KOUL
KONY
raires , il en a composé de théologiques , tels que : 1» Theologia* qentilis Cimbrica purioris Spécimen; Kiel, 1723, in-4°; - 2* Bccieria greeca httherizans , rive Éxercitatio de consensu et dis- «ensu orientalit grava speciatim rustica et occidental!* lutheranip Ecclesiar in dnpmatibus ; Lubeck, 1723, in-8»; — 2° hntroductto in historiam et rem literariam Slavorum in primit sacram , *tve Historta crttica versionum Slavonicarum ma- Time inrignium,niminm Codicis sacri et Ephremi Suri; accedunt duo Sermnnes Ephremi, nnndum editi,de 8. Cerna fidei tutherann* testes; Altona, 1729, in -8". Kohi a tiré de ces deux sermons de saint Ephrem de fausses conclusions, qui ont été réfutées par le P. Le Brun et Renaudot, ainsi que par un auteur anonyme, dans un écrit intitulé : Antirrheticon, seu confutatio annotationum Kohlii ad S. Ephremi sermone*; Rome, 1740, in-8». Voy. la Non». Biogr. gêner,
KOHLER (Jérôme), fanatique de Brugglen, dans le canton de Berne, mort le 16 janvier 1753, «prétendait qu'il avait reçu du Ciel une mission extraordinaire, qu'il avait un commerce direct avec Dieu et Jésus-Christ, que son frère Chrétien Kohler et lui étalent les deux témoins dont parle l'Apocalypse (xi), que quiconque n'admettait pas sa 'doctrine ne pourrait être sauvé. Or sa doctrine dogmatique n'était qu'un tissu d'absurdités, et ses principes de morale n'avaient rien que de révoltant pour une âme honnête. Cependant Kohler parvint & réunir de nombreux partisans et à former une secte; et s'il n'obtint pas tout le succès qu'il attendait de sa prétendue mission céleste, c'est que l'autorite civile, le regardant comme un imposteur dangereux , l'arrêta au milieu de sa course. Il fut exécuté publiquement ; on l'étrangla d'abord, puis on le brûla comme séducteur, tmf>osteur et abominable blasphémateur . Après avoir rapporté les sept principaux crimes du visionnaire, qui forment comme les considérants de l'arrêt du tribunal, le fhction.de la théol. cathol. fait cette juste réflexion : c Nous voyons du reste que la république de Berne, ennemie jurée, comme tous les Etats protestants, de l'inquisition et de ses prétendus excès, en pratiquait parfaitement les rigueurs au milieu du dix -huitième siècle (1753), et qu'un hérétique qui avait causé bien moins de troubles et de malheurs que Hus, fut exécuté de la même manière, et cela trois cent cinquante ans plus tard , et alors que Kohler s'était repenti et rétracté, ce qu'on n'avait jamais pu obtenir de Hus.
KOHLMANN (Antoine), jésuite français, né à Kaiser*! 1. 1 . . près de Colmar, en 1771, mort à Rome l'an 18%, fut envoyé en 1807 aux États- Unis , où pendant vingt-deux années il sut par son zèle et ses vertus mériter l'estime générale. En 1813, étant curé de Saint -Pierre i New- York, il fut cité en justice pour révéler les auteurs d'un vol qu'il ne connaissait que par la confession. Le P. Kohlmanu exposa la doctrine catholique à cet égard devant le grand jury, qui. après de longs débats, décida que le curé serait dispensé de parler. Léon XII ayant rendu le collège Romain aux Jésuites, le P. Kohlmann fut appelé à y professer la théologie. Le même pontife le fitconsulteurdesCongrég. desaflaires ecclésiastiques et des évéques et réguliers, et Grégoire XVI le nomma qualificateur de l'Inquisition. On a du P. Kohlmann : 1* Question catholique en Amérique; brochure publiée à l'occasion du procès dont nous venons de parler* — 2» un écrit contre tes Unitaires qui avaient fabriqué un nouvel Évangile. Une Notice sur la "Vie et les travaux du vénérable Père a paru
dans les Anna/es des science* vt limeuses de Borne. Voy. Feller, Biogr. univers. , au Supplém.
I0IAL0WICX (Albert Wieck), jésuite polonais, mort en 1674, a laissé, outre des ouvrages d'histoire et de rhétorique : 1* CnUi>ques rfun théologien avec un pt>lttique, sur télection d'utte seule religion; Wilna, 4040 ; — 2* Colloques d'un théologien et d'un ministre sur les différends en matière de fbi entre les catholique* et les calvinistes; ibid., 1653: — 3* Colloques d'un théologien avec un hérétique sur l'usage de / Écriture sainte: 1067.
KOLB (Gérard on Grégoire), jésuite allemand, vivait du xvii* au xvui* siècle; il professa l'histoire a l'université de Fribourg. On a de lui, outre quelques ouvrages d'histoire et de chronologie : 1° Seriet Bottianorum pontificum . cum reftexianibus historicis; Augsbourg, 1724; — 2* Seriet episcoiewum electorutn Moyunhnnrum , Trevirenrium et Çoltmiensium ; ibid., 1725, in-4*; — 3* Examen juris canonici juxta detretale* ; Vienne en Autriche, 1728, in-8*; Nuremberg, 1 728, in-4°; — 4° Dubia theologico-mora/ia; Augsbourg. 1741 ; — 6* Le Millenium tTEichstadt, histoire de ses soixante-cinq évéques ; en allemand' Ingolstadt, 1745, in-4°. Voy. le Joum. des Savants. 1729. p. 681. Richard et Giraud. La Nouv. Biotjr. génér.
K0LM0G0RA , ville épisc. du diocèse de Moscovie, située sur la Pwina, à 20 milles d'Argel, vers l'orient ; on lui a uni le siège de Vaga. ainsi appelé de la rivière du même nom. Voy. Richard et Giraud.
K0L0CZA. ancien évêché de Hongrie, érigé en archevêché l'an 1185, lorsqu'il fut eanoniquement réuni a l'archevêché de Bacs, fondé suivant les uns par saint Étienne, et érigé en archevêché par saint Ladislas; fondé seulement, d'après d'autres, par saint Ladislas au commencement du xi* siècle. Koy. le Diction, de la théol. cathol.
' K0NIG étant souvent confondu avec Ktrnig , il faut chercher au mot Kctnig les personnages qui ne se trouvent pas à Knniq.
I. K0NIG (Georges), protestant, docteur eu théologie, ne a Amberg, dans le haut Pnlatinat, en 1590, mort l'an 1654, fut premier bibliothécaire à Altdorf. On a de lui : i* Vindicice toa,rum Scnpturat sacra* ; — 2* des Cas de conscience; — 3° des Commentairét sur diverses parties de l'Ecriture sainte ; — 4* des Thèses et des Sermons. Voy. Gloria Academiat Altdorfina>, etc.; Altdorf1, 1683, p. 26 et 27, in-8*. Ri-
II. K0NIG (Robert), bénédictin du xvm* siècle , professa la théologie à l'université de Saitbourg. 11 a laissé : Principia juris canonici ad libros V Decretatium Gregorii IX, pont if. max...t nunc indice focuplctisrimo aucta, etc.; Sa Ifbourg, 1701, 5 vol. in-12. Voy. le Joum. des Savants, 1702, p. 413. Richard et Giraud, qui font un |.rrand éloge de cet ouvrage.
