LAME
recevoir docteur en l'an et l'autre droit, visita l'Espagne, et à son retour fut nommé maire de Halle. 11 a laissé quelques ouvrages , parmi lesquels nous citerons : 1° I ; ta B. hneldue Lambevtince, nobilis Bononiensis , trad. de l'italien ; Anvers , 11525 ; trad. en flamand ; 1638 ; — 2° Parœnesis ad virtutem caitessendam et udulterinam voluptatetn contemnendam ; Anvers, 1<>40, iu-12. Voy. André -Vnlère, BiMioth. Belge, édit. de 1759 , in-4», lom. I , p. 571 et 572.
II. LAMBERTINI (Prosper), élu pape en 1710, sous le nom de Benoit XIV. Voy. Benoît, n° XIV. et compar. Gact. Moroni, vol. XXXVII, p. 06-69.
LAMBESCE ou LAMBÈSE (Lambesa et Lampesa ). ancienne ville épisc. de Numidie, où l'on tint un concile en 240, sous le pontificat du pape Fabien, contre Privât, évéque de cette ville , accusé d'hérésie et de crimes. Lambesce n'est aujourd'hui qu'un petit bourg d'Algérie, situé à huit lieues de Conslantine, et, sous le rapport ecclésiastique , c'est un évèché in tibus sous Carthage , métropole également in partibus. Voy. la Regia. Labbe et Hardouin , tora. I. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XXXVII, p. 70.
LAMBETH (Lambetha). Voy. Lambath.
LAMBRECHTS ( Charles • Joseph - Matthieu comte de ) , jurisc. et homme politique , né à Saint-Trond, dans les Pays-Bas, en 1753, mort à Paris l'an 1823, se fit recevoir docteur en droit à l'université de Louvain , et professa à cette même université le droit canonique. On lui doit , outre ses Principe» politiques : Quelques réflexions à l'occasion du livre de il. l'abbé Froyssinous intitulé : Des Vrais Principes de C Église gallicane; Paris, 1818, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr.
I. LAMBRUSCHINI (Jean - Baptiste), évéque d'Orvieto, né en 1755 a Sestri-di-Levante, dans le diocèse de Brugnato, mort a Orvieto l'an 1827, professa la théologie à Gènes. Lors de la révolution de. cette ville en 1797, il fut arrêté et enfermé dans b forteresse de Savone. Après avoir été rendu à la liberté , il se vit oblige de fuir une seconde fois. 11 se réfugia alors à Rome. Rentré dans son diocèse en 1814, il s'occupa avec le plus grand zèle d'y faire refleurir la religion. On lui doit plusieurs ouvrages, entre autres : 1» Tlteologica Dogmata; Gènes, 1788, in-4°; ouvrage qui, en 33 articles, embrasse toute la théologie dogmatique; — 2* un Abrégé de tlieologie sur In grâce, en latin; ibid., 1789,in-8°; — 3° Lu Guide spirituelle pour ( usage d'Orvieto; Rome, 1823, in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.
II. LAMBRUSCHINI (Louis), barnabite génois, né en 1776, mort l'an 1854, fut vicaire général de son Ordre, archevêque de Gènes, nonce à Paris , cardinal , secrétaire d'Etat sous Grégoire XVI , évéque de Sabine et de Porto. Il se distingua surtout par la fermeté de son caractère. On a de lui , entre autres ouvrages : 1° Œuvres spirituelles , en italien: Gènes. 1820, 3 vol.; Rome, 1833, 2 vol.; 1838, 3 vol.; Venise, 1839,3 vol.- trad. en allemand; Regensbourg, 1839; Augsbourg, 1839 ; — 2» Vie de la sœur Marie Tomtnasi; en italien; Venise, 1839; — 3* Dévotion au sacré Cœur, en italien ; Rome , 1*00; Orvieto, 1842; trad. en français; Paris, 1857; — 4° De t Excommunication , en italien; Naples, 1839; Bénévent, 1840; — 5° Règle des curés, en italien ; Gènes, 1824: — 6° Méddaiions sur sainte Thérèse; Paris, 1827 , — 7- Sur f/mumculée Conception, en italien : Ancône , 1843, Venise. 1844 ; Assise, 1843 ; Naples,1849 ; Rome, 1843, trad. en français; Besançon, 1843, in-8»,
en allemand, Munster, 1843; en portugais, Lis. bonne, 1849 ; en espagnol, Madrid, 1843.
