LUME
ment quelques écrivains ont pu confondre en un seul deux personnages tout à fait différents, et attribuer à l'un ce qui appartient à l'autre.
LULLIN (Amédée), protestant, né à Genève en 1695, mort l'an 1736, fut agrégé au corps des pasteurs de sa ville natale , professa l'histoire ecclésiastique, et se distingua comme prédicateur. Il a laissé : Sentions sur divers textes de f 'Écriture sainte; Genève, 1761-1767, 2 vol. in-8». Vou. la Nouv. Biogr. génér.
LULLISTES. C'est ainsi que furent appelés ceux qui sur la lin du xiv* siècle soutinrent avec opiniâtreté les erreurs de Raymond le Néopliyte, a qui plusieurs écrivains ont donné le nom de bulle, parce qu'ils l'ont confondu avec le savant franciscain Raymond Lulle. Voy. Lvll, n* III.
LUMAGUE (Marie de), institutrice des Filles de la Providence, née à Paris le 29 novembre 1599, d'une famille honorable, morte dans la même ville lu 4 septembre 1657, reçut une brillante éducation. Recherchée par plusieurs personnages qui demandaient sa main , elle pouvait faire un très-beau mariage; mais elle préfera la vie solitaire du cloilre, et entra dans un couvent de capucines , où cependant elle ne put rester longtemps, sa santé ne lui permettant pas d'en suivre la règle austère. Sollicitée par ses parents , et par pure obéissance, elle épousa en 1617 François de Polallion, qui fut nommé résident de France a Raguse, et dont elle eut une lille. Ayant appris la mort de son mari au moment même où elle se préparait à aller le joindre, elle se consacra entièrement à l'éducation de sa lille. Sur ces entrefaites, la du- 1 chesse d'Orléans la nomma dame d'honneur et gouvernante de ses filles. Au milieu de la cour la plus brillante de l'Europe, M-* de Polallion menait une vie aussi régulière que si elle eût demeuré dans un cloître. Quand I éducation des jeunes princesses fut terminée , elle retourna dans sa retraite, et eut le bonheur de connaître saint Vincent de Paul, dont elle partagea les vues charitables. Ayant marié sa fille, elle fonda en 1630 l'institut des Filles de la Providence, chargées d'instruire les pauvres enfants de la campagne. De plus , elle coopéra avec saint Vincent de Paul à l'établissement des Nouvel/es catholiques, que le maréchal de Turenne dota généreusement. Tourmentée depuis dix-huit ans d'une maladie douloureuse, et sentant sa tin s'approcher, elle désira mourir dans les bras de ses chères Filles de lu Providence; elle eut ce bonheur. On a écrit plusieurs Vies de cette sainte dame; la meilleure est celle de l'abbé Collin : tribut de reconnaissance de l'auteur, qui, ayant recouvré la vue qu'il avait perdue, attribua sa guèrison à la dévotion qu il avait
Eour la vénérable Mariede Lumague. Voy. Feller. a Nouv. Biogr. génér.. au mot Polallion. Richard et Giraud, art. Collin , et notre art. Colun . n* V.
LUMENE VAN MARGE (Jacques-Corneille), en latin Jacobus Lutattueus, bénédictin, né a Gand vers l'an 1570, mort à Douai en 1629, était un savant humaniste et un bon poète latin. Outre un grand nombre de poésies, on lui doit plusieurs ouvrages, entre autres : 1° Corona viryinea , sive Stella duodecim , id est duodecim homiliee sacrée; Gand, 1618, in -12; — 2° Pleins sacra, constans oratumibus septem; ibid., 1623, — 3° Lampas virginea , sive Oratto de encomio Virgmis, in (esta Luminum dicta; 1625; — 4° Corollarium apostolicum, sive Panegyris sacra Apostolorum principibus adomata; — 5? Ludibrium vita humana, sive Humilia dicta feria quarto Cinerum;— 6° Hécatombe, sive Homiiia
LUMP
centum de variis religionis christiana mysteriis. Vou. SweerX,Athena Belgicœ. Foppens, Biblioth. IMfjica. La Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste complète des écrits de Lurnene.