KONISGRATZ Ou KRALOWLH RADES JKeginat Gradeciurn ou Beginogradecium , Hraaium Hegtnœ), ville épisc. de Bohême, située suf l'Elbe, à 18 lieues de Prague. Ce siège fut établi l'an 1655 par Alexandre VII, à la demande de l'empereur Ferdinand III. Voy. de Commanville, I* Table alphabél., p. 197. au mot RegInogradech'M . Richard et Giraud. Gaet. Mm oui, vol. XXXVII, p. 46, 47.
KONYRENBURG (Jean), protestant, littérateur hollandais, né vers l'an 1770, professa la théologie au collège des Remontrants à Amsterdam, et fat nommé en 1798 député a la convention nationale de la république batave. Outre
KORT
KRAU
des traductions et des ouvrages purement littéraires, il a laissé : Dialogues sur les mythes ou varaboles qu'on trouve dans t Ecriture sainte; 1809. Yoy. la Souv. Biogr. génér.
QLOPISTENSKI (Zacharie), écrivain russe, archimandrite du couvent de Saint-Antoine de Kief, mort en 1626, a laissé : 1° une Traduction slavonne des Commentaires de saint Jean Chrytostome sur les Actes des Apôtres et les Êpttres de saint Paul; Kief, 1623 et 1624, in -fol.; — 2° Oraison funèbre de F archimandrite de Pletenetzk; ibid.. 1625, in-4»; dans cet écrit, l'auteur établit que la croyance au purgatoire remonte aux temps apostoliques ; — 3° Nomokanon , ou Reateil ae canons ; ibid., 1624 et 1629 ; Moscou , 1639; Lemberg, 1646. Voy. la Souv. Diogr. génér.
KOPPE (Jean -Benjamin), protestant, né à Dantzig en 1750, mort en 1791, professa le grec au collège de Mittau et la théologie à Gœttingue. 11 devint, en 1784, surintendant et président du consistoire de Gotha, et en 1788, prédicateur de la cour de Hanovre. On a de lui : 1° De Critica Vetcris Testamenti coûte adhibenda; Gœttinguc, 1769; — 2» Israehtas non 215 sed 43(1 nnnos in Aiyypto commoratos etse; ibid., 1777, in-4°, réimprimé dans Pott et Ruperti, Sylloye Commentât, throfog., tora. IV: — 3° Interpretatio haia vm, 23 ; Gœttinguc, 1780, in-4° ; — 4° Ad Matthaum xil . 31 , de Peccato in Spiritum smctum; ibid., 1781, in-8° ; — 5° Super Evangelio Marci; ibid., 1782, in-4»; — 6» Exniicatio Moisis, m, 14; ibid., 1783, in-4»j — 7° Atarcus non epitomator Mutthai; ibid., 1783, in-4°. Koppc est un des rationalistes modernes
Ïui ont nié l'authenticité d'une grande partie es prophéties d lsaïe. En voulant, pour ainsi duo, dépecer en morceaux des oracles qui, formant un tout complet, ne sont susceptibles d'être ni divisés ni partagés, et en les attribuant a 'les auteurs divers qui ont vécu à différentes époques . il a porté la confusion dans toute l'économie du livre du prophète , au point que Gesenius lui-même, malgré sa hardiesse extrême, n'a pu s'empêcher de réprouver celte manière de voir, qui , en effet , parait aussi absuivie en elle-même que contraire à toutes les lois de la critique. Voy. J.-B. Glaire, Introd., tom. III , p. 344. La Souv. Biogr. genér. KÛR VtM. Cor.
K00RNHERT. Voy. Cornhert.
KO RUES (Berenne), protestant, docteur en
Îihilosophie , né à Lubeck en 1762 , mort en 823, fit à léna et à Kiel des cours sur l'exégèse biblique et sur l'interprétation des auteurs classiques. Outre plusieurs écrits purement littéraires, on lui doit : 1° Obtervattonum in Jotiœ oracuht Specimina; léna, 1788; — 2° Ruth ex versione Septuaginta Interpretum , recognitum a L. Bas; accedit periochrt in qua de Ruina historia exponit ; ibid., 1788. Voy. la Souv. Biogr. géttér.
KORELA , siège épisc. de Moscovie uni à celui de Ladoga , dans la province de Novogorod, aux confins de l'Ingrie et de la Suède.
I. KORTHOLT (Christian), théologien luthérien , né à Burg, dans le Holstein, en 1633, mort à Kiel l'an 1694 , fut reçu docteur en philosophie à Rostock en 1656. 11 professa à Kiel la philosophie et les antiquités ecclésiastiques. 11 a laissé sur les diverses branches de la théologie, et principalement sur la controverse et les antiquités ecclésiastiques, un grand nombre d'ouvrages, tant en latin qu'en allemand. Ses Traités de controverse le déshonorent , les titres seuls annoncent le fanatisme et la fureur. Parmi
tous ses écrits nous citerons seulement : Ie De Persecutionibus Ecclesia primitive*, ivterumqttc martyrum cruciatibus; léna, 1660. in -8°; Kiel, 1689, in-4»; trad. allemande, 1698, in-8»; — 2° De Sestorian ismo ; Rostock, 1662, in-4»; — 3* Le Culte public des anciens chrétiens comparé à celui des modernes , en allemand ; Francfort , 1672, in-8».; — 4» Tractatus theologico-historicop/it/ologicus de variis sacra Scriptura editionibus, in quo de textu divinarum Litterarum originnrio , diversis eius translationibus et celebrioribus operibus bibîicis agitur; Kiel, 1668, in-4» ; 1686, 4» édit.; — 5» Paganus obtrectator, sive de calumniis gentilium in veteres christianos , libri III; ibid., 1698, in-4»; Lubeck, 1703, in-4»;
— 6» Pastor jfidelù, sive de ofjicio ministrorum Ecclesia ; Hambourg , 1696 ; Lemgo, 1748 , in-4° ;
— 7» Prodromus ingenui theologia cultoris academicus,.*eu de ad para tu ad studium sacrosancta theologia ; Francfort, 1704 , in-8» ; — 8» Preuve fondamentale de la religion chrétienne dans ses doctrines les plus importantes, en allemand; Leipzig, 1752, in-8"; — 9° Exercitatio de athetsmo, etc.; Kiel, 1689 : in-4°. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. X.XXI. Feller, Biogr. univers. Richard et Giraud , qui donnent les titres de ses cinquante-huit ouvrages latins.
