‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 192 sur 1294 · I. MALDONAT (Jean), prêtre de Bnrgos · texte numérisé non relu

I. MALDONAT (Jean), prêtre de Bnrgos

. dans la Castillc, qui florissait vers 1550, a dressé les leçons du Bréviaire romain, et a publié un Abrégé des Vies des Saints, qui a eu plusieurs éditions. Voy. Andraeas Schottus, Bibhoth. Bispan. Feller.

II. MALDONAT (Jean), jésuite , né i Las Ctsas de la Heina , dans l'Êstramadure , en 1531, mort à Rome l'an 1583, professa à Salamanque le grec, la philosophie et la théologie. Lan 1563 il vint en France , où il acquit une grande réputation comme professeur de philosophie et de théologie, et il convertit plusieurs protestants, soit à Paris, soit dans les voyages qu'il fit à Poitiers et dans la Lorraine. Accusé d hérésie par l'université et la faculté de théologie de Paris, parce qu'il soutenait que l'immaculée conception de la sainte Vierge n'était pas de foi , il fut défendu par 1 évéque de Paris , Pierre de Gondi , qui rendit en sa faveur une sentence d'absolution. Enfin, à la demande de Grégoire XIII , Maldonat se rendit i Rome pour travailler à l'édition de la Bible grecque des Septante. On a de lui : 1* Commentarii in quatuor Evanqelirtas ; Pont-à-Mousson , 1596-1o97, 2 vol. in -fol.; — 2° Commentarii in Jeremiam, Baruch, kzechiefem et Danielem; accessit Erpositio psalmi CIX, et Epistola... de collatione ac disputatione cum Sedanensibus calvinianis; Paris, 1610, in-4»; Tournon, 1611, in-fbl.; •— 3° Commentarii in prarcipuos Sacra? Scriptura* libros Veteris Testamenti: Paris, 1613, in -fol.; — 4° Opéra varia theologira , etc.; ibid.. 1677, infol.; — 5° De Cterimoniis , dans Zaccaria , Bibliotheca ritualis ;Rome, 1781, in-40;— 6» Traité des ange* et des démons f dont on ne connait que lu traduction française de Fr.-Arn. de Laborie; Paris, 1617, in -12; — 7° Summula casnum eonscientiar ; ouvrage qui lui a été faussement attribué ; car voici ce qu'on lit dans Ylndcx librvrnm prohibitorum : « Codognat, Martinus. Summula Joannis Maldonati cuilibet sacerdoti confessiones pcenitentium audienti perutilis. Quœ tamen pilso Joanni Maldonato tribuitm; (Decr. 16 decembr. 1605.) » Cette Surnmnla, imprimée à Lyon, 1601, à Cologne et ailleurs, après la mort du P. Maldonat, n'est qu'une collection tirée des ouvrages du savant jésuite par Martin Codognat, religieux minime, qui l'a composée à sa manière. Voy. Ribadeneira et Alcgambe, Biblioth. Scriptor. Snciet. Jcsu. N».céron , Mémoires, tom. XXII I. Le P. Prat, Maldonat et r Université de Paris. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér. Le Diction, de ta théol. cathol.

MALEBRANCHE (Nicolas), oratorien, né à Paris en 1638, mort dans la même ville l'an 1715, se livra à l'étude de? langues, de l'histoire et de la philosophie. Il fut reçu en 1690 membre honoraire de l'Académie des sciences. Personne ne possédait à un plus haut degré que lui l'art de mettre des idées abstraites dans leur jour , de les lier ensemble , et de les fortifier par cette liaison. Sa diction, pure et châtiée , a toute la dignité que les matières demandent , et tonte la grâce dont elles sont susceptibles. Un des écrivains les plus distingués de nos

