CH1TES
TOAM ou TUAM, TVAM (Tuamum ou Tuvomontiui/rt, ancienne ville archiépisc. d'Irlande et capitale de la province de Connacie, fut brûlée par les Anglais en 1001, avec l'église cathédrale. Ce n'est plus aujourd'hui qu'un petit bourg , qui conserve néanmoins son titre d'archevéche. En 1818, un synode fut tenu à Tuam sous U présidence de l archevêque, M*r Murray, voici à quelle occasion. L'an 1847, la S. Congrégation de la Propagande publia un rescrit par lequel le Saint-Siège désapprouve l'établissement des collèges mixtes en Irlande, et conseille aux évèques irlandais d'ériger une université catholique à l'instar de celle que l'épiscopat belge a l'ondée à Louvajn, Le gouvernement anglais, qui tenait beaucoup à l'institution de ses collèges, s'empressa de faire quelques changements aux statuts des nouvelles écoles. Ces modilications furent telles, que plusieurs évèques d'Irlande crurent pouvoir accepter le projet du gouvernement, tandis que le plus grand nombre fut d'un avis contraire; mais tous furent d'accord pour soumettre leurs opinions ot leurs motifs particuliers à la décision du Saint-Siège. La Congrégation de la Propagande ayant examiné et le projet modifié du gouvernement anglais et toutes les pièces envoyées par l'ëpiscopat irlandais à 1 appui des opinions diverses, donna, par ordre du Pape, une réponse conforme à la précédente. Ainsi, c'est pour s'entendre sur l'exécution des rescrits de la Propagande relativement aux collèges mixtes, que les évèques se sont réunis en synode à Tuam , et ont fait un appel à l 'Irlande pour inviter les catholiques à s'unir dans le but de fonder une Université catkoJiqm. Voy. le Mémorial catholique, tom. VII , p. 24a et suir. VEncychp. cutkol., au Suppléw., tom. I, p. 0H7, où l'on trouve in extenso le rescrit de la Propagande en date du 11 octobre 1848, adressé à Mgr Mac-Haie, archevêque de Tuam.
TOR, pays situé au delà du Jourdain, dans la partie la phis septentrionale du partage de Manassé, et au nord du pays de Garaad, dont il faisait partie, selon l'historien Joseph. Cest là que se réfugia Jephté lorsqu'il fût chassé | ses frères (Jug«'*. X» , 3, 5). On croit gér ' ment que Too est le pays appelé Titbitt , ou, selon le grec, Tûbion, Toubion, dans le 1" livre des Machabées (v, 13), et que le mot Tufnéniens ou Tubianiens, selon ki Vulgate Tubianm , et suivant le grec Toubitnoi, Tonbiaénoi {l\ Machab., xn, 17), désigne les Juifs qui étaient de Tob, habitants de To!>. Voy. Joseph, Antiq.,
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I. V, c. ne. Guil. Gesenius, qui remarque judicieusement dans son Themut us, p. f>4f>, qu'il est impossible de penser avec Simonis (Onontatt., p. 235) que le Thatlba de Ptolémée soit le Tob des Hébreux, parce qu'il est trop éloigné de la Palestine, et qu'il faut dire de même de TnïMi, qui est au nord du désert de Palmyre (d'Anville, fEuphrate et le Tiyre, p. 3tïï.
TOBI AS. un des principaux cliefs des Lévites sous Josaphat, roi de Juda. Vny. Il Paralip.. xvii. 8.
I. TOBIE ( Tobin ou Tobùu), était de la tribu de Ncpbthali , dans la haute Galilée. Élevé dès son enfance dans la crainte et l'amour du vrai Dieu, il le servit toujours fidèlement. Il épousa une femme de sa tribu nommée A une , dont il eut un fils auquel il donna son nom, en lui inspirant »- sentiments. Quoique vivant au milieu de l'idolâtrie des dix tribus , il demeura toujours attaché au culte du vrai Dieu, et ne manqua jamais de se rendre à Jérusalem aux grandes solennités, jusqu'à ce qu'il fut emmené captif à Ninive, avec sa femme et son fils, par Salmanasar. Tobie, quoique captif, se conserva pur des souillures des gentils. Dieu lui lit trouver gritceaux yeux de Salmanasar. qui lui laissa la liberté d'aller où il voudrait et de faire ce
Ju'il lui plairait. Tobie encourut la disgrâce e Sennachérib, successeur de Salmanasar; ce prince le priva de tous ses biens; mais il fut tué peu après par ses propres fils, et Tobie rentra dans ses biens et continua comme auparavant ses exercices, inspirés par la piété et la charité. Voy. le livre de Tobie, i et suiv. Compnr. TOBIE, n° III.