IL KORTHOLT (Christian), petit-fils du précédent, né à Kiel en 1709, mort à Gœttingue l'an 1751, professa la théologie à l'université de cette dernière ville , et exerça les fonctions de surintendant ecclésiastique. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1u lie sucrorum chrixtianorum in Cimbrxa Primordiis ; Kiel , 1728 ; in-4»; — 2e Commenta tio historico-eccfesiastica de ecrlesiis mlmrbieariis , qua in dioxesin quant episcopus romanus atate concilii Sicant ho huit , inquiritur; Leipzig, 1731, in -4e; — 3° Conjectura de Diaecesi episcopali quant saculo quarto Itabuit pott' tifex romanus , suite de l'ouvrage précédent; on le trouve dans les Acta erwiit.; Leipzig, 1732; Acta qui sont à l'Index ; — 4» De Simone Pctro , primo apostolorum et ultimo; Gœttingue, 1748, in -8°. Voy la Souv. Biogr. génér.
K0SR. Voy. Kasr.
K0STKA (Stanislas). Voy. Stanislas, n» II.
KR4L0WLHRADES. Voy. Konigsgratz.
I. KRAMS ou CRANTZ (Albert), historien, né à Hambourg, mort en 1517, fut doyen de l'église de celte ville , et se distingua par sa science et sa vertu. Outre des ouvrées purement littéraires, il a laissé : 1° Metropolis ; histoire particulière des évêques de Saxe ; — 2° De Offiïto missœ ; Rostock, 1505.
IL KRANTZ (Gottlob), protestant, né à Hausdorf, dans la haute Lusace, en 1660, mort en 1733 , devint recteur du gymnase de Breslau et membre de l'académie de Berlin. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : Historia ecclesia' sttca . a Chrtsto tuito ad nostra usque tempora; Lauban , 1736, in-4». Voy. la Nom. Biogr. génér.
KRASINSKI (Valérien comte), littérateur polonais, né vers l'an 1780, mort à Edimbourg en 1855, appartenait à une famille luthérienne. 11 contribua a l'établissement d'un collège rabbinique à Varsovie. On a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» The Rise. progress and décline of the re formation in Poland; Londres, 1839-1840, 2 vol. in-8»; — 2" A Treatise on relies, by J. Calvin, new/y translated frtnn tlte french original, with an introductory dissertation on the mtraculous images of the Roman- Catholtc and Russo-Greek Churches ; Edimbourg, 1854, in-8». Voy. la Souv. Biogr. uénèr.
KRAUS (Jean-Baptiste), bénédictin, né à
KREM
KRITD
Ratisbonne en 1700, mort l'an 1762. fut élu en 1742 prince-abbé du monastère de Saint- Emmeran à Ratisbonne. Parmi ses principaux ouvrages nous citerons : 1° De Or tu et liber tate monasterii S. Emmerani, etc.; Ratisbonne, 1755, in-4* ; — 2° Actes concernant les négociations qui ont eu lieu de 1555 à 1648 à propos de la liberté de conscience, en allemand ; în-fol. ; — 3» Documenta historica ex Chronico Windeshemensi et ex Chronico Montis Sanctœ Agnetis, quibus ostenditur, Thomam a Kempis Iwelli de Imitatione auctorem dici non passe; Ratisbonne , 1762, in-4". Voy. la Nouv. Biogr. genér.
KRAUSE (Jean-Christophe), protestant, historien, né a Astern, dans la principauté de Mansfeld, en 1749, mort en 1799, professa à l'université de Halle. Outre des ouvrages purement littéraires, on lui doit : 1° Observationes de beneficiis meaii œvi; Hajle, 1783, in-4°; — 2° Manuel de l'histoire de l'Eglise chrétienne, en allemand ; ibid., 1785, in-8°. Voy. la'Nouv. Atoor. génér.
I. KREBS (Jean -Auguste), protestant, né à Heinaugcn en 1681 , mort en 1713, professa les belles -lettres à l'université de Halle, et devint recteur du lycée de Meinungen. 11 a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : De Principatu Judœorum post reditum ex Babylonico exilio ; 1707. Voy. la Nouv. Bioor. génér., où les autres écrits de Krebs sont indiqués.
II. KREBS (Jean- Frédéric), protestant, né ù Bayreuth , en Allemagne , l'an 1651 , mort en 1721 , professa la philosophie , la théologie et la langue hébraïque an collège de Heilsbronn, dont il devint recteur. On a de lui un grand nombre de dissertations sur la philosophie , la morale, la théologie et l'histoire; la plupart ont été insérés dans ses Disserta tiones antibaronianœ; Hambourg, 1709, in-4°, dans ses Opuscula theologica; Nuremberg, 1719, in-4°, et dans ses Dtssertationes historico - theotogicoe : ibnl., 1724, in-4». Voy. la Nouv. Biogr. géné-
III. KREBS ou KREBSIUS (Jean-Tobie), protestant archéologue, né en Thuringe l'an 1718, mort en 1782, professa la philologie au gymnase de Grimma en Saxe. On lui doit, entre autres ouvrages : 1° De Vsu et prastantia romanœ historié in Novi Testa menti interpretatione , Leipzig, 1745, in-8* ; — 2° Ohserxxitiones in Novum Testamentum e Flavio Josepho; ibid., 1755, in -8°; Krebs y montre que les ouvrages de Joseph contiennent beaucoup de choses qui peuvent servir à éclaircir les mots aussi bien que les expressions et les phrases du Nouveau Testament; — 3° Decretum Atheniensium in honorent Hyrcani, pontihcù magni, ibid., 1751, in -8°; — 4° Décréta Homanorum pro JudaHs facta , ex Joseplio collecta et ilhtstrata ; ibid., 1768, in-8«. Voy. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. III, p. 347. La Nouv. Biogr. génér.
KREM N ESTER, célèbre abbaye de bénédictins, près de la rivière de Krems, fut fondée par Tassilon 11 , duc de Bavière , en 777 ou 778. Les premiers religieux qui l'occupèrent furent douze moines venus du couvent de Niederaltaich , et le premier abbé est nommé Père dans l'acte de fondation. Charlemagne lui donna de grandes propriétés; mais elle fut dévastée par les Hongrois au x* siècle. En 1007, saint Godehard, abbé de Niederaltaich, obtint de l'empereur Henri II et de Chrétien , évéque de Passau, la restauration des murs. Depuis cette époque l'abbaye éprouva des vicissitudes diverses. On peut les voir dans le Diction, de ta théol. catlni., où on trouve de plus les noms
d'un certain nombre d'auteurs qui ont écrit ! la célèbre abbaye.
KRIMER (Ferdinand), jésuite, docteur et professeur de théologie à Vienne en Autriche, est auteur de : Qturstùmum canonicarum in
Îuinque libros Decretatium . etc. ; Augsbourg , 706, in-fol.; ouvrage posthume. Voy. le Journ, des Savants, 1708, p. 609, 1" édit., et d. 538, 2» édit. Richard et Giraud.
