‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1095 sur 1294 · TIMO · texte numérisé non relu

TIMO

TïND

Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Les Rolland., au '24 janvier. Tillemont. Méritoire*, t. IL p. 161 et 564. Richard et Giraud. Tour les pitres de saint Paul, rot/, l'article Timothée,

n» vn.

rV. TIMOTHÉE ou TIMOLÈON (Saint), martyr en Thébaïde, était lecteur du bourg de IVrape. Il avait épousé une chrétienne nommée Maure, et il n'y avait pas trois semaines qu'ils étaient mariés, lorsque Timoléon fut pris et présenté à Arrieu, gouverneur de la Thébaïde.

ri lui fit crever les yeux et percer les oreilles, lui fit souffrir encore d'autres tourments, puis il essaya de le vaincre par le moyen de sa femme, qui , encore faible dans la foi , n'oublia rien pour lui per>uader de sacrifier aux idoles. Mais Timoléon lui dit d'aller se présenter au juge pour réparer sa faute, et celui-ci ordonna qu'ils fussent pendus l'un et l'antre. La fête de ces saints martyrs a heu chez les Grecs le 3 mai. Quelques-uns croient que ce saint Timoléon ou Timothée est le même que celui de Mauritanie, diacre et martyr, dont le Martyrologe romain fait mention le 19 décembre. Voy. Rollandos. mois de mai, toin. I.

V. TIMOTHÉE (Saint), martyr de Gaze, en Palestine, fut consumé à petit feu par l'ordre d'Urbain, gouverneur de la province, l'an 304, oui était le second de la grande persécution des empereurs Dioclétieiv et Maximien. Les Grecs et les Latins l'honorent le 19 août, avec sainte Agape et sainte Thécle , qui souffrirent le martyre sous le même gouverneur. Voy. Eusèbe , Hisf. des martyrs de Palestine, c. m et vi.

VI. TIMOTHÉE (Saint), martyr à Rome, eut h tête coupée après divers tourments, vers l'an 311, du temps de l'empereur Maxence. Sa fête est marquée au 2*2 août dans l'ancien calendrier de la ville de Rome , dressé sous le pape Libère. Voy. Tillemont , Sotes sur la Vie dit papr Pif lrT.

VIL TIMOTHÉE, évêmie d'Alexandrie, mort en 385, avait succédé à Pierre, son frère, vers l'an 3811. On lui attribue : 1° quelques Vies de* saint*; — 2° un livre des Miracles de saint Menas ; — 3° une Épitre canonique, que nous avons dans Ralsamon. Voy. Sozomène, ffist. err/é*.. 1. VI, C. XXIX. Raronius. In Annal.

VIII. TIMOTHÉE, prêtre de Constantinople, a composé, comme on croit, un traité intitulé : /V In manière différente de recevoir cettr qui se présentent à la sainte Ey/i*e rathntique et apostolique. On n'y trouve rion qui en lixe l'époque; mais il parait certain que Timothée l'écrivit avant la naissance du monothélisme , puisqu'il ne dit rien de cette hérésie . et qu'il finit son catalogue à celle des acéphales et aux diverses branches qui sont sorties de celte secte ou de celle des eutychéens. Le P. Goinbefis l'a donné, en grec et en latin, dans son Attchmriuni, t. II. Il est en latin dans les anciennes BttttMhigmt des Pères, et en grec dans le Recueil de Meursius; Leyde, 4619. Voy. D. Geillier, Hixt. des Attt. stter. et rrr/e'w, tom. XVI. p. 6119 et suiv.