II. TOBIE, fils du précédent. Le même livre sacré qui raconte au long ce que nous venons de dire du père, trace aussi lTiistoire du fils. C'est ainsi qu'il nous apprend sa docilité envers l'auteur de ses jours; le voyage qu'il fit à Ecbatane avec l'ange Raphaël ; son exactitude à suivre les avis de son saint guide; la prière et la continence qui attirèrent les bénédictions du Ciel sur son mariage; son retour vers ses parents; son attention a leur rendre ses derniers devoirs ; son retour vers les père et mère de sa femme, selon l'ordre qu'il avait reçu de Tobie, son père, de quitter Ninive; le soin qu'il prit de rendre à ceux-ci les mômes devoirs qu'à ses propres parents; enfin, sa mort dans une heureuse vieillesse. Vny, le livre de Tobie, iv-xu, xiv. ÇomjMv. l'art, précéd. et le suiv.
III. TOBIE (LIVRE DE). Ce livre est le premier des deutéro-canoniques ( Voy. Deuterocanonique). Fondés principalement sur ce que les Juifs et toutes les Eglises des premiers siècles ne l'ont pas admis dans leur canon, les protestants en ont conclu qu'il n'avait pas été divinement inspiré, et que par conséquent il devait être classé parmi les apocryphes. Mais cette conclusion n'est nullement logique ; il suffit pour s'en convaincre de parcourir ce que nous avons dit de l'autorité divine et catholique du livre de la Sayesse; car les diverses preuves que nous avons fournies en faveur de ce dernier sont parfaitement applicables au titre de Tobie. On ne sait point d'une manière certaine dans quelle langue il a été originairement écrit. Ongène dit que les Juifs le lisaient en hébreu; mais ce texte hébreu n'était peut-être que le clialdéen; car la langue chaldéenne est souvent mise pour la langue hébraïque dans les livres qui ont été écrits depuis que les Juifs ont commencé à se servir de l'idiome chaldéen. Outre la traduction latine de saint Jérôme , qui a été déclarée authentique par le saint concile de Trente, il y
en a plusieurs autres en différentes langues. Le sujet du livre n'est autre que l'histoire des deux Tobie, père et fils, arrivée pendant la captivité des dix tribus emmenées à Rabylone par Salmanasar. Touchés des difficultés qu'on a opposées à cette histoire, beaucoup d'interprètes modernes l'ont regardée comme une simple parabole. Mais outre que la portée de plusieurs de ces difficultés a été exagérée, il n'en est pas une seule qui ne soit susceptible de quelque solution avouable par la saine critique. Ajoutons que les témoignages de plusieurs auteurs sacrés, celui des Pères et la pratique de l'Église, enfin les caractères intrinsèques du livre lui-même nous fournissent une preuve incontestable que les Tobie , père et fils, et les autres personnages mentionnés dans le livre qui porte leur nom . ont réellement existé , et que leur histoire présente un récit de faits réels et véritables, et nullement une simple parabole. Quant à l'auteur du livre de Tobie, le savant Estius pense qu'il a été composé après le retour de la captivité de Babyone. Jahn prétend qu'il n'a été écrit que cent cinquante ou tout au plus deux cents ans avant J.-C. D'autres critiques soutiennent que Tobie n'a fait que laisser des mémoires d'après lesquels leur histoire a été rédigée dans la suite. Pour nous, nous sommes tres-porté à croire pue les vrais auteurs de ce livre sont les deux 'obie. et il nous semble que les preuves par lesquelles nous avons étaye notre opinion dans notre Inirod, histor. et cm., etc. , lui donnent un certain degré de probabilité. Nous ne saurions terminer cet article sans faire remarquer que le livre de Tobie est un des plus beaux et des plus touchants qu'on puisse lire. Tout, en effet, y intéresse, tout nous y attache. Les simples récits aussi bien que les tableaux, les prières comme les discours, s'y trouvent revêtus des plus beaux caractères que l'éloquence leur assigne. Voy., pour les diverses questions que nous n'avons pu qu'indiquer dans cet article, Polycarp., Epist. ad Philpp. Clem. Alex., Stromat., 1. 