avaient été bannis pour les saintes images, et désarma l'hérésie des iconoclastes. Elle travailla aussi à la conversion des Itulgares et des manichéens. Son fils, Michel III, ayant secoué le joug de son autorité après douze ans de règne , la chassa do palais , et la relégua dans un monastère avec ses cinq tilles, auxquelles il fit couper les cheveux par force. Les Grecs honorent sa mémoire le 11 février. Vont. Bollandus, au 11 février.

XV. THÉODORE DE MOPSUESTE, évéque de cette ville , né à Antioche vers l'an XjO, mort à Constantinople en 428, embrassa d'abord la vie monastique, mais il rentra ensuite dans le monde pour se marier. Saint Chrysostome, qui l'aimait beaucoup, lui adressa deux Exhortations qui le ramenèrent à sou devoir. Élevé sur le siép'e de Mnpsueste, il ne tarda pas A donner dans l'erreur. On peut le regarder comme le premier auteur de l'hérésie qui distingua deux personnes en Jésus -Christ. Il eut Nestorins pour disciple. Ce dernier lira des principe* de son maître l'hérésie qu'il enseigna , et les nestoriens se servirent des ouvrages de Théodore de Mopsueste pour soutenir leurs erreurs. Aussi le V* concile général , tenu à Constantinople en Ki3, rondamna-t-il la personne et les écrits de Théodore, la lettre d Ibas , é\èque dtdesse, qui le défendait , et les Anothemes que Théodoret , évéque de Cyr, opposa à saint Cyrille en faveur de Théodore de Mopsueste. De tous les ouvrages de cet auteur il ne nous reste que quelques fragments , qui se trouvent surtout dans la BiUiothèque de Photius; le Commentaire manuscrit sur les douze petits Prophète* et le Commentaire sur les Psaumes qui Se trouve dans la Chaîne du P. Corder sous le nom de Théodore, et que le duc d'Orléans, mort à Paris en 1752, a démontré, dans une de ses dissertation?, être de Théodore de Mopsueste. Voy. Théodorel, A' tes du V'ntnrite, act. IV. Photius, (V/., XXXIV, xxxvm, LXXXI, CLXXVI1. Gennade , De Scriptor. ece/. D. Ceillier. Il, st. des Aut. suer, et e<xlé$., t. X, p. 488 et Miiv. Fcller, Michaud, Biogr. univers. La Saur. H">qr. génêr.

XVI. THÉODORE DE RAITD, prêtre ou abbé du monastère de Raitu ou Uaithu , dans le Vil' siècle, a laissé : des Commentaires sur fincarnation du Fils de Dieu, contre les erreurs de Manès, d'Apollinaire, de Neslorius, d'Eutychès , etc., que nous avons dans les Bioliothèi/ues des Pères. Voy. Gennade, De Vir. il/uslr. l'hotius, ( W., xxxvm, lxxxi et clxxvii. Bellarmin ,

^XVl'l'7 THÉODORE LE LECTEUR, ainsi ap-

Selé parce qu'il était lecteur de la grande église e Constantinople, naquit en Papldagome , et

THÉO

vécut dans la première moitié du vi* siècle. Suidas dit qu'il avait composé une Histoire de l'Église depuis Constantin jusqu'à Justinien , mais on eroit qu'il faut lire Justin au lieu de Justinien. L'histoire originale s'est perdue, à l'exception de quelques extraits publiés avec Eusèbe; Paris, 154%, in-fol., et trad. en latin par Christopberson ; Genève, 1612, in-fol., et en français par Louis Cousin, dans son Histoire de f Eglise; fa meilleure édition est celle de Valois ; Paris, 1673, in-fol., à la suite de Théodoret. Voy. I). Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. XVI. p. 187 et suiv.

Page 1