I. LAMECH , fils de Mathusaël , fut père de Jabel, de Jubal, de Thubalcaïu et de Naamach. 11 épousa Ada et Sella ; ce qui l'a fait regarder comme l'auteur de la polygamie. Voy. Genèse , iv, 18.
IL LAMECH, fils de Mathusalem et père de Noé , vécut 777 ans. Voy. Genèse , v, 25, 31 .
LAME D'OR, ornement que le grand prêtre des Hébreux portait sur son front , et sur lequel étaient inscrits ces mots : « La sainteté est au Seigneur. » Voy. Exode, xxvm, 36 et suiv.
LAMEGO. anciennement LAMA (Lnmccum}, ville épisc. de Portugal , sous la métropole de Braga, et située à 25 lieues de Coïmbre. Ce siège, dès le v* siècle, fut rétabli en 1143 par Mphonse 1er, lorsqu'il eut enlevé cette ville aux Sarrasins.
LAMENNAIS (Hugues-Félicité Robert de), né à Saint-Malo en 1782, mort à Paris en 1854, fut successivement écrivain catholique, philosophe incrédule et journaliste révolutionnaire. Ses
Crémières années furent difficiles, et ne semblent guère promettre ce qu'il serait un jour. 11 ne fit sa première communion qu'à l'âge de vingt-deux ans. Tonsuré en 1811, il ne fut ordonné prêtre qu'en 1816, c'est-à-dire à l'âge de I trente-quatre ans. En 1808 il publia son premier ouvrage : Réflexions sur l'état de ( Eglise en France pendant le xvill» siècle, et de sa situation actuelle; ouvrage qui fut saisi par la police impériale. De 1817 à 1824 parut l'Essai sur hndifférence, dont le premier volume surtout fut un vrai coup de tonnerre pour l'incrédulité , et
riour lui*méme son plus beau titre de gloire. 1 publia à la même époque le Conservateur, puis il travailla au Mémorial catholique, au Défenseur et à la Quotidienne. Partout on le voyait combattre la liberté au nom de l'autorité ,* et professer les doctriues les plus absolues. Déjà, du reste, le clergé concevait de justes inquiétudes; l'éniscopat prévoyait les funestes conséquences des principes contenus même dans ses meilleurs ouvrages. L'Avenir, fondé en 1830, voulut concilier le libéralisme avec le catholicisme, et il fit tant de concessions à l'esprit antireligieux, que seize propositions furent censurées par Rome. Lamennais ne se soumit qu'à moitié; il partit pour Rome, où son orgueil n'obtint pas les honneurs qu'il attendait. Son dépit lui dicta l'ouvrage intitulé : Sur les maux de t Eglise. Une encyclique qui condamnait ses doctrines parut en 1832. Il se soumit d'abord en apparence ; mais la publication des Paroles d'un croyant le montra tout à coup républicain et ennemi de l'Eglise. C'était en 1834. En 1837 parurent les Affaires de Rome, puis le Livre du peuple. Lamennais était perdu ; il allait consacrer la seconde moitié de sa vie à ccmbaltre la première, et avec un esprit satanique qui montre que le prêtre ne peut pas impunément fouler aux pieds le caractère sacré dont il est revêtu. L'Esquisse d une Philosophie (1841 ), Amschaspands et Darvands (1843) achevèrent de le montrer tel que l'avait fait l'orgueil. Sa mort fut triste comme cette dernière partie de sa vie ; l'ancien défenseur de l'Eglise et de la monarchie mourut en prêtre apostat. Voy. VEucyclop. cathol., au Supplém., ou sont racontées les circonstances de la mort de Lamennais, et la Nouv. Biogr. génér., qui donne la liste des divers ouvrages qu'il a composés, et de ceux qu'il a simplement édités, en les annotant ou les surveillant. Voici ceux que l'Eglise a condamnés : !• Paroles d'un croyant {opus reprobtdum et
