‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 163 sur 1294 · FELD · texte numérisé non relu

FELD

MACÇOVIDS. Voy. Makowski.

MACÉ (François), théologien, né à Paris vers l'an 1640, mort en 1721, fut successivement chanoine, curé de Sainte-Opportune, conseiller et aumônier du roi. Il so lit recevoir bachelier en théologie, et étudia spécialement l'Écriture sainte, la morale chrétienne et l'histoire ecclésiastique. Il a laissé, outre plusieurs manuscrits assez considérables : 1» une traduction des Psuumes et des Cantiques de F Église, avec des Commentaires et une Version de la paraphrase latine de Louis Ferrand; Paris, 1677, 1686, in-8°, et 1706, in-12: — 2« Abrégé historique, chronologique et moral de l'Ancien et du Nouveau Testament; ibid., 1704, 2 vol. in-12; — 3° La Science de t Écriture sainte réduite en quatre tables générales; ibid., 1708, in-80; — 4» Les Testaments des douze patriarches; ibid., 1713, in-12; — 5» une traduction des Méditation* de Busée; ibid., 2 vol. in-12; — 6° L'Imitation de Jésus-Christ ; ibid., 1608-1699; — 7" Êpttres et Évangiles des dimanches et fêtes pour le Carême et tAvent: ibid., 3 vol. in-12, 2' édit. Voy. le Jourti. des Savants, 1686, 1705 et 4713. Richard et Giraud. Feller, Bioqr. univers.

MACËDA, ville de la tribu de Juda à huit milles d'Eleuthéropolis. Voy. Josué,x, 16,28; xv, 41 , etc.

I. MACEDO (Antonio de), jésuite portugais, né en 1612, à Coïmbre, mort l'an 1693, à Lisbonne, fut successivement régent, prédicateur, missionnaire en Afrique , pénitencier à Rome , directeur du collège d'Evora et de celui de Lisbonne. On a de lui, entre autres écrits : i°Lusitania infulata et purpurata, s eu pontificibus et cardinalibus illastrata ; Paris , 1663, 1676, in-4°; c'est une histoire des papes et des cardinaux portugais ; — 2» Divi Tutelares orbis christiani; Lisbonne, 1687, in-fol.; recueil de vies de saints. Voy. Nie -Antonio. Biblioth. Hispana nova, t. III. La Nouv. Biogr. génér.

II. HACEOO (Francisco de), jésuite, puis cordelier, frère du précédent, né à Coïmbre en 1596, mort à Padoue l'an 1681 , fut appelé à Rome

{M>ur professer la théologie polémique au colége de la Propagande et l'histoire ecclésiastique à la Sapience. Il soutint pendant plusieurs jours, à Rome et à Padoue, des thèses publiques sur toutes sortes de matières, et il s'en tira avec le plus grand honneur. Plus tard il professa la philosophie morale à l'université de cette dernière ville. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, entre autres : 1° Historiarecentium martyrum Japonensium , en espagnol ; Madrid , 1632, in-4°; — 2» Scrinium S. Augustini de pradestinatione gratiœ et libero arbitrio; Paris, 1648, in-4°; Londres, 1654, 3» édit.; — 3» Controversia eeclesiastica inter FF. Minores: 1653, in -8°; — 4° Lituus Lusitanus, contra tuoam Anglicanam; Londres, 1652, in-4°; c'est une apologie du pape Innocent X; — 5« De Clavibvs Pétri, IV lib.;

Rome, 1660, in-fol.; ces quatre clefs du Saint- Siège sont l'autorité, l'explication des Ecritures, , la foi et les sacrements ; — 6° Scholœ thcologia» positivœ; ibid., 1664, in-fol.; — 7» AssertorBomanus , sive vindicia* Bornani Potdificiset pontificatus, ibid., 1666, in-fol. , réimprimé sous ce titre : Medul/a historiée eeclesiastica* emaculata : 1671 ; — 8° Collationes doctrinœ S. Thomas et Scoti, atm differentiis inter utrumque ; Padoue, 1671, 2 vol. in-fol.; — 9°Joannis Bona Doctrina de nsu fermentati in sacrificio misses: Venise, 1673, in-8°; Vérone, 2« édit ; — 10° Disquisitio de ritu azymi et fermentati; Vérone, 1673, in-4°; — 11» Schéma congregationis S. Oflicii Bornani, cum elogiis cardinalium ; et Corollarium de infallibili auctoritate summi Pontificis in mysteriis fidei proponendis ; Padoue, 1676, in-4»: — 12» De Incamationis Mysterio; Padoue, 1681. Voy. le Journ. des Savants, 1703 et 1710. Moréri, édit. de 1759. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hispana. Nicèron, ..Wmotre^tom. XXXI. Richard et Giraud. Feller, Bwrr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I. MACÉDOINE, contrée d'Europe et province ecclésiastique du diocèse de l'Illyrie orientale ; elle est bornée par la mer Adriatique, la mer Égée, la Mœsie supérieure et l'Êpire. Dès le vi* siècle, on divisait la Macédoine en deux provinces : première et deuxième; elles eurent pour métropole la ville de Thessalonique; mais lorsque rillyrie orientale passa sous la dépendance du siège de Constantinople , Philippe devint la métropole de la deuxième Macédoine. Le métropolitain d'Héraclée a pris depuis le titre d'exarque de toute la Thrace et de la Macédoine. Vov. Baudrand, Geogr., tom. I. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL, p. 227.

IL MACÉDOINE, royaume de Grèce situé entre la Thrace, la Thessalie , l'Êpire et la mer Egée. Quelques interprètes ont pensé que la Macédoine fut peuplée par Céthim , tils de Javan (Genèse, x,4), et que toutes les fois que le texte hébreu porte Céthim il faut l'entendre de la Macédoine. Saint Paul prêcha dans la Macédoine, et y établit les églises de Thessalonique et de Philippe, comme on peut le voir dans plusieurs passages des Actes des Apôtres et de ses Épitres. 11 y a dans la Macédoine une province qui en porte le nom, et qu'on appelle Macédoine particulière (Macedonia propria). L'an 414, on tint dans cette province un concile qui fut conhrmé par Innocent !•«■. Voy. la Kegia, tom. IV. Labbe, tom. II. Hardouin, tom. ï. D. Cal met , Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL, p. 227-234. Compar. Céthim.

1. M ACÉDONE (Saint), mort l'an 362, souffrit le martyre avec Théodule et Tatien, sous l'empire de Julien l'Apostat, pour avoir brisé les idoles du temple de Méri ou Myre , autrement Comopolis, ville de Phrygie. Ces trois martyrs furent brûlés à petit feu sur des grils, par ordre du gouverneur Almaque ou Arnaque. On célèbre leur fête le 12 septembre.

IL MACÊDONE (Saint), prêtre d'Antioche et solitaire, né en Syrie vers l'an 320, mort vers l'an 410, vécut pendant quarante -cinq ans suites montagnes des environs d'Antioche , ne se nourrissant que d'orge broyé, ce qui le lit surnommer Critophage ou mangeur d'orge. Saint Flavien l'ordonna prêtre malgré lui. Son humilité était telle, qu on eut beaucoup de peine à lui persuader qu il pouvait aider de ses conseils et de ses prières un grand nombre de personnes que sa réputation de sainteté attirait auprès de lui. Son courage et sa charité sauvèrent la ville d'Antioche, qui, par sa rébellion , avait excité la colère de l'empereur. Les Grecs honorent la

Page 1