1. Cyprian., De Opère et eleemwyn. August., De Doctr. christ., I. III. Ambros., Ùb. de Tobin, et de Ofpc, LUI. Hilar.,//) Psn/m. CXIX, n.7. Origen., Epi*t. ad Africanum. Hieronym., Pra-fat. tn Tob. Chrysost., Homil. de dwite. Les Court. Aposfol., 1. 1, c. i, et 1. III, c. xv. Conc. Hipnon., ann. 393, can. xlvm. Conc. Carthag., XIII, ann. 307, can. XL vu. Conc. Trid., sess. IV. D. Calmet , Préface sur te livre de Tobie. J.-R. Glaire, Introduction, etc., tom. III, p. 183 et suiv. Haneberg, Histoire de la Révélation, traduite de l'allemand en français par J. Goschler, tom. 11, p. 292. Welte, dans le Diction, de la théol. cathoi. Compar. Tobie, n" 1 et IL
IV. TOBIE. Le Seigneur ordonna au prophète Zacharie de demandera Tobie, à Holdaî, autrement Halem, à Idaïc et à Josias, autrement Hem , fils de Sophonie , revenus depuis peu de Rabylone, une certaine quantité d'or et d'argent qu'ils avaient destinée au temple, et d'en faire des couronnes pour mettre sur la tête de Jésus, fils de Josédech, grand prêtre des Juifs. Les rabbins croient que ces quatre personnes étaient les mêmes que Daniel , Ananie , Azarias et Misaël. Voy. Zachar., vi, 10, 11, 14. D. Calmet, Diction, de la Bible.
V. TOBIE , beau-frère du grand prêtre Onias II et aïeul d'Hircan, est peu connu; mais, dans le II* livre des Machabees, il est question de sou petit-fils ; et il est dit qu'on représenta à Héliodore, qui venait de la part de Séleucus pour enlever les trésors du temple, que la plus
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grande partie de cet argent appartenait à Hircan-Tobie. Voy. II Machab., m, 11.
VI. TOBIE . ammonite, ennemi des Juifs, fut un de ceux qui s'opposèrent davantage a la construction du temple, au retour de la captivité. 11 avait un parti puissant à Jérusalem, mais Néhémie rendit tous ses efforts inutiles, et le chassa même du parvis du temple, où il avait obtenu un appartement pendant son absence. Voy. Il Esdr., u, 10; iv,1, 3; vi,l, 42, 14,18, 19; xm, 7, 8,9.
VII. TOBIE, fils de Néoda, chef d une famille de Nathinéens. Ses fils ou petits-fils revinrent de la captivité avec Zorobabel. Voy. I Esdr., 11,60.
VIII. TOBIE (François) de la Nativité, religieux augustin déchaussé allemand, a laissé : Biblia gregoriana , seu Commentaria textum Scriptural Sacra? S. Gregorii papa I cognomento May ni , collecta ex omnibus ejusdem operibus anrto 1705, impressis studio Monachorum Ord. S. Benedicti e congreg. S. Mauri...; in quibus
Srtim mystira, partim litleralis Sacra; Pagina jus sacri Ductoris rontinetur explanatio , cum rojdoso rerum et verf/orum indice; Augsbourg, 1740, in-fol. Voy. le Journ. des Savants, 1740, p. 382.
TOBOLSK ( Tobotium , Tobolsca ), ville archiépisc. de la Russie asiatique et capitale de la Sibérie. Elle est située au confluent de l'Irtis et du Tobolsk. Le prélat qui y réside prend le titre d'airhevéque de Sibérie et de Totxdsk; il tient le cinquième rang parmi les métropolitains, suivant Chrysanthus. Voy. Lequien, Orient Christ., 1. 1, p. 1321. De Commanville, /•• Table alphabet., p. 238. Gaet. Moroni, vol. LXXVI, p. 204-205.
