‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1195 sur 1294 · V. VICTOB (Saint), évéque du Mans. Voy · texte numérisé non relu

V. VICTOB (Saint), évéque du Mans. Voy

VlCTEUR.

VI. VICTOR DB MARSEILLE (Saint), martyr, mort le 21 juillet 290 ou 303, était officier dans les troupes romaines, et s'occupait à visiter et à fortifier les chrétiens contre les menaces des persécuteurs, lorsqu'il fut arrêté et conduit au tribunal des préfets Astère et Eutyque. Ceuxci le dénoncèrent à l'empereur Maximien, qui ordonna que Victor fût livré au supplice. Le saint souffrit, en effet, divers tourment;», et on le jeta dans un cachot très-obscur, où il convertit ses gardes Alexandre, Lon^in et Félicien, qui eurent la tète tranchée pour leur nouvelle religion. Quant à Victor, après avoir souffert de nouveaux supplices, il eut aussi la tète tranchée. C'est en son honneur qu'on a bâti la célèbre abbaye de Saint- Victor de Marseille.de l'Ordre de Saint-Benoit. On célèbre le 21 juillet la fête de saint Victor. Voy. Bosquet , Mis t. eccl. de* Gaules, tom. IL Le P. Guesuai, M ossifia aenttlt* et christ iana. Le Bon, religieux de Saint- Victor, Vie de saint Victor.

VIL VICTOR DE VITE (Saint), en latin Pïtensts, évéque de Vite, en Afrique, vivait au v» siècle. Il a été longtemps nommé Fi'cfor rfYtifpte (Vticensis), ville de la Proconsulaire; maisf depuis l'impression de la Notice tt Afrique , qui en renferme toutes les villes épiscopalcs , on a reconnu qu'il y avait un Victor de 1 de, ville de la Byracène. Du reste, dans un grand nombre de manuscrits, il est qualifié évéque de Vite. Ce

Firélat eut part à la persécution qu'il décrit sous lunéric. On a de lui : Histoire de la persécution des Vandales; on en a plusieurs éditions ; mais la meilleure est celle qui a été donnée par D. Thierry Ruinait, Paris, 1tKH. Il se trouve marqué au 20 avril dans le catalogue de Pierre Natal , et au 23 août dans le Martyrologe romain, sous le nom de saint Victor d'Utique. Voy. Baronius, Annal, et Marh/roioy. D.Thierry Rmnart, dans son édit. de l'ouvrage de Victor.

. et ecclés., t. XV,

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D. Ceillier, Hist. des Aut.

p. 206 et stiiv.

VIII. VICTOR LE MAURE (Saint), martvr à Milan, né à Mauritanie, en Afrique, mort le 8 mai 308, servait dans les armées de l'empire à Milan , du temps des empereurs Dioclétien et Maximien Hercule. Il confessa généreusement le nom de Jésus-Christ, et eut la tète tranchée. On célèbre sa fête le 8 mai.

. IX. VICTOR DE MARSEILLE (SAINT-), en latin Sanctas Victor Massiliensis, ancienne abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située auprès du port de la ville de Marseille, dont elle était séparée par une enceinte en forme de forteresse. Elle fut fondée l'an 409 par Jean Cassien , prêtre de l'église de Marseille, connu par ses Conférences et par ses Institutions monastiques. Outre ce monastère, Cassien en fonda un autre pour des filles, et l'on prétend qu'il eut dans la suite plus de cinq mille moines sous sa conduite, auxquels il faisait observer la même discipline qu'il avait vu pratiquer dans les monastères a'Êgypte. D'après Ruffi, l'abbaye de Saint-Victor fut ruinée par les Visigolbs, puis par les Normands. Les religieux y vivaient avec tant de régularité, qu'on l'appelait la Porte du Paradis; et on y venait de toutes parts chercher de saints hommes pour réformer de célèbres abbayes. Cependant, au xi* siècle, cette abbaye était" réduite à cinq religieux; mais Guillaume, comte de Marseille, la fit réparer; la discipline monastique y refleurit et la communauté devint assez nombreuse. Léon IX l'exempta de la juridiction de l'évêque, et la soumit immédiatement au Saint- Siège ; enfin Grégoire VII lui accorda les mêmes privilèges dont jouissait l'abbaye de Cluny. On ne peut refuser à l'abbaye de Saint -Victor de Marseille le titre de chef d'Ordre et de congrégation, car elle a eu autrefois sous sa dépendance une grande quantité d'abbayes et de monastères : muttitudinem memhrorum ipsi monasterio sulyectorum , dit Urbain V dans une de ses bulles. Le monastère de Saint-Victor a été sécularisé et changé en collégiale. Voy. Rufli , Hist. de Marseille. D. Vaissette, Geogr. histor., tom. VII,p.508. La Gatlm Chnst., tom.I, col. 2. Le P. Ilélyot, Hist. des (hdr. monast., tom. V, p. 154. Richard et Giraud.