KRISPER ( Crescent ) , de l'Ordre des Frères- Mineurs réformés d'Autriche, fut lecteur, prédicateur, gardien et provincial. On a de lui : 1° Nubila Jansenismi et Quesnellianismi lune dogmatico-scholastica dispuisa, in duas partes divisa ; Vienne , 1726, in- 4° ; — 2° Theohgia scholœ scotisticat , etc., seu expositio sententinrum Scott doctoris subtilis, etc.; ibid., 1728-1729, 8 vol. in- fol. j 1748, 2» édit., corrigée. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine , Biblioth. Francise., tom. I, p. 284, et la réflexion que font Richard et Giraud sur les 8 vol. que le P. de Saint-Antoine donne à la 2* édit.
KR0HN (Barthold- Nicolas), pasteur protestant , né à Hambourg l'an 1722, mort en 1793 . a laissé : 1° Histoire des anabaptistes (anatimtes et enthousiastes, en allemand; Leipzig, 1758, in-8»; — 2» Catalogus bibliothear prœstantissitnorum qui ad theologiam , philotogiam atque historiam spectant librorum ; Hambourg, 1793. in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
I. KR0 MATER (Jean ^.protestant , né a Dobelen , en Misnie , Van 1576 , mort à Weimar en 1(143, était surintendant dans cette dernière ville. On a de lui : Ie Harmonia Evangelùstarum; — 2° Historiée ecctesiastica? Compendium; — 3* une Paraphrase sur Jérémie et les Lamentations , qui a été insérée dans la Bible de Weimar. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
il. KROMAYER ( Jérôme ) , protestant, neveu du précédent, né a Zeitz l'an 1610, mort à Leipzig en 1670, professa dans cette dernière ville la théologie, l'histoire et l'éloquence. Ses principaux ouvrages sont : 1° Theologia dogmatico - polemica ; — 2° Historia ecclesiastica ; — 3° Potymathia theologica. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
KR0NLITSKIA, siège archiépisc. de Moscovie, uni aux églises de Sarski el de Podonski.
KR0PF (Martin), bénédictin, né à Saint- Léonard, dans la basse Autriche, en 1701, mort l'an 1779. conservateur de la bibliothèque du couvent de Moelk , a laissé : Bibliotheca Mellicensis, seu vitee et scripta inde a sexcentis annis Benedictinorum Mellicensium: Vienne, 1747, in-4». Voy. la Nouv. Biogr. oenér.
KROUST ( Jean-Marie), jésuite français, mort
Augsbourg, 1767,4 vol. in-8u ; —2° Retraite de huit jours à t usage des ecclésiastiques; Fribourg en Brisgau , 1765; Augsbourg, li92. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
KRUDENER ou KRUDNER (Julie ou Valère DE WITTINGH0FF, baronne de), née en 1766 à Riga en Courlande. d'une famille noble et opulente, morte l'an 1824 à Karason- Bazar, avait épousé un gentilhomme livonien , qui divorça en 1791. Depuis ce moment MB* de Krudener ut des voyages dans divers pavs. Elle était à Berlin en i805, lorsque la reine de Prusse mourut. Cette mort, dont elle fut témoin, ayant fait sur son esprit une forte impression , elle se jeta tout à coup dans l'enthousiasme religieux I le plus exagéré. Elle se présenta bientôt sous
KUILN
la forme d'une Madeleine pénitente, se disant envoyée de Dieu, pleurant sur les hommes, sur leor* erreurs , sur les siennes , prophétisent, et se croyant appelée à rétablir sur la terre le règne du Christ. Elle n'associa à un mil istre de Genève, nommé Empeytaz, et qui devint le chef de l'association érigée en Suisse sous le nom de momiers. Outre un roman publié sous le titre de Va/érte. M"* de Krudener a laissé quelques écrits dont on peut voir les titres dans Feller, bioyr. univers., et surtout dans la iïouv. Biogr. génér., qui indique une foule d'où vt âges relatifs à celte femme célèbre. KRUGER. Voy. Cruoer.
I. KRUMMAGHER (Frédéric- Adolphe), protestant, né à Tecklembourg, en Westphalie, en 1768, mort à Brème en 1845, fut intendant supérieur des affaires ecclésiastiques et prédicateur de la cour. Outre des paraboles en vers très-populaire» en Allemagne, il a laissé : 1° /> t Esprit et de la forme <bj fhiitoire évanyéliyue au ftoint de vue historique et catholique; Leipzig , 1806 ; — 2° Catéchisme biblique ; Essen , 1844, 12* édit.: — 3» Catéchisme de la doctrine chrétienne; ibid., 1821 ; 1841, G» édit.; — 4» L'Ecole populaire chrétienne et ses rapports avec l Êglue; ibid.. 1823; 1825, 2» édit.; — 5» Vie de *aint lean; ibid., 1833; tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Voy. la Souv. Biogr. gêner., i indique les autres ouvrages de Krumma-
qui i cher.
II. KRUMMAGHER (Frédéric- Guillaume), fils da précédent , fut un des plus zélés défenseurs de la secte protestante dite piétisme. Il a composé de nombreux ouvrages, entre autres,: !• Étie l* Theibite; Elberfeld, 1851. 3 vol., 4* édit.;
— 9° Êlisée; ibid., 1844-1845, 3 vol., 2* édit.;
— 3° un recueil de sermons aous le titre da : Enseignements ecclésiastiques ; ibid.. 1840- 1R47, 2 vol.; — 4» la Cloche du sabbat; Berlin, 1851- 1852. 2 vol. Tous ces ouvrages sont en allemand. Voy. la i\V»Mi\ Biogr. gétiér,
III. KRUMMACHER (Godefroy-Daniel), frère de Frédéric- Adolphe , né à Tecklembourg en 1774, mort à Elberfeld l'an 1837, exerça les fonctions de pasteur à Baerl et à Wulfrath. Il vint en 1816 à Elberfeld , où il fut le chef du parti piétiste. On lui doit : 1» Le Passage des Israélites ù travers le désert, recueil de serinons; Elberfeld , 1850-1851 , 2 vol., 8» édit.; — 2° Serutonnaire domestique; Menus, 1835; — 3» Manne quotidienne, recueil de sermons; Elberfeld. 1851, 4* édit.; tons ces ouvrages sont écrite en allemand Voy. la iVowi'. bioyr. génér.
KRUMMENDYK ( Albert), éveque de Lubeck, né dans le Holstein, mort en 14H9, fut charge par le roi de Danemark de plusieurs missions diplomatiques en France, en Angleterre et en Saxe. On a de lui : C/wonicon episco/xirum Otdenburgensium et Lubecensium, qui a été inséré dans Meibomius , Sert p tores rerum germanicanon, tom. II. Voy. Moeller, C imbrut Li Itérât a, tom. I. La A o«r. bioyr. génér.
KUCHLEIN (Jean), né à Wetterau, dans la Hesse, en 1540, mort à Leyde en 1606, fut reçu ministre et attaché à l'église de Tuckenheim. Mais, l'an 1570, les pasteurs calvinistes ayant été expulsés du pays par l'électeur Louis, Kuchleiit passa en Hollande, où il professa la théologie ù Amsterdam ; plus tard il dirigea le collège de Leyde. Ses (MCuvres ont paru à Genève eu 1613, in-4". Voy. Moréri, Dicta», histor. La Wr. BtMjr. génér.
