‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 1224 sur 1294 · VITT · texte numérisé non relu

VITT

SocietatisJesu; 1619, in-8»; — 4° une Passion prononcée en présence de Grégoire XIV, l'an 1596. Ko.y.Pércnnès,dans la Biogr. univers, de Feller.

VITEPSKO on VITEBSK ( Vitepsna ou Yitet>scum), ville épisc. de la Russie d'Europe, dans l'ancienne Lilhuanie; elle est située sur la Dwina, près de Polosko. Selon de Commanville, elle fut érigée au x* siècle en évéché , sous la métropole de Kiovie.Lequien cite deux évèquesj dont un, N..., siégeait du temps qu'Etienne, roi de Pologne, se rendit maitre de la ville et du duché de Polotza; et l'autre, Grégoire, assista au concile de Kiovie sous Michel III, métropolitain de la Russie Blanche, en 1594, et signa la Lettre adressée au pape Clément VIII au sujet de l'union desRuthènesau Saint-Siège. Ce même Grégoire est qualifié aussi d'évéque de Polosko; ce qui fait croire que ces deux Églises étaient unies. Aujourd'hui Polosko est un archevêché du rit grec-ruthène, auquel sont unies les Églises d'Orsa,de Micislavia et Vitepsco. Voy. Lequien, Qriens Christ. .tom. I, p. 1288. De Commanville, /" Table alpltabét., p. 258. VAnnuario Pontificio. Gaet. M un mi, vol. Cl, p. 196.

VITERBE ( Viterbium ), ville épisc. d'Italie, dans les États de l'Église, est capitale de la province appelée le patrimoine de Saint -Pierre, parce que Mathilde, marquise de Toscane, qui en lit donation à l'Église romaine vers la tin du xi' siècle, la destina plus particulièrement à l'entretien de cette Église. Le Pape, à qui elle appartient, la Tait gouverner par un prélat qui a plusieurs officiers sous son autorité. L'ancien évéché de Toscanella a été uni à celui de Vitorbe au xm* siècle. Le premier évêque de Viterbe, B..., siégeait en 1015. l ot/. Ughelli, ltal. Sucra, tom. I, p. 1401. De Commanville,/'* Table uiphaùH., p. 258. Richard et Giraud. Gaet. Moi«.ni, vol. Cl, p. 197-348, et tom. Cil, p. 3-421.

Lumpur . TosCANEl.LA.

VITO, VITONUS (Saint), évêque. Voy. Vanne, ii" L

VITONBS (SÀNCTUS), abbaye. Voy. Vanne, n» II.

VITRE (Saint). Voy. Victre.

VITRI Marques de). Voy. JACQtJES,n° XXXII.

I, VITRINGA (Campcge ou Kempe), protestant, théologien et orientaliste, né à Lêuwarden, en Frise, l'an 1659, mort à Franeker en 1722, se fit recevoir docteur en théologie à Leyde en 1679, et fut admis en 1680 au ministère évangélique. Il professa successivement à Frane ker les langues orientales, la théologie et l'histoire sacrée. Ses principaux ouvrages sont : 1° Sarrarum Observationwn IJb. VI : Franeker, 1683-1708, in-4»,et 1711, 1712, 1719, in-4»; — 2° Archisynaynyus obsenationibus novis illustratus, quibus vrteris synngoga constitutio Ma traditur, inde deducta episcoporttm presbyterorumque prima' Ere lestée origine; ibid., 1685, in -4°; ouvrage curieux; il en parut une nouvelle édition, augmentée, sous ce titre : De Synagoya velere libri très, etc.; ibid., 1696, in-4»; — 'à°Anacrisis Aj*>rnfypseos ; ibid., 1705, in-4°; Amsterdam, 1719, in-4°; Leuwarden, 1721, in-4°; le but de Yitringa est de réfuter l'explication que Bossuet venait de donner de l'Apocalypse, et surtout de montrer que les divers passages dont l'évèqne de Meaux avait fait l'application i l'Église protestante, peuvent s'entendre également de l'Église romaine; — 4* Hypotqposis hisloriœ et chrnnn/ogia» tacrœ; Franeker, 1708, in-8°; — 5° Typus tneolopiat practica; ibid., 1716, in-8°; trad. en français, en allemand et en hollandais; le texte de cet ouvrage et la traduction française de Limiers ont été mis à Y Index (decr. 4