LUMIERE DE GLOIRE ( Lumen ghria ), nom
2ue les théologiens donnent à un secours que lieu accorde aux âmes des bienheureux pour les fortifier, afin qu'elles puissent voir Dieu face à face, d'une vue immédiate et intuitive. La vision intuitive de Dieu appartenant à une sorte de connaissance qui est bien au-dessus des forces de l'esprit humain , elle requiert une lumière supérieure à la lumière naturelle, et cette lumière surnaturelle , nécessaire pour former l'acte de la vision intuitive, est une qualité surnaturelle imprimée dans l'entendement en la manière d'une forme fixe et permanente, pour le rendre capable de voir Dieu face à face. Voy. Richard et Giraud.
LUMINAIRE se dit de tout ce qu'on allume dans les églises pendant le service divin, et pour honorer Dieu et les saints. L usage des luminaires est très -ancien dans l'Eglise. Les premiers chrétiens, qui à cause des persécutions s'assemblaient dans les lieux obscurs, étaient obligés d'allumer des cierges ou des lampes pour être éclairés. Plus tard on alluma des cierges pour des raisons symboliques et mystérieuses, a Dans toutes les églises d'Orient, dit saint Jérôme, ou allume des cierges en plein jour quand il faut lire l'Évangile, non pas par conséquent pour voir clair, mais comme un signe de ioie et comme un symbole de la divine lumière dont il est parlé dans le psaume : t Votre parole est la lumière qui éclaire mes pas. » Après le temps de saint Jérôme, cet usage passa d'Orient en Occident. Ce fut pour le même motif qu'on alluma des cierges à la féte de la Purification de la Vierge, et que, dès le iv* siècle, on porta le corps des fidèles à la sépulture avec un grand nombre de cierges allumés. Voy. Hieronym., Epist. advers. Vigilant. Le P. Le Brun, Explicat. de la Messe , tom. I, p. 66 et suiv. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XL, p. 127-137, et compar. Cierges, n» 1.
LUMINIER, nom qu'on a donné dans quelques églises au clerc chargé du soin du luminaire.
LUMMEN ( Jean-Frédéric de), en latin bumnius, directeur du couvent des Béguines, né dans lepays de Liège en 1533, mort à Anvers l'an 1603, a laissé : ï* De Extremo Dei Judicio et Judœnrum vocatione, lib. 11; Anvers, 1567, 159i, in-8»; Venise, 1569, in-4»; — 2» De Vita et passione Christi Carmen ; ibid., 1568, in-8»; — 3° De Vita christiana Virginis Dialogi IV: en flamand ; ibid , 1571, in-8*; — 4* De Mundi Fuya et ad cœtutn cursu ; Louvain , 1580 ; — 5° Thésaurus christiani hominis, e scriptis B. Augustini, lib. VI; Anvers, 1588. in-8*; — 6' De Ititciphna domcsHea , lib. Vil; ibid., 1589;— 7* Exercitia spiriluatia :1610, in-12. Voy. André- Valère, Biblioth, Belg.y p. 502 et suiv. La Nouv. Biogr. géiièr.
LUMPER (Gottfried), bénédictin , né â Fuessen en 1747, mort l'an 1801, professa l'histoire du dogme et de l'Eglise au séminaire de Saint- Georges, a Willingen. On lui doit : 1° Hxstoria iheo/ngico-critieo de vita , scriptis atque doctrina SS. Patrum aliorumque scnptorum ecclesiastieo-
1783-1799, in-8*; -2* ./.-¥.
Religionis et Ecclcsiae christiana ; ibid., 1788 , in-8*; — 3* Der Christ in dem Fasten : Ulm, 1796, in-8*. Voy. la Nouv. Biogr. génér. Le ~ don. de la théol. ralhol.