'v UEN tUichel), de l'Ordre des Augustins, né à Weissenboru, en Autriche, l'an 17U9, mort en 1765, fut nommé en 1754 abbé du
de Wengen , à Ulm . Ses principaux ouvrages
sont : 1* Collectio seriptorum rerum historié*» monastico-eccUsiasticarum variorum reliyiosorum Ordinum; Ulm, 1756-1706, 6 vol. in-fol.; le dernier volume a été réimprimé sous ce titre : Wenga, sive informatin historica de exemptis collcgii S. Michaelis ad insultts Wengcnses; ibid., 1700, in-fol.; — 2» Joannesde C anubaco ex coins— tibus de Canaboc, qui vulgo venditur pro autare quatuor librorum de Imitai ione Christi , recenter detectus a quodam canonico-regulari S. Augustini congregationis Lateranensis ; Canabaci, sumptibus hacredum J. Geraenii; ibid., 1760, in-8°; livre dirigé contre l'opinion qui attribue I7roiiation à Gerson; — 3» Anticrises in crisin apologeticam inscriptam ; Angélus contra Michaeltm ; ïbid„ 1761; — 4» Avpendix ad Antierises de Pacardinahs h. bellamnni m fàvorem Th.
de Kempis adversus Gersenistam Schyrensem; ibid.. 1761, in-8*. Voy. la Souv. Biogr. génér.
KUENRATH. Voy. Kunrath.
KUHLMANN (Quirinus), fameux visionnaire, né à Breslau en 1651 , mort à Moscou en 1089. prétendait être en relation avec Dieu et avec le diable. Alin de révéler à toutes les nations ce que lui inspirait l'Esprit-Saint , il se rendit en Hollande, on il adopta les rêveries de Bœhm, visita Constantinople, Paris, la Suisse, l'Angleterre. l'Allemagne, puis la Russie, où il voulait établir le véritable royaume de Dieu. Mai» Pierre 1*', qui venait de monter sur le trône , n'était pas grand partisan de la liberté religieuse; aussi condamna-t-il Kuhlmann a périr sur le bûcher. On attribue à Kuhlmann un grand nombre d'écrits, dont les principaux sont : 1* Epistolat theosophica* Leidenses; Leyde, 1674, in-8°; — 2° Epistolarum Londinensium Cathotica ad \\ icklefin-W'aldenses, llussitas, Xwinpliano* , Lutherunos, Calviniano»; Rotterdam, 1074,in-12. Voy. Moréri, Diction, histor. L'Encyclopédie catholique de Fribourg. Adlung, Histoire de la folie humaine, tom. V, p. 3-iK), ou l'on trouve la liste de quarante-deux ouvrages de Kuhlmann. Feller. liiogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
KÛHN (Joachim), protestant, né à Greiftwalde en 1047, mort 1 an 1607, professeur de grec et d'hébreu à l'académie de Strasbourg, après avoir été recteur du collège d CEttingen , a laissé, outre plusieurs ouvrages de littérature : Qu&stiones philosophicat ex saixis Veteris et Soti Testamenti aliitque Scriptonbus ; Strasbourg, 1008, in-4». Voy. H icèron , Mémoires , tom. IV. La Sotte, biogr. génér.
KUHN0EL, et mieux KUIN0EL (Chrittian- I Gottlieb), théologien et philologue, né à Leipzig I en 1768, mort à Giessen l'an 1841, occnpa dans cette dernière ville la chaire de poésie et d'éloquence, puis celle de théologie. On a de lai, outre quelques autres écrits : lu Prophéties messianiques, traduites de rAncien Testament et expliquées; en allemand; Leipzig, 1792, in-8*;
— 2» Hosees Oracula hebr. et lot. perpétua annotatioae illustrata; ibid.. 1792, in-8»; — 3» Observât iones ad Novum Testamentum, ex h bris apocryphis Veteris Testamenti; ibid.. 1794, in-8»; — i»Pericopee evangehea ; ibid., 1796, 2 vol. in-8«;
— 5* Les Psaumes traduits en vers , et accompagnés de remarques; en allemand; ibid., 1790, m-8°; — 6* Conimentartus in itbros Huvt Testamenti historiées; ibid., 1807-1818 , 4 vol. in-8*; 1837 et suiv., 4* édit.; — • 7- Commentnrius m Epistoisim ad Hebrœos; ibid. ,1831, in-8». Quoique appartenant à l'école des exégètes rationalistes, K mimel, comme nous l'avons fait remarquer ailleurs, est un des plu? modérés; il explique assez bien le sens littéral, et, dans ses interpré-
KUST
KTRI
tations, on ne le voit pas pousser aussi loin que la plupart d'entre eux les principes du rationalisme. Voy. J.-B. Glaire, Introduct., etc., t. IV, p. 363. La Nouv. Biogr. génér., qui indique les autres émis de Kuinoel.
KULCZINSKI. Voy. Kulkzinski.
KULHN. loi/. Kilien.
KULKZYNSKI ou KULCZYNSKI (Ignace), de l'Otdre de Saint-Basile, né a Vladimir, en Volhyniê, l'an 1707, mort à Grodno en 1747, demeura plusieurs années à Rome comme procureur général des Basiliens unis, et recteur de Saint -Serge et de Saint- Bacchus. Plus tard il devint abbé de Grodno. On a de lui : !• Spécimen Ecclesive ruthenicce; Rome, 1733, in-8», — 8° // Diaspro prodigioso di tre colori, owero Narration e istorica di tre immagini miracolose délia Beaia Vergine Maria; Rome, 1732, in -12; — 3» De Vitis Sanetorum Orttinis Basifii maqni; 2 vol. in -fol.; ouvrage resté manuscrit. Voy. Feller. Biogr. univers. La Souv. Biogr. gêner:
KUNADUS ( André), théologien luthérien, né à Dœblen, en Misnie, l'an toi», mort en 16(12, professa la théologie à Wittemberg. et fut ministre général à G ri m m a. Il a laisse : 1« Erjilieation de l'Êpttre aux Oalates; — 2° Abrégé des lieux communs de théologie ; — 3* Dissertations sur la tentation au désert, sur la confession de saint Pierre et sur les morts qui ressuscitèrent ou temps de la Passion de Jésus - Christ ; in -4". Vou. relier, Biogr. tmivers. La Nouv. Biogr. yén,
KUPFERSCHMIDT, Cypneus (Paul), historien et jurisconsulte, né à Sfeswig en 1563, mort en 1609, fut reçu docteur en droit à Orléans, visita l'Italie et l'Espagne, et retourna dans sa patrie, où il professa la jurisprudence. Outre des ouvrages sur l'histoire et le droit civil, il a laissé ; Annales episeoporum Slrsirirensium ; Cologne, 1 6.'it. in-8». Voy. la Nouv. Biogr. génér.
