VI. TORRE (Louis-Antoine). Voy. Moncada
VII. TORRE (Pierre- Louis délia), bénédictin, ne à Gènes en 1689, mort à Florence l'an 1744. 11 étudia sous les célèbres dom Verginio Valsecchi et dom Ange-Marc-Gucrini. 11 professa ensuite la théologie dans les monastères ' de sa congrégation , à Césène, à Parme et à Mantoue, puis il fut envoyé a Rome professer le droit dans le monastère de Saint-Anselme. En 1725 il assista au concile de Latran ; l'an 1728 il fut nommé prieur du monastère de Saint-Paul à Rome; enfin, l'an 1751, il devint supérieur général de sa congrégation. On a de dom Torrc : Vitn di san Colombano ; Modène, 1711 et 1828, avec des additions d'une autre main ; à la téte est une préface où le P. délia Torrc a rangé, dans l'ordre chronologique, les circonstances de la vie du saint abbé de Luxeuil, qu'il soumet à une critique judicieuse. Voy. Pérennès, dans la Biogr. univers, de Feller.
T0RREA. Voy. TERRIEN.
TORREBLANCA VILLALPANDE (François), écrivain espagnol du xvn* siècle, est auteur d'un livre rare et curieux intitulé : Epitome delictorum, seu libri IV de invaentione damonum occulta et aperta; Séville, 1618, in-fol. Cette édition originale est munie de quatre approbations, entre autres de celle de l'Inquisition. Voy. Feller, art. Villalpande.
I. TORRENT (Torrcns). On distingue ordinairement le torrent du fleuve , en ce que le fleuve coule toujours , et que le torrent ne coule juc parfois. On n'observe cependant pas touours cette distinction dans 1 Écriture, et
je
vent on prend l'un pour l'autre. On donne, par exemple, au Nil le nom de toirent d'Égi/pte (Nombr., xxxiv, 5. Josué, xv, 4, 47 ), et l'L'uphrate est nommé le torrent des Saules ( Isaïe . XV, 7). Comme le terme hébreu nahal ou Hachai, que l'on traduit par torrent, signifie aussi vallée, l'Ecriture met souvent l'un pour l'autre; par exemple : le torrent de Oèrare pour la val' lée de Gérare ( Genèse , xxvi , 17 ). Dans la Palestine, les eaux sont fort rares, c'est pourquoi Dieu en promet à son peuple comme une chose
fort avantageuse , dans son retour de la captivité ( Isaïe , xxxv, 6. Jérém., xxxi, 9). Comme les torrents de la Palestine s'enflent souvent, ce mot signifie quelquefois abomlance (Psaume xxxv, 19. Isaïe, xxx. 33); et, parce qu'alors ils causent des ravages, ils sont le symbole du malheur, de l'affliction, de la persécution (11 Rois, xxir, 5). — Il est parlé dans l'Écriture de divers torrents, comme ceux de Ccdrm, de Cisun , etc.; nous ne mettrons ici que ceux qui ne sout pas à leurs noms nartieuliers.