LUiND
LUPE
ville épisc. d'Italie, sous la métropole de Pise en Toscane ; cette ville est aujourd h m minée, et son siège a été transféré en 1415 j Mrsane. L'évëque prend les titres de Luna et ôi Samne . et est soumis immédiatement au SuM-Siè-e. Son premier évéque , Habet-Deus, Ait surtrnsé par les Vandales. Voy. Ughelli , U*. Sacr., tom. I, p. 833. De Commanville, F Mie alpltabét., p. 143. Richard et Giraud.
tff ATIQUE ( Lunaticiis), nom donné à cerna» malades que l'on croit principalement at- Sçtés dans les lunaisons ou déclins de lune. Oa le donne aussi à ceux qui sont possédés du éémoa. D'après saint Jérôme, les lunatiques £*t parle l'Evangile étaient des possédés , à vij le peuple donnait par erreur le nom de fanatiques, parce qu'il les voyait plus tourmentes pendant les lunaisous; les démons affectant àe les tourmenter davantage dans ces circonstances, afin que les simples en accusassent la iutte . et qu'ils en prissent occasion de blasphémer contre le Créateur. Voy. Matth., iv, 24, et
t Jérôme, dans son Commentaire ' sage de saint Matthieu.
sur ce
I. LDND ou LUNDEN (Lundis ou Lundinum ) . évèché érigé Van 1065, sous la mé-
tropole de Hambourg. Selon De Commanville, eet évèché fut élevé à la dignité d'archovéché pour le Danemark vers Tan 1092, et, suivant ?chr*dl, ce ne fut qu'en 1008, lorsque le roi ■1" Danemark , Eric le Bon , ayant fait un pèlennage a Rome , obtint du pape Urbain II qu'à Uvenir l'Eglise de Danemark cesserait d'être subordonnée à la métropole de Hambourg, et <p un archevêché spécial serait créé dans une •es villes du royaume. Toutefois ce ne fut qu'après Eric, en 1103, que le légat du Pape, Albéric, choisi Lund comme siège de la nouvelle métropole. Mais cette ville ayant été cédée à la Suède en lfiô8, les Suédois la réduisirent en évèché. De son côté le roi de Danemark, qui embrassé le protestantisme avec son érigea en métropole sa capitale. Copenhague. Voy. De Commanville, /" Table a /pkabèt., p. 143. Gaet. Moroni, vol. XL, p. 139liu.Schroedl, dans le Diction, de la théol. cothol.
IL LUND ( Daniel ) , évéque protestant de Strengnaès, né à Fogdoè, en Suède, l'an 1600.
mort Un 1747 , professa successivement a Upsal les langues orientales et la théologie. On a de loi . 1* Traetatus talmudicus Ta unit h latine; Ctrecht, 1694: — 2* De Vestibus sacris sucerdoa ; ibid., 1705; — 3* De Anathematismis . ; ibid., 1706; - 4» De Unctione reaum t: ibid., 1707; - 5« De Sectis Juâœoibid., 1709; — 6° un grand nombre de bmertations sur les antiquités hébraïques et sur de> matières tbéologiques. Voy. la '
ville épisc. de la Phrygie Pacaiée au diocèse d'Asie, sous la raéde Laodicée. On n'en connaît que deux é*èjue>, dont le premier, Nicéphore, assista aa VIJ* concile général , et le deuxième, Eust*d»e , an concile de Photius. Voy. Lequien , Onew Christ., tom. I , p. 822. De Commanville, h Me nlphabét., p. 143.
LUKDEff Voy. Li'nd , n* I.
UJXDI ( Dwi luna), second jour de la serakioe, ippelé dans le bréviaire seconde férié.
probités rappelaient jour de la lune, parce goe, dziient-ils. la lune préside a la première beuie du ioar Les Juifs le nommaient secundo -a^thi c'est-à-dire le second daprès le saba,/ L L LV«nd de Ja semaine , comme le prèle/, ou hjjJJ^ appeié depuis dimanche.