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jours , Victor Cousin , définit Malebranche « le Platon du christianisme , l'ange de la philosophie moderne, un penseur sublime, un écrivain d'un naturel exquis et d'une grâce incomparable. » Nous souscrivons très -volontiers à une partie de cet éloge , mais nous ne saurions regarder Malebranche comme l'ange conducteur en philosophie; nous dirons plutôt avec Voltaire et B. Hauréau, à qui nous empruntons ces citations, que, « pour réduire le système de Malebranche à quelque chose d'intelligible, on est obligé de le réduire au spinosisme. • Le célèbre oratorien a laissé , entre autres écrits : 1» Recherche de la vérité; Paris , 1674-1675; — 2» Conversations métapliysiques et chrétiennes: 1678, in-12; — 3» Traité de la nature et de la grâce; 1680 , in-12 ; — 4° Traité de morale: 1684, in-12 : — 5» Entretiens d'un philosophe chrétien et d'un philosophe chinois sur r existence de Dieu; Paris , 1708; — 6» Réflexions sur la prémotion physique; ibid., 1715; — 7" Méditations pour se disposer à l'humilité et à la pénitence, avec quelques considérations de piété pour tous les jours de la semaine. Voici maintenant la liste de ses écrits condamnés par la S. Congrégation de l'Index : Traité de la nature et de la grâce. — Item ; dernière édition , augmentée de plusieurs éclaircissements. — Lettres touchant celles de M. Arnauld. — Défense de tauteur de la Recherche de la vérité contre l'accusation de M. de la Ville. — Lettre à un de ses amis, dans laquelle il répond aux Réflexions philosophiques et théologiques de M. Arnaud sur le Traité de la nature et de la grâce. ( Decr. 29 maii 1690.) — De Inquirenaa Veritate libri seXf in quibus mentis humanœ natura disquiritur. ( Decr. 4 martii 1709. ) — Entretiens sur la métaphysique et sur la religion. — Traité de morale. — Première partie. (Decr. 15 jan. 1714.) Voy. Nicéron , Mémoires, tom. II. Le Journ.des Savants, 1715, p. 651 et suiv. Fon)enelle, Eloge de Malebranche. Dupont-Bertris , Eloges des philosophes célèbres. Richard et Giraud. Feller. Michaud. R. Hauréau, dans la Nouv. Biogr. génér.

MALÉDICTION {Muledictio, execratio , imprecatio), imprécation qu'on fait contre quelqu'un , en souhaitant qu'il lui arrive du mal. La malédiction n'est pas nëcessairoment un péché en elle-même, et elle ne le devient qu'à raison de l'objet, de la lin, ou des autres circonstances qui l'accompagnent. Ainsi on commet un péché mortel quand on prononce des malédictions contre Dieu ou contre des créatures, quelles

3u'elles soient, en tant qu'elles sont l'ouvrage e Dieu, ou bien quand on en prononce contre soi-même ou contre le prochain , avec l'intention que le mal qu'on se souhaite à soi - même ou aux autres arrive. Le péché n'est que véniel si le mal qu'on souhaite n'est pas considérable, ou si on profère la malédiction sans intention que le mal arrive ; mais ou peut souhaiter innocemment qu'un scélérat soit mis à mort ou puni d'une autre manière pour qu'il se convertisse, ou qu'il cesse de nuire aux autres. Voy. saint Thomas, in III, dut. 30, art. 1, ad 4. Pontas, au mot Malédiction. Tournely, Moral.. tom. V. D. Calmet . Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL1I, p. 45-52. Compar. Imprécation.

MALEFAYE (De) ou MALEFÀYDA. Voy.

AlMERIC DE MALEFAYE.