TOCARISTAN. Voy. TunQUESTAN.
TOCAT ou TOKAT (Tocara, Tocatum, Tocato, Tochata, Berizu Armenorum), grande, belle et considérable ville de la Turquie d'Asie. « On croit communément , disait en 1700 de Commanville, que c'est Néocésarée: mais il y a plus d'apparence qu'elle se nommait anciennement Eudocias. On voit deux évèchés de Lazique dans l'exarchat de Pont, l'un nommé Tocat- Zitzi, et l'autre Tecat-Ziertzi, qui ne sont autres apparemment que celui-ci. Il y a un archevêque grec à présent et un arménien résidant au monastère de Tivatavanch, qui n'en est pas éloigné. » Aujourd'hui Tokat ou Beriza Armenorum est un archevêché gouverné par un prélat catholique. Voy. de Commanville, I" fable alphabét., p. 238. Gaet. Moroni, vol. LXXVI, p. 241-242.
TOCCO (Toccum), ville forte d'Italie bâtie sur une élévation, à huit milles de Bénévent. Saint Antonin dit qu'elle fut détruite par un tremblement de terre, en 1456. Elle avait été rebâtie; mais ejle fut encore renversée en 1688. C'était autrefois un siège épisc., comme il parait par une bulle du pape Etienne X , datée de 1 an 1058. On ignore le nom des prélats qui ont rempli ce siégt*. Voy. Ughclli, Ital. sacra, t. X, col. 174. Gaet. Moroni, vol. LXXVI, p. 206.
TOCHON D'ANNECY (Joseph-François) , antiquaire et numismate, né en 1772 au château de Metz, près d'Annecy, en Savoie, mort en 1820, se livra dès sa jeunesse à l'étude des antiquités. Il a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Dissertation sur féfmgue de la mort d'Antiochus Sidètes, roi de Syrie, sur deux médailles antiques de ce prince , et sur un passage du livre des Mochabées; Paris, 1815, in-4», avec trois planches. Voy. Dacier, Notice,
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dans VFtist. de l'Acad. des inscript., tom. VII, p. 77. Saint Martin, Notice, à la tête des Herherches sur les médailles des Nomes. Feller, Michaud , Bioqr. univers. La Nouv. liiogr, yénér.
TODERINI (Jean -Baptiste), jésuite, né en 1728 à Venise, où il est mort l'an 1799, professa la philosophie à Vérone et à Forli. 11 s'occupa ensuite d'archéologie et de physique. Après la suppression de sa compagnie , il suivit Garzoni dans son ambassade à Constantinople, où il entreprit d'étudier la civilisation musulmane, et recueillit un grand nombre de livres et de manuscrits arabes. Outre plusieurs ouvrages scientifiques et littéraires, il a laissé : 1° La Costantininna Appurizione délia Croce, contra al protestante G. Alberto Fabricio; Venise, 1773; — 2° l.'Onest' uomo,saggi di morale filoso fia ; ibid., 1780, 1785. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr . yénér.
TODI (Tuder, Tudertum), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Rome, située sur une colline près du Tibre, a huit lieues au sud-est de Spolete. Son premier évèque, saint Térentien, souffrit le martyre sous l'empereur Adrien, vers l'an 138. Voy. Lighelli,Âa/. sacra, tom.I, p. 1349. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LXXVI, p. 206-236.
I. TŒLLNER ou TŒLNER ( Jean - Gottlieb ), protestant, né à Chai lottenbourg en 1724, mort l'an 1774, acheva ses études 4 l'université de Halle en 1741.11 s'adonna spécialement à la théologie, mais sans négliger la philosophie et les mathématiques. Il remplit dans plusieurs maisons les fonctions de précepteur, puis il fut nommé aumônier à la suite du régiment du fcld-maréchal comte de Schwerin, et, en 1760, professeur de théologie et de philosophie à l'université de Francfort-sur-l'Oder. Parmi ses écrits, qui sont assez nombreux, nous citerons: 1° Recueil de qiie/ques Sermons à r usage des lecteurs sérieux ; Francfort-sur-l'Oder, 1755;— 2° Pensées sur la vraie méthode /renseigner la théologie dogmatique; ibid., 1759; — 3° Plan de la théologie dogmatique ; ibid., 1760; — 4° Plan de fa théologie morale; ibid., 1762; — 5° Plan tt une herméneulùjue; LeipzigetZullichau,1705; — 6° Examen de l'inspiration divine des saintes Ecritures; Lindau et Leipzig, 1772. Voy. Dùx, dans le Diction, de la théol. cathot.; comme ce savant auquel nous avons emprunté notre article donne la liste d'une vingtaine d'ouvrages de Tœllner sans faire aucune réflexion, nous croyons devoir faire remarquer que Tœllner était un rationaliste très- dangereux; c'est lui et Semler qui ont posé sur l'inspiration divine des principes qui tendent à la détruire entièrement. Aussi est-ce de leur époque que datent les attaques si violentes et si multipliées auxquelles nos divines Écritures ont été en butte, surtout en Allemagne. Voy. notre Introduction, etc., tom. I. p. 15. 349.
