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VILLAVICENTI (Liurent de), de l'Ordre des Ermites de Saint- Augustin, né à Xérès, dans l'Andalousie, a Qeuri jusqu'après l'an 1580. Il fut docteur en théologie de l'université de Louvain, professeur royal d'Écriture sainte et prédicateur de Philippe II , roi d'Espagne. On a de lui : 1» Tabula compendiosa in Evangelia et Epùtolas ; — 2» Conciones in Evanyelia et Epittolas; Paris, 1577; — 3° De recte formando Stu~ flio théologien libri IV; Anvers, Ia65; Cologne, 1575; — \° De Formnndis sacri* Condonibus. Voi/. André- Valère, B»6/w//i. Belg. Richard et Giraud.
I. VILLE. On observe exactement, dans la chancellerie romaine, la distinction du mot ville (civitas), d'avec le mot diocèse (diœcesis). Par le premier on entend, selon le style de Rome, le lieu où est le siège épiscopal, quoiqu'un évéché n'érige point une ville en cité; en sorte que lorsque le bénéfice dont on accorde des provisions se trouve situé dans la ville épiseopale, on se contente d'exprimer le nom de cette ville, comme Parisietutis, Senonensis, au lieu que quand le bénéfice est situé hors de cette ville , mais dans le diocèse, on écrit Parisiensis diœcesis, etc. Cest ce que remarque Pérard Castel dans sa Pratique de la cour de Rome; tom. I , p. 270, où il dit : 1° qu'en matière odieuse, vox diœcesis, vox civitas, sont pris étroitement; 2° que l'erreur du diocèse , dans l'expression d'un impétrant, ne lui nuit en rigueur que quand il y a du dol.
II. VILLE CLOSE ou MUREE. Le concile de Bàle (sess. XXXI, c. in) ordonne que nul ne pourra être pourvu d'une cure dans une ville murée, s'il n est gradué dans l'une des quatre facultés, ou s'il na étudié pendant l'espace de trois ans en théologie dans une université. Ce décret fut adopté par la pragmatique et ensuite par le concordat de Léon X. Voy. les Mèm. du clergé, tom. X, p. 228. Le Traité de fexpect., tom. 111, c. v, p. 136. RebufTe, In Concord. de Collât.* Statuimu*. au mot VlLLIS muhatis.
ui. Ville des anges, voy. puebla de los
Angelos.
VILLEDIEU (J.-G.), curé dans le diocèse de Mende, mort en 1824, a laissé un volume de Sermons sur le* fins dernières; Avignon, 1816, in -12. Voy. Y Ami de la Religion et du Roi, tom. XVI, n' 411. L'Annuaire du département de la Lozère pour 1829; on y trouve une Sotice sur l'abbé Villedieu.
scriptions; mais il s'en retira deux ans après, et passa sa vie dans l'étude et dans les exercices de piété. Il a laissé un grand nombre d'écrits historiques, de traductions et d'opuscules, parmi lesquels nous citerons : 1° Vie de saint Bernard; Paris, 1704, in-4"; — '2° Vies des Père* des déserts et des saintes solitaires d'Orient et d'Occident ; ibid., 1706-1708, 5 vol. in-12; Amsterdam, 17H, 4 vol. in-8°; — 3° Vie de sainte Thérèse; Maris, 1712, in-4°, et 1748, 2 vol. in-12; — 4» une traduction des livres de la Doctrine chrétienne, de saint Augustin ; ibid., 1701, in-80;— 5» les trois livres de saint Augustin contre les Philosophes académiciens, avec le traité du même de la Grâce et du libre arbitre; Paris, 1703, in-12; — 6" Lettres de saint Bernard, trad. en français; ibid., 1711, 2 vol. in-8°; — 7° Sermons choisit de saint Bernard; ibid., 1737, in-8"; — 7° Awxdttes ou Mémoires secrets sur la constitution ('nigenitus , 3 vol. in-12. Cet ouvrage, remarque Feller, rempli de faits hasardés et satiriques, donne de lâcheuses impressions sur le caractère de l'au-
teur, et décèle ses liaisons avec le parti jansénien. Voy. le Journ. des Savants, 1702, 1703* 1704, 1706, 1709, 1712, 1731, 1737 et 1738. Richard et Giraud. Feller.