X. VICTOR DE PARIS (SAINT-), en latin Sancttts Victor Parisiensis , célèbre abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, située dans un faubourg de cette ville, auquel elle a donné son nom. On attribue communément l'institution des chanoines réguliers de Saint-Victor à Guillaume de Champcaux, archidiacre de l'église de Paris. Il avait enseigné à Paris la rhétorique, la dialectique et la théologie avec une grande réputation, et il est le même que celui dont le fameux Abeilard fut le disciple, puis l'émule. Mais poussé du désir d'une plus grande perfection, Guillaume prit l'habit de chanoine régulier, et se retira a Saint-Victor avec quelquesuns de ses disciples, vers l'an 1108. Il gouverna cette maison avec beaucoup de zèle, en qualité de prieur, jusqu'en 1113, époque à laquelle il fut nommé évéque de Chàlons-sur-Marne. En quittant sa communauté , il en confia la direction à Gilduin , le plus cher et le plus illustre de ses disciples, qui fut le premier abbé de Saint-Victor. Gilduin se rendit si recommandable, que Louis VI le prit pour son directeur, et ce prince, se trouvant à Chàlons, donna des lettres qui sont comme la charte de fondation de l'abbaye de Saint-Victor; cuir il s'en déclara le fondateur, lui donna des biens considérables, et lit bâtir à Icndroit même où était la cha-

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pelle de Saint- Victor, une église , que l'on appelle depuis la chapelle de Notre - Dame de Bonnes-Nom > il > >s. L'abbaye de Saint-Victor devint très- florissante, et les chanoines, qui avaient fait profession d'enseigner dès l'origine de leur établissement, virent leur école jouir d'une immense réputation. Cette abbaye devint aussi chef d'une nombreuse congrégation, et elle fut mère de celle de Sainte -Geneviève, puisque Suger en tira douze chanoines et le prieur Kudes pour les établir à Sainte-Geneviève. Elle était soumise à l'ordinaire, et, depuis les commendes, elle a été gouvernée par des prieurs qui furent d'abord perpétuels, puis triennaux. Voy. Y Hist. de la ville de Paris, tom. I. La Dr<cript. de la ville de Paris, tom. IV. La Gallm Christ., tom. VII, etc. Richard et Giraud.

XI. VICTOR EN CADX (SAINT-), en latin Sonrtus Victor apud Caletes, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans un bourg qui hn doit son origine et son nom , au pays de Caux , en Normandie, et dans le diocèse de Rouen. Ce ne fut d'abord qu'un prieuré fondé par un ecclésiastique de condition nommé Tormor, qui v établit des moines de Saint -Ouen vers l'an

et embrassa lui-même la vie monastique dans le monastère de Saint-Ouen. Ce prieuré fut érigé ensuite en abbaye à la sollicitation de Roger de Mortemer, et, du consentement de l'abbé de Saint-Ouen, par Jean de Bayent, archevêque de Rouen, dans un concile tenu en cette ville l'an 1074. Voy. la Gal/ia Christ., t. XI, col. 25*2. Richard et Giraud.

