I. MANSUY (Saint), en latin Mansuetus
Mansuy est le nom vulgaire de Munsu , évéque de Toul , qui florissait tres-vraisein'olahlement sous le règne des enfants de Constantin le Grand. On lit dans le Bréviaire de Toul qu'il était Écossais de naissance. Les actes de saint Mansuy, donnés par Adson, ne sont qu'une compilation faite d'après des traditions populaires qui , selon beaucoup de critiques, ne méritent aucune confiance. La féte de ce saint se célèbre le 3 septembre. Voy. D. Martène , Anecdoct., tom. III, p. 1013. Bosquet, Hist. eccies. -jnllic. 1. 1, c. xx, p. 36; i. V, p. 33. D. Calmet, Hist, de Lorraùte, tom. 1, IV. VHist. littèr. de la France, tom. VI. A.-D. Thiéry, Hist. de la ville de Toul et de ses éviques ; Toul, 1841, 2 vol. in-8».
U. MANSUY (SAINT-), en latin Sanctus M'insuetus, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans un faubourg de Toul eu Lorraine. Vers l'an 930, saint Gauzekin en jeta les premiers fondements sur le tombeau de saint Mansuy , et saint Gérard l'acheva vers l'an 963. Cette abbaye était régulière, et unie à la congrégation de Saint- Vannes. Voy. YHist. d* Lorraine.
III. MANSUY (Nicolas), de l'Ordre de Prémontré, né à Marat, dans la prévôté de Bar-le- Duc, en Lorraine , l'an 1690, mort après 1759, professa la philosophie à l'abbaye de Belval, la théologie à Mureau , devint curé de Hichemont, dans le diocèse de Metz, rentra dans l'abbaye de .lustemont, et fut pourvu en 1745 du prieure de Saint-Jean-l'Évangéliste de Fontois. Il a donné : !■ une édition du Bréviaire de l'Ordre de Prémontré; 1725, in -4°; — 2° une édition corrigée A\xtProcessionnal de son Ordre ; 1727; — 3° une édition du Mitsel de Prémontré avec un Epistolaire; 1746, in-fol.; — 4» (hdinarius sive liber catrimoniarum ad usum canonic. Ordin. Pratmosutratens. ; 1748, in-4*; — 5° Calendarii ecclesiastici Theoria et praxis et rubrica* générales, etc.; 1751 , in-4»; — 6» Ordo perpétuas et getteralis divini o/ficti recitandi et mwarum celehrandarum juxta rubricas Breviarii, Missalis et Ordinarii canonici Ordinis Prarmonstratensis, in
VU secHoaes distributus; 1756, in -4" , — 7* Explication du calendriei ecclésiastique en français, pour servir d'almatiach perpétuel pour Faneien et le nouveau style. Voy. D. Calmet , Biblioth. Lorraine. Richard et Giraud.
MANTALA ou MONTALA , lieu du diocèse de Vienne en Dauphiné où l'on tint en 879 nn concile (concilium Montalense) , dans lequel on donna à Boson, duc de Provence, le titre de roi d'Arles et de Provence. Voy. la Reg., t. XXIV, Labbe, t. IX. Hardouin , toni. VI.
MANTEGAZZA (Gaétan), barnabite, né u Milan en 1745, mort l'an 1794 fut vicaire apostolique dans le Pégu. On a de lui : Neuf Dialogues sur la religtoti des Bonzes ; Rome, 1785.
MANTEIUM. Vou. Comana, ii* II.
MANTEL ou MANTELS (Jean), en latin Mantelius , de l'Ordre des Augustins, né à Asselt, dans le pays de Liège, en 1599, mort l'an 1076, s'appliqua" à l'éloquence sacrée, et reçut i Pavie le diplôme de docteur. Il fut successivement prieur à Anvers , à Ypres , à Hasselt et a Cologne , puis député à Rome en 1647, pour assister en qualité de Père discret au chapitre générai de son Ordre. On a de lui , entre autres écrits . 1* Manuel de la confrérie de la ceinture de Saint-Augustin, en flamand; Liège, 1627, in-12; — 2» Spéculum peccatorvm , sive S. Augustini conversio ; Anvers , 1637, in - 4°; — 3° Ars ariium , sive de regimine sanctimonialium : ibid., 1610, in-16: — 4° De Officio pastorali lib. Il; ibid., 1643, m-12; — 5» Mgidii Albertini Emblemata hieropohtica; Cologne, 1617, in-12: — 6° Tluntmaturgi physici Prodrome; ibid. 1649, in-12; — 7" S. Augustinus , de venerabili Eucharistia, lib. Il; Liège, 1655, in-12. Voy. Valère-André, Biblioth. Be/g., tom. II, p. 686'; édit. de Bruxelles, 1739, in-4«. Paquot, Mémoires Ixttér. des Pnus-Bns, tom. IX.
MANTELLATES, religieuses hospitalières de l'Ordre des Servites, instituées par saint Philippe Béniti vers l'an 1286. Elles ont été nommées Mantellates à cause des manches courtes qu'elles portent pour servir plus aisément les malades, et exercer d'autres offices de charité. Cet institut s'est répandu en Italie , où il a pris naissance, et dans l'Autriche. Voy. Bergier, Diction, de théol., et compar. Servîtes.
MANTELLETTA, sorte de justaucorps sans manches, attaché au cou, ouvert par devant dans toute sa longueur, et descendant jusqu'aux genoux. Elle est un des signes du cardinalat ; elle est aussi à l'usage des évéques, et même de certains prélats romains qui n'ont pas le caractère épiscopal. Voy. Gaet. Moroni, vol. XUI , p. 150-154.
MANTELL0NE (magnus mantelius), ou grand manteau sans manches , attaché au cou , et qui descend jusqu'aux pieds. Il est entièrement ouvert par devant. Ce sont les prélats d'un rang inférieur qui le portent. De là la division des prélats en prélats di mantelletta et en prélats de mantellone. Voy. Gaet. Moroni, vol. XUI, p. 155- ici».
MANTICA (François), cardinal, né à Pordenone, dans le Frioul, en 1534, mort à Romo l'an 1614, professa la jurisprudence à Padoue, et devint auditeur de rote. On lui doit : 1° Dt Conjecturis ultimarum votuntatum; Francfort, 1580; Venise, 1587; Cologne, 1631; Genève, 1645,1646 et 1734, in-fol.; — 2° Vaticanat Lucubrattones de tacitis et arnbiguis conventionibu\- ; Rome, 1609 et 1610, in-fol.; Cologne, 1615; Genève, 1645 1681 et 1692, 2 vol. in- fol.; — 3° Decisiones Romance ; Rome, 1618 ; Lyon, 161 'J, in-4». Voy. CiacoMius, Continuât. Papadopolli,