IX. MACAIRE ou MACARIUS M AGNÈS
évéque du IVe siècle, a laissé un ouvrage dans lequel il combat les païens et surtout un philosophe aristotélicien. Saint Nicéphore de Constantinople nous apprend que les iconoclastes citèrent en leur faveur un passage tiré, disaientils, du IV» livre des Réponses de saint Macaire. C'est également dans cet ouvrage qu'on trouve le fameux passage touchant l'Eucharistie , dans lequel Macaire dit expressément qu'elle n'est point la ligure, mais le corps et le sang de Jésus- Christ. Voif. Biblioth. Coisliana. Montfaucon, tom. IV. ïillemont, Des Empereurs, tom. IV, p. 308 et suiv. D. Ceillier, Hist. des Aut. sacr. et ecclés., tom. IV, p. 181 et suiv. Richard et Giraud.
X. MACAIRE CH RYSOCÊPH ALE , prélat byzantin, vivait, comme on croit, au XI v* siècle, et était, à ce que l'on présume , archevêque de Philadelphie. Il assista au concile de Gonstantinople tenu en 1351, et dans lequel furent condamnés Barlaam et Grégoire Acyndime. Il fut surnommé Chrysocépltale, parce qu'il avait l'habitude d'arranger par chapitres, qu'il appelait des chapitres a or, les extraits qu il faisait des œuvres des Pères. Il nous reste de lui une Oraison sur l'Exaltation de la croix, qui a été publiée par Gretser dans son De Cruce. Ses autres ouvrages sont restés inédits ; on en trouve des fragments dans Léo Allatius, De Concilia Florentinoj De Script. Synïeon., De Psellis, etc. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
MACAO, siège épisc. sous la métropole de Goa et capitale de la presqu'ile du même nom, située dans le golfe de Canton. Les Portugais eurent la permission de s'y établir, en récompense des services qu'ils avaient rendus aux Chinois contre un pirate qui avait assiégé Canton. Fou., Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL, p. 218-221.
MACAR ou MACAIRE, comme l'appelle le Martyrologe romain moderne (Saint), martyr d'Alexandrie , brûlé vif l'an 250, était un chrétien venu de Libye à Alexandrie, et qui se distingua autant par l'ardeur de sa foi que par le courage qu'il montra jusqu'à la fin ponr sa défense. On célèbre sa féte le 8 décembre.
M ACARIENS, nom que les Donatistes d'Afrique donnèrent par haine et par mépris aux catholiques, parce qu'en 348, l'empereur Constant ayant envoyé en Afrique le consul Macarius ou Macaire pour veiller à l'ordre public, porter des aumônes aux pauvres et engager les donatistes, par des voies de douceur, a rentrer dans le sein de l'Église , ces schismatiques soulevèrent le peuple, ce qui obligea Macarius à leur opposer des soldats et à punir quelquesuns des donatistes les plus furieux. — Les donatistes appelèrent aussi du nom de Temps Macariens l'époque à laquelle Macaire fut forcé de faire des exécutions. Saint Augustin représenta aux donatistes qu'ils ne devaient attribuer qu'à eux-mêmes les châtiments et les supplices dont ils se plaignaient; que quand Macarius aurait poussé la sévérité trop loin, ce qui n'était pas vrai , les catholiques n'en étaient pas responsables; que les prétendues cruautés exercées par cet envoyé de l'empereur n'approchaient pas de celles qu'avaient commises les Circonccllions. Optât de Milève nous apprend, aussi bien que saint Augustin, que la conduite de Macarius produisit un bon effet; un grand nombre de Donatistes reconnurent leurs torts et se réconcilièrent à l'Église. Voy. Baronius, etPagi, ad ann. 348. D. Ma cri Hterolexicon , ad voc. Macariana Tewpora. Bergier, Diction, dethéol.
Compor. ClRCONCELLIONS, n° I.
MACARISME (Macarismus), terme grec qui signilie béatitude, béatification. Ce nom a été donné par les Grecs aux hymnes ou tropaires que l'on chante en l'honneur des saints, ainsi qu'aux psaumes qui commencent, en grec, par le mot heureux; ce sont les i«, xxxi» XL», m», cxvin« et cxxvh», et neuf versets du chapitre v de l'Évangile de saint Matthieu , depuis le ni* jusqu'au x»; versets qui renferment les huit béatitudes.
MACARSKA , ville épisc. de la Dalmatie vénitienne comprise autrefois dans l'Illyrie, à l'opposite de l'île de Brassa, érigée en évéebé à la demande du comte de Chulmée, dans le xi* siècle, et soumise à l'archevêché de Spalatro. Voy. De Comman ville,/" Table alphabét., p. 141. Gaet. Moroni, vol. XL, p. 223, 224,
MACASIUS (François), jésuite bohémien, né à Joachimsthal en 1686, mort à Prague l'an 1733, professa dans divers collèges de son Ordre la philosophie, la théologie et le droit canon. On a de lui : 1* Manuale uteologico-canonicum sponsalibus quœstionibus et résolu liom bus compendiosc deductis; Olmutx , 1730 et 1731 ; Prague , 1745 , in-8°; — 2* Jus ecclesiasticum, commentants in qutnquc iibros Dccretalium Gregorii IX iUustratum; Prague, 1749 , 2 vol. in-fol. Voy. Feller, Bi'xjr. univers.
MACCAEEE Vou. MaCHABÉE.
MAC-CGHWELL. Voy. Cavellus.
MACCÈS, ville qui probablement appartenait à la tribu de Dan , puisqu elle se trouve jointe à Salébim,qui était de cette tribu. Voy. III Rois, iv 9
MACCHABÉE. Vou. Machabèe.
MACCLESFIELD . MACLESFELD (William
de), dominicain anglais, né à Covcntry, mort en 1301, lit ses études à Paris, où il prit quelques degrés; il reçut ensuite le bonnet de docteur