XII. VICTOR (Claudius-Marius), appelé quelquefois Victoria par Gennadc. né en Provence, mort entre 425 et 450, professa la rhétorique à Marseille. 11 vécut avec beaucoup de piété, mais on ne voit pas qu'il ait embrassé l'état ecclésiastique. Il parait qu'il se retira dans la solitude vers la fin de sa vie, et qu'il s'occupa uniquement de la lecture des saintes Écritures, dont il fit la matière des poésies qu'il nous a laissées. Son principal ouvrage est un Commentaire sur la Genèse. Les tHuvres de Victor ont eu de nombreuses éditions; Lyon, 1636, in-8»; Paris, 1415; 1560, etc. On les trouve en outre dans le Becueil de George Fabricius et dans les Bio/ioUiègue* des Pères ae Paris, 1575, de Lyon, en 1677; de Cologne, etc. Foy. Gennadc, Dr Viri* i/lustnbus, c. i-x. D.Ceillier, Bût, des Aut. sacr. et m7e* tom. XIII, p. 501 et suiv.

XIII. VICTOR DE CAP0UE, évéque de cette ville, vivait au vi« siècle. On ne sait rien de lui. sinon qu'il composa un cycle pascal dans lequel il prétendait que Victorius s'était trompé en marquant la fête de Pâques de Fan 455 le 17 avril , tandis qu'on devait la célébrer le 25 du même mois. On a aussi de Victor me Préface, qui est à la tête d'une harmonie des Évangiles qu'il attribue à Ammonius,etdes marques (tour distinguer ce qui appartient à chaque évangile et ce qui est dit par un ou par plusieurs. Cette harmonie se trouve dans le tom. II de la Bibliothèque des Pères; Lyon , 1677. Voy. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et écriés., tom. XVI. p.5Î7.

XIV. VICTOR DE CARTENNE, dans la Mauritanie Césarienne, fut évéque de cette ville entre Rustique, qui siégeait en 418, et Lucida, qui occupait le même siège l'an 481. Gennade lui attribue un grand ouvrage contre les Ariens, qu'il fit, dit-il, présenter par les siens au roi tienseric, protecteur de ces hérétiques; nous ne l'avons plus; et c'est à tort qu'on l'a confondu avec la Profession de foi rapportée par Victor de Vite dans son Hist. de la fiersecufioii des Vandales, I. III. Gennadc ajoute que Victor

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de Cartenne avait un traité De Pœnitentia; mais on a découvert que ce livre , qui depuis longtemps figure parmi les écrits attribués à saint Ambroise, ëtait de Victor de Tunones, dont il

Eorte le nom dans un manuscrit de Reims. Voy. iichard et Giraud. Compar. l'art, suiv.

XV. VICTOR DE TUNONES ou TONES, évéque en Afrique, vivait au vi* siècle, et était un défenseur des Trois Chapitres. Saint Isidore de Séville lui attribue une Chronique, qui commençait à la création du monde et finissait à l'an 566. Nous n'en avons plus qu'une partie, qui commence à l'an 444, ou saint Prosper avait fini la sienne , et se termine à l'an 560. Victor s'attache principalement à ce qui concerne l'hérésie d'Eutychès et l'affaire des Trois Chapitres; mais il ne laisse pas de rapporter plusieurs faits importants pour l'histoire générale de l'Église. Nousavons celte Chronique dansCanisius^/ifi//. lectiones; lngolstadt, 1600 et ann. suiv.; Anvers, 1725, et André Schott, dans YHispunia iUwstrata, iv, 117. Fou. saint Isidore, De Vir. i/tustr., c. xx \ vin. On attribue encore au même Victor un traité De Pœnitentia, inséré par les Bénédictins dans Y Appendice, au tora. II de leur édit. des Œuvres de saint Ambroise. Enfin Fabricius, dans sa Bihtioth. latina mediœ et infimee attatis , cite comme étant de lui un opuscule intitulé : Pro defensione trium Capitulorum lifter unus; mais il ne dit pas s'il est imprimé. Weis, qui fait cette observation , ajoute non sans quelque vraisemblance : t Peut-être n'est-ce qu'un extrait de sa Chronique par un auteur plus récent. » D. Ceillier, Htst. des Aut, sacr. et ecclés., t. XVI, p. 541. Weis, dans la Hiogr. univers, de Mchaud.

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