IX. TIMOTHÉE (EPlTRES DE SAINT PAUL A). Nous avons deux Êpiti-es de saint Paul adressées à Timothée. La première parait avoir été écrite de Macédoine; c'est du moins ce qu'il semble permis d'inférer de ces paroles (1 , 3) : Je te prie, comme je l'ai déjà fait lorsque je suis parti pour la Mnrétloine, d'avertir , etc. >< Ajoutons que tel est le sentiment de Théodore! et de l'auteur de la Synopsr , attribuée à saint Athanase. Quant aux souscriptions grecques, qui portent que cette première Épitre fut écrite

de Laodicée, capitale de la Phrygie Pacatienne, elle n'a aucune valeur critique, attendu sa date moderne, puisqu'il est constant que le nom de Phrygie Paeattrnne était absolument inconnu avant l'empire de Constantin. Quant an temps de la composition de cette Épître, les critiques sont partagés d'opinion : les uns assignent la 59e année de J.-C.. les autres la 64<- ou 65* de l'ère chrétienne, sans avoir d'aucun côté quelque preuve solide. Quoi qu'il en soit , saint Paul , dans son zèle infatigable, donne dans eeUe lettre à son disciple Timothée de plus amples instructions sur tous les devoirs de son ministère, sur le gouvernement et la discipline de l'Kglise. Quelques critiques modernes, tels que Schïeiermacher et Richhorn , se sont inscrits en faux contre l'authenticité de cette première Épitre ; mais , il faut bien le reconnaître . les raisons qu'ils ont alléguées en faveur de leur sentiment manquent complètement de logique. De là vient que, si d'un coté ils sont parvenus à réunir quelques partisans, de l'autre ils ont été réfutés par des écrivains dont plusieurs ne doivent point paraître suspects aux partisans mêmes des principes de la critique moderne, tels mie Planck et Rertholdt. Quant à la seconde Epître, les critiques s'accordent généralement tons a dire qu'elle .i été composée à Rome , pendant que ' le saint apôtre était en prison, et cela malgré les exemplaires coptes et le manuscrit alexan- ; drin, qui portent à tort qu'elle a été écrite de I Laodicée. Mais cet accord est loin d'exister j quand il s'agit de déterminer la date de sa composition. Car d'habiles critiques soutiennent que l'Apotre l'adressa à Timothée pendhnt sa seconde captivité, tandis que d'autres non moins habiles veulent que ce soit durant son premier emprisonnement. Rien que les deux opinions présentent en leur faveur des preuves en apparence du moins également solides, nous penchons assez fortement pour celle qui fixe à l'année 56 de l'ère chrétienne la composition de l'Épitre. L'origine authentique de cette seconde lettre ne peut pas être raisonnablement plus contestée que celle de la première. C'est pourquoi nous n'insisterons pas sur ce point, nous bornant à renvoyer le lecteur à notre Introduction, etc., tom. V, p. 109 et suiv., ou nous avons traité les diverses questions relatives aux deux Épitres. Cot:tpar. TlMOTHÉE. n° III.

TIMOTHIENS. On nomma ainsi , dans le v* siècle, les partisans de Timothée .Elure. patriarche d'Alexandrie, qui, dans un écrit adressé à l'empereur Léon , avait soutenu l'erreur des eutychiens ou monophysites. Voy. Bergier. Diction, de theol.

TINCTOR (Jean), chanoine de Tournai, vivait au xiv* siècle. H a écrit contre Ronet et François de Maronis, qui soutenaient que saint .lean l'Evangé liste était fils naturel de la sainte Vierge. Voy. Swertius, p. 478.

TINDAL (Matthew), déiste anglais, né à Reer-Ferres, dans le Revonshire , vers l'an 1657, mort à Londres en 4733, prit à Oxford le degré de docteur en droit civil. Il embrassa la religion catholique sous le règne de Jacques II, et rentra plus tard dans la communion anglicane. Outre plusieurs écrits en faveur du gouvernement . nous avons de lui un livre ijmpie intitulé : Christiamty as old as tlte création . or the Gospel a repuldiration ofthe religion of nature; Londres, 1730, in-4°. Plusieurs écrivains distingués ont réfuté victorieusement cet ouvrage ; nous citerons, entre autres, le docteur Jean Cunybeace, doyen de Christ-Church à Oxford, dans sa Défense de la reltyion contre les •bjec-

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