KUNRATH ou KUENRATH (Henri), né a Leipzig vers 15(30, mort à Dresde l'an 1605, chimiste de la secte de Paracelse; il était aussi visionnaire que son maître. Il exerça la médecine à Hambourg et à Dresde. On a de lui plusieurs ouvrages d'une obscurité impénétrable, et qui ne servent qu'à montrer le fanatisme ou le charlatanisme de leur auteur ; nous citerons seulement comme étant le plus recherché : Amphitheolrum sapientta trternœ solius verce christiano-kabbalisticum , divino-magicum nec non physico-chimicum; il a été imprimé plusieurs fois et en divers lieux. Voy. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér. Chauffepié, Souv. Diction, histor., où on trouve les titres des manuscrits laissés par Kunrath.
KUNZ (Gaspard), protestant, né à Saint-Gall, mort à Neuchàtel en 1752, passa une partie de sa vie en France. En 1726, il résigna la charge de conseiller, qu'il occupait dans sa ville natale , pour se retirer à Neuchàtel et s'y livrer à ses études. Il a publié des ouvrages nui présentent des vues nouvelles et des pensées hardies : i« Dissertation sur la validité ou non >-alidilé des pactes dans l'état de la nature: Neuchàtel, 1755: — 2» Essai d'un système nouveau concernant fanature des êtres spirituels; ibid., 1712, Vou. Michaud, Biogr. univers.
KURSCHNER. Voy. Pellican.
KUSTER (Ludolphe), protestant, né à Blomberg, en Westphahe, l'an 1670, mort à Paris en 1716. professa â Berlin , et devint peu après bibliothécaire du roi. Il vint à Pans en 1713, y abjura le protestantisme, et fut reçu membre surnuméraire de l'Académie des inscriptions.
Il a laissé un assez grand nombre d'oavrages pleins d'érudition, parmi lesquels nous citerons: Novum Testamentum graxum Millii, recensitum, meliori ordine dispositum,novisque accessionibus locupletatum ; Rotterdam, 1710, in- fol. Voy. le P. Nicéron, Mémoires, tom. 1 et X. Chauffepié, Nouveau Diction, histor. Sax, Onomastican. t. V. Richard et Giraud. La Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits de Kuster.
KWIATKIEW1TZ (Jean), jésuite polonais^ a donné : Fascinus a iMthero, Zumgtio, Cnivmo ahisque Haresiarcharum h&rasinrchit injeetus, seu fraus eorumdem détecta: typii monasterii Oliviensis. Voy. le Joum. des Savants , 1682 , p. 57,1"édit., et p. 39, 2» édit.
KYLIEN. Vou. KtUEN.
KYPHONISME ou CTPHONISME {Kyphonismus ou Cyphoitismu*)) mot grec qui signifie torture, questim, Faction d'attacher à un jtieu, à un carcan, etc. Ce mot est devenu le nom d'un supplice que l'on infligeait aux martyrs, et qui consistait à enduire de miel le corps du patient et à l'exposer an 60leil, aux piqûres des mouches •t des guêpes, tantôt en liant simplement le patient a un poteau, tantôt en l'élevant en Pair sur des claies ou dans des paniers de jonc, tantôt enfin en l'étendant par terre, les mains lices derrière le dos. Vou. Coelius Hhodiginus, Antiq. lect., 1. X, c. v. Gallonlus, De SS. Martyrum Cruciatibus,c. !, p. 12, edit. par. 1659. Rosweid. Gnomasticon. Richard et Giraud.
KYPKE (Georges -David), protestant, né à Ncukhch, en Poméranie, lan 1724, mort én 1779 professa les langues orientales à Kœnigsberg'. Il a laissé : Obsetrationes saero? in Novi Finferis libros, e.r auctoribus gratis et antiquitatibut; Brcslau, 1756, 2 vol. in-8«. Voy. la Nom-. Bianr. qénér.
HTRDERMYNSTER. Voy. KrDDrmnwsTE*.
KYRIAQUÊ {Kqrincum, dominicum templum), mot dérivé du grec; c'était le nom que l'on donnait autrefois aux temples des chrétiens, parce hurio
KYRIE-SEAT (Kyriehieattum, Cœrtsseattum), nom d'un ancien droit que l'on payait aux églises et qui consistait dans les prémices des fruits. Voy. les Acta Sanctor., Febr., tom. I,
KYRIE ELEISON, mots grecs qui signifient:
Seigneur, ayez pitié de nous. Le Kyrie eleison se dit neuf fois à la messe, en l'honneur des trois personnes de la sainte Trinité. Autrefois le nombre des Kyrie n'était pas fixé; on les chantait jusqu'à ce que le peuple fût assemblé ou
3uc le célébrant fit signe de cesser. L'usage de ire le Ki/rie est très -ancien dans l'Eglise; le concile de Baxas, tenu en 529, l'a Introduit en France d'après les Églises d'Orient et d'Italie, qui le disaient longtemps auparavant. Dans 1 Ê 'iise grecque, on ne dit pas Christe eleison, ina'îs seulement Kyrie eleison. Selon le rit ambrosien, on dit trois fols le Kyrie eleison après le Gloria in exceisù, trois fois après l'Evangile et trois fois après la communion. Voy. les Constitutions apostoliques, 1. Vlll, ch. vilt. Richard et Giraud. Le Diction, erclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XXXV!!, P. 47-50.
KYRIELLE, vieux mot qui, h proprement parler, signifie les Litanies qu'on appelait KM* net les, parce qu'elles commencent paY ces mots : Kyrie eleison.
ait autrefois aux lempies aes enreuens, i qu'ils étaient dédiés au Seigneur, en grec «. Voy. les Acta Sanetorum, Januar., t. II,
LABA
LABA
LAABIM. troisième lils de Mezraîm, dont les descendants s'établirent dans la Libye ; de sorte qoe le mot Laabim désigne les Libyens, un des plus anciens peuples d'Afrique. Voy. Genèse, x. 13. 1 Parahp., i, 11.
LAAD, fils de Jahath. Voy. I Paralip., rv, 2.
LAADA, fils de Séla. Voy. I Paralip., rv, SI.
LA AD AN , fils de Thaau. Voy. I Paralip.. vu, 26.
LABACUM. Voy. Laybach.