dec. 1725); — 5° Commentarius in librum prnphetiarum Isaiœ; Leuwarden, 1714-1720 , 2 vol. m- fol.; c'est l'écrit de Vitringa le plus recherché des savants; — 6° Commentant ad librum propJtetùirum Zacharia* quee supersunt, cum prolegomenis, etc.; Leuwarde, 1734, in-4°; ouvrage posthume publié par H. Venema. Voy. la Biblioth. philologique , tom. IV, p. 735 et 747. Albert. Schultens, Laudatio fun. in mem. C. Vitringa?. Nicéron, Mémoires, tom. XXXV. Michaud, Biogr. univers.

IL VITRINGA (Campege ou Kempe), théologien, (ils du précédent, né à Franeker en 1693, mort l'an 1721s, fut reçu docteur dans sa ville natale en 1715, et professa la théologie. On a de lui : 1° un Abrégé de théologie naturelle; — 2° des Dissertations sacrées, qui roulent sur la lutte de Jacob avec l'ange . sur le serpent tentateur, sur la fête des Tabernacles, etc. Ces ouvrages, écrits en latin , ont été recueillis et imprimés par Hermann Venema; Franeker, 1731, in-4°. Voy. Hemsterhuvs , Oratio fun. in memor. C. Vitringa1, à la tête des Dissert, sacrées.

III. VITRINGA (Horace), frère du précédent, mourut à l'âge de dix-huit ans, avec la réputation d'un savant. Il a laissé : Animndversionum adJoannis Vorstii de hebraismis Sovi Testamenti commentarium Spécimen; ouvrage quia été publié par Lambert Bos dans les Observationes Miscellanea ; Franeker, 1707, in -8*. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXV. Jean Klefeker, Biblioth. eruditorum pracocium ; Hambourg, 1717, in-8».

VITSCHMANN ou CORTLI (Samuel), protestant hongrois, poète, né àTuroti, vivait encore à la fin du xvu* siècle ou au commencement du .\vi ii'. On a de lui, entre autres écrits : 1° Lutheri Catechismus àiblicus in lotinam tinguam transtatus; Sondershausen , 1726, in-12; — 2° Culielmi Baieri Compendii theoloqiie positivai Synopsis; Francfort, 1701. Voy. Horanyi , Nova Memaria Hungarorum et provinciatium scriptis editis notorum; Pest, 1792,in-8°. La Souv. Biogr.Qénér.j au mot Coryli.

VITTEMENT (Jean), prêtre, né à Dormans, en Champagne, l'an 1655, mort dans sa ville natale l'an 1731 , professa la philosophie au collège de Beauvais, à Paris, où il avait fait ses études, et l'enseigna à l'abbé Louvois, fils du ministre d'État. Ayant complimenté Louis XIV en qualité de recteur de l'université de Paris , sur la paix conclue en 1697, c«- monarque en fut si satisfait, qu'il dit: Jamais harangue ni orateur ne m'ont fait tant de plaisir... Louis XIV le nomma, à la fin de la même année 1697, sousprécepteur des ducs de Bourgogne, d'Anjou et de Berri, ses petits-fils. Le duc a Anjou, devenu roi d'Espagne, lui offrit l'archevêché de Burgos et une pension de 8,000 ducats pour le fixer à la cour; mais Vittement refusa l'un et l'autre. Nommé sous-précepteur de Louis XV, il ne voulut accepter ni abbayes, ni bénéfices, inoins encore une place à l'Académie française. Le célèbre Coflin a honoré son tombeau d'une épitaphe, où il célèbre dignement les qualités de son âme. L'abbé Vittement a laisse plusieurs ouvrages manuscrits, dont les principaux sont : 1° des Commentaires sur plusieurs livres de L'Ancien Testament ; — 2« des Entretiens sur diverses questions théologiques ; — 3° un Traité sur In grt\ce ; — 4° des Opuscules sur les alfaires de l'Église et sur la constitution l'niyenitus, où l'auteur montre que cette bulle est une loi dogmatique ; — 5° une Béfutation du système impie de Spinosa et de quelques autres écrits philosophiques. Voy. Feller, Michaud, Biogr. univers.

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