‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 157 sur 1294 · LYRE · texte numérisé non relu

LYRE

LYSl

LYNDWOOD, LYNWOOD. Voy. Lindwood.

LYON , ville archiépisc. de France, anciennement capitale dn Lyonnais. L'archevêché, érigé dans le il* siècle, avait autrefois pour suffragants Autun, Langres, Màcon, Chàfon -sur- Saône , Dijon et Saint-Claude. Mais le concordat de 1801 , en supprimant Màcon et Chftlons , lui a donné Grenoble, qui dépendait auparavant de la métropole de Vienne. L'église de Lyon passe avec raison pour la première et la plus ancienne des Gaules. Saint Photin et saint Irénée , successeurs des disciples des apôtres , en jetèrent les fondements, et elle a la gloire d'avoir été arrosée par le sang de plus de vingt mille martyrs. L'Église de Lyon est aussi célèbre par les conciles qui s'y sont tenus. On en compte vingthuit, dont deux généraux ou œcuméniques. Le

Kemier concile général , treizième de l'Église , t convoqué en 1245 par Innocent IV, à 1 occasion du différend qui existait depuis longtemps entre le pape et l'empereur. Innocent IV adressa donc une lettre circulaire à tous les princes . sans en excepter l'empereur Frédéric II, qui fut jugé et déposé dans ce même concile. Dans ce premier synode il fut décrété qu'on célébrerait l'octave de la Nativité de la sainte Vierge , et on y lut 17 articles des règlements , dont la plupart regardent la procédure judiciaire, et ont été insérés dans le Sexte. Le deuxième concile général de Lyon , quatorzième de l'Église , fut assemblé en 1274 par le pape Grégoire X, pour procurer du secours à la Terre-Sainte, pour la réunion des Grecs à l'Église latine et pour la réformation des mœurs. Voy. la Gailia Christ., tom. II, III, IV. Martène, Thésaurus, tom. IV. La Regia, tom. IX, X, XII, XXI, XXV, XXVI, XXVIII. Labbe, tom. IV, V, VII, IX, X, XI. Hardouin, tom. II , III, IV, VI, VIL Mansi , tom. II , III. Richard et Giraud, tom. XXVIII, p. 361 et suiv. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon. Gaet. Moroni, vol. XXXVIII, p. 208-298.

LYONS (DES). Voy. Deslyons.

LYPERCHE. Voy. Luperc.

LYRjEUS. Voy. Lyere.

LYRBA , ville épisc. de la première Pamphylie .située au diocèse d'Asie , sous la métropole de Side. Les Notices grecques en font mention, et les Actes des conciles parlent de trois évêques, savoir, Zeuxius ou Zen/.ius, qui assista au premier concile de Nicéc ; Caius, qui se trouva au premier de Constantinople , et Taurien, qui souscrivit le premier d'Ephèse. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1009.

I. LYRE (Lyra ) et Psalterium sont les mots par lesquels la Vulgate a rendu l'hébreu nébel , que les Septante traduisent ordinairement par psalterion, et quelquefois par nabla. Or le nabte des anciens, instrument à cordes, était un bois creux place à côté et vis-à-vis de cordes tendues, lequel rendait un son harmonieux. Il se touchait avec les doigts. Voy. Il Rois, vi, 5. 1 Paralip., xv, 16. Isaîe, v, 12. Amos, v, 23. D. Calmet, Dissert, sur les instruments de musique, etc., tom. I, p. 149. J.-B. Glaire, Introd. histor.et crit., etc., tom. II , p. 162. Compar. Psaltêrioï*.

IL LYRE ( Nicolas de) , en latin Lyra , cordélier, né à Lyre, près d'Évreux . vers l'an 1270, mort a Paris en 1340, se fit recevoir docteur à Paris , où il professa la théologie avec beaucoup de succès. Il fut nommé plus tard provincial de son Ordre pour la Bourgogne. On lui doit : 1° Postillœ perpétua, sive brevia commentaria in universa Biôlia; Rome , 1471-1472, 5 vol. in-fol.; Cologne, 1478, in-fol. ; cet ouvrage a eu quinze autres éditions, et a été reproduit dans la Bt-

blia maxima; Paris, 1660; — 2° Tractatus de idoneo ministrante et suscipiente sancti altaris sa~ cramento , publié en Allemagne au xv* siècle , avec un ouvrage de saint Thomas d'Aquin sur la même matière ; — 3" Moralitates in IV Evanyelia; — 4° Commentaria in IV libros Sententiainm : — 5° Qundlibeta Theologica; — 6° Tractatus de Animée Claustro; ces quatre derniers ouvrages sont en manuscrits à la bibliothèque d'Oxford; — 7° Sermones; — 8° Distinctiones ; manuscr. à la biblioth. de Charlevillo ; — 9° Concordantia Evangeliorum ; manuscr. à la biblioth. de Metz ; — 10° Glossœ , manuscr. à la biblioth. de Saint-Omer; — 11° De Tribus Statibus ad perfectionem , manuscr. à la biblioth. de Bâle ;

— 12° Epistolœ, manuscr. à la biblioth. de Bruges, etc. Voy. Trithème, De Scriptoribus eccles. Bellarmin, Scriptores eccles. Wading. Scriptores Ordin. Minorum. Fabricius, Biblioth. Lat. médite et infimes œtatis. Imbonati , Biblioth. latino-hebraica , sive de Scriptoribus talinis qui ex diversis nationibus contra Judaos vel de re hebraien utcumque scripsere, etc. L&Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.