était nommé prima sahhatlii ou una sabbathi. Les chrétiens ont conservé cette dénomination juive jusqu'au m* siècle. Le lundi est la première des fériés que les saints canons appellent légitima; les deux autres sont le mercredi et le vendredi. La raison de cette dénomination est que ces trois jours étaient assignés par la loi pour le jeûne des pénitents. Les Manichéens jeûnaient le lundi en l'honneur de la lune , et le dimanche, en l'honneur du soleil. Sous la seconde race des rois de France, plusieurs destinaient le lundi au culte particulier de la Sagesse éternelle. Pierre Damien dit que le lundi est dédié aux anges et aux morts. Dans les derniers siècles, on le consacra plus particulièrement au culte du Saint-Esprit Koy. Richard et Giraud. D. Maori Hiernlexicon, ad voc. FERLE LEGITIMEE.
IL LUNDI SAINT. On appelle ainsi le second jour de la semaine sainte. Voy Semaine sainte.
LUNDIS, LUNDINUM SCAN0RUM. Voy.
Lund. n° L
I.LUNE (Luna), en hébreu proprement Jdréah, mais qui, comme on le croit généralement, est aussi désignée dans les Livres saints par Haschtâréth en hébreu , Astarté en grec et dans la Vulgate , par l'hébreu AsehérA , proprement bois sacré, parce qu'on l'adorait dans les bois, qni étaient plus particulièrement son tem-
Elc, et par l'hébreu LebànA, c'est-à-dire blanche. a lune fut, dit l'Écriture, créée par Dieu pour présider à la nuit, et le soleil, pour présider au jour; d'où vient qu'on les appelait le roi et la reine du ciel. Ils étaient aussi destinés à marquer les temps , ainsi que les jours de fêtes et d assemblées. Les Orientaux , et particulièrement les Hébreux , avaient plus de respect pour la lune que pour le soleil ; on offrait à la lune des sacrifices de plusieurs sortes. Les hommes déguisés en femmes, et les femmes déguisées en hommes sacrifiaient à la lune , et le rabbin Maimonides croit que c'est ce que Moïse a voulu défendre en interdisant les déguisements et les changements d'habits. Dans la Svrie, la Mésopotamie et l'Arménie, on adorait fa lune comme un dieu , et non comme une déesse. Voy. Genèse, i, 14. 111 Rois, xi, 5,33. Isaïe, xxiv, 93; lxv, 11. Jérémie, vu. 18: xliv, 17-19. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, Introduction, etc.. tom. II , n. 408.
IL LUNE (Pierre de), antipape sous le nom de Benoit XIII, mort en 1433, a laissé : 1» Traité de la puissance du pape et des conciles généraux; — 2e De la Consolation de la théologie; — 3° De l'Obligation qu'ont les ecclésiastiques de réciter les fieures canoniales. Voy. le Joutn. des Savants, 1697, p. 290, 1" édit., et p. 254, 2« édit.
LUNULE (Lunula), petite lune. Les lunules, en hébreu sçaharônlm , que la Vulgate a rendu tantôt parlunulœ, tantôt par bullœ, étaient de petits croissants qui servaient d'ornements aux filles de Jérusalem , qui les portaient sur le front ou au cou, aux oreilles, ou sur les souliers en guise de boucles; on en mettait aussi au cou des chameaux , par forme de colliers. Les sénateurs romains mettaient a la cheville, audessus du talon, une espèce de boucie qu'ils appelaient lune, parce qu'elle avait la ligure dun croissant. Voy. Juges, vu, 21, 26. Isaïe, III, 18. N. G. Schrœder, De Vestitu muiierum Hebrœor., p. 33 et suiv. D. Calmet. Diction, de la Bible. D. Macri Hierolexicon, ad voc. Lunula. LUPENTIUS. Voy. Louvent.
LUPERC ou LUPERCE, LUPERQUE . LY- PERGHE, L0UBERS (Saint), en latin Luprivus, un des dix-huit martyrs de Sara gosse qui souffrirent au iv* siècle , durant la persécution de