VILLEFR0Y (Guillaume de), abbé de Blasimont, né à Paris en 1690, mort en 1777, se livra à l'étude des langues orientales , et se fit recevoir docteur en théologie. Plus tard il fut secrétaire du duc d'Orléans, qui lui procura l'abbaye de Rlasimont, en Guyenne, et, en 1752, il devint professeurd'hébreu au collège de France. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1* Lettre de f abbé de '" à tes élèves , pour servir d'introduction à tintelligence des heritures, et principalement des livres prophétiques; Paris, 1750- 1754, 2 vol. in-12; l'auteur, pour vouloir accommoder les expressions de l'Ecriture à deux sens littéraux, lait à ces mêmes expressions une violence extrême; ce qu'ont fait aussi les capucins ses élèves dans leurs Principes discutés;— 2° J. Chrysostomi Encomium S. Gregorii illuminatoris, ex arment» versum, dans les Œuvres de saint Chrysostorne, édit. Montfaucon, t. XII. Voi/. la France littéraire. Le Journ. des Savants, 1735. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. I,
VILLEGAIGN0N (Durand, chevalier de), amiral, né à Provins en 1510, mort a Beauvais l'an 1571, entra dans l'Ordre de Malte, où il fut reçu chevalier, se distingua par sa valeur dans plusieurs expéditions, accompagna Charles-Quint à celle d'Alger en 1541, et se retira à Rome, où il écrivit la relation de cette expédition. En 1518, il passa en Ecosse pour arrêter les progrès des armes des Anglais, et devint, en 1568, ambassadeur de Malte à la cour de France. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Ad Articulos Calviniana', de sacramento Fucharistiœ , traditionis, nb eius ministris in Francin antardica evulgatrp Responsiones ; Paris, 1560, in-4°; — 2° De Cœnar controversiat Melanchthonis Judieio; ibid., 1561, in-4°; — 3* Propositions contentieuses entre Villeyaignon et J. Calvin , contenant la vérité de t Eucharistie ; ibid., 1562 , in-4»; — 4» De Consecratione mystici sacramenti, advernts Vannium; ibid.,15G9, in-4». Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. XXII. Richard et Giraud, qui donnent la liste des autres écrits de Villegaignon.
VILLEGAS (Alphonse), historien, né à Tolède, vivait vers Pan 1596. On a de lui les Vies des saints, sous ces titres : Ftos sanctorum; Vitœ sanctorum Veteris Tcstnmenti : Cœterorum Vitœ snnctomm; Frurius sanctorum; 4 vol. Voy. Nicolas-Antonio, Bibl. Hirpan.
VILLE - L0ING ( Villa Liwensis), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation de Saint- Maur, était située dans la Touraine. au diocèse et à dix lieues de Tours. Elle fut fondée en 850 par Andachci , abl>é de Cormery , ù la prière de Menard, seigneur de Ville-Loing, qui lui donna ce lieu et ces dépendances pour fonder et bâtir une maison. Voy. la Mai tinière , Diction, géogr.
VILLE- LONGUE (Villa Longa), ahhaye de l'Ordre de Citeaux, était située dans le Languedoc, au diocèse de Carcassonne. Elle fut fondée en 1150, sur le territoire de Campagne ; mais, en 1152, Bernard de Castillon donna au monastère de Campagne le village de Ville- Longue , qui était situé a deux lieues de là, et, comme la situation de ce village était beaucoup plus commode, les religieux s'y transportèrent en 1 165. Cette abbaye était de la filiation de Moiïraond et de la dépendance immédiate de Bon-