LABADIE (Jean), fanatique, né à Bonrs-en- Guienne l'an 1610, mort à Altona, en 1674; il entra chex les Jésuites , resta avec eux pendant quinze années, les trompant par toutes les ruses de l'hypocrisie la plus raffinée. En les quittant il parcourut une partie de la France } se fit calviniste à Montauban, puis se rendit a Genève, de Genève à Middelbourg; il parcourut même l'Allemagne , se faisant chasser de partout , parce qu'il portait partout le trouble et le désordre. A son esprit de sédition il joignait une corruption de mœurs abominable. Quant à sa doctrine, il enseignait, entre autres choses, que Dieu trompait les hommes ; qu'il fallait différer le baptême jusqu'à un âge avancé ; que Jésus- Christ n était pas réellement présent dans l'Eucharistie. Parmi ses ouvrages, qui sont en trèsgrand nombre, nous citerons, comme étant les plus curieux : 1° Le Hérault du grand Jésus; Amsterdam, 1607, in -12; — 2» Le Véritable Exorcisme, où l'u.ùque moyen île chasser le diable du monde chrétien; ibid., 1667, in -12; — 3e Le Chant royal du roi Jésus - Christ ; ibid., 1670, in -12; — 4° Les Saintes Décades; ibid., 1671, in -8»: — 5» L'Empire du Saint-Esprit; ibid., 167!, in-12; — 6° Traité du soi, ou le Renoncement à soi-même; — 7* Pratique des deux Oraisons mentale et vocale; Montauban , 16Ô6 , in-4°, etc. Voy. Nicéron, Mémoire*, tom. XVIII et XX, où on trouve la liste complète des écrits de Labadie; écrits qui ont tous été condamnés par la S. Congrégation de Y Index. ( Decr. 23 aprilis 1654. Decr. 21 aprilis 1693 et 22 déc. 170./.) L'abbé Goujet, qui , dans le Diction, de Morért, édit. de 1759, relève plusieurs inexactitudes échappées à Nicéron. Hauduict, Avis charitables à MM. de Genève touchant la vie du sieur Labadie, ci-devant jésuite dans la province de Guienne. et après chanoine ù Amiens, puis janséniste a Parts . de plus illuminé et ad ami te à Toulouse, et ensuite carme et ermite à Gravide, au diocèse de liazas, et à prisent ministre du dit Genève ; Lyon , 1064, in -12. Lettre du révérend P. Dom Antoine Sabré , prêtre religieux-solitaire, écrite au sieur Labadie , sur le sujet de sa profession prétendue réformée , imprimée à Bazas par ordre de M. l'évéque , et depuis à Paris , 1651 , in-4\ Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Bergier, Diction, de théologie. La Souv. Biogr. génér., qui cite plusieurs autres écrivains a consulter sur Labadie.
LABADISTES , disciples de Jean Labadie. Voy. l'art, précédent et Gaet. Moroni , vol. XXXVII, p. 51.
I. LABAN . fils de Bathuel et petit-fils de Nachor, frère de Rébecca, père de Rachel et de Lia, et oncle de Jacob. Voy. Genèse, xxvm-
XXXJ.
II, LABAN, lieu inconnu, situé au delà du Jourdain , dans les plaines de Moab. Voy. Deutér., i,1.
LABAN A, ville de la tribu de Juda, Josué, xv, 42, probablement la même que Lebna, Josué, x, 29; XII, 15, la même encore que Lobna ; Josué, xxi, 13. IV Rois, vm , 22. I Paralip., vi, etc. Quant à Lebna , Nombr., xxxm, 20, c'est le nom d'une des stations des Israélites dans le désert; de même que Lebona, Juges, xx, 19, désigne une ville près de Silo.
LABANATH. lieu situé dans la tribu d'Axer. Voy. Josué , xix ,26.
LABARUM ou LAB0RUM, LABURUM, étendard qu'on portait à la guerre devant les empereurs romains. C'était une longue lance traversée en haut par un bâton , d'où pendait un voile de pourpre orné de pierreries et d'une frange. Avant Constantin on y voyait une aigle peinte , mais cet emperéur y fit mettre une croix avec le monogramme de Jésus-Christ, accompagné de ces deux lettres : A et Z , pour signifier que Jésus-Christ est le commencement et la fin de toutes choses. Voy. Eusèbe , Vie de Constantin , 1. 1. c. xxiv» xxxi. Baronius, Annales, ann. 312. Tillemont, Ilist. des Empereurs, tom. IV. D. Macri , Hierolexicon. Ducange , au mot Laba- RUM. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , art. Bandierra.
I. LABAT (Pierre), dominicain, né à Toulouse, mort en 1670, professa la théologie à Bordeaux et à Toulouse. On a de lui : Theologia scholastica, secundum illibatam S. Thomat doctrinam; sive cursus theologicus in quo omnia dubia maxime hac tempestate agi tari solita ample, exacte, et perspicue resotvuntur , ac semper omnino menti ejustlem Doc ton s angelici consone ; Toulouse: 1658-1661, 8 vol. in-8». Voy. le Père Echard , Scriptor. Ord. Prœdic., tom. Il , p. 635 et suiv.
IL LABAT (Pierre-Daniel), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, né en 1725 à Saint- Sever en Gascogne , mort l'an 1803, se distingua à Toulouse et à Marmoutiers par le grand talent qu'il montra dans les conférences ecclésiastiques; mais un écrit sur la grâce de 24 pages in-4», où l'on reconnut quelques erreurs jansénistes, firent interrompre ces conférences. En 1770 il se rendit au couvent des Blancs- | Manteaux de Paris pour y travailler , avec dom I Coniac, à la Collection des conciles de France. dont le 1" vol. parut en 1789. Dom Labat aida aussi beaucoup dom Clément pour l'édition des Œuvres de suint Grégoire de Nasiaute. Il publia en 1785 YHist. de l'abbaye de Saint - Po/ycarpe, in -12, et il fut d'un grand secours à l'abbé de Rastignac dans ses ouvrages contre la constitution civile du clergé. L'éloge historique de dom Labat a été publié par dom Brial en 1803, mais sous le voile de l'anonyme. Voy. Feller, lliogr. univers.
LABAT A ( François ) , jésuite , né à Salagosse, mort en 1631, a laissé : 1* Apparatus concionatorum, seu loci communes ad cunciones ordine alphabetico digesti: Lyon, 1614 ; — 2° Discursus morales; Valladolid, 1625; 3» Traité de l'oraison mentale et vocale; Lerida, 1614; —
LABE
LÀBO
4» Sermons sur les saints; — 5» Trésor moral; Anvers, 1652.
I. LABBE ( Philippe ) , jésuite , né à Bourges en 1607, mort à Paris lan 1667, professa la théologie morale dans ces deux villes; il avait une immense mémoire et une grande érudition. On lui doit , d'après la liste donnée par le Pérc Sotwel , Nicéron et Moréri , soixante-quinze ouvrages ; Richard et Giraud en indiquent quarante-huit : 1° Concovdia sacra ac profana chronologia annorumb&di, ab orbe conaito ad annutn Chnsti 1638, etc.; Paris, 1638, in-12; — 2» Traduction nouvelle du Martyrologe romain , etc.; ibid., 1643, in -4°; — 3° Gailia synodorum conciliorumque brevis et accurrata Historiu, cum indice geographico, etc., avec une traduct. française; ibid., 1646, in -fol.; - 4« Historié sacrée Prodromui, etc.; ibid., 1645, in-fol.; — 5» Lector Sacrée Scripturœ ad rectam pronuntiationis ai nus sim eruditus ; Paris , 1639, in-12; 1646, in-8»; — 6» Trias epistotica SS. PP., etc.; ibid., 1646; — 7° L'Année sainte des catholiques, etc.; ibid., 1650, in -8»; — 8» Triumplius catholicce veritatit. etc.; ibid., 1651, in-8°; ouvrage dirigé contre Jansenius; — 9* Bibliotheca cnronologica SS. Patrum , theologorum , scriptorum ecclesiasticftrum, etc.; 1660: — 10° De Scriptoribut ecclesiaxiias Dissertatio; ibid., 1660, 2 vol. in-8°; — 11° Concilmrum gênerai., national., provincial., diœcesamium. etc., historien Synopsis; ibid., 1661, in-4°; — 12° une édition du Concile de Trente, etc., en latin; ibid., 1667, in-fol.: — 13° une grande Collection de* Conciles; ibid., 1672, 17 vol. in-fol. Voy. Le Long, Biblioth. htst. de France, Eloge du P. Labbe. ijalmon, Traité de fétude des co/icites. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. géne'r.