II. TŒLLNER ou TŒLNER (Justin), prédicateur protestant à Panitsch , près de Leipzig, né en 16o5, mort à Halle l'an 1718, refusa en 1697 l'absolution aux paysans de Panitsch, parce qu ils ne voulurent pas' lui promettre de ne plus boire la bière de Pentecôte. Le consistoire de Leipzig l'ayant engagé inutilement à changer de sentiment, le destitua. Tœllner se défendit dans un écrit intitulé Destitution injuste. En 1701 , un certain docteur du nom de Titius publia VExumen du droit ecclésiastique allemand, dans lequel il développait une proposition Ultérieurement par lui soutenue, a savoir qu'un prêtre n'a ni le droit ni l'obligation de refuser l'absolution et la Cène à un pécheur iu il juge impénitent
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et qui ne veut pas changer de conduite. Outre
sa Destitution injuste et une Instruction sur l'orthographe des Allemands : i" Proverbes bibliques et prières en vers; llalle ; — 2° Instructions pour les dimanches et fêtes de l'année; ibid., 4717, in-12. Voy. Dùx, dans le Diction, de tu théol. cathol.
TOICT (Nicolas du) ou DEL TECHO, nom
espagnol sous lequel il est cité constamment
£ar les historiens du Paraguay, jésuite, né à ille en 1611, mort au Paraguay vers l'an 1680, fut envoyé par ses supérieurs au Paraguay comme missionnaire. 11 y déploya tout ce que la charité la plus fervente peut inspirer à un ministre de l'Evangile, il devint supérieur des missionnaires de cette province, et mou; consumé de travaux. On a de lui l'histoire des établissements de la société de Jésus dans cette partie de l'Amérique, sous ce titre : llistona pravinciœ Parayuanœ Soc. Jesu; Liège, 1673, in-fol. Cet estimable ouvrage a été traduit en anglais , et inséré dans la Collection des voyages de Churchill, tom. VI, p. 3-116. Le P. Charlevoix s'en est servi pour la rédaction de son Histoire du Paraguay. Voy. Michaud, Biogr.
TOINARD (Nicolas). Voy. Thoyn*rd.
TOISON D'OR (ORDRE DE LA), Ordre qui fut institué par Philippe le Bon, duc de Bourgogne , en 1129, en mémoire , dit-on, d'un gain considérable qu'il fif sur les laines, hors de l'extinction de la maison de Bourgogne, la grande maîtrise passa à la maison d'Autriche. Charles-Quint la transmit aux fois d'Espagne, ses descendants, et lu paix d'L'trecht la laissa au roi Philippe V, tige de la nouvelle maison régnante d'Espagne, qui portait avant son avènement le titre du duc de Bourgogne ; néanmoins l'Empereur ne voulut pas renoncer à son droit; et, depuis, l'Ordre a été conféré coin urremment par les rois d'Espagne et les empereurs d'Autriche. Voy. YEuvyclop. cathol.