LYRNESSE. Voy. Adramythe.

LYS AN I AS, tétrarque d'Abylène. Voy. Luc, m, 1.

LYSERDS (Polycarpe), de la confession d'Augsbourg, né a Wynenden , dans le Wittemberg, en 1552, mort en 1601, fut nommé l'an 1594 ministre de la cour de Dresde. Il a laissé : \* Expositio primée partis Geneseos, seu historia Adami; Leipzig, 1604; — 2° Noachus, seu expositio secundœ partis Geneseos; ibid., 1605, in-4°; — 3° Abraham, seu expositio tertiœ partis Geneseos; ibid., 1606, in-4°; — 4° Isaacus, seu expositio quartœ partis Geneseos , 1608 , in-4° ; — 5° Jacobus, seu expositio quintœ partis Geneseos;

— 6° Josephus, seu expositio sextee partis Geneseos; ibid., 1609 , in-4" ; — 7° Schola babylonien ; seu commentarius in primum caput Danielis;

1609, in-4° ; — 8° Colossus babylonicus, seu expositio seamdi capitis Danielis; Leipzig, 1608 et

1610, in-4» ; — 9° Ccnturia quastionum de articulis libri christ ianœ concordantiat ; Witteraberg, 1611; — 10° Christ ianismus , papismus, calvinismus; ibid., 1608 et 1620, in-8»;— 118 Harmonia catvinianorum et photinianorum in doctrina de sacra cœna; 1613, in- 8° j — 12° Vindiciœ lyserianœ , an syncretismus m rébus fidei cuni calvinianis coli potest; Leipzig, 1616, in-40;

— 13" Disputationes iX anti-stenia, qmbus examinutur defensio concionis Irenicœ, Pauli Steinii, etc.; in-4°; —14° Disputatio de Deo Pâtre et creatore cœli et terra' ; — 15' Harmonia Evangelistarum coniinuata ad christianam harmoniam; Francfort, 1611 ; — 16» Ejusdem Epitome de œternitate Filii Dei: in-4°; — 17" Commentarius in Epistotam ad Hebrœos; in -4°; — 18» Paraphrasis in hist. Passionis in certos actus distributa; Dresde, 1597, in-4« et in-12; — 19° In Psalm. CI; 1609;

— 20» De Sacramentis Décades duee; Wittemberg, 1613, in-4». Ko?/. Moréri, édit. de 1759.

I. LYSIAS, ami et parent du roi Antiochus Epiphanes. Voy. I Macnab., m, 32.

II. LYSIAS , ville épisc. de la Phrygie Salutaire, au diocèse d'Asie, érigée au v* siècle sous la métropole de Synnade. On en connaît trois évéques , dont le premier, Théagènes , se joignit aux Ariens àPhilipponolis. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 846. De Commanville, i" Table alphabét., p. 144. Richard et Giraud.

LYSIMACHIA ou LYZIMACHIA.HEXAMILI ville épisc. de la province d'Europe , au diocèse de Thrace , sous la métropole d Héraclée. Les Notices n'en font aucune mention , quoiqu'elle

Si

MAAL — 1330 - MABA

ait eu les évoques suivants: représenté au VII* concile général par le prêtre Constance ; 2» Methodius,qui se trouva au concile de l'hotius ; 3» N..., qui assista à celui du patriarche Calliste en 1351 . où Barlaam et Acyndime , adversaires des Palamites, furent condamnés. Voy. Lequien, Orient Christ., lom. I,p. 1133.

I. LYSIMAQUE, fils de Ptolémée, juif de Jérusalem, qui traduisit d'hébreu en grec le livre d'Esther. Voy. Esth.. xi, 1.

II. LYSIMÀQUE . frère de Ménélaus, souverain pontife des Juifs. Voy. U Machab., îv, 29.

LYSINI A, ville épisc. de la seconde Pamphylie .située au diocèse d'Asie, sous la métropole de Perges. On en connaît trois évéques, dont le premier, Aspagamus , assista au concile de Nicée. Voy. Lequien, Oriens Christ., 1. 1, p. 1030. Richard et Giraud.

LYSTRE (Lyttra), ville épisc. de Lycaonie, située au diocèse d'Asie, sous la métropole d'Icône. Saint Paul et saint Barnabé instruisirent ces peuples malgré le mauvais vouloir des Juifs, et y fondèrent une église. On en connaît six évéques, dont le premier, Artémas, est mentionné par saint Paul dans son Épilre à Tite , et le dernier, Basilide, assista au concile où Photius fut rétabli. Lystre est aujourd'hui un simple évéché m partions sous la métropole d'iconium , siège également m partihus. Voy. Actes des Apôtres , xtv, 7 et suiv. Tite . m , 12. Lequien. Ortens Christ., tom. I, p. 1071. Gaet. Moroni, vol. XXXIX, 8-9.

LYTIA. Voy. Lecce.

LYTTLETON Voy. LlTTLKTON , n» II.

LYZIMACHIA. Voy. Lysimachia.

Page 1