LAIS
siècle, trad. du latin du P. Damiens; Tournay, 1612, in-4°; — 2° Vie du P. Bernardin Réalin; trad. de l'italien du P. Fuligati ; ibid., 1645, in-8° ; — 3° Le grand Ménologue de* saintes , bienheureuses et vénérables vierges ; Lille , 1645 , in -4°; — 4° Relation de la province du Japrm, augmentée de la Reùdion de la province de MalatMtr; Tournay, 1645, in-8». Voy. la Nouv. Biogr. gcnér.
LAI ou LAT, abréviation du mot laïque, est principalement en usage parmi les moines. Ainsi on entend par frère lai un homme pieux et non lettré qui se donne à un monastère pour servir les religieux. Le frère lai porte un habit diflérent de celui des religieux. L'institution des frères lais, ou religieux qui ne peuvent devenir clercs, n'a commencé qu'au xi" siècle, et les premiers qui prirent de ces sortes de frères turent les moines de Vallombreuse. Cependant il y avait dès le v» siècle des moines appelés laïcs ou tait; mais c'étaient des religieux il 1 chœur à qui on donnait le nom de laïcs , parce qu'ils n'avaient dans le monastère ni ordre sacré ni office. Voy. D. Manillon , vi» siècle bénéd., préf. il , n» 2. Richa>-d et Gi raud. Bergier, Diction, de théol., et compar. Convers.
LAlC ou LAÏQUE (laicus), celui qui n'est
Eas engagé dans l'état ecclésiastique. Il y a des Tiques pi ivilégiés ; ce sont : 1° ceux qui, au service divin , font quelques fonctions sacrées revêtus des ornements ecclésiastiques; 2° les marguilliers; 3" les magistrats; 4° ceux qui exercent des offices dans les officialités, comme procureurs, greffiers, appariteurs, etc. La plupart des auteurs protestants ont prétendu que la distinction entre les clercs et les laïques était inconnue dans l'Église primitive; qu'elle n'a commencé qu'au w* siècle, et que c'a été un effet de l'ambition du cierge. Ainsi le soutiennent encore aujourd'hui les calvinistes, que l'on nomme en Angleterre presbytériens et puritains. Mais les anglicans ou épiscopaux ont soutenu, comme les catholiques, que cette distinction a été faite par Jésus-Christ lui-même, et qu'elle a été établie par les apôtres. C'est, en effet, aux apôtres seuls et non aux simples fidèles que le divin Sauveur a dit : « Vous n'êtes pas de ce monde, je vous ai tirés du monde, vous êtes la lumière du monde, etc. » C'est évidemment à eux seuls qu'il a donné la commission d'enseigner toutes les nations, le pouvoir de remettre les péchés et de donner le Saint- Esprit ; qu'il a promis de les placer sur douze sièges pour juger les douze tribus d'Israël, etc. Ils ont donc une mission, un caractère, des pouvoirs , des fonctions que n'ont pas les simples fidèles. Voy. le Traité de l'Ordre dans les théologiens. Bellarmin, Disputationes de controid siis fidei, etc., tom. II , controv. 2. Richard et Giraud et le Diction, écriés, et canon, portatif, qui examinent le laïque au point de vue du droit canon. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André, Cours alphabét. de droit canon, au mot Laïque.
LAICOCÉPHALE (Laicocephalus), hérétique qui reconnaît un laïque pour chef de l'Église. Plusieurs auteurs ecclésiastiques ont donné ce nom aux anglicans , parce qu'ils refusent au Pape le titre de chef de l'Église pour le donner au souverain de leur nation, quel qu'il soit, homme, femme ou enfant. Voy. Sanderus, lierres., 120, et compar. notre art. Anglican.
LAICTOURE. Voy. Lectolr.
L AIGLE (Charles - Claude de), théologien, né dans le Barrois en 1653, mort l'an 1733, fut
successivement chanoine de Saint - Gengoult , prieur de Dieu-en-Souvienne, officiai et grand vicaire de Toul, puis abbé de Mureau. 11 a laissé : 1° Rituel du diocèse de Toul ; 1700; — 2° Catéchisme de Toul; 1703; — 3° un grand nombre de Mandements pour l'observance du Carême , et plusieurs autres pièces au sujet du gouvernement de l'évèché de Toul. Voy. dom Calmet, Biblioth. Lorraine. Richard et Giraud.