TOLAND (John), philosophe, né a Bedcastle, en Irlande, l'an 16/0, mort à Putney, près de Londres, l'an 1722, fut élevé par ses parents dans la religion catholique, qu'il quitta avant l'âge de seize ans. Il se fit recevoir maître ès arts à l'université d'Edimbourg, acheva ses études à l'université de Leyde, et se fixa à Oxford, où il composa un grand nombre d'ouvrages, tous plus ou moins remplis d'impiétés, de déisme, d athéisme, etc. Nous citerons de lui : Christmnity n>>t mystérieux ; Londres, 1696, in-12; ce livre impie fut condamné au feu; — 2" Amyntor, or a de/ence of MUtons tife; ibid., 4699, in-8°; il tâche d'y rendre suspecte l'autorité du canon du Nouveau Testament ; — rà°Nazarenus, or Jewisft, gentitc or inuhomeiun chnstianity; la Haye, 1718, in-8°; — 4° Pantheistieon , sive formula crlrbranda' sodalitatis Swfflflttcar, etc.; Londres, 1720, in-8°; trad. en anglais, 1751, in-8°; cet ouvrage est rempli d'impiétés et d'extravagances; — 5° Adctsidaîmon , seu Titus Livius a superstitione vindicatus , etc. Origines Judaica: , etc.; deux dissertations qui ont été mises à Y Index. (Decr. 4 dec. 1725.) Voy. Chaullcpié, Souv. Diction, kistor. et cri/., t. IV,
S. 447 et suiv. Richard et Giraud , qui donnent es détails très-intéressants sur Toiand et sur ses écrits. Wicèï on. Mémoires, tom.X.Clialmers, General Biogr. Diction. Feller. soit dans sa Bmyr. univers., soit dans son Catéchisme philosophique (1. 1, tom. V). La Noue. Bioyr. yénér.
TOLÈDE (Toletum), ville ârchiépisc. d'Espagne située dans la Nouvelle-CastiMe , à douze
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lieues au midi de Madrid. La cathédrale, qui est dédiée à la sainte Vierge, contient un grand nombre de vastes et riches chapelle»; une entre autres, fondée par le cardinal Ximenès, où un doyen et douze chanoines qui forment un collège particulier font tous les jours l'office suivant le rite mozarabe, qui est l'ancien rit d'Espagne. Le premier archevêque de Tolède, saint Eugène , martyr, était disciple de l'apôtre saint Pierre. De l'an 388 à l'an 1565, trente-trois conciles ont été tenus à Tolède. Vm/. Labbe, tom. 11, IV, V, VI, VU, X, XI, XIII, XV. Hardouin , tom. I. Il, III. VI, VII. IX, X. Lallcgia, tom. III, XL XIII, XIV, XV, XVI, XVII. XXVI, XXIX, XXXIV.
D'Aguirre,tom. Il, III. Richard et Giraud, qui indiquent l'objet et l'occasion de chaque concile. De Commanvillc, /*■ TuLlealphaUt., p.2ull. Gaet. Aloroni, vol. LXXVT, p. 2i5-273.
T0LED0 (Francisco de), en français Tolet, cardinal, né à Cordoue en 1532, mort à Ijoine l'an 1596, lit ses études à l'université de Salainanque. Dominique Soto, un de ses maitres, l'appelait un prodige d'esprit. A l'âge de quinze ans. il fut nommé à une chaire de philosophie, et, un peu plus tard, il fut regarde comme un des théologiens les plus savants de l'Espagne. En 1558, A entra chez les Jésuites, et lut envoyé à Rome, où il enspigna avec beaucoup de succès la philosophie et la théologie. Pie V le nomma son prédicateur ordinaire; et dans cet emploi, qu'il remplit avec éclat sous quatre papes, il lutta d éloquence avec les plus célèbres orateurs. Il fut chargé aussi des fonctions de conseiller à la pénitence! ie et au trihuual de l'inquisition. Clément VIII lui donna, en 1593, le chapeau de cardinal. On a de Tolet : 1° Comment, in Joannis Eranyrlium ; Rome, 1588, in-fol.; Cologne, 1639, 6' édit.j — 2»/« A77 Capda Erangetii senmdum /.uca//<;Venise, 1601, in-fol.; Cologne, 1612, in-fol., i' Mit»; — 3° la Epistolam B. Pauli ad Bomnnos; Rome, 1602, in-i°; Mayence, 1603, ln-4°,2*édit.; — 4° Summa cttsiium cunsn'entiœ ; ibid., 1602; Lyon, 1630. in-4°; ce