II. LABBE (Pierre), jésuite, né a Clermont en Auvergne l an 1594, mort vers J'an 1680, professa la rhétorique dans plusieurs collèges de sa compagnie, et fut recteur de cinq collèges et d'un noviciat. On a de lui quelques ouvrages, j parmi lesquels nous citerons : 1° Klogia sacra \ theologica , philosophica , regia , eminentta , illustria , hixtorica, poetica , miscellanea ; Grenoble. 1661, in-fol.; Leipzig, 1706. in-8»; — 2» Actus virtutum: Vita Chhsti et Iteata Virgims, attributa Dei digestu m orationes vocales et mentales ; Lyon , 1673, in-16 ; — 3° Elogia guinquaginta veterum Ecclesia? Patrum, et aiiguorum recentium; ibid., 1674, in-12. Voy. Sotwel, Scriptor. Societ. Jesu. Le P. Colonia, Hist. de Lyon, tom. II, p. 718. édit. in-4°.
L'ABBÉ DE M0NTVÉR0N (Charles), jurisc.
et philologue, né à Paris en 1582, mort l'an] 1657 , a laissé, outre des ouvrages sur le droit civil : Antigua Decretalium Collée tiones , édita ab Antonio Augustino, cum notis Jacobi Cujacii, et iterum emendata a Car. Labbao; Paris, 1621, in-fol. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
LABBEY (Fauste), bénédictin, né à Vesoul en 1653 , mort à Luxeuil en 1727, a laissé , entre autres ouvrages : 1° Recherches sur les monastères de T Ordre de Saint -Benoit situés dans le comté de Bourgogne; in-4°; — 2° les deux premiers volumes d'un Dictionnaire de la Bible, continué par D. Calmet. Voy. Le Long, Biblioth. hixtor. delà France. La S'ouv. Biogr. gén.
LABELLE ( Pierre-Franrois), prêtre de l'Oratoire, né en 1694, mort Tan 1760. se montra zélé partisan des doctrines jansénistes. 11 est auteur de : Nécrologie des appelants et opposants à la bulle l:nigenitus ; Paris, 1735, 2 vol. in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.
LABERTH0NIE (Pierre -Thomas), dominicain , né à Toulon en 1708, mort l'an 1774, prê-
cha avec beaucoup de succès, à Paris surtout, contre les incrédules. On lui doit : 1° Expose de T état et obligation des Frères Prêcheurs; 1767, in-4» et in-12 ; — 2° Défense de la religion chrétienne contre les incrédules, les Juifs , etc.: 1779, 5 vol. in-12; ouvrage où sont consignées les preuves de la religion , que l'auteur avait exposées en chaire avec autant de lumière que de solidité ; — 3° Relation de la conversion et de la mort de M. Bouguer; 1784; les difficultés et les doutes de l'incrédulité sont très -bien aplanis dans ce livre , qui a été réimprimé en 1811 sous le titre : Supplément aux Œuvres du Père Laberthonie, avec une conférence avec un déiste : examen critique d'un écrit spinosiste sur l'existence de Dieu. etc. Voy. Feller, Biogr. univers.
LABICHE DE REIGNEF0RT (Pierre -Grégoire), docteur en théologie, né à Limoges en 1756, mort en 1831, était de la société de Navarre à Paris , et chanoine théologal de la cathédrale de Limoges. Il a laissé , outre des Apologues et des Allégories chrétiennes en vers : 1° Divini amoris Fasciculus; Limoges, 1832, recueil de méditations extrait de saint Augustin, de saint Anselme, de saint Bernard, etc.; — 2° Vies des saints du Limousin; ibid., 1828, 3 vol. in-12 ; — 3° Antidote contre le schisme, ou le Pensez-y-bien des catholiques français ; Paris , 1792, in-8°; — 4° Relation de tout ce qu'ont souffert pour la religion les prêtres français insermentés déportés à Me aAix, sur l'Océan , près de Roche fort; 1794. 1795; Paris, 1796- 1&>2, in -8». Voy. Quérard, La France littéraire, la Nouv. Biogr. génér.
LABICUM. Voy. Lavicum.
LABLANCHE. Voy. Blanche.
LABLANDINIÈRE. Voy. Blandimêre.
LABLETTERIE. Voy. BlÊterie.
LAB0ISSIBRE. Voy. Boissiêre , n«» I et II.
LABÛRANS. canoniste et théologien, né à Ponton no . près de Florence, vers l'an 1110, mort en 1192, fut nommé cardinal par Alexandre (II, et employé par cinq papes dans diverses négociations. On a de lui : Collectio canonum et decretorum; c'est le seul recueil de canons qui ait paru depuis celui de Gratien. Voy. L'ghelli, Italta Sacra , tom. III. P. Negri, Scrittori Fiorentini. Fabricius, Biblioth. Latina média et infima atatis , tom. IV. Gaet. Moroni , v. XXXVII , p. 53. La Nouv. Biogr. génér.
LAB0RDE. Voy. Borde.
LAB0UDERIE (Jean), prédicateur et h ôb misant, né à Chalinarges, en Auvergne, l'an 1776, mort à Paris l'an 1849, fut d'abord avocat ; plus tard il entra dans les ordres , et devint successivement vicaire de Notre-Dame à Paris, chanoine honoraire d'Angers et de Saint-Flour, et grand vicaire honoraire d'Avignon. Il était membre de plusieurs sociétés savantes. Les rapports assez intimes que nous avons eus avec ce savant ecclésiastique nous font un devoir de rendre ici hommage à ses vertus; mais nous devons aussi à la vérité de dire qu'il avait sur certains points des opinions d'une hardiesse qui approchait beaucoup de l'hétérodoxie. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Pensées théotogiques ; Clermont, 1801, in-8»; — 2° Le Christianisme de Montaigne, ou Pensées de ce grand homme sur la religion; Paris, 1819, in-8»; — 3° Vies des Saints; ibid., 1880: — &Le Livre de Ruth et la Paraphrase de l Enfant prodigue; en hébreu et en patois auvergnat ; ibid. ,1825, in-8°; — 5° La Religion chrétienne autorisée par le témoignage des ancieiis auteurs païens . parle P. Dominique de Colonia, 2« édit., revue et précédée d'une Notice; —