MALÉFICE (Maleficium, fascinum, fascinatio), pratique superstitieuse employée dans le dessein de procurer du mal au prochain, dans sa personne ou dans ses biens, en recourant au démon. 11 y a deux sortes de maléfices : l'un

a pour but d'inspirer l'amour profane , l'autre, de nuire au prochain en lui procurant la mort ou la maladie, ou d'autres accidents fâcheux. Ces deux sortes de maléfices sont des péchés mortels, puisqu'elles sont opposées à la justice et à la religion à cause du pacte avec le démon. D'où il résulte qu'on ne peut jamais absoudre ceux qui s'en servent , à moins qu'ils n'aient rompu tout commerce avec le démon. Voy. Tournely, Moral., tom. II. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Thiers, Traité des sttfterstitions, tom. I, I. II. Gaet. Moroni, v. XLII, p. 50-52. Le Diction, de la théol. cathol. Le Père Lebrun , Hist. crit. des pratiques superstitieuses. Compar. Sorciebs. Magie.

MALE GOUVERNE ou MALGOUVERNE, nom qu'on donnait autrefois à l'avant-cour des monastères de chartreux parce qu'on y mangeait de la chair, et que les femmes pouvaient y entrer pour aller prier Dieu dans une chapelle diirérente de celle où les chartreux chantaient l'office.

MALEPEVRE DE VENDANGES (Gabriel), doyen du présidial de Toulouse, né dans cette ville eu 1u24, mort l'an 1702, étudia avec succès la théologie, les mathématiques, l'éloquence , le droit , la poésie et la médecine. Il bâtit une magnifique chapelle en l'honneur de la sainte Vierge , et fonda un cinquième prix à l'académie des Jeux Floraux pour celui qui ferait chaque année le plus beau sonnet i la louange de la Mère de Dieu. On a de lui , outre un grand nombre de sonnets pieux et quelques autres écrits : 1» Traduction de quelques passages des Pères à l'honneur de la très-sainte Mère de Dieu; Toulouse, 1686, in-8°; — 2° Description de la chapelle de Notre-Dame du Mont-Carmel; ibid., 1692, in-8°. Voy. les Mém. de Trévoux, février 1703. Mercure, mois d'octobre 1689. La Biogr. Toulousaine, tom. IL Richard et Gîràud. La Nouv. Biogr. génér.

MALERMI ou MALERBI (Nicolas), Camaldule , né à Venise en 1422, mort vers la fin du xv* siècle, est auteur de : 1° Biblin volgare historiata: Venise , 1471 , 2 vol. in-fol.; il y en a eu 20 édit., dont la dernière est de 1567; on ne connaît pas d'autre version italienne qui ait été imprimée avant celle de Malermi ; — 2» La Legrnda di tutti i Sancti ; ibid., 1475, in-fol. Vo». Th aboschi , Storia délia Letteratura Un/., tom. I. Feller. Michau J , au Supplém. La Nouv. Biogr. génér.

MALESPEINES ( Martin -Augustin -Léonard de i , généralement plus connu sous le nom de l'abbé Léonard, prêtre, né â Paris en 160ti, mort l'an 1768, a publié : 1° Réfutation du livre des Règles pour l'intelligence de l'Ecriture sainte ; 1727, in-12: — 2» Traité du sens littéral et mustique de l'Ecriture sainte, d'après la doctrine des Pères, in-12. Ces deux ouvrages sont dirigés contre le livre de Duguet et d'Asfeld , qui étendent beaucoup le principe des allégories; mais nous pensons qu en combattant ces adversaires , 1 abbé Léonard n'est pas toujours resté lui-même dans les justes bornes. Voy. Feller. J.-B. Glaire, Introduction, etc., tom. 1 1 p. 237. 2^8 243.

I. MALEVILLE t Guillaume de), ancien cure de Domine, dans le diocèse de Sarlat, a publié ; 1» Letties sur t administration du sacrement de Pénitence; 1740, 2 vol. in-12; — 2« Devoirs des chrétiens; 1750, 4 vol. in-12; — 3° Prières et bons propos pour les prêtres, et particulièrement pour les pasteurs; 1/52, in-16 ; — 4° La Religion naturelle et révélée, ou Dissertations philosophiques , théologiques et critiques

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