dernier ouvrage, qui avait d'abord paru sous le titre InstruiU» sncrrdotvm de septem peccatis mortnlibus. a été traduit on français et en espagnol. Sjint François de Sales eu recommandait beaucoup la lecture , rie même, que Bossuet, qui parle aussi avec élo^e du (Commentaire sur saint Luc. Comme interprète de l'Écriture, Tolet ne mérite pas moins d'être loué. Richard Simon lui -même dit qu'il est digne d'être placé parmi les plus habiles commentateurs. D. Calmet vante son exactitude. C'est d'après ces autorités si imposantes que nous croyons devoir répéter ici ce que nous avons déjà dit ailleurs : « Notre savant interprète se montre quelquefois nonseulement critique, puisqu'il a recours aux différentes leçons de son texte, mais aussi grammairien; car il s'attache à expliquer la propriété des termes. En un mot, le commentaire de Tolet est à la fois solide, pieux, instructif ; c'est pourquoi nous ne saurions trop en recommander la lecture* » Vt>y. Sponde, h Annal, écries. Ab'gambe, Bibtioth. Scriptor. Societ. Jesu. Feller, Michaud. La Souv . Biogr. génér. Le Diction, de la thc.ol. cathol. Augustin et Aloïs de Backcr. BfoNoth. des Écrivains de la Société th Jésus. J.-B. Glaire. Introd. histor. et crit., etc., t. IV. p. :iÔ0; tom. V.p.38.
TOLEN ou DE TOLENS (François de), chanoine régulier de l'Ordre de Saint-Augustin, né à Toleu ou Ter-Tolen, en Zélande, vivait encore en 1576. Son nom flamand était Backer, et son nom latin Pislonus ou Artopatus. Il fut !
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prieur du mont Saint- Agnès à Zwoll. On a de lui : 1° deux Dialogues concernant l'étude dos saintes lettres; 1551 , in-fol.; — 2° Declamatio d<- bunarum litterarum stutJus ; — 3° doux Harangues pour exciter et préparer à l'étude do l'Écriture sainte; — 4» un Dialogue sur l'invocation des saints; — 5° trois Homélies sur sainte dertrude; — 6° un traité De Fide,pudicitia , ac vtrivte fœminei sexus; 1574; — 7° De Vexa Virainitate ejusgue cu/tu; — 8° Oratio habita catendis juhi 1576, cum Joannes Lalmus, Thronianœ domus prœpositus , jubib'um sacerdotale viginli guim/ue annorum celebrurct ; — 9° une édition des quatre livres de limitation , avec la Vie de Thomas A-Kemjns; Anvers, 1575, in-IU. Il a changé le style de Vhnitation sous prétexte de le rendre plus pur. Voy. André- Valere , Biblioth. Be/y., édit. de 1730, in-4°, tom. I, p. 315 et 316.
TOLENTIN ou T0LENTIN0 (Tolentinum) , petite ville épisc. d'Italie , dans la Marche d'An- Cûne, États de l'Église, à cinq lieues de Macel ata, était évéché dos le v* siècle, sous l'archevêché de Fermo, dit de Commanville; mais elle tut unie à Macerata en 1586, par le pape Sixte V. toujours sous l'archevêché de Fermo. La bulle d'union Super universas. datée du lu décembre, porte quo révéque prendra le titre tVévv'uue de Macerata et de Tolentmo , qu'il réiidera à Tolentmo quelque temps chaque année, et qu'il y tiendra un vicaire général. Le premier évéque «les deux sièges réunis fut Galaims Moron selon liichard et Giraud, ou, suivant Gact. Moroni, (ialeazzo Moroni, qui fut constitué par Sixte V le jour même où ce souverain pontife unit les doux évèchés. Voy. Ughelli , Itaha Sacra , t. Il, p. 770. De Commanville, P* Table alphabet., p. '230. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, volume LXXVI, p. 277-&>8.
TOLENTIUM. Voy. Toulon.
TOLÉRANCE RELIGIEUSE ou EN MATIÈRE DE RELIGION. Comme dans le langage ordinaire cette expression se confond avec l wd iflëri-nce religieuse, nous nous bornerons à renvoyer le lecteur a l'article Indifférence, n° III. Cornpar. Intolérance, n*" I et II.
TOLÉRANTS. Voy. Indifférents.