LAIMAN ou LAYMAN H'aul ), jésuite allemand, né à Inspruck en 15/5, mort à Constance l'an 1635. professa le droit canon et la théologie morale dans divers collèges d'Allemagne. On a de lui : 1» Tfteologia moralis; Munich , 1625, m- fol. ; -- 2* QuasUones canonicce de pra>latorum ecclesiasticorum electione, institut ione et potestate ex lib. I Décret.; Dillingen, 1628; — 3° Defensio Romani Pontificis, Carsaris, etc., in causa monasteriorum extinctorum. et honorum ecclesiasticorum vacantium , etc.; ibid., 1631; — 4° Eclaircissement de la paix entre les princes catholiques et ceux de la confession d'Allemagne et d'Augsbourg; — 5" Jus canonicum, seu Comment) ni a ad Décrétâtes; Dillingen, 1666. 2 vol. in-4» ; 1673 , 2 vol. in-4' ; 1602, 3 vol. in-fol.. Voy. Alegambe, Biblioth. Scriptor. societ. Jesu. Le Mire, De Scriptor. sax.decimi-septùiii. Richard et Giraud.
LAIN. Voy. Latuin.
LAÏQUE. Voy. Laïc.
LAIhUEL ou LA1RVELS ( Annibal -Servais
de) , de l'Ordre de Prémontré, né à Soignies, dans le Hainaut, en 1560, mort à l'abbaye de Sainte-Marie-aux-Bois, près de Toul , l'an 1631, fît sa théologie à Paris , et fut reçu docteur à la Sorbonne. Nommé visiteur et vicaire général de son Ordre, il visita la France, la Lorraine, les Pavs-Bas , la Westphalie et l'Autriche. L'an 1006 if fut nommé abbé de Sainte-Marie-aux- Bois, et il travailla dès lors à la réforme de son Ordre. Ses nouveaux statuts furent approuvés par Paul V, confirmés par Grégoire Xv, et introduits en France l'an 1621. Il a laissé : 1» Optica Regularium, seu commentarti in Régulant S. P. Augustini, Hipponensis episcopi; Pont-à- Mousson , 1603, in-4» ; — 2* Meaitationes ad vitre religiosœ perfectionem cognoscendam utilissimœ trad. de l'italien du P. Luca Pinelli; ibid., 1621, trad. en français, 102H; — 3» Catechismus novitiorum omnium Ordinum et eorum magistri; Pont-à-Mousson et Cologne , 1623, 2 vol. m-foL; — 4° Apologia pro quorumeumque Ordinum religiosorum reformatione ; 1629. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lorraine.
I. LAIS , ancien nom de la ville qui fut dans la suite appelée Dan, Juges, xvm, 7, 14, 27, 29. Elle est nommée Lésa, Genèse, x, 19, et Lésem, Josué, xix, 47. Compar. Dan, n° II.
IL LAlS , père de Phalti, était de la ville de Gallim. Voy. 1 Rois, xxv, 44.
III. LAlS (Joseph-Marie), évêque de Ferentino? né à Rome en 1775, mort l'an 1836 à Ferentino , se fit recevoir docteur en l'un et l'autre droit à l'université de la Sapience. Il devint depuis vicaire général du cardinal Galeffl. abbé cornmendalairc de Subiaco, ensuite évéque d'IIippone in partibus, en même temps qu'administrateur du diocèse d'Anagni , qui relève immédiatement du Pape; enfin il fut promu au siège épiscopal de Ferentino. On a de ce prélat : De L'ilivcrsa Chris ti Ecclesia ; Rome , 2 parties. Voy. la Nouv. Bii>gr. gcnér.
LAlSA, ville située près de Bérée ou Béroth, et qui appartenait à la tribu de Benjamin. Elle est devenue célèbre par la bataille qui s'y livra entre Judas Machabee d'une part , et Bacchide