LÀMT
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damnatum Epist. Encycl. Greg. XVI, 95 junii IH'34 et decr. declaratorio ex mandato ejusdem Sauctitatis Sua?, 7 julii 1836); — 2» Affaires de Home (decr. 14 febr. 1837); — 3» Le Livre du peuple (decr. 13 febr. 1838); — 4° Esquisse dune Philosophe (decr. 30 martii 1841); — 5* Discussions critiques et pensées diverses sur la reliuiou et lu philosophie (decr. 30 martii 1841 ) ; — 6° Amschrispands et Darvands ( decr. 17 aug. 1843): — 7° Les Évangiles, traduction nouvelle, avec des notes et des reflexions à la fin de chaque chupitre. (Decr. 17 aug. 1845.)
LAMENN A1SI3ME. On a donné ce nom aux idées, à la doctrine, ou, si l'on veut, au système de philosophie de l'abbé de Lamennais; car on pourrait se fonder sur plus d'une raison , si on voulait prouver que le Lamennaisisme ne réunit pas toutes les conditions voulues
Îour constituer un vrai système philosophique. 'oy. YEncyctop. caihol., au Supplém., qui contient d'excellentes rèllcxions à ce sujet, mais dont cependant tous les arguments n'ont pas la même force. Contpar. l'art, précédent.
LAMENTANO. Yoy. NOHBHfOH.
LAMENTATION ( Lamentât io); nom donné, 1° chez les Hébreux, à un poème lugubre dont l'origine et la forme viennent probablement des cérémonies qu'ils observaient dans leurs funérailles ; 2° aux trois jours de la semaine sainte, où l'on chante à ténèbres, c'est-à-dire à matines, les Lamentations de Jérémie, alin d'inspirer aux fidèles des sentiments de componction convenables aux mystères que l'on célèbre dans ces saints jours. Jérusalem, désolée de la perte de ses habitants, est la figure de l'Eglise chrétienne aliligée des soullrances et de la mort de son divin époux ; c'est aussi l'image d une àme qui a eu le malheur de perdre la grâce de Dieu par le péché, et qui désire la récupérer par la pénitence. Jérémie , suivant le second livre des Paralipomènes (xxxv, 25), composa une Lamentation sur la mort du roi Josias; cette Lamentation, différente de celles dont il est mention dans l'article. suivant, est perdue. Yuy. De Vert, Cérém. de f Église , tom. IV, p. 430. J.-B. Glaire, Introduction, tom. II, p. 157; tom. III, p. 405. Manuel catholique pour l'intelligence de r office
'LAMENTATIONS DE JÉRÉMIE . Les Lamentations de Jérémie sont un livre canonique de l'Écriture sainte, ou une partie de la prophétie de Jérémie; car dans les Bibles hébraïques elles forment un livre à part, tandis que, dans les Septante et la Vulgate , elles sont jointes au livre du Prophète. On chante ces lamentations aux trois derniers jours de la semaine sainte. Yoy. Bergier, Diction, de thettloaie , au mot Lamentation. Gaet. Moroni, vol. XXXVII, p. 71-74. J.-B. Glaire, Introduction, etc., t. III, p. 404, et compar. l'art. Ju.kmik, n° 1, et le précédent.
LAMET < de ). Yoy. Dklamet.
LAMETHA. Yoy. Lambath.
* LAMI étant souvent confondu avec Lamy , il faut chercher à Long les personnages qui ne se